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Les inégalités entre les riches et les pauvres soulignées par un comité des Nations unies


NATIONS UNIES, publié le 18 février 2012 – Tandis que la crise économique en a mené plus d’un à se focaliser sur les inégalités au niveau national, les extrêmes de richesse et de pauvreté au niveau international ont également augmenté, au point de devenir une menace pour la stabilité mondiale.

Tel était l’un des thèmes abordés par un comité, dans le cadre de la session 2012 de la Commission des Nations unies pour le développement social, qui s’est achevée le vendredi 10 février.

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Ming Hwee Chong, au centre, représentant de la Communauté internationale bahá’íe au Nations unies, s’adressant à un groupe de discussion qui s’est tenu aux Nations unies dans le cadre de la session annuelle de la Commission pour le développement social. Jomo Kwame Sundaram, sous-secrétaire général au développement économique, se trouve à l’extrême gauche.

Se concentrant sur le thème de la Commission, à savoir l’éradication de la pauvreté, la discussion – organisée par la Communauté internationale bahá’íe et soutenue par ATD Quart Monde – a rassemblé des diplomates onusiens de très haut niveau, des officiels des agences onusiennes, et des représentants d’organisations non-gouvernementales.

Dans ses remarques, l’ambassadeur Jorge Valero – représentant permanent du Venezuela aux Nations unies et président de la Commission pour le développement social – a imputé l’inégalité grandissante aux excès du capitalisme mondial.

«  L’inégalité et la pauvreté, le changement climatique et la destruction des écosystèmes sont des problèmes de premier ordre parmi les priorités internationales  », a déclaré l’ambassadeur Valero.

« Ces calamités ne peuvent être résolues efficacement qu’en attaquant les causes structurelles qui les engendrent : un système mondial de consommation à outrance, égoïste et prédateur, basé sur la transformation de l’homme et de la nature en biens marchands. »

Jomo Kwame Sundaram, secrétaire général adjoint au développement économique de l’ONU, a indiqué qu’alors que le problème de l’inégalité est souvent considéré sous un angle national, les deux tiers de l’inégalité mondiale trouvent leur origine dans les différences entre les pays.

Les différences internationales sont « très, très nettes » a-t-il insisté, faisant remarquer que de telles inégalités ont augmenté au cours des trente dernières années.

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Parmi les hauts diplomates onusiens réunis pour un débat le mercredi 1er février se trouvait l’ambassadeur Jorge Valero, à gauche sur la photo, représentant permanent du Venezuela aux Nations unies et président de la Commission pour le développement social. Également présents : Christine Bockstal, au centre, responsable de la coopération technique et du groupe d’opérations dans les pays pour le Département de la sécurité sociale de l’Organisation internationale du travail ; et Sara Burke, à droite, analyste politique senior à la fondation Friedrich-Ebert.

« La grande promesse de la mondialisation financière était qu’en allégeant les contraintes, il y aurait un flux libre de capitaux, des riches vers les pauvres. Cela n’est pas arrivé. Les capitaux sont remontés des pauvres vers les riches  », a précisé M. Sundaram.

Le comité – qui s’est réuni le mercredi 1er février – comprenait également : Isabel Ortiz, directrice adjointe des Politiques et pratiques à l’UNICEF ; Christine Bockstal, responsable de la coopération technique et du groupe d’opérations dans les pays pour le Département de la sécurité sociale de l’Organisation internationale du travail ; et Sara Burke, analyste politique senior à la fondation Friedrich-Ebert.

Mme Ortiz a déclaré que les 20% les plus favorisés de la population mondiale détiennent plus de 80% des revenus mondiaux, mais que les 20% les plus pauvres se partagent moins de 1% des revenus globaux.

« La redistribution nationale n’est pas suffisante pour régler le problème de l’inégalité, a-t-elle précisé. Il y a un lien étroit entre la grande inégalité des revenus et les troubles sociaux et l’instabilité économique.  »

Dans ses remarques, Ming Hwee Chong de la Communauté internationale bahá’íe (BIC) a attiré l’attention sur les remarques faites récemment par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon sur l’augmentation de l’inégalité des revenus à tous les niveaux ces vingt-cinq dernières années, mettant un obstacle préoccupant à l’éradication de la pauvreté et à l’intégration sociale dans le monde entier.

M. Chong a déclaré qu’il était temps de poser les questions épineuses concernant la relation entre l’éradication de la pauvreté et les extrêmes économiques qui existent dans le monde à l’heure actuelle. Dans sa présentation d’une déclaration de la BIC préparée pour la Commission, M. Chong a noté que les relations de prédominance – d’une nation sur une autre, d’une race sur une autre, ou d’une classe ou d’un sexe sur l’autre – contribuaient à l’accès inéquitable aux ressources et à la connaissance.

La déclaration exprime également l’inquiétude que la « vision mondiale matérialiste, qui étaie une grande partie de la pensée économique moderne, réduise les concepts de valeur, de la vocation de l’être humain et des interactions entre les humains à la recherche individualiste du bien-être matériel  ».

M. Chong a ajouté que – alors que les dimensions politique, stratégique et transactionnelle de la crise actuelle ont beaucoup retenu l’attention – le but de la discussion était de favoriser «  la création d’un espace où creuser plus profond de façon à amener à la surface quelques-unes des idées de base qui déterminent notre réalité économique et sociale ».


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