
CANBERRA, Australie, publié le 2 mars 2012 – Dans une motion, soutenue à la fois par le gouvernement et par les députés de l’opposition à la Chambre des représentants australienne, les parlementaires ont exhorté leurs homologues en Iran à promouvoir et à protéger les droits de l’homme fondamentaux des citoyens iraniens.
Les députés iraniens sont aussi expressément appelés à enquêter sur le refus d’accès à l’enseignement supérieur des étudiants militants, bahá’ís ou autres, et à obtenir un réexamen judiciaire des procès des sept anciens responsables bahá’ís, ainsi que des défenseurs et des avocats des droits de l’homme.
Lire ici la motion et la transcription du débat (en anglais)
Ouvrant le débat, le 13 février, Melissa Parke – la députée de Fremantle – a fait mention d’un accroissement des violations graves des droits de l’homme en Iran depuis que le sujet a été débattu pour la dernière fois au Parlement fédéral australien, le 15 novembre 2010.
« En 2011, l’Iran a été cité à plusieurs reprises, y compris par le secrétaire général des Nations unies, par le haut commissaire pour les droits de l’homme aux Nations unies et par les principales organisations non gouvernementales des droits de l’homme au niveau international, pour sa violation de la loi internationale concernant les droits de l’homme », a-t-elle déclaré.

Mme Parke a recensé huit domaines – décrits en septembre dernier par Ban Ki-moon – dans lesquels le gouvernement iranien commet des violations graves et systématiques des droits de l’homme envers sa propre population, y compris son échec pour protéger la liberté religieuse.
« Mais l’État iranien s’est peut-être montré le plus brutal dans son oppression envers les bahá’ís… D’après mon expérience, ce sont des personnes douces et paisibles ; il est donc difficile de comprendre le niveau d’hostilité que leur manifestent les autorités iraniennes », a précisé Mme Parke.
« Plusieurs des prisonniers bahá’ís ont des membres de leur famille qui sont citoyens australiens, - frères, sœurs, tantes, neveux et nièces - qui se demandent s’ils reverront un jour leurs êtres chers », a-t-elle ajouté.
Accueillant avec satisfaction la motion et le débat, la porte-parole de la Communauté bahá’íe australienne, Natalie Mobini, a assuré : « Notre communauté comprend des parents proches de ceux qui sont injustement emprisonnés et ils seront réconfortés par cette motion sans ambigüité de nos députés nationaux. »
Au cours du débat, le député de Wills, Kelvin Thomson, a mentionné une assertion du représentant iranien aux Nations unies affirmant que, en Iran, l’organisation bahá’íe était politique plutôt que religieuse, qu’elle était illégale et que cette organisation avait été « liquidée ».
« Cette réponse tout à fait terrifiante manifeste clairement le mépris pour les concepts fondamentaux de la liberté de parole et d’expression, y compris de la liberté d’expression religieuse », a déclaré M. Thomson.
Kelly O’Dwyer, députée de Higgins, a affirmé qu’elle s’associait avec quelqu’un de l’opposition pour condamner les violations des droits de l’homme par l’Iran.
« Il ne peut y avoir d’acte plus grave et plus haineux, en ce monde, que celui d’un gouvernement se retournant contre son peuple et commettant des atrocités violentes sur ses propres citoyens », a précisé Mme O’Dwyer.
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