Des jeunes visent une vie « cohérente » tout en planifiant leur avenir
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Au Honduras, soixante jeunes de toute l’Amérique centrale ont pris part au séminaire de 10 jours conçu afin d’étudier comment leur vie pourrait être basée sur les principes inspirés de la science et de la religion. (Photo de Andres Shahidinejad)Santa Rosa de Copan, Honduras, publié le 7 février 2010 – « Avoir un système de croyance n’est pas difficile, selon Nava, âgée de 25 ans, qui a participé à un récent séminaire universitaire au Honduras. Le défi est de construire une vie autour de vos croyances. »
Plus de 1 500 jeunes ont évoqué ce défi au cours de récents rassemblements bahá’ís dans cinq pays – le Honduras, l’Italie, l’Australie, l’Angleterre et les Philippines.
Les jeunes essayent d’examiner leur vie à un moment où ils ont l’occasion de développer un mode d’existence et un choix de carrière qui intègrent les valeurs et les activités qui, selon eux, peuvent façonner le genre de monde dans lequel ils veulent vivre.
Les rassemblements du Honduras et des Philippines :
Le Costa Rica, le Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Mexique et le Nicaragua étaient représentés parmi les participants au séminaire du Honduras. (Photo de Mahin Mobasher)Nava Kavelin, de San Juan à Porto Rico, a contribué à faciliter le déroulement des sessions pour quelque 60 étudiants d’Amérique centrale qui se sont inscrits à un séminaire de 10 jours à Santa Rosa de Copán au début du mois de janvier.
Aux Philippines, des étudiants ont discuté de thèmes tels que la cohérence entre civilisations matérielle et spirituelle, et la façon dont le langage influence nos actes. (Photo de Klyne Ally Peralta)« Les participants ont exploré les voies éducatives à la lumière de leurs croyances, a énoncé Mlle Kavelin. Parmi les professions traitées se trouvait la publicité. Nous avons examiné les médias et les messages qu’ils transmettent. Nous avons parlé de la façon dont ils peuvent dépeindre les gens sous un jour loin d’être favorable – et pourtant, en tant que bahá’ís, nous croyons en l’élévation de la noblesse de l’homme.
Les élèves du séminaire qui s’est déroulé aux Philippines se sont réunis pour étudier les préceptes d’un discours sur l’action sociale. (Photo: Anis Ragland)« La question pour les étudiants est comment vont-ils utiliser leur diplôme pour promouvoir les valeurs auxquelles ils croient et écarter celles auxquelles ils n’adhèrent pas. Les étudiants en commerce et en économie ont discuté comment certains modèles d’affaires sont en adéquation avec leurs principes et comment d’autres ne le sont pas.
« Les participants apprennent à prendre en main leur propre éducation plutôt que d’être des bénéficiaires passifs, voyant de manière critique comment les cours qu’ils choisissent peuvent les aider à réaliser leurs objectifs ».
En Italie : « Vivre une vie cohérente »
Luke Boltom de New-York, âgé de 22 ans, était l’un des 300 jeunes venus de 39 pays qui ont assisté à la conférence de six jours en Italie. Celle-ci avait pour but d’aider les participants à voir tous les aspects de leur vie comme des éléments complémentaires consacrés au service de l’humanité.
« Ne pas compromettre nos principes tandis que nous sommes au travail », tel a été le thème discuté par M. Bolton et ses collègues de bureau, après son retour chez lui.
« Vivre une vie cohérente est une chose qui trouve un écho chez les jeunes » précise-t-il.
À Vérone en Italie, 300 jeunes originaires de 39 pays se sont réunis entre Noël et nouvel an pour une conférence ayant pour thème « Vivre une vie cohérente ». (Photo: Sina Taheri)Certains des participants à la conférence, qui s’est tenue à Vérone à la fin du mois de décembre, ont parlé de l’acquisition de compétences utiles et de bons emplois, tout en ressentant, par ailleurs, que leur travail n’était pas ancré dans le type d’activités de formation que les bahá’ís croient être vitales pour entraîner un changement à la base dans le monde.
« Ces jeunes, a expliqué M. Bolton, semblaient ressentir le besoin de consacrer plus de leur temps au service de leur communauté. Quelques-uns ont discuté de la façon dont ils pourraient utiliser leurs compétences professionnelles – connaissance en informatique, par exemple – en dehors du cadre professionnel afin de les appliquer à des actes de service. »
En Australie : « nouvelle vigueur pour la notion de service »
« Service à l’humanité » était au cœur d’un message envoyé par la Maison universelle de justice à plus de 800 jeunes bahá’ís qui s’étaient rassemblés à une conférence dans la ville côtière australienne de Wollongong.
