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	<title>Bahá&#039;ís de France - Site officiel</title>
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	<description>Au sein des quartiers et des villages de France, les bahá’ís s’efforcent de contribuer au bien-être et au progrès de la société, aux côtés de personnes qui partagent cette même volonté.</description>
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		<title>Perspectives du terrain : Lors de la 50e conférence de l’ABS, les participants s’interrogent sur les répercussions du principe de l’unité dans leurs domaines d’activité respectifs</title>
		<link>https://www.bahai.fr/perspectives-du-terrain-lors-de-la-50e-conference-de-labs-les-participants-sinterrogent-sur-les-repercussions-du-principe-de-lunite-dans-leurs-domaines-d/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Oct 2026 09:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, le 23 octobre 2026 -</strong> Des participants issus de divers domaines de la recherche universitaire analysent comment le principe de l’unité de l’humanité influence leurs travaux.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="100%" height="400" src="https://www.youtube.com/embed/lpVWXzcN3uo" title="Insights from the Field: At 50th ABS conference, participants ask how oneness impacts their fields" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, le 23 octobre 2026 &#8211; Dans ce podcast de la série <em>Perspectives du terrain</em>, quelques-uns des 2 100 participants à la <a href="https://news.bahai.org/fr/story/1888/association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good" title="L’Association pour les études bahá’íes fête ses 50 ans : L’érudition et le savoir au service du bien commun" target="_blank">50e conférence annuelle de l’Association pour les études bahá’íes</a> (ABS) en Amérique du Nord ont analysé les implications du principe de l’unité de l’humanité pour divers domaines professionnels, notamment la santé, la géographie, l’anthropologie, les sciences politiques et la technologie.</p>
<p><iframe width="100%" height="100" scrolling="no" frameborder="no" allow="autoplay; encrypted-media" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/soundcloud%253Atracks%253A2424557055&#038;color=%23ff5500&#038;auto_play=false&#038;hide_related=false&#038;show_comments=true&#038;show_user=true&#038;show_reposts=false&#038;show_teaser=true&#038;visual=false"></iframe></p>
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<p>Au cours de ces réflexions, les participants sont revenus à plusieurs reprises sur une même question  : en quoi le principe selon lequel l’humanité est une seule et même entité modifie-t-il la manière dont les gens appréhendent leur spécialité et y apportent leur contribution ?</p>
<p>Pour Jasmine Miller-Kleinhenz, chercheuse en cancérologie au centre médical de l’université du Mississippi, la mise au point de traitements contre une forme agressive de cancer du sein soulève une autre question : pourquoi une population particulière de femmes a-t-elle été particulièrement touchée ? Selon elle, les explications qui attribuent cela à leur ascendance ne semblent pas rendre compte de l’ensemble de la situation.</p>
<p>Considérer l’humanité comme une seule et même famille, explique Mme Miller-Kleinhenz, revient à se demander si la société est organisée de manière à favoriser la santé de tous ses membres. Cette perspective l’a amenée à examiner les conditions de vie de ces femmes. Beaucoup d’entre elles n’avaient pas accès à des espaces verts, à une bonne alimentation ni à une éducation de qualité. Ces conditions, a-t-elle continué, reflètent des choix concernant l’organisation de la société et l’accès à ses ressources.</p>
<p>Ses recherches visent à déterminer si la précarité d’un quartier peut avoir des répercussions sur le corps et contribuer à des disparités en matière de santé, et si le fait de modifier ces conditions pourrait améliorer la santé. « L’unité, déclare-t-elle, ne peut pas se limiter à une simple bonne action que je pratique à côté de mes activités… elle doit aussi façonner mes questionnements. »</p>
<p>Le psychologue clinicien Michael Penn examine en quoi la reconnaissance d’une nature spirituelle commune à tous les êtres humains a des implications tant pour la prise en charge individuelle que pour la vie d’une communauté. Il remet en question la tendance à considérer la biologie et l’expérience sociale comme les seuls déterminants de l’avenir d’une personne. Selon lui, les enseignements bahá’ís sur l’esprit humain affirment la capacité des individus à faire des choix et à évoluer, y compris leur aptitude à mener une réflexion sur leur vie et à agir conformément à des valeurs profondément ancrées.</p>
<p>Cette perspective met également l’accent sur les relations qui aident les individus à développer ces capacités. Au sein du groupe <em>Mental Health Collaborative</em> de l’ABS, M. Penn et ses collègues étudient comment la vie en communauté peut favoriser le bien-être. « Comment pouvons-nous créer le type de communautés et de relations sociales susceptibles d’améliorer la santé mentale d’un grand nombre de personnes ? », s’interroge-t-il.</p>
