Les Bahá'ís de France
Jardins bahá'ís en Terre sainte

Tous les hommes ont été créés pour travailler à l’établissement et à l’amélioration croissante de la civilisation. (extrait des Ecrits bahá’ís)


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La foi bahá’íe en France


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May Bolles, première bahá’íe en France

La Foi bahá’íe a été introduite en France en 1898. En un siècle d’existence, elle s’est implantée dans plus de 500 localités.

Dès 1844, le Quai d’Orsay avait reçu de ses diplomates en Perse des rapports témoignant du drame dont étaient victimes les bábís.

En 1865 la publication du livre « Religions et philosophies de l’Asie centrale » du comte Arthur de Gobineau révéla l’existence de cette nouvelle religion à l’opinion publique française, et en fit un sujet de conversation dans certains salons parisiens.

En 1868, Napoléon III, alors au faîte de sa gloire, fit peu de cas du message de Bahá’u’lláh adressé aux rois et dirigeants de son temps. Dans une seconde épître, Bahá’u’lláh prédit à l’Empereur sa chute imminente. Quelques mois plus tard ce fut la défaite de Sedan.

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Abdu’l-Bahá sous la Tour Eifel lors de sa visite à Paris

La première bahá’íe en France fut une Américaine résidant à Paris et nommée May Bolles. En 1898 elle entendit parler pour la première fois du message bahá’í, auquel elle adhéra immédiatement. Elle forma dans la capitale le premier groupe bahá’í d’Europe. Ce groupe comptait 25 membres dont un grand nombre d’artistes et d’étudiants.

Les idées bahá’íes se répandirent bien que ses adeptes ne pratiquent pas le prosélytisme et malgré le climat de l’avant-guerre en France à cette époque.

On retiendra entre autres le nom d’Hippolyte Dreyfus, premier bahá’í français, de Victor et Elise Ponsonaille, fondateurs de la première école bahá’íe pour enfants défavorisés, ou encore de Laura Barney, chevalier puis officier de la légion d’honneur pour son action humanitaire et en faveur de la condition féminine.

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L’entrée de la rue Camoens

En octobre 1911, Abdu’l-Bahá, fils de Bahá’u’lláh, qui était alors à la tête de la jeune communauté mondiale, arriva à Paris où il séjourna 9 semaines au 4 avenue de Camoëns, non loin de la Tour Eiffel. C’est alors que le tout Paris, croyants ou athées, instruits ou ignorants, français ou étrangers, journalistes ou personnalités du monde politique et littéraire se pressèrent pour l’entendre. Abdu’l-Bahá donna ainsi 51 causeries au cours desquelles il proclama l’unicité de Dieu, l’identité fondamentale de toutes les religions, le besoin de tenir compte de la réalité spirituelle de l’Homme. Il affirma que lorsque le peuple français se serait libéré du scepticisme et du matérialisme, il insufflerait à l’Europe la vitalité et l’enthousiasme nécessaires au changement des mentalités et à l’abolition des racismes et des nationalismes.

La communauté bahá’íe bénéficie aujourd’hui en France du statut d’association cultuelle régulière.


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