Toute une vie au service de nobles idéaux

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PORT MORESBY, Papouasie Nouvelle Guinée, le 29 juin 2004 (BWNS) – Après avoir introduit la foi bahá’íe en Papouasie Nouvelle Guinée en 1954, Violette Hoehnke a gravi des montagnes escarpées, conduit sur de longues routes tortueuses et navigué sur des mers souvent tempétueuses afin d’apporter les enseignements de Bahá’u’lláh à la population locale.

En acceptant l’invitation des gens à passer la nuit dans leur humble logis – pratique rare dans la région pour les Européens dans les années 50 – Violette Hoehnke démontrait sa foi dans le principe de unité de l’humanité, touchant ainsi le coeur de ses hôtes.

violet-hoehnke-1986-l.jpg À sa mort à l’âge de 87 ans, le 4 juin 2004, la communauté bahá’íe de Papouasie Nouvelle Guinée était passée en un demi-siècle d’une seule personne à une communauté comprenant 252 Assemblées spirituelles locales et des milliers de bahá’ís vivant dans plus de 3000 villes et villages de chacune des provinces du pays.

« Ce qui au début paraissait un énorme défi, est devenu une réalité, » écrivait en 1997 Mme Hoehnke dans une brève autobiographie.

« C’est la responsabilité de chaque bahá’í, où qu’il soit et quel qu’il puisse être, de partager ces enseignements d’unité avec ceux qu’il rencontre afin que la paix puisse advenir en Papouasie Nouvelle Guinée et dans le monde, » écrivait-elle.

Bien que Mme Hoehnke (prononcer Hern-kee) n’ait pu, pour des raisons de santé, participer à la Convention nationale de la Foi en avril, elle a transmis par téléphone un message d’amour aux délégués et observateurs, qui consultaient sur le développement à venir de la fervente communauté papouasienne qu’elle a initiée.

Violette Hoehnke, qui a été pionnière pendant 50 ans, a quitté ce monde moins de deux mois après ce message.

Après le service funèbre auquel assistaient des centaines de bahá’ís ainsi que des membres d’autres religions, elle a été enterrée dans la première tombe d’un nouveau cimetière bahá’í à flanc d’une colline à l’extérieur de Port Moresby.

Infirmière diplômée, très connue sous le nom de « Soeur Vi, » Mme Hoehnke a été sage-femme dans le premier hôpital général du pays. Elle maintenait des normes élevées dans son service.

Sa ferme adhésion aux injonctions de la Foi d’aimer l’humanité, ainsi que son humilité, faisaient d’elle une figure attachante – elle avait par exemple de nombreux amis parmi les membres de divers clergés.

Au cours des années, elle a écrit de nombreuses lettres d’encouragement à des centaines de bahá’ís et autres, dont certains sont ensuite devenus d’éminents dirigeants du pays. En 1975 elle était devenue citoyenne du nouvel état indépendant.

Violette Hoehnke, née en Australie, est devenue bahá’íe à l’âge de 23 ans, introduite à la Foi par un émigré écossais, Jim Heggie. Elle a ensuite beaucoup appris du premier bahá’í australien Oswald Whittaker et de trois autres croyants qui furent plus tard nommés Mains de la Cause: Martha Root, John Henry Hyde Dunn, et Clara Dunn.

Ses compétences d’infirmière lui ont permis de répondre rapidement à un appel pour introduire la Foi aux îles Amirauté qui sont aujourd’hui la province Manus de Papouasie Nouvelle Guinée.

Son arrivée s’insérait dans les objectifs d’un plan de dix ans pour diffuser les enseignements bahá’ís à travers le monde.

Pour ce service, Shoghi Effendi, alors dirigeant de la Foi, lui a accordé le titre de Chevalier de Bahá’u’lláh.

Aux îles Amirauté, Mme Hoehnke invitait les autochtones chez elle et avait organisé des cours de secourisme, ce que désapprouvaient les Européens qui pratiquaient la ségrégation raciale.

La direction de l’hôpital l’éloigna à Rabaul, sur l’île de Nouvelle Bretagne.

Cela ressemblait à un échec, mais ce fût une heureuse chose car elle y rencontra Rodney Hancock, un New Zélandais de 21 ans, arrivé dans la région trois mois après elle, le seul autre bahá’í de Papouasie Nouvelle Guinée.

violet-hoehnke-1994-l.jpg En 1956, après avoir connu la foi bahá’íe à travers Mme Hoehnke et M. Hancock, Apelis Mazakmat enseignant sur l’île Manus, devint le premier bahá’í autochtone.

Durant les années suivantes, alors que des milliers embrassaient la Foi, plus de 150 bahá’ís en provenance d’autres pays vinrent en Papouasie Nouvelle Guinée pour aider les bahá’ís locaux dans l’administration et le développement de leur communauté nationale.

En 1973 Mme Hoehnke devint membre du Corps continental des conseillers et dans cette fonction visita, guida et encouragea plusieurs communautés bahá’íes de Papouasie Nouvelle Guinée et de l’Océan Pacifique. Elle exerça cette fonction avec dévouement pendant sept ans.

Après sa retraite, à Mont Hagen dans les collines, elle continua à instruire les bahá’ís et sa maison était toujours ouverte à la communauté.

Elle a fait don du montant provenant de son ancienne maison de Lae ainsi que de sa nouvelle maison du Port Moresby à la communauté bahá’íe.

Même tardivement, alors que sa vue s’était détériorée et qu’elle était confinée au lit, elle suivait les directives de la Maison universelle de justice aux bahá’ís du monde entier de prendre part aux cercles d’études pour le développement des compétences.violet-hoehnke-jeune-l.jpg

La Maison universelle de justice a exprimé ses condoléances à l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís de Papouasie Nouvelle Guinée.

Le message dit que parmi les réalisations de Mme Hoehnke il faut compter « sa totale dévotion à l’avancement de la cause de Bahá’u’lláh et son témoignage d’un acquiescement exemplaire à endurer l’adversité dans la poursuite de ses nobles tâches. »

« Au cours des années, elle devint réputée pour l’amour sincère et le respect qu’elle vouait au peuple autochtone de Papouasie Nouvelle Guinée, » ajoute le message.

La Maison universelle de justice a demandé que des réunions commémoratives soient tenues partout en Papouasie Nouvelle Guinée.

Elle invite l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís d’Australie à organiser un service à sa mémoire dans la Maison d’adoration bahá’íe à Sydney.

Nouvelles Bahá’íes Internationales : http://nbi9.free.fr

Bahá’í World News Service : http://www.bahaiworldnews.org

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