Les principales religions du monde présentent un plan d’action pour l’environnement

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Windsor, Royaume-Uni, publié le 7 novembre 2009 – Les dirigeants des principales religions du monde, y compris la foi bahá’íe, se sont rencontrés le 3 novembre au château de Windsor pour le lancement officiel de plans d’actions communautaires à long terme concernant la protection de l’environnement.

La file des délégués entre dans le château de Windsor pour la réunion organisée par l’ « Alliance of Religions and Conservation (ARC) » et par le Programme des Nations unies sur l’environnement ( PNUD). (Photo de courtoisie de l’ARC / Richard Stonehouse)
La file des délégués entre dans le château de Windsor pour la réunion organisée par l’ « Alliance of Religions and Conservation (ARC) » et par le Programme des Nations unies sur l’environnement ( PNUD). (Photo de courtoisie de l’ARC / Richard Stonehouse)
Ils ont été rejoints par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et par Son Altesse le prince Philip, Duc d’Édimbourg, au cours d’une rencontre mettant l’accent sur le rôle que peut jouer la religion dans les changements au sein des populations et l’établissement de « la paix avec la planète. »

Le duc d’Édimbourg et le secrétaire général des Nations unies étaient les orateurs principaux de la réunion tenue au château de Windsor.
Le duc d’Édimbourg et le secrétaire général des Nations unies étaient les orateurs principaux de la réunion tenue au château de Windsor.
« J’ai toujours pensé que lorsque les gouvernements et la société civile travaillent en vue d’un même objectif, un changement était possible, explique M. Ban. Les religions sont un élément essentiel de cette équation.

« En fait, les communautés religieuses mondiales occupent une position unique dans les discussions relatives au destin de notre planète et à l’impact sans cesse croissant du changement climatique. »

La rencontre de trois jours – qui a pris fin le 4 novembre à midi – était patronnée par le Programme des Nations unies pour le Développement, (PNUD) et par l’Alliance of Religions and Conservation ou ARC (Alliance des religions et de la conservation) fondée en 1995 par le prince Philip.

La session principale s’est tenue le 3 novembre au château de Windsor. Les représentants de chaque groupe religieux y ont développé un plan de sept ans dont l’objectif était la promotion d’un « changement générationnel » des conceptions environnementales.

L’ensemble est encadré par le drapeau des Nations unies, à gauche et par un certain nombre de symboles religieux, y compris bahá’í, à droite.
L’ensemble est encadré par le drapeau des Nations unies, à gauche et par un certain nombre de symboles religieux, y compris bahá’í, à droite.
Trente et un plans furent présentés, incarnant la pensée de pratiquement toutes les religions mondiales indépendantes : la foi bahá’íe, le boudhisme, le christianisme, le taoïsme, l’hindouisme, l’islam, le judaïsme, le shintoïsme et le sikhisme.

En général, ils décrivaient les étapes concrètes d’actions.

Par exemple, le plan présenté par les musulmans appelait à l’établissement d’un programme-cadre Muslim Associations for Climate Change Action (Macca) sensé représenter les nations islamiques et les communautés religieuses du monde entier. Il proposait également l’établissement d’un label environnemental islamique, un « Green Hajj » afin que, dans un délai de 10 ans, le traditionnel pèlerinage islamique soit reconnu comme respectueux de l’environnement et la construction de « mosquées vertes » intégrant les techniques les plus efficaces dans les domaines du chauffage, de l’éclairage et de l’aménagement.

Le plan sikh exhortait tous les gurdawaras sikh – ou temples – à recycler, à composter, à utiliser l’énergie verte, les poêles écologiques, à commencer la récupération de l’eau de pluie et à acheter des assiettes et des tasses réutilisables.

Les délégués bahá’ís, Arthur Lyon Dahl et Tahirih Naylor, reçoivent des certificats. Ils sont en présence du prince Philip, fondateur de l’ARC ; Martin Palmer membre de l’ARC  et également M.Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies.
Les délégués bahá’ís, Arthur Lyon Dahl et Tahirih Naylor, reçoivent des certificats. Ils sont en présence du prince Philip, fondateur de l’ARC ; Martin Palmer membre de l’ARC et également M.Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies.
Les bahá’ís ont proposé un plan se focalisant sur un ensemble d’instituts d’enseignement régionaux ayant pour objectif l’encouragement, au sein de la communauté bahá’íe mondiale, « d’actes de service en relation avec un environnement durable ».

« Les bahá’ís pensent que la croyance religieuse et la spiritualité sont les fondements de la motivation et du comportement humain, a expliqué Tahirih Naylor représentant la Communauté internationale bahá’íe aux Nations unies et une des deux délégués bahá’ís au château de Windsor.

À l’image de ces prêtres japonais shintoïstes, les représentants de toutes les religions participantes ont reçu des certificats des mains du prince Philip et de M.Ban Ki-moon.
À l’image de ces prêtres japonais shintoïstes, les représentants de toutes les religions participantes ont reçu des certificats des mains du prince Philip et de M.Ban Ki-moon.
« Nous pensons que les efforts déployés en vue d’un changement dans les comportements humains nuisibles – comme les actions qui contribuent au réchauffement climatique ou à la dégradation de l’environnement – peuvent être largement soutenus par des concepts permettant une meilleure compréhension de notre relation personnelle avec Dieu et de la relation présente entre l’humanité et la nature. Cette connaissance permet alors la mise aux points des actions à entreprendre. »

Les quelque 200 représentants des communautés religieuses, des groupes écologiques et des agences internationales réunis à Windsor se sont également consultés au cours d’une série de sessions plénières et d’ateliers de travail tenus à l’hôtel Harte and Garter sur les moyens d’atteindre un niveau supérieur de collaboration face au réchauffement climatique, la pénurie d’eau, la déforestation et autres menaces environnementales.

« La question du changement climatique est complexe et le traitement de ce problème exige de nous des changements à de nombreux niveaux » précise Olav Kjorven, assistant du secrétaire général aux Nations unies, dont un changement moral. Les religions ont une capacité sans égale d’atteindre les populations locales, à toucher les cœurs et les esprits. Les institutions religieuses sont le troisième acteur du marché international et des décisions d’achats respectueux de l’environnement de leur part auraient un impact mondial très important. »

Au cours d’une série de présentations intitulée « Entendre les voix de la création », une danseuse indienne en pleine performance.
Au cours d’une série de présentations intitulée « Entendre les voix de la création », une danseuse indienne en pleine performance.
Tony Juniper, conseiller spécial du Prince of Wales’ Rainforest Project et ancien directeur exécutif des Amis de la Terre a, de la même manière, mis l’accent sur le rôle important que les religions peuvent jouer.

« Le rationalisme scientifique a donné naissance à une science exacte qui, a son tour, a permis le développement de puissants arguments politiques d’assainissement de l’environnement », a-t-il précisé

« Comme résultat, des gouvernements se sont penchés sur le problème des pluies acides et autres menaces environnementales. Mais ces changements étaient superficiels. »

« Le rationalisme purement scientifique ne peut pas changer notre compréhension fondamentale de qui nous sommes et de comment nous devrions vivre. La religion et la science doivent travailler ensemble afin de conduire à une transformation de notre relation au monde. Ce type de changement a besoin d’un fondement spirituel. »


Documents joints

Bahá’í Seven year plan of action on climate change

ARC : Faith commitments to protect the planet

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