La ville australienne côtière de Wollongong était le site d’une conférence nationale de jeunes bahá’ís au début du mois de janvier. Les jeunes ont consulté sur la façon de rendre leurs vies cohérentes et sur celle de se consacrer au service de l’humanité. (Photo de Wafa Reyhani)« Au centre de votre rôle en ce jour se trouve le fait d’apporter une vigueur nouvelle à la notion de service sachant que vous êtes consacrés aux idéaux élevés très éloignés des intérêts purement égoïstes, orientés vers l’avancement de la société, et engagés pour le bien-être de l’humanité », a écrit la Maison de justice à ces jeunes.
Les jeunes semblent prendre à cœur les directives.
« La conférence m’a aidé à élever mon niveau de conscience relatif à l’individu et à la société », a affirmé Negin Sedaghat de Sydney.
Le plus grand rassemblement de jeunes bahá’ís tenu au cours des congés a eu lieu en Australie, où quelque 800 jeunes ont participé à la conférence de quatre jours à Wollongong. (Photo de Wafa Reyhani)Les présentations « ont lancé un défi aux jeunes afin de dépasser leurs occupations frivoles », a déclaré une autre jeune femme.
« Nous ne sommes absolument pas ici pour prendre part à une discussion futile, mais pour tout mettre en pratique », a commenté une troisième personne.
« Une plus grande cohérence et une vie de service », a ajouté Rewa Worley d’Auckland en Nouvelle-Zélande, résumant le message de la conférence qu’il a fait sien.
En Angleterre : développer des compétences chez les jeunes
Le fait d’être dirigée par les jeunes eux-mêmes était un élément clé de la conférence en Angleterre qui s’est tenue à l’université de Warwick dans le Coventry.
À la conférence en Angleterre, plus de 340 jeunes posent devant une carte fantaisie à l’extérieur du bâtiment de l’université de Warwick. Le rassemblement était organisé, dans une large mesure, par les jeunes eux-mêmes. (Photo de Ronnie Yousefzadeh-Bindra)Bonnie Smith – qui à 16 ans seulement est déjà une « ancienne » de dizaines de rassemblements bahá’ís – a remarqué que la différence était notable : « Soudainement de nombreux jeunes que je n’avais jamais vus avant faisaient des discours et des représentations. L’idée était de développer chez les jeunes des compétences qu’ils pourraient emporter avec eux à la maison. »
Aryan Ziaie, âgée de 20 ans et une des organisatrices principales, a estimé qu’environ un tiers des 346 participants inscrits avaient été, d’une manière ou d’une autre, des présentateurs ou des acteurs ou encore avaient contribué à l’évènement par leurs talents.
Un des thèmes de la consultation du rassemblement des jeunes du Royaume Uni était un message de la Maison universelle de justice. Ce message faisait référence au sérieux, à l’énergie, et à « l’intrépide détermination » des jeunes. (Photo de Ronnie Yousefzadeh-Bindra)« Le but de cette conférence était de développer les capacités, a-t-elle déclarée. Elle était dirigée par les jeunes – des individus qui ne l’avaient jamais fait auparavant. C’est une caractéristique du succès de la conférence. »
Un étudiant en première année de droit à la London School of Economics, M. Ziaie explique qu’une conférence plus classique aurait pu avoir deux ou trois orateurs principaux. Celle-ci en avait beaucoup.
Même à son université, quand lui et ses amis ont des conversations importantes sur le changement social, le principe établi semble être que seule une poignée de personnes seront des catalyseurs – « de haut en bas », a-t-il précisé.
« L’esprit à la conférence était différent, avec un « partage d’expériences à la base ». Vous pouviez voir des gens planifiant leur avenir en apprenant comment réaliser une transformation sociale. Ils en sont conscients, et ils savent où chercher pour trouver des directives.
Simon T. Munro et d’autres musiciens se sont produits au cours d’une session de la conférence en Angleterre. (Photo de Ramez Krishnan)« Les jeunes bahá’ís semblent avoir changé au cours des années passées. Vous pouvez le voir dans le niveau des conversations. Ils partagent leurs expériences afin qu’ils puissent améliorer leurs activités. Ils planifient, ils agissent, ils réfléchissent – ils ont été élevés avec cette dynamique».
Selon sa propre expérience, il y avait, pendant le rassemblement, moins de bavardages mondains et plus de temps passé en discussions ciblées et de conclure «la vision était plus claire».
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