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Indignation mondiale suite à l’attaque des enseignants bahá’ís en Iran


Genève, publié le 19 juin 2011- Des gouvernements, des associations et des enseignants ont condamné la dernière attaque de l’Iran contre l’initiative qui proposait un enseignement supérieur aux jeunes bahá’ís exclus de l’université.

Le gouvernement autrichien, plus de 80 indiens éminents, ainsi que des universitaires de haut niveau du Royaume-Uni sont parmi les premiers à exprimer leur soutien pour le droit des bahá’ís iraniens à l’enseignement. Des groupes de défense des droits de l’homme se sont aussi joint à cet appel pour la libération des enseignants bahá’ís emprisonnés.

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Les 16 bahá’ís, détenus après que les autorités iraniennes ont perquisitionné leurs maisons, avaient un lien avec l’équipe administrative et enseignante de l’Institut bahá’í d’enseignement supérieur. Un d’entre d’eux, M. Amir-Houshang Amirtabar, sur la photo en bas à gauche, a maintenant été relâché.

Quelque 39 domiciles en lien avec l’Institut bahá’í d’enseignement supérieur (IBES) ont été récemment pris pour cible. Trois semaines après les premières attaques, 15 personnes de l’équipe de l’IBES ainsi que des membres du corps professoral sont toujours en prison. Trois autres ont aussi été arrêtés et relâchés par la suite, tandis que d’autres bahá’ís associés à cet institut ont été convoqués pour un interrogatoire par le ministère des Renseignements.

« Les dernières fouilles de maison et les arrestations démontrent un effort supplémentaire dans le but de bloquer l’accès de la communauté bahá’íe à l’enseignement », a affirmé Michael Spindelegger, le vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères d’Autriche.

« Le droit à l’éducation est un droit de l’homme fondamental pour tous, indépendamment de sa religion. La restriction d’accès à l’enseignement pour les jeunes bahá’ís est inacceptable. »

« Persécuter les gens du fait de leur foi est une violation flagrante des droits de l’homme. L’Iran doit respecter ses engagements internationaux », a précisé M. Spindelegger, le 1er juin.

Le ministère iranien des Sciences et des Technologies a désormais déclaré illégales toutes les activités de l’IBES.

« Exclure les bahá’ís de l’université témoigne de la propre ignorance du gouvernement », a écrit un groupe d’universitaires de premier plan en Angleterre dans une lettre ouverte publiée le 11 juin dans The Guardian. « Les jeunes bahá’ís qui ne peuvent étudier se voient refuser un droit de l’homme fondamental, affirme cette lettre. Leur désir de contribuer à la société est étouffé dès le début de leur vie d’adulte. »

« Les universitaires, les étudiants et les politiciens devraient faire cause commune pour les étudiants bahá’ís en Iran. Les autorités devraient savoir que les droits de l’homme sont universels », ont écrit les signataires, parmi lesquels des professeurs d’Oxford, de Cambridge et d’autres universités prestigieuses.

En Inde, plus de 80 citoyens éminents – représentant les dirigeants des milieux judiciaire, universitaire, religieux, d’ONG, de groupes de défense des droits de l’homme et du secteur de l’entreprise – ont signé une pétition adressée au gouvernement iranien qui demande la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers, membres de l’IBES.

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Des gouvernements, des organisations de défense des droits de l’homme et des personnes de bonne volonté, partout dans le monde, appellent l’Iran à la libération des 15 enseignants bahá’ís qui sont maintenant emprisonnés depuis plus de 3 semaines. Parmi les articles concernant les arrestations, des rapports sont parus dans le journal bahá’í brésilien O Globo, et sur les sites web de CNN international et University World News.

« Les atrocités récentes qui accablent cette communauté persécutée…méritent une très forte condamnation de la part de tous les défenseurs de la dignité humaine et de l’honneur en Inde et dans le monde », dit la pétition, dont les signataires incluent Justice V. R. Krishna Iyer, un ancien juge de la cour suprême indienne ainsi que Miloon Kothari, précédemment rapporteur spécial des Nations unies pour le logement décent.