<p>M. Penn a décrit comment les initiatives bahá’íes de développement de communautés rassemblent des personnes d’horizons religieux, culturels et économiques divers pour la prière, la méditation et des échanges enrichissants. Ces initiatives, affirme-t-il, peuvent tisser des liens « de soutien, d’encouragement et qui ont du sens », faisant de la vie en communauté une source de force pour ceux qui traversent des difficultés.</p>
<p>La relation entre la réflexion spirituelle et la recherche scientifique a également été examinée par l’anthropologue Whitney White-Kazemipour. Elle a fait remarquer que l’on attribue souvent des rôles distincts à la science et à la religion, la science fournissant les faits et la religion les valeurs. Elle décrit une relation plus étroite : « On peut considérer la science et la religion comme deux systèmes de connaissance, œuvrant tous deux à une compréhension précise de la réalité. »</p>
<p>Adib Shafipour, chercheur spécialisé dans les applications d’intelligence artificielle pour le dépistage des maladies, évoque la nécessité de rassembler ces systèmes de connaissances afin de définir les questions qui orientent le développement technologique. Il souligne que la religion est souvent considérée comme relevant de la sphère privée, distincte du travail scientifique. S’appuyer sur des réflexions spirituelles, suggère-t-il, soulève des questions telles que : « Quel type de personne cette technologie nous permet-elle de devenir ?» Ces réflexions peuvent aider les gens à « développer la technologie d’une manière différente, qui nous permette de l’utiliser de façon plus réfléchie ».</p>
<p>Les questions relatives au type de société que nous contribuons à bâtir ont également nourri les réflexions de Derik Smith, professeur de littérature au <em>Claremont McKenna College</em>. Il s’est interrogé sur la manière dont le principe d’unité façonne à la fois les objectifs et les méthodes de travail en faveur de la justice sociale, déclarant : « Plutôt que de chercher à promouvoir la justice sociale en identifiant un ennemi et en lui résistant ou en le combattant, nous essayons de créer la justice sociale en construisant la société que nous souhaitons voir advenir, avec tous ceux qui sont prêts à y contribuer. »</p>
<p>Ce podcast fait partie de la série <em>Perspectives du terrain</em>, qui présente des témoignages directs relatant des initiatives concrètes des bahá’ís sur le terrain.</p>
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		<title>Maison d’adoration : Dévoilement du projet architectural du temple bahá’í national du Canada</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Oct 2026 09:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>MARKHAM, Canada, le 18 octobre 2026 -</strong> La maquette de la future maison d’adoration bahá’íe nationale du Canada est dévoilée, incarnant dévotion et service pour l’amélioration de la société à travers le pays.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="100%" height="400" src="https://www.youtube.com/embed/dDuK9uN7m8U" title="House of Worship: Design unveiled for Canada’s national Bahá’í temple" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>MARKHAM, Canada, le 18 octobre 2026 &#8211; Dévoilé hier, le projet de la <a href="https://temple.bahai.ca/fr/" title=" Temple bahá’í du Canada, à construire à Markham, Ontario" target="_blank">maison d’adoration bahá’íe nationale du Canada</a> s’inspire à la fois de flâneries dans des forêts paisibles longtemps considérées comme des lieux de prière, de visions autochtones et de jeunes gens qui imaginent un temple aussi accueillant qu’un ami. Ce projet rassemble toutes ces expériences au sein d’un lieu où des personnes de tous horizons seront les bienvenues pour se réunir en prière et puiser l’inspiration nécessaire pour se mettre au service de leur société.</p>
<p>La <a href="https://www.youtube.com/watch?v=sY7l593_J1c" title="Livestream Recording: Bahá’í Temple of Canada Design Unveiling Ceremony (17 October 2026)" target="_blank">cérémonie de dévoilement</a> a réuni le maire de Markham, Frank Scarpitti, le député provincial Jonathan Tsao, des représentants des communautés bahá’íes de tout le Canada, des riverains du site, ainsi que des enfants et des jeunes des communautés voisines.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792339885-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-01.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1650" alt="Des invités arrivent à Markham, en Ontario, pour le dévoilement du projet de la maison d’adoration bahá’íe nationale du Canada." class /><p class="wp-caption-text">Des invités arrivent à Markham, en Ontario, pour le dévoilement du projet de la maison d’adoration bahá’íe nationale du Canada.</p></div>
<p>S’exprimant au nom de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, Karen McKye a décrit la maison d’adoration comme un lieu appartenant aux personnes de toutes confessions et de toutes origines, « un espace de recueillement paisible, pour se connecter au Créateur et à ce qu’il y a de plus noble en nous ».</p>
<p>« C’est un lieu où puiser l’inspiration et la force pour servir notre communauté, nos familles, nos professions, a poursuivi Mme McKye, et qui réunit ainsi deux aspects essentiels et indissociables de la vie et de la raison d’être de l’être humain : la dévotion et le service, la foi et les actes. »</p>
