Des loisirs éducatifs pour les enfants et les ados

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La vallée qui abrite les trois sites du camp Yakari: Beauvallon dans la commune de Dieulefit. Quison dans la commune de Francillon et Val Brian est dans la commune de Grâne.
La vallée qui abrite les trois sites du camp Yakari: Beauvallon dans la commune de Dieulefit. Quison dans la commune de Francillon et Val Brian est dans la commune de Grâne.
Dieulefit, Drôme, publié le 27 septembre 2007 – Cette année encore, pendant la première quinzaine du mois d’août, trois séjours étaient proposés à destination des enfants de 7 à 10 ans, des pré-adolescents de 11 ans et des adolescents de 12 à 13 ans au sein du camp « Yakari ».

Au total, quelques 129 participants, accompagnés d’une quinzaine d’animateurs et organisateurs se sont retrouvés dans le département de la Drôme, sur les sites de Beauvallon, Val Brian et du Quison.

Ces séjours d’été, organisés par l’Association Bahá’íe pour les Œuvres éducatives et Sociales (ABOES), offrent des activités classiques déclinées autour d’ateliers d’expression orale (avec des cercles de discussions et de réflexions), des arts, du développement des talents, des jeux collectifs, du sport ou encore des veillées.

L’ensemble du programme avait pour objectif de cultiver autant les capacités du corps et de l’esprit, que les talents artistiques des participants afin de contribuer à bâtir une culture de Paix.

Pratiquer des activités sportives et des jeux collectifs pour cultiver l‘esprit d‘équipe et développer ses aptitudes physiques
Pratiquer des activités sportives et des jeux collectifs pour cultiver l‘esprit d‘équipe et développer ses aptitudes physiques
En effet, la Paix s’est déclinée au quotidien, pendant ces deux semaines de vie collective avec une éducation du service et de l’équité, une participation aux tâches collectives, un encouragement à l’effort et la reconnaissance chez autrui de ses qualités, c’est à dire un ensemble d’attitudes ou de vertus que les bahá’ís désignent aussi sous terme de « développement spirituel », car elles puisent leurs sources dans les paroles de Bahá’u’lláh.

Cette année, la totalité du camp Yakari avait pour thème : « je te parles, donc je suis ». Ce sujet a été le prétexte pour explorer le pouvoir de la parole à travers de multiples supports créatifs.

Par exemple, suite à un contrat conclu après une discussion sur le thème de vie du séjour, un atelier a été mis en place par les enfants. Ils s’étaient tous passé le mot pour « se retenir de dire des gros mots », car plus le mot est gros et plus il rabaisse celui qui le dit. Ensemble, ils se sont essayés à remplacer ces expressions si faciles à dire et à jeter à la figure d’autrui par du « vrai langage en français » et cela n’a pas toujours été très évident !

Les temps libres ont été énergétiquement dépensés par exemple dans des parties de foot
Les temps libres ont été énergétiquement dépensés par exemple dans des parties de foot
Pour Omid, 13 ans, ce séjour était bien sous tous les rapports et ne lui a laissé que d’excellents souvenirs : « le groupe des jeunes de 12-14 ans dont je faisais parti, comptait 36 participants. Nous avons été répartis en trois groupes et ainsi grâce à un roulement nous pouvions aider aux différentes tâches domestiques, mais aussi vivre nos temps libres, que nous aimions bien consacrer au sport co ! Sinon, nous avions aussi des activités de réflexion sous forme de débats autour des qualités et des défauts, à développer ou à ne pas développer. Bien entendu, il y avait les activités à la carte déclinées autour des arts et l’atelier « Babel » consacré à la préparation du spectacle de fin de séjour. Chaque soir, j’ai aussi bien apprécié les veillées, dans la joie et la bonne humeur, consacrées à différents thèmes, ces soirées étaient toutes passionnantes et nous avons même organisé une Oasis de Paix. Durant le séjour, mon groupe a fait deux randonnées. Lors de la 2ème, nous sommes allés jusqu’à un pic d’où nous avions un magnifique panorama. Puis certains ont choisi de faire de la course d’orientation, ce qui veut dire qu’on nous distribuait des cartes ainsi qu’une boussole et nous devions parcourir un chemin donné sans animateur. Ces randonnées ont été parfois difficiles, mais je trouve qu’elles ont développé mon endurance et ma persévérance, ainsi que mon courage. En conclusion, pour moi Yakari c’était vraiment bien. »

Le groupe des 12- 13 ans du camp Yakari,  en séjour sur le site de Val Brillant
Le groupe des 12- 13 ans du camp Yakari, en séjour sur le site de Val Brillant
Pour Sonia, âgée de 13 ans : « Ces deux semaines de séjour Yakari, sont passées très vite. Les paysages, les veillées, tous étaient des moments forts pour les uns et les autres et on a appris à se rapprocher. Par exemples, certaines activités comme les randonnées, le tir à l’arc, le canoë ou encore l’escalade nous ont fait comprendre, que ce que l’on pense impossible à réaliser au départ et bien grâce à du courage et au travail du groupe, on est finalement capable d’y arriver ! Nous avons beaucoup cultivé l’amitié et j’espère qu’il y aura bien un séjour Yakari 2008 ! »

Le séjour a pris fin par une fête regroupant les participants, leurs familles invitées pour l’occasion, les animateurs et l’équipe technique. Cette veillée festive a permis à toutes et à tous de présenter leurs savoir-faire, acquis pendant toutes leurs activités pratiquées en l’absence de leurs parents.

Depuis 25 ans, les bahá’ís de France organisent des centres de vacances, déclarés auprès du Ministère de la Jeunesse et des Sports, pour offrir des loisirs éducatifs aux enfants et aux adolescents.

Les veillées sont toujours des temps forts des séjours pour jeunes et remportent une vive adhésion
Les veillées sont toujours des temps forts des séjours pour jeunes et remportent une vive adhésion
Ces séjours sont ouverts aux enfants de familles bahá’íes ou non. L’ABOES s’assure simplement que les parents soient informés correctement sur le séjour auquel leur enfant va participer et que la famille ait bien connaissance du projet éducatif bahá’í.

« Chaque enfant est la lumière du monde en puissance, mais en même temps son obscurité ; pour ce motif, la question d’éducation doit être estimée primordiale. » Extrait des Ecrits de Abdú’l Bahá

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