HAIFA, Israël, publié le 5 juin 2011 – Au Moyen-Orient, Haïfa est connue dans la région comme une des villes les plus diversifiées ethniquement et religieusement, comprenant parmi ses résidents des juifs, des musulmans, des druzes et des bahá’ís.

Il était donc approprié que, lors de sa première visite aux jardins bahá’ís, la directrice générale de l’UNESCO parle des défis auxquels doivent faire face les sociétés multiculturelles.
« La gestion de la diversité soulève une des questions les plus difficiles du 21ème siècle – à l’intérieur et à l’extérieur, avec nos voisins et à l’échelle planétaire », a affirmé Mme Irina Bokova, autrefois ministre des Affaires étrangères de Bulgarie.
Mme Bokova a parlé lors d’une cérémonie spéciale organisée dans les jardins bahá’ís pour inaugurer la Place pour la tolérance et la paix de l’UNESCO, située à l’endroit où l’historique colonie allemande des Templiers de Haïfa rejoint les jardins en terrasses du tombeau du Báb.
Cette place récemment nommée à Haïfa « représentera la tolérance et la paix que nous recherchons à établir et à approfondir – dans cette région, et partout dans le monde », a-t-elle remarqué.

« Je suis plus que certaine que les seuls moyens pour établir un monde plus équitable et plus pacifique passent par l’éducation et le dialogue – pour approfondir la compréhension, pour renforcer le respect mutuel et pour préparer le terrain pour la réconciliation... », a expliqué Mme Bokova qui, en octobre 2009, est devenue la première femme à diriger l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.
« Comme les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix », a-t-elle dit, en citant le manifeste de l’UNESCO.
La cérémonie coïncidait aussi avec le dixième anniversaire de l’ouverture officielle, en mai 2001, des jardins en terrasses du tombeau du Báb. En 2008, lors d’une réunion du comité de l’UNESCO au Québec, Canada – où Mme Bokova était présente – il a été décidé d’inscrire le Tombeau et les terrasses, ainsi que le tombeau de Bahá’u’lláh près d’Acre, sur la liste du patrimoine mondial, comme des sites de « valeur universelle exceptionnelle ».

Le futur projet de l’UNESCO de développement de la Place pour la tolérance et la paix comprend la rénovation des pierres décoratives et la plantation de parterres floraux au centre de ce rond-point, établissant ainsi un lien symbolique entre la colonie des Templiers allemands et les jardins bahá’ís.
Le secrétaire général de la Communauté internationale bahá’íe, Albert Lincoln, a souhaité la bienvenue à Mme Bokova à cette cérémonie, ainsi qu’aux autres invités comme le maire de Haïfa, l’avocat Yona Yahav ; le révérendissime Elias Chacour, l’archevêque métropolitain de l’Église catholique melkite d’Acre, Haïfa, Nazareth et toute la Galilée, ainsi qu’à d’autres représentants des communautés arabes et juives de Haïfa.
« Haïfa est vraiment une ville de la paix et un exemple vivant de ce que le Moyen-Orient pourrait et devrait être », a déclaré M. Lincoln, en décrivant comme « normale » cette grande variété de groupes religieux, ethniques et culturels qui vivent et travaillent ensemble dans la ville.
« La normalité n’a pas besoin de s’expliquer, mais peut-être avons-nous besoin, de temps en temps, de rappeler, à nous-mêmes et aux autres, ses bases essentielles », a révélé M. Lincoln.

« La race humaine, avec toute sa diversité, est une famille ..., a-t-il dit. Mais même dans la ville de la paix, la normalité ne peut pas être tenue pour acquise. Elle a besoin d’être nourrie et défendue. »
En remerciant Mme Bokova et son équipe pour leur travail, M. Lincoln a terminé en disant : « L’UNESCO joue un rôle primordial dans la tâche critique de la défense et de la protection de cette forme de normalité, partout dans le monde, en promouvant la paix, l’éducation et la reconnaissance des valeurs universelles dans l’infinie diversité des cultures du monde entier. »
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