A jour au 11 septembre 2007
Rendue publique début 2006 par Asma Jahangir, la Haute Responsable pour la liberté religieuse auprès des Nations-Unies, une lettre confidentielle envoyée le 29 octobre 2005 par le chef d’Etat major des forces armées iraniennes à un certain nombre d’organes de l’Etat affirme que le Guide suprême, l’ayatollah Khamenei, a donné l’ordre d’identifier les personnes qui adhèrent à la foi bahá’íe et de rapporter leurs faits et gestes. Elle leur enjoint de recueillir, dans le plus grand secret, tout type d’informations concernant les membres de la foi bahá’íe.
Par une lettre du 19 août 2006 le Ministre de l’Intérieur iranien a ordonné aux administrations locales de renforcer leur surveillance des bahá’ís iraniens et plus particulièrement des activités de la communauté bahá’íe.
Par une circulaire du 21 décembre 2006, le Bureau de la sécurité du Département de l’éducation transmet aux écoles un formulaire à faire remplir par les élèves membres « appartenant à des minorités religieuses et à la perverse secte baha’iste » demandant de fournir des informations détaillées au sujet de leurs parents et de leurs frères et soeurs.
A cela s’ajoute, outre l’ensemble des autres formes de persécution, une campagne systématique et haineuse de diffamation dans l’un des principaux quotidiens de Teheran, Kayhan.
On peut craindre le pire pour la vie des 350 000 croyants qui constituent la minorité religieuse la plus importante en Iran.
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Sur la situation générale des bahá’ís d’Iran
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