La Communauté internationale bahá’íe demande la libération d’un pasteur chrétien encourant la peine de mort

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GENÈVE, publié le 9 octobre 2011 – La Communauté internationale bahá’íe s’est jointe à l’appel pour la libération de Youcef Nadarkhani, un pasteur chrétien de Rasht en Iran.

Le pasteur Youcef Adarkhani, à gauche, avec sa femme, Fatemah, et leurs deux jeunes fils. Crédit photo : Christian Solidarity Worldwide.
Le pasteur Youcef Adarkhani, à gauche, avec sa femme, Fatemah, et leurs deux jeunes fils. Crédit photo : Christian Solidarity Worldwide.
Le pasteur Nadarkhani, qui est père de deux jeunes enfants, dirige un réseau d’églises de maisons. Il a été reconnu coupable d’apostasie – «de tourner le dos à l’Islam» et «de convertir des musulmans au christianisme» – et condamné à la peine de mort en septembre 2010.

La Cour suprême d’Iran a récemment demandé un réexamen de l’affaire pour établir s’il avait été un musulman adulte pratiquant avant de se convertir au christianisme. La cour a jugé qu’il ne l’était pas mais, néanmoins, qu’il est toujours coupable d’apostasie parce qu’il est d’ascendance musulmane.

Cette affaire a suscité une condamnation ferme de la part de gouvernements, d’organisations et de chefs religieux partout dans le monde.

Le pasteur Youcef Adarkhani avec son plus jeune fils. Crédit photo : Christian Solidarity Worldwide
Le pasteur Youcef Adarkhani avec son plus jeune fils. Crédit photo : Christian Solidarity Worldwide
Puis, le 1er octobre, à la suite de ce tollé mondial, les médias d’État iraniens ont soudainement rapporté que le pasteur Nadarkhani avait, en fait, été condamné pour d’autres raisons – notamment des crimes violents, l’extorsion, le sionisme et la traîtrise. Ces charges n’ont jamais été mentionnées une seule fois au cours de toute la période où le pasteur Nadarkhani a été accusé, jugé, condamné, jusqu’à, et y compris, la plus récente audience.

Déclaration de la Communauté internationale bahá’íe

Nous nous joignons au chœur de la condamnation mondiale protestant contre la condamnation du pasteur Youcef Nadarkhani et demandant sa libération.

Le fait qu’une cour de justice se prononce contre une personne de descendance musulmane qui a librement choisi de devenir chrétien est encore un autre exemple de la cruauté exercée par les autorités iraniennes contre leur propre peuple.

La récente proclamation publique rapportant que les charges retenues contre le pasteur Nadarkhani ont été changées – à cause du tollé mondial provoqué par sa condamnation – démontre simplement à nouveau la nature arbitraire des décisions prises par le système judiciaire d’Iran et l’injustice flagrante de la situation.

La sentence à laquelle il fait face n’est pas seulement répréhensible ; c’est également une violation de toutes les normes légales, morales, spirituelles et humanitaires.

Quel gouvernement séculier dans le monde peut-il raisonnablement décider qu’il a le pouvoir de restreindre la liberté de croyance ? La croyance n’est pas quelque chose qui peut être enlevée ou échangée ; c’est une question de conviction, de cœur, d’esprit et d’âme, au-delà du domaine de tout gouvernement.

La communauté bahá’íe comprend bien les circonstances difficiles auxquelles sont confrontées les minorités vivant aujourd’hui en Iran. Et il est maintenant évident que ces minorités qui sont nommément reconnues par l’État sont tout aussi subordonnées à la majorité que ceux qui n’ont pas de droits.

Il n’est guère besoin de passer en revue la liste sans fin d’exécutions, de tortures, d’emprisonnements, de privations et d’autres afflictions qui sont exercées sur le peuple cruellement éprouvé d’Iran.

Tout ce que les représentants du pays professent sur la scène mondiale est contredit par leur traitement de leur propre peuple dans leur pays. Cependant, ces fonctionnaires voyagent librement vers d’autres nations où il leur est offert une plate-forme d’où ils peuvent professer leurs mensonges, niant le traitement impitoyable infligé à leurs propres citoyens tandis qu’ils exhibent des prétentions de bonne volonté envers les peuples du monde.

Il y a beaucoup à faire pour avertir les peuples du monde de l’hypocrisie d’un gouvernement qui, continuellement et à grande échelle, oppresse son peuple.

Il y a beaucoup à faire pour que l’humanité soit alertée de ce qui se passe à l’intérieur de l’Iran et qu’elle soit réveillée au souvenir épouvantable de ce qui peut arriver lorsque nous négligeons d’agir contre des campagnes de haine soutenues par l’État.

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