Londres, Royaume-Uni, publié le 2 décembre 2008 – « The Foreign Policy Centre » – Le centre de politique étrangère -, un groupe de réflexion britannique de premier plan a publié un nouveau rapport sur l’Iran intitulé : “A Revolution Without Rights: Women, Kurds and Baha’is Searching for Equality in Iran”, (Une révolution sans droits : Femmes, Kurdes et bahá’ís à la recherche d’égalité en Iran).
Le rapport conclu qu’au moment où le monde se concentre sur la question du nucléaire en Iran, les droits des femmes et des minorités ne doivent pas pour autant être négligés.
Publié sous forme de brochure, le rapport a été présenté, lors d’une séance publique, au Palais de Westminster, (Chambres du Parlement), le 25 novembre dernier, coïncidant ainsi avec la Journée internationale d’élimination des violences faites aux femmes par les Nations unies
Le document évalue la conformité du gouvernement iranien à sa propre constitution et examine la façon dont le régime appliqué aux femmes dans le pays ainsi qu’aux minorités contredit les accords internationaux qu’il a signés.
Lord Mark Malloch-Brown, Ministre des Affaires étrangères britanniques a écrit la préface, décrivant le rapport comme « une contribution importante au débat qui permet d’assurer que l’amélioration des droits de l’Homme reste fermement inscrite sur l’agenda mondial ».
« Systématiquement, l’Iran ne respecte pas ses engagements internationaux, écrit-il. Elle ignore ses propres lois et les clauses de sa propre constitution comme les arrestations arbitraires et le déni d’un procès équitable. Et est évoqué, de plus en plus souvent – et de façon inquiétante – de vagues charges d’atteinte à la sécurité nationale telles que « actes contre la sécurité d’état » et « propagande contre le régime » vis-à-vis de personnes exerçant leur droit de protester dans le calme ».

Mettant précisément l’accent sur les persécutions incessantes des bahá’ís iraniens, la minorité religieuse non-musulmane la plus importante, la Baronne Afshar a indiqué : « Le traitement réservé aux bahá’ís est scandaleux, inacceptable, et – dans tous les cas – non seulement vis-à-vis des droits de l’Homme mais également vis-à-vis des anciennes traditions iraniennes, une culture qui toujours été empreinte de tolérance ».
Stephen Twigg, ancien ministre, aujourd’hui, directeur de l’Institut de Politique étrangère dirigeait les débats.
« Ce rapport met en cause l’Iran quant à l’exécution de ses obligations vis-à-vis de ses propres citoyens soumis aux lois internationales et à sa constitution, précise Monsieur Twigg. Nous devons soutenir le travail infatigable des activistes iraniens des droits de l’Homme, œuvrant dans le but d’améliorer la situation de leur pays et nous devons avoir la certitude que leur combat n’est pas oublié alors que la communauté internationale se concentre sur les questions nucléaires ».
Madame Afshin-Jam, présidente de « Stop Child Executions Campaign », (la campagne d’Arrêt des exécutions d’enfants), a ajouté : « Dans le cas de droits de l’Homme, la pression internationale peut faire la différence ».
