Paris, publié le 11 octobre 2007 - La Journée mondiale du refus de la misère est depuis 1987 l’occasion d’appeler les citoyens du monde entier à s’unir face aux violations des droits de l’Homme.

La communauté bahá’íe de France se joint avec plaisir à l’invitation d’ATD Quart Monde pour les célébrations prévues au Trocadéro le 17 octobre prochain.
Par ailleurs, à l’occasion de cette "Journée mondiale du refus de la misère", les bahá’ís de France sont encouragés à intégrer cette journée internationale dans leurs activités et à participer aux actions des antennes locales d’ATD Quart Monde afin de promouvoir cette noble cause.
Initiée en 1987 par le Mouvement International ATD Quart Monde, le 17 octobre a été choisi en 1992 comme Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté par l’Assemblée générale des Nations Unies. Pour 2007 le thème proclamé par l’Assemblée Générale des Nations-Unies est : "Vivre dans la pauvreté et être acteur de changement : 20ème anniversaire de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté"
En novembre 2006, les représentants de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations Unies ont soumis au Haut Commissaire aux droits de l’Homme des observations particulièrement édifiantes relatives à une problématique sous-jacente à l’extrême pauvreté : les droits de l’Homme.

Approuvant pleinement le choix du Conseil des droits de l’Homme de replacer la pauvreté dans la perspective des droits de l’Homme – en liant la réduction de la pauvreté à des considérations d’équité et à une obligation plutôt qu’à la charité – la Communauté internationale bahá’íe a formulé les observations suivantes :
La pauvreté – décrite comme « l’absence de ressources matérielles, sociales et éthiques nécessaires aux conditions de développement des capacités morales, matérielles et créatives des individus, communautés et institutions » - est « le symptôme d’un système de relations économiques et sociales, dans la famille, la communauté, la nation et le monde, qui défend les intérêts d’une minorité au détriment du plus grand nombre ». Ce problème complexe requiert donc une « approche systémique, face aux valeurs nocives et destructives orientant les attitudes humaines, les comportements et la prise de décision ».
La Communauté internationale bahá’íe souligne particulièrement les quatre principes suivants, comme axe de réflexion pour une solution durable au problème de la pauvreté.
1. Une approche fondée sur les droits de l’Homme : Pour qu’une approche fondée sur les droits de l’Homme puisse jouer un rôle effectif dans la réduction de la pauvreté, il est crucial qu’elle ne conduise en aucune façon à une déresponsabilisation des individus. "La totalité du fardeau de la réduction de la pauvreté ne peut pas reposer sur l’Etat ; une part de responsabilité doit être attribuée aux gens, à leur famille et à leur communauté", cela dans le cadre d’un ordre nouveau dans lequel les rapports entre l’Etat et la société s’organiseraient selon des équilibres différents.
2. Un nouveau principe de base : l’égalité des hommes et des femmes. Les femmes et jeunes filles sont les premières victimes de la pauvreté et leur sous-représentation dans les instances gouvernantes impose que l’égalité entre homme et femme soit constituée comme un axe prioritaire des efforts de réduction de la pauvreté.
3.Le droit à l’éducation et à la culture : Le droit à l’éducation et la culture est nécessaire au développement du potentiel des êtres humains et constitue une condition indispensable de la réduction de la pauvreté. C’est grâce à l’accès au savoir et à la liberté de croyances, que la dignité humaine peut-être restituée aux plus démunis.
4. Le droit à un travail : Le droit à un travail utile, riche de sens est essentiel au développement de savoir-faire et de savoir-être : « Aujourd’hui, les jeunes gens âgés de 15 à 29 ans représentent près de la moitié des adultes dans 100 pays défavorisés [1] et leur potentiel d’innovation ainsi que leur engagement intellectuel et moral pour le bien-être de leur pays doivent devenir une priorité dans l’élaboration des politiques publiques ».
[1] Nations Unies. Département de la population, perspectives pour la population mondiale. Révision de 2004 (New York 2005).
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