Les Bahá'ís de France
Jardins bahá'ís en Terre sainte

La vraie perte est pour celui dont les jours se sont passés dans l’ignorance complète de lui-même. (extrait des Ecrits bahá’ís)


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Les bahá’ís proposent un modèle de prise de décisions aux Nations unies


Nations unies, publié le 28 février 2010 - Selon une récente déclaration bahá’íe, un nouveau processus de prise de décisions mis en œuvre par des populations de cultures différentes contribuerait à l’intégration « en ces moments de transition vers un nouvel ordre mondial ».

La déclaration a été préparée pour la réunion de la 48ème commission des Nations unies concernant le développement social, qui s’est clôturée le 12 février.

Cette Commission est l’institution centrale des Nations unies en charge du suivi du Sommet mondial sur le développement social organisé, en 1995, à Copenhague. Les dirigeants mondiaux y ont défini les principes caractéristiques d’une « nouvelle société ouverte à tous ». Ils incluaient le respect de la diversité et la participation de l’ensemble des populations.

Dans sa déclaration, la Communauté internationale bahá’íe propose l’expérience qu’elle a acquise dans la méthode de consultation utilisée par les communautés bahá’íes du monde entier : élément-clé de l’établissement de l’unité parmi les populations.

Le processus de consultation, explique la déclaration, repose sur la conception de la noblesse de tout être humain : « Chacun est doté de raison et de conscience ainsi que de la capacité de recherche, de compréhension, de compassion et de service envers le bien commun. »

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Ming H. Chong de Singapour a lu un résumé de la déclaration bahá’íe au cours de la 48ème session de la commission des Nations unies pour le Développement social. La déclaration s’intitulait « Transformer les délibérations collectives : Mettre en valeur l’unité et la justice ». M. Chong est photographié à l’extérieur du bâtiment des Nations unies à New-York.

M. Ming H. Chong de Singapour, délégué à la Commission, a présenté un résumé de la déclaration en expliquant par la suite que la compréhension de la noblesse de chaque être humain va à l’encontre du rejet des autres, alors que l’objectif doit être la poursuite de son propre développement.

« Si vous acceptez cette conception, vous allez acquérir une perception différente, une perception qui évite les étiquettes comme "marginalisé et pauvre". » Il a expliqué qu’il est fils d’immigrants vivant à Singapour et qu’il a compris que de telles étiquettes donnent une fausse image de groupes entiers.

« Le langage façonne la manière dont nous pensons. Il colore les images mentales de notre perception du monde. Certaines d’entres elles ne sont pas toujours positives – comme celles qui déshumanisent les réfugiés, par exemple. »

La déclaration bahá’íe devant la commission des Nations unies suggère que le corps humain peut être pris comme modèle de comparaison de l’intégration des cultures mondiales et des populations. « Au sein de cet organisme, des millions de cellules, de formes et de fonctions d’une extraordinaire diversité, collaborent au service de l’existence humaine. La moindre cellule a un rôle à jouer dans la gestion de la santé », précise-t-elle.

« Cette image peut s’appliquer à la perception des peuples du monde vus comme une seule famille et nous faire comprendre le rôle de chaque culture dans le fonctionnement de l’ensemble », a continué M. Chong.

Dans la consultation pratiquée par les communautés bahá’íes, une grande attention est accordée à la diversité des points de vue et aux contributions de chaque individu à la discussion.

Selon la déclaration bahá’íe : « Solliciter activement les points de vue de ceux qui sont traditionnellement exclus des prises de décisions augmente, non seulement, les ressources intellectuelles mais développe la confiance, l’intégration et l’engagement nécessaires à une action collective. L’appartenance des idées au groupe plutôt qu’aux individus est un élément clé de la consultation bahá’íe. Il est impératif de se détacher de ses prises de position et de ses opinions personnelles quant au problème discuté – dès qu’une idée a été partagée, elle n’appartient plus à l’individu qui l’a exprimée, mais elle devient une ressource que le groupe peut adopter, modifier ou rejeter. Une diversité d’opinions n’est toutefois pas suffisante – elle ne fournit pas aux communautés les moyens nécessaire au dépassement des différences ou à la résolution des tensions sociales. En conclusion, on peut affirmer que la valeur de la diversité est inséparable de l’objectif d’unité. Elle n’est pas une unité idéalisée, mais reconnaît et accepte les différences et s’efforce de les transcender par un processus de délibération juste. C’est l’unité "dans" la diversité. »

Plus de détails

Lors de la réunion de la commission pour le Développement social qui s’est déroulée du 3 au 12 février, la Communauté internationale bahá’íe a participé ou a parrainé plusieurs autres activités. Entre autres, les bahá’ís ont conduit un groupe de discussions concernant la liberté de religion et de croyance, elle a proposé une représentation sur « La participation de l’enfant à l’intégration sociale » interprétée par la New York-based Children’s Theater Company, et a participé aux consultations des ONG menant à l’élaboration d’une déclaration de la société civile présentée à la Commission.

Le groupe de discussion – intitulé « La liberté de religion et de croyance : Un pilier oublié de l’intégration sociale ? » – s’est tenu dans les bureaux bahá’ís, le 5 février. Il comprenait des exposés de Brian Grim, directeur de recherche du Pew Forum on Religion and Public Life, de Anupam Ray de la Mission de l’Inde aux Nations unies, de John Mosoti de la Mission du Kenya aux Nations unies et d’Azza Karam, directeur de recherche du United Nations Population Fund.

Les participants ont discuté des possibilités qu’a la liberté de religion de contribuer à l’intégration sociale, se centrant en partie sur le succès rencontré par des sociétés multiethniques et multi-religieuses comme l’Inde ou le Kenya dans l’établissement d’une certaine harmonie.

« Dans la mesure où les efforts menant à l’intégration sociale reflèteront les différentes voix et aspirations des peuples du monde, les gouvernements devront faire face à l’une des questions les plus provocantes et les plus négligées de notre temps : assurer à chaque individu la liberté de conscience, de religion et de croyance », a affirmé Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté internationale bahá’íe aux Nations unies, en lançant la discussion.


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