Une journée pour un combat quotidien : l’élimination des violences à l’égard des femmes et des filles

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Paris, publié le 25 novembre 2007 – Ce dimanche sera une fois de plus l’occasion de nombreux évènements dans le cadre de la Journée Internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes et des filles

Cette journée, fixée par l’Assemblée générale des Nations Unies, est destinée à sensibiliser l’opinion publique et les gouvernements, afin de lutter contre les violences faites aux femmes dans le cadre familial, dans le cadre professionnel et de manière plus générale contre toutes formes de violence et leurs conséquences sur la santé des femmes et des filles. Celles-ci sont en effet l’une des premières causes de mortalité chez les femmes.

Le problème des violences à l’égard des femmes et des filles se rencontre dans chaque pays et territoire de la planète ; la lutte pour éradiquer ces comportements violents et exploiteurs ne peut donc être possible que dans une prise en charge globale.

Pour les bahá’ís, les femmes ont un rôle crucial à jouer dans l’avancement de l’humanité vers son unité. C’est pourquoi, en France et à travers le monde, les bahá’ís se mobilisent toute l’année pour promouvoir le statut des femmes et défendre leurs droits dans la société civile.

En France, l’Association Bahá’íe des Femmes (ABF) est active aussi bien au niveau national que local grâce à ses comités locaux. L’ABF
participe à de nombreux colloques ou organise des conférences, elle est aussi représentée au sein de différents collectifs d’associations féminines et sa Présidente est membre du Conseil International des Femmes.

Cette année encore, pour cette date du 25 novembre, les membres de l’ABF vont organiser ou participer localement à différents évènements organisés dans le cadre de cette « Journée Internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes et des filles ». Par exemple, l’ABF a participé au colloque « Femmes et enfants victimes de violences dans l’Union Européenne. Quelles solutions ? » organisée par l’Union Européenne Féminine au Sénat, et organise au Centre national bahá’í une réunion d’étude de la déclaration publiée en 2006 par la Communauté Internationale Bahá’íe.

Dans de nombreux pays, les communautés bahá’íes se mobilisent pour des actions similaires et au niveau international, la Communauté Internationale Bahá’íe dispose à New-York d’une représentante spécialement chargée des problématiques liée à la promotion du statut des femmes et à la défense de leurs droits,Mme Fulya Vekiloglu (en anglais).

C’est ainsi, qu’en 2006, les bahá’ís avaient organisé dans le cadre des Nations Unies un débat sur les violences à l’égard des femmes ou plus récemment encore au début de cette année 2007, qu’une importante délégation bahá’íe a été dépêchée à la Conférence des femmes des Nations Unies.

Dans une Déclaration auprès des Nations Unies, datée de 2006 et intitulée « Au delà des réformes judiciaires : Cultures, capacités et éradication de la violence envers les femmes et les filles » (texte intégral ci-après), la Communauté Internationale Bahá’íe recommande que les lois et les réformes institutionnelles soient accompagnées d’un changement profond de nos cultures et comportements afin d’éliminer toutes les formes de violence envers les femmes et les filles. Selon cette publication cela « exigera […] la transformation des individus, hommes et femmes, garçons et filles, dont les valeurs soutiennent de diverses manières des modèles de comportement exploiteurs. »

La déclaration continue : « D’un point de vue bahá’í le cœur de tout programme de transformation sociale nécessite de comprendre que l’individu a une dimension spirituelle ou morale. C’est ce qui détermine sa compréhension du but de la vie, ses responsabilités envers sa famille, sa communauté et le monde. »

« L’étape du développement des cadres législatifs doit maintenant être suivie par leur mise en pratique et le travail de prévention. »

« Ces mesures seront fondées sur une stratégie basée sur l’éducation et la préparation des enfants de façon à les habiliter à croître tant intellectuellement que moralement en cultivant chez eux un eux un sens de la dignité, ainsi qu’un sentiment de responsabilité envers le bien-être de leur famille, de leur communauté et du monde. »

En février 2007, dans une prise de position devant la « Commission de la condition de la femme des Nations Unies », la Communauté Internationale Bahá’íe va même plus loin et formule, entre autre, la proposition suivante: « Les établissements d’enseignement devraient promouvoir le développement moral et l’inscrire à leurs programmes. Grâce à de tels programmes, les écoles bahá’íes, par exemple, cherchent à développer tous les aspects de la personne intégrant le spirituel et le matériel, le théorique et le pratique, ainsi que le sentiment de croissance personnelle et le service au bien commun. La sensibilisation à la sexospécifité devrait aussi faire partie intégrante de l’éducation de l’enfant, en vue de stopper la perpétuation de la discrimination et des rôles stéréotypés assignés à chacun des sexes. »

C’est dans cet esprit, que dans sa déclaration de juillet 2006, la Communauté Internationale Bahá’íe conclut logiquement : « C’est à tous les niveaux de la société, depuis l’individu jusqu’à la communauté internationale, que les efforts doivent être faits pour éradiquer l’épidémie de la violence contre les femmes et les filles. Mais ces efforts ne doivent pas se limiter à des réformes légales ou institutionnelles qui ne font que traiter les crimes évidents et sont incapables de créer les profonds changements nécessaires pour créer une culture où la justice et l’égalité l’emporteront sur le pouvoir autoritaire et la force physique. Les dimensions spirituelles et physiques de la vie humaine sont appariées, l’une ne peut être réformée sans l’autre. Ce sont ces dimensions spirituelle, éthique et morale qui ont maintenant besoin de transformation et qui, au final, assureront la fondation des valeurs et du comportement qui élèveront les femmes et les filles qui, à leur tour, seront les promotrices du progrès de toute l’humanité. »


Documents joints

Déclaration de 2006

Informations complémentaires à la Déclaration de 2006

Déclaration de 2007

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