La spécificité des élections bahá’íes est l’absence de candidats, de programmes, de campagne électorale, et d’esprit partisan : en un mot, de toutes les caractéristiques des élections politiques telles que nous les connaissons.
Lorsqu’une institution bahá’íe est élue, tous les membres de la communauté âgés de plus de 21 ans sont à la fois électeurs et éligibles. L’élection se déroule dans une atmosphère de prière et de recueillement, dans laquelle chaque électeur s’efforce de trouver, « sans la moindre trace de passion ni de préjugé, et sans tenir compte de la moindre considération matérielle, les noms de ceux qui, seuls, peuvent le mieux réunir les qualités nécessaires de loyauté incontestable, de dévouement désintéressé, d’esprit bien formé, de compétence reconnue et de mûre expérience. » (Shoghi Effendi)
Ni les personnes susceptibles de présenter les qualités requises, ni les résultats des élections ne font l’objet de commentaires ou de discussions entre les croyants. En cas de ballotage entre deux personnes dont l’une est issue d’une minorité, par exemple ethnique, c’est à cette personne qu’est donnée la priorité.
Les croyants ainsi élus auront pour seul privilège de servir leur communauté. Aucun individu ne jouit d’un quelconque pouvoir, toute décision ne pouvant être prise que par une institution collégiale, composée de neuf personnes.
Les institutions locales et nationales (Assemblées spirituelles) sont élues chaque année, la Maison Universelle de Justice est élue tous les cinq ans.