WASHINGTON, D.C., Etats-Unis, publié le 29 mars 2012 – Selon un nouveau rapport, l’Iran demeure l’un des pires violateurs du droit à la liberté religieuse dans le monde.

La Commission américaine sur la liberté religieuse internationale a décrit la manière dont le « gouvernement d’Iran continue à se livrer à des violations systématiques, persistantes et flagrantes de la liberté religieuse, y compris la détention prolongée, la torture et des exécutions fondées principalement ou exclusivement sur la religion de l’accusé ».
Les conditions ont continué à se dégrader au cours de l’année dernière, particulièrement pour les bahá’ís, mais aussi pour les chrétiens et les musulmans soufis, a écrit la Commission dans son rapport annuel publié le 20 mars.
« Même les minorités religieuses non-musulmanes reconnues et protégées par la constitution d’Iran – les juifs, les chrétiens arméniens et assyriens et les zoroastriens – sont l’objet d’une discrimination croissante, d’arrestations et d’emprisonnements », a révélé le rapport.
Une section de deux pages consacrée à la situation des bahá’ís d’Iran met en évidence « des traitements de plus en plus impitoyables, y compris l’accroissement du nombre d’arrestations, de détentions et d’attaques violentes des domiciles privés et des propriétés personnelles ». Le rapport a également fait état d’attaques de commerces tenus par des bahá’ís, du refus au droit à l’éducation supérieure, de vandalisme de cimetières bahá’ís, de calomnie des bahá’ís dans les médias contrôlés par l’État et des efforts pour recueillir des informations sur les membres de la communauté bahá’íe et surveiller leurs activités.
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