A jour au 7 février 2012
Qu’est-ce que l’Institut bahá’í d’enseignement supérieur (IBES) ?
Dans ce que le New York Times appelle un acte élaboré d’auto-préservation communautaire , la communauté bahá’íe a établi, en 1987, son propre programme d’études supérieures afin de répondre aux besoins de jeunes gens à qui l’accès aux études supérieures avait été systématiquement refusé par le gouvernement iranien. Au moment des dernières descentes visant son personnel et ses ressources, l’Institut bahá’í d’enseignement supérieur offrait 17 programmes de niveau universitaire.
L’Institut bahá’í d’enseignement supérieur (IBES) est une initiative non officielle parce que le gouvernement iranien n’autorise la création d’aucune institution bahá’íe en Iran.
À l’origine, l’IBES utilisait les services bénévoles de professeurs et de conférenciers bahá’ís qui ont été renvoyés de leurs postes universitaires. L’Institut fonctionnait en grande partie par correspondance. Plus tard, les classes et les travaux de laboratoire ont été pratiqués dans des maisons privées et dans des sous-sols. Des études en ligne ont été ajoutées au cours de ces dernières années.
En septembre et octobre 1998, des agents du gouvernement iranien ont fait une série de descentes de grande envergure, arrêtant au moins 36 membres du corps enseignant et du personnel de l’IBES et confisquant une grande quantité de son matériel et de ses dossiers, qui se trouvaient dans plus de 500 maisons. Pendant les années qui ont suivi, des attaques périodiques d’intensité variable ont été menées contre cette entreprise, plus particulièrement en 2001 et en 2003.
L’IBES a toutefois continué à assurer ses cours, conformément aux plus hauts niveaux académiques.
L’IBES délivre un diplôme universitaire à ses étudiants mais, puisque que le gouvernement iranien ne reconnait pas l’institut, le diplôme n’est plus certifié. Néanmoins, un grand nombre d’universités en Europe, en Amérique du Nord, en Australie et en Inde, ont admis des diplômés de l’IBES afin de poursuivre leurs études de 3ème cycle. La plupart de ces étudiants retournent en Iran après la remise de leurs diplômes et, à leur tour, donnent gratuitement des cours, permettant à l’IBES de maintenir son niveau académique.
Il ne peut y avoir le moindre doute que les attaques contre l’IBES font partie d’une campagne centralement orchestrée destinée à démoraliser la jeunesse bahá’íe et à progressivement détruire le niveau éducatif de la communauté afin d’accélérer son appauvrissement.
Non content d’exclure les bahá’ís des universités nationales, le gouvernement iranien donne cyniquement un nouvel essor à ses efforts pour entraver les activités éducatives que la communauté bahá’íe a entreprises afin de permettre à sa jeunesse d’étendre sa connaissance au-delà des études secondaires.
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