
La Nouvelle Zélande : première à fêter le passage à l’année 165
Les premiers à célébrer le passage à l’année 165 de l’ère bahá’íe ont été les bahá’ís de Nouvelle Zélande parce que leur pays se trouve juste à l’ouest de la ligne internationale de changement de date.
C’est ainsi que dans la région de Waikato, les bahá’ís et leurs amis, en provenance de toute la contrée, se sont réunis pour un repas international à Eureka, une petite agglomération rurale au centre du pays. Sandra et Babak Paymani avaient repris, comme l’an dernier, la formule d’un pique-nique sur leur propriété en dressant une immense tente décorée dans leur jardin.

Le buffet international, soigneusement préparé pour l’occasion, s’est décliné dans de nombreux mets savoureux en passant par des spécialités persanes et du mouton cuit à la manière Tongane dans un « umu » (un four enterré).
Melini Taufalele, bahá’í de la région explique avoir appris l’art de cette méthode de cuisson tout petit déjà car il grandi dans les Iles Tonga. Il décrit le « umu » comme étant semblable au « hangi Maori », où les aliments sont cuits en utilisant des pierres extrêmement chaudes, enfouies dans un four creusé dans la terre. « Pour le « umu » nous laissons les pierres dans le trou et retirons uniquement les braises afin d’éviter d’enfumer la nourriture. C’est un moyen facile de faire la cuisine pour un grand nombre de personnes. Il ajoute que préparer un « umu » est un évènement social. Tout le monde peut se joindre à la préparation. C’est une réelle affaire familiale. »

A Christchurch, situé dans l’île du Sud, ce sont quelques 150 jeunes qui ont pu célébrer ensemble le Naw-Rúz parce que la conférence bahá’íe annuelle des jeunes de Nouvelle-Zélande avait été planifiée au même moment.
« C’est la première fois que la conférence nationale des jeunes se déroule en même temps que Naw-Rúz », relate Rebeccah Hindin-Miller, une étudiante universitaire de Christchurch. Les jeunes ont fêté Naw-Rúz avec des spectacles de danse, de la musique, des prières, une sortie nature et un repas.
En France
En France, plusieurs dizaines de rencontres et de festivités ont été organisées pour cette occasion, aussi bien chez des particuliers que dans des centres bahá’ís ou des locaux loués pour l’occasion. Familles, amis, voisins ou encore collègues ont été conviés à se joindre à la communauté bahá’íe pour fêter l’entrée dans l’année 165 de l’ère bahá’íe.
A Clermont- Ferrand (Puy-de-Dôme)

Les organisateurs avaient décliné la soirée sur trois temps forts. Recueillement et prières, spectacle artistique avec des danses du Diversity Dance Worshop, interprétées par les jeunes et enfin échange convivial autour d’un buffet de desserts.
Les bahá’ís de la région, leurs familles et leurs amis étaient très heureux d’avoir pu partager lors de cette soirée leurs idéaux d’unité et de paix.
A Molsheim (Bas-Rhin)

La petite centaine de participants était le reflet vivant d’une mosaïque chatoyante et irisée. Originaires de tout âges, ethnies, horizons socio- professionnels, cultures, sensibilités, langues et talents ou encore croyances religieuses, la convergence de tous ces enfants, jeunes et adultes en un même lieu a témoigné une fois de plus de l’aptitude de la communauté bahá’íe à promouvoir, dans le respect de chacun et le rayonnement de l’amour Divin, l’éloge de « la diversité dans l’unité ».

Après une présentation du calendrier bahá’í, un temps de prières a unifié spirituellement l’assistance. La fête s’est poursuivie avec une collation aux saveurs internationales, sans oublier la qualité de la prestation artistique avec musique et chant. L’ensemble des participants ont vécu un temps fort consacré à l’harmonie, l’amitié et la fraternité.
A Paris

Un temps de recueillement avec textes, prières et musique a créé une atmosphère sereine de joie et d’unité qui s’est achevée avec un diaporama présentant les lieux saints bahá’ís en Terre Sainte.
La toute nouvelle chorale parisienne, « Les coraux », âgée de deux mois seulement, a enchanté l’assistance, et fait participer activement le public présent. Tant d’émotions avaient fini par bien aiguiser l’appétit et les convives se sont donc attaqués avec délice au buffet composé de spécialités multiculturelles.

Le calendrier bahá’í
Le calendrier bahá’í débute en 1844 avec la dispensation du Báb. Bahá’ú’lláh, son successeur et fondateur de la foi bahá’íe, a repris les dispositions calendaires prévues par son prédécesseur. Le calendrier bahá’í comporte ainsi 19 mois de 19 jours auxquels s’ajoutent 4 ou 5 jours intercalaires afin d’être en accord avec l’année solaire.
Le Naw-Rúz – littéralement « Nouveau Jour » en langue persane – ou Nouvel An est célébré chaque 21 mars (ou plus exactement dès le 20 mars au soir après le coucher du soleil jusqu’au lendemain, avant le coucher du soleil). Cette fête marque la fin d’une période de jeûne de 19 jours, consacrée à la prière et à la méditation où les bahá’ís s’abstiennent de manger et de boire du lever au coucher du soleil.
