
« Quand nous parlons de rendre le monde meilleur et de le transformer, les gens ne savent généralement pas quelles actions entreprendre. Mais si chacun de nous apporte sa contribution, le résultat est réellement important et peut transformer l’esprit humain », affirme Geraldo Faria, analyste systèmes.

Organisée du 2 au 6 août, la Conférence interactive mondiale ayant trait à la culture de paix et à la durabilité a été conçue autour d’un site internet auquel participaient des experts de premier plan en ce qui concerne la paix et la durabilité, y compris le Dalaï Lama, le lauréat du prix Nobel de la paix, Adolfo Perez Esquivel et l’auteur Hazel Hendersen.
« Nous faisons un essai de coopération mondiale, en tentant de connecter aussi bien des individus que des organisations à un large réseau internet, de façon à développer une nouvelle expérience de citoyenneté et de gouvernance mondiales », explique Carlos Emediato, coordinateur de la conférence et membre fondateur de Globalnet, réseau international d’origine brésilienne d’organisations dédiées à la promotion d’une culture de paix.

Tahirih Naylor, représentante de la Communauté internationale bahá’íe aux Nations unies, a été présentée comme une oratrice de premier plan à la Conférence interactive. Son discours, intitulé « Signification et opportunités », traitait, en termes généraux, des défis que l’humanité rencontre alors qu’elle progresse vers une civilisation mondiale.
« Ayant traversé les stades de l’enfance et de l’adolescence, nous nous trouvons, en tant qu’humanité, au cœur d’une période de transition turbulente, approchant notre pleine capacité physique, mais n’ayant pas encore acquis la sagesse et le jugement qu’apporte la maturité », a expliqué Mlle Naylor.
« En s’aidant « des qualités spirituelles » inhérentes à l’humanité, nous pouvons vaincre les traits de « l’égoïsme, de la cupidité, de l’apathie et de la violence » qui barrent le chemin vers la création d’une culture de coopération. »
La communauté bahá’íe du Brésil était activement impliquée dans l’organisation de l’événement. Iradj Roberto Eghrari, un bahá’í membre du comité exécutif de la conférence, a expliqué que l’idée d’organiser une conférence sur le net, avec des réunions satellites locales, se justifiait principalement comme une mesure permettant de réduire les coûts.
« Nous souhaitions organiser une conférence mondiale pour marquer la fin de la Décennie internationale des Nations unies pour une culture de paix, mais les coûts étaient trop élevés. Alors, nous avons décidé d’utiliser l’argent pour l’amélioration de la société même et d’organiser une conférence interactive qui permettrait à chacun de présenter ses expériences et ses idées au niveau local et à les partager à l’échelle planétaire.
Au moins trois autres programmes de discussion se sont tenus dans les villes de Canoas, Belo Horizonte et Manaus, et nous espérons que d’autres verront le jour spontanément, les organisateurs ayant été inspirés par le site Web. »
Au Brésil, lors d’une réunion, Jade Lima, âgée de 12 ans, a bien compris : « Afin de changer le monde, il est nécessaire d’adopter une attitude d’amour. C’est comme planter un arbre. De petits gestes peuvent changer le monde. »
Plus de détails
Le site de la conférence présentait aussi un grand nombre de vidéos montrant comment les communautés partout dans le monde s’efforcent de mettre en pratique de nouvelles valeurs. Les individus et les groupes étaient encouragés à télécharger ou à transmettre les présentations et d’en discuter par la suite. Ils pouvaient alors poster leurs idées sur un blog de la conférence. Le contenu restera disponible sur le net pendant les quelques jours qui suivront la fin de la conférence.

D’autres partenaires internationaux ont patronné la conférence comme Global Ecovillage Network, Green Cross International, International Festival of Peace, Playing for Change Foundation, World Cafe Foundation, et World Peace Prayer Society.
Les partenaires nationaux comprenaient : Asociacion Educar (Argentine), Associacao Palas Athena (Brésil), Bioneers (États-Unis), Dhammakaya Foundation (Thaïlande), Institute for Planetary Synthesis (Suisse), Indigenous Peoples of Africa Coordinating Committee (Afrique du Sud), Mil Milenios de Paz (Argentine), Resurgence Magazine (Royaume-Uni), Tamera Community (Portugal), UNIPAZ – Hollistic International University (Brésil) et Women World Summit Foundation (Suisse).
