L’éthique climatique : thème important de la conférence de Copenhague

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Copenhague, Danemark, publié le 27 décembre 2009 – Certains membres de la délégation bahá’íe ont fait le constat que la dimension éthique du changement climatique a été un thème de mieux en mieux accepté au cours des délibérations de la conférence des Nations unies sur le changement climatique à Copenhague

« Ce n’est plus seulement un petit groupe de personnes qui évoque les dimensions morales et éthiques de cette question – ces idées sont intégrées aux discussions de Copenhague, explique Duncan Hanks, directeur exécutif de l’Organisation bahá’íe canadienne pour le développement. Ce thème est évoqué aussi bien sur le podium, que lors de conversations de couloirs et nous pouvons le voir inscrit sur les calicots proclamant ‘Climate justice now’ ».

Peter Adriance, autre membre de la délégation bahá’íe, pense que cette focalisation sur l’éthique et la justice a permis à de nombreux participants de comprendre que la question du changement climatique dépasse les obligations des politiques nationales.

En Inde, dans un geste d’espérance vis-à-vis des progrès qu’apporterait la conférence de Copenhague sur le changement climatique, des activistes environnementaux ont lâché 2 000 lanternes écologiques dans le ciel au-dessus de la maison d’adoration bahá’íe de New Delhi. Des représentants de différentes communautés religieuses ont participé à cette cérémonie organisée par Greenpeace. Cette manifestation a eu lieu le 10 décembre.
En Inde, dans un geste d’espérance vis-à-vis des progrès qu’apporterait la conférence de Copenhague sur le changement climatique, des activistes environnementaux ont lâché 2 000 lanternes écologiques dans le ciel au-dessus de la maison d’adoration bahá’íe de New Delhi. Des représentants de différentes communautés religieuses ont participé à cette cérémonie organisée par Greenpeace. Cette manifestation a eu lieu le 10 décembre.
« Les politiques locales, nationales et internationales sont impliquées dans les questions climatiques, explique-t-il. Si un représentant d’un pays quelconque affirme ne pas vouloir prendre de mesures pour réduire les émissions de carbone parce que cela serait préjudiciable à l’économie, de plus en plus de personnes posent la question logique : « Cela signifie donc que vous n’avez aucune obligation d’agir en dehors de vos frontières  » Tout le discours relatif à l’éthique climatique appelle au respect des obligations internationales. »

La conférence des Nations unies avait pour but d’obtenir un nouvel accord international de réduction des émissions de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre. Ce futur accord devait succéder au protocole de Kyoto qui expire en 2012.

En plus des chefs de gouvernements et des négociateurs venus de 192 pays, la conférence a attiré des responsables d’agences internationales, des médias, et un échantillon diversifié d’autres organisations allant des organisations environnementales aux personnes morales.

La délégation de la Communauté internationale bahá’íe, agréée par les Nations unies en tant qu’Organisation internationale non gouvernementale, comprenait quelque 20 personnes.

Lors d’une conférence de presse concernant la Déclaration interreligieuse sur le changement climatique, la représentante bahá’íe Tahirih Naylor, à gauche, explique que le changement climatique « est un défi pour l’humanité d’atteindre un niveau supérieur de maturité collective ».
Lors d’une conférence de presse concernant la Déclaration interreligieuse sur le changement climatique, la représentante bahá’íe Tahirih Naylor, à gauche, explique que le changement climatique « est un défi pour l’humanité d’atteindre un niveau supérieur de maturité collective ».
Tahirih Naylor, représentante bahá’íe aux Nations unies, a déclaré que les nombreuses difficultés rencontrées aux cours de la conférence ont permis de mettre en lumière la nécessité d’une coopération internationale de protection de l’environnement.