« Les conséquences de cette politique qui refuse à la jeunesse bahá’íe d’avoir accès à l’enseignement supérieur sera non seulement préjudiciable pour la communauté bahá’íe d’Iran, mais aussi pour la nation dans son ensemble. »

Christian Solidarity Worldwide (CSW) exhorte aussi l’Iran à mettre fin à ses politiques d’enseignement discriminantes. « Bien que l’Iran soit signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, par lequel les pays s’engagent à respecter les standards internationaux de liberté religieuse pour tous les citoyens, l’Iran vise clairement à la fois les bahá’ís et certaines communautés chrétiennes, uniquement en raison de leurs croyances, a précisé le président de CSW, Mervyn Thomas. CSW demande au gouvernement iranien d’honorer ses engagements relatifs au Pacte et de veiller à ce que les minorités religieuses soient en mesure de jouir des libertés qui y sont mentionnées. »

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Aux Pays-Bas, une campagne de cartes postales a été lancée pour attirer l’attention sur la longue histoire de la suppression par l’Iran des initiatives éducationnelles bahá’íes.

Aux Etats-Unis, le sénateur Mark Kirk, qui a présenté, au début de l’année, une résolution bipartite au Sénat critiquant la persécution des bahá’ís par l’Iran, a affirmé que la communauté internationale doit « fermement condamner » les dernières arrestations. « Je m’engage à redoubler nos efforts au Sénat au nom de la communauté bahá’íe d’Iran et de tous les citoyens d’Iran qui aspirent aux droits de l’homme, à la liberté et à la démocratie », a précisé le sénateur Kirk.

Un séminaire qui s’est tenu à l’université Berkeley en Californie le 22 avril, a mis en exergue le sujet de la violation des droits de l’homme en Iran, en parlant notamment de l’exclusion de l’enseignement supérieur des bahá’ís et d’autres personnes. L’équipe académique, les étudiants et les invités incluaient des Brésiliens, des Anglo-américains, des Nicaraguayens, des Salvadoriens et des Afghans.

Firuzeh Mahmoudi, cofondatrice et directrice exécutive de United4Iran, a évoqué le courage d’un grand nombre d’étudiants récemment emprisonnés en Iran.

«  Le gouvernement iranien a enfreint ses obligations internationales concernant les droits de l’homme à beaucoup d’égards, a déclaré Mme Mahmoudi, notamment la liberté d’expression, la liberté d’association, de croyance, de religion, de la vie privée, du droit de participer à des forums publics, des rassemblements et des manifestations publics ; le droit de ne pas faire l’objet d’arrestation et de détention arbitraires, le droit à un procès et un jugement équitables, le droit de vivre sans torture, le droit à l’adhésion et à la participation ; la liberté de mouvement, ce qui signifie de pouvoir quitter l’Iran. »

International Campaign for Human Rights in Iran et la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale ont aussi demandé la libération des prisonniers. Voir Une campagne officielle d’arrestations pour bloquer le développement des bahá’ís iraniens

Parmi les articles concernant l’attaque de l’IBES dans le monde des médias, des rapports sont parus dans le journal brésilien O Globo, The Washington Post et à la radio australienne ABC, ainsi que sur les sites internet de CNN International, University World News, Radio Free Europe, et The Huffington Post.

La situation des bahá’ís en Iran a été encore mise en évidence le mercredi 15 juin lors d’un séminaire dans les Chambres du parlement du Royaume-Uni, et le dimanche 19 juin lors d’un événement important organisé par la Rio’s Commission for Combating Religious Intolerance (Commission de Rio pour combattre l’intolérance religieuse) à Rio de Janeiro, au Brésil.

Réactions internationales et communiqués des médias

  • La page International Reaction de Bahá’í World News Service est régulièrement mise à jour avec les réactions de gouvernements, d’organisations non-gouvernementales et de personnalités éminentes aux mesures prises contre les bahá’ís d’Iran.
  • La page Media Reports présente un résumé de la couverture médiatique mondiale.
  • Pour des informations en français, vous pouvez consulter sur ce site officiel des bahá’ís de France le dossier Iran.

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