Pour les bahá’ís, l’expression "Nouvel Ordre Mondial" a une signification particulière bien précise. Il y a plus de cent ans, Bahá’u’lláh l’a employée pour définir une série de changements importants dans la vie politique, sociale, et religieuse du monde.
"Les signes de bouleversements et de chaos imminents sont aujourd’hui visibles, étant donné que l’ordre présent paraît lamentablement défaillant", a-t-il alors écrit. "Le jour approche où l’actuel ordre des choses sera renversé et un nouvel ordre se dressera à la place."
Les bahá’ís pensent que le monde a vécu depuis un siècle et demi – et continue de vivre - des changements et des bouleversements considérables, qui marquent la transition vers un ordre nouveau. L’émergence de cet ordre est visible dans de multiples domaines : la lutte pour l’égalité entre hommes et femmes, pour l’établissement de la justice économique par l’élimination des différences extrêmes de richesse et de classe, ou encore les processus qui conduisent à une interdépendance de tous les pays à l’échelle planétaire.
Bahá’u’lláh a annoncé toutes ces tendances. Il a parlé de l’imminente transformation de l’humanité et promulgué un ensemble de principes et de règles destinés à promouvoir le progrès social au cours de cette ère nouvelle. Le nouvel ordre mondial ne peut se construire que sur la compréhension profonde de la réalité spirituelle de l’humanité - réalité qui est l’essence même de notre nature. Le monde spirituel est la source des qualités humaines qui engendrent l’unité et l’harmonie, nous donnent notre capacité d’intuition et de compréhension et nous permettent de mener à bien des entreprises de coopération, lesquelles sont indispensables à la résolution des problèmes que nous connaissons. Bahá’u’lláh nous invite en effet à penser en termes de globalité : "Que votre vision englobe le monde au lieu de se confiner à vous-mêmes."