« Affronter le changement climatique demande que l’on fasse passer le bien-être de l’humanité avant l’intérêt national, affirme-t-elle. Les découvertes scientifiques ne devraient pas être altérées en vue de leur utilisation à des fins politiciennes. Quels que soient les désaccords concernant les causes du réchauffement climatique, il est clair que la protection de notre environnement doit être considéré non seulement en termes techniques et économiques mais également en tant que défi moral et éthique mondial. »

Elle constate que les déclarations des chefs de gouvernement, des représentants de la société civile et autres font de plus en plus référence à l’importance de la justice et de la morale dans le traitement des questions de protection de l’environnement.

La semaine dernière, au cours d’une conférence de presse concernant la Déclaration interreligieuse sur le changement climatique, activité organisée par la conférence, Melle Naylor a déclaré qu’il était « important pour les religions de se rassembler autour de cette question, de demander aux dirigeants du monde d’agir et de lancer des actions au sein de nos propres communautés. Nous pensons que le changement climatique est un défi pour l’humanité de s’élever à un niveau supérieur de maturité collective qui exige de nous l’acceptation de notre unité fondamentale, le fait que nous sommes tous des habitants d’une petite planète et que nous sommes tous frères et sœurs. Nous reconnaissons que cette recherche de justice climatique ne consiste pas en une compétition pour le contrôle de ressources limitées mais fait partie d’un processus de développement vers un niveau plus élevé d’unité parmi les nations… »

Plus de détails

Les représentants de différentes communautés religieuses donnent leur point de vue lors de la conférence de presse concernant la Déclaration interreligieuse sur le changement climatique intégrée à la conférence de Copenhague sur le changement climatique réunie du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise.
Les représentants de différentes communautés religieuses donnent leur point de vue lors de la conférence de presse concernant la Déclaration interreligieuse sur le changement climatique intégrée à la conférence de Copenhague sur le changement climatique réunie du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise.
Au sommet de Copenhague la Communauté internationale bahá’íe a soutenu ou a participé à de nombreuses manifestations ayant pour thème l’éthique climatique.

Ces manifestations comprenaient :

• Un groupe de discussion concernant « The Role of Religion in Combating Climate Change» (Le rôle de la religion dans la lutte contre le changement climatique), réuni au centre bahá’í de Copenhague le 8 décembre et qui comprenait Bent Melchior, ancien chef rabbi de la Communauté juive danoise, Ole Birch, vicaire et président du groupe climatique du Conseil national des Églises au Danemark et M. Adriance de la Communauté internationale bahá’íe.

• Une conférence de presse concernant « the Interfaith Declaration on Climate Change», (La Déclaration interreligieuse sur le changement climatique), tenue le 9 décembre au Hall central des médias, a rendu compte du point de vue unique des diverses communautés religieuses sur l’importance d’agir contre le changement climatique. Melle Naylor y était présente.

• Une conférence de presse concernant « L’éthique climatique » organisée par le « Collaborative Program on the Ethical Dimensions of Climate Change», (Programme commun sur les dimensions éthiques du changement climatique), M. Adriance étant le modérateur. Les délégués bahá’ís ont participé à la rédaction de la déclaration présentée par le groupe.

• Un groupe de discussion concernant « The Moral and Ethical Dimensions of Climate Change», (Les dimensions morales et éthiques du changement climatique), réuni au Klimaforum09 le 12 décembre. Don Brown, professeur associé d’éthique environnementale, des sciences et des lois à l’université d’état de Pennsylvanie, Philo Morris, représentant de la Medical Mission Sisters indienne et M. Arthur Dahl, bahá’í, ancien membre du Programme environnemental des Nations unies y participaient.

• Une conférence préparatoire, Climate Sustainability Platform, organisée du 3 au 6 décembre au Climate Expo de Copenhague, par la sri-lankaise Uchita de Zoysa. Quatre membres du Forum environnemental international inspiré de la foi bahá’íe Sylvia Karlsson-Vinkhuyzen, Victoria Thoresen, Onno Vinkhuyzen et M. Dahl y étaient présents.

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