Les Bahá'ís de France
Jardins bahá'ís en Terre sainte

La gloire de l’homme se trouve dans son savoir, dans sa conduite intègre, dans son caractère louable, dans sa sagesse, et non dans sa nationalité ou son rang. (extrait des Ecrits bahá’ís)


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La famille


L’unité familiale est le fondement de l’unité humaine : « Comparez les nations du monde aux membres d’une famille. Une famille est une nation en miniature. Il suffit d’élargir le cercle de la famille et vous avez la nation. Elargissez le cercle des nations et vous aurez toute l’humanité. »

‘Abdu’l-Bahá explique qu’une famille ne peut pas progresser si elle n’est pas unie, et il conclut : « Il en est de même de la grande famille des nations, car les nations ne sont que des agrégats de familles. »

La recherche de l’unité commence donc au sein même de la famille. Son premier jalon est une relation harmonieuse avec ses propres parents : « Dis : Ô mon peuple ! Honore tes parents et rends-leur hommage. » Bahá’u’lláh

Le deuxième élément important pour l’unité familiale est l’unité du couple. Des textes indiquent l’objectif du mariage, mais aussi des moyens pour y parvenir : « Ils doivent avoir pour but de devenir de tendres compagnons, en harmonie l’un avec l’autre jusqu’à la fin des temps… » ‘Abdu’l-Bahá

« Chacun devrait se préoccuper du bien-être de l’autre. » ‘Abdu’l-Bahá

Dans la conception bahá’íe de la famille, il n’y a pas de « chef de famille ». Les décisions doivent être prises en consultation entre l’homme et la femme, aucun des deux ne dominant l’autre. Le couple est un excellent endroit pour mettre en pratique le principe bahá’í de l’égalité entre l’homme et la femme.

Le couple aura pour devoir d’éduquer les enfants, un devoir essentiel. Cette éducation sera empreinte d’amour et d’encouragement : « Chaque fois qu’une mère voit que son enfant a bien fait, qu’elle le loue et l’applaudisse et réjouisse son cœur ». Les mesures correctives nécessaires consisteront en des « moyens basés sur la raison, et même un léger châtiment verbal si cela s’avère nécessaire. » ‘Abdu’l-Bahá

Il est interdit de frapper un enfant ou de l’humilier. L’éducation religieuse est également recommandée : « Les parents doivent s’efforcer d’élever leurs enfants dans un esprit religieux, car si les enfants ne devaient pas atteindre à cette parure suprême, ils n’obéiraient pas à leurs parents, ce qui, dans un certain sens, signifie qu’ils n’obéiraient pas à Dieu. » Bahá’u’lláh

Les enfants en retour ont également des devoirs : apprendre, sur les plans matériel, intellectuel et spirituel, et respecter leurs parents.

Les décisions concernant la famille peuvent être prises, ou du moins préparées, dans une consultation familiale dans le sens bahá’í du mot consultation. Celle-ci consistera en une « discussion franche, complète et animée de la conscience du besoin de modération et d’équilibre(…) » Maison Universelle de Justice

Conflits et luttes sont proscrits. Mais par ailleurs les droits de chacun doivent être respectés :

« L’intégrité du lien familial doit constamment être prise en considération et les droits des membres de cette famille ne doivent pas être violés. Les droits du fils, du père, de la mère doivent être respectés ; aucun d’eux ne doit être arbitraire. Tout comme le fils a certaines obligations envers son père, le père a aussi certaines obligations envers son fils. La mère, la sœur et d’autres membres du foyer ont leurs prérogatives bien définies. Tous ces doits et prérogatives doivent être préservés, tout en maintenant l’unité familiale. Le préjudice causé à l’un sera considéré comme un préjudice causé à tous ; le bien-être de l’un sera considéré comme le bien-être de tous ; l’honneur de l’un sera considéré comme l’honneur de tous. » ‘Abdul-Bahá


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