<p>Elle a retracé un parcours qui a débuté peu après la création de l’Assemblée spirituelle nationale bahá’íe du Canada en 1948. En 1953, la communauté bahá’íe canadienne s’est fixé pour objectif d’acquérir un terrain en vue de la construction d’une future maison d’adoration. Le site boisé actuel à Markham a été acquis le 15 octobre 1968, soit presque exactement 58 ans avant l’inauguration. En 2023, la Maison universelle de justice a annoncé qu’une maison d’adoration nationale serait érigée au Canada, à proximité du Centre national bahá’í, établi de longue date.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792339944-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-02.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1650" alt="Les présentations artistiques durant le programme ont contribué à créer une atmosphère de recueillement et de prière." class /><p class="wp-caption-text">Les présentations artistiques durant le programme ont contribué à créer une atmosphère de recueillement et de prière.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792339967-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-03.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Le programme mettait en vedette Bob Watts (à gauche) et son petit-fils Nico (à droite) qui ont exploré des métaphores autochtones, décrivant la maison d’adoration comme une source de « lumière, de chaleur et de conseils pour les familles du Canada et du monde entier »." class /><p class="wp-caption-text">Le programme mettait en vedette Bob Watts (à gauche) et son petit-fils Nico (à droite) qui ont exploré des métaphores autochtones, décrivant la maison d’adoration comme une source de « lumière, de chaleur et de conseils pour les familles du Canada et du monde entier ».</p></div>
<p>Margaret Sault, cheffe des Mississaugas de la Première Nation de Credit, a partagé ses réflexions sur la signification du temple. Dans une déclaration lue en son nom par Hoda Farahmandpour, également membre de l’Assemblée spirituelle nationale, la cheffe Sault a affirmé : « La vision de cette maison d’adoration repose sur l’unité de l’humanité et est ouverte aux personnes de toutes confessions et de toutes origines. Elle offrira l’occasion de rassembler les gens par la dévotion et le service. »</p>
<p>« La conviction de l’unité de l’humanité revêt une grande importance dans un monde où les divisions et les malentendus continuent d’affecter nos communautés », a ajouté la cheffe Sault.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792339996-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-04.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Vue de quelques orateurs lors de l’inauguration. Au premier rang, de gauche à droite : Karen McKye, secrétaire de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, et Jonathan Tsao, député provincial. Au deuxième rang, de gauche à droite : Frank Scarpitti, maire de Markham, et Hoda Farahmandpour, également membre de l’Assemblée spirituelle nationale." class /><p class="wp-caption-text">Vue de quelques orateurs lors de l’inauguration. Au premier rang, de gauche à droite : Karen McKye, secrétaire de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, et Jonathan Tsao, député provincial. Au deuxième rang, de gauche à droite : Frank Scarpitti, maire de Markham, et Hoda Farahmandpour, également membre de l’Assemblée spirituelle nationale.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340009-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-05.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="L’architecte James Jing Yi Jiang." class /><p class="wp-caption-text">L’architecte James Jing Yi Jiang.</p></div>
<p><strong>Un temple au milieu les arbres</strong></p>
<p>Pour James Jing Yi Jiang, l’architecte qui a conçu ce temple, la compréhension de la relation entre le site et ceux qui s’y rassemblent est devenue un élément essentiel du processus de conception.</p>
<p>Au début de cette année, M. Jiang faisait partie d&rsquo;un petit groupe d&rsquo;architectes qui se sont rendus sur le site en compagnie de Jordan Bighorn, membre de l’Assemblée spirituelle nationale, et de Bob Watts, tous deux issus de communautés autochtones. Tous se sont réunis autour d’un feu, ont offert des prières et ont médité sur cette terre et son histoire selon un point de vue autochtone, approfondissant ainsi leur compréhension de la signification culturelle du site.</p>
<p>« Je me souviens de la première fois où j’ai écouté la prière de Jordan ; même sans comprendre la langue, je pouvais ressentir la forêt et le vent souffler à travers la musique, a déclaré M. Jiang. Cela m’a convaincu que le temple ne devait pas simplement se dresser dans ce paysage, mais qu’il devait donner l’impression d’en avoir toujours fait partie. »</p>
<p>Cette impression de vent se reflète dans les pans du temple qui s’élèvent en s’enroulant doucement sur eux-mêmes. Vue de loin, la silhouette dégage une impression de sérénité et de tranquillité ; à mesure que les visiteurs s’en approchent et en font le tour, ses courbes donnent une subtile impression de mouvement.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340052-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-06.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Ayafor Ayafor (au centre), membre du Corps continental de conseillers des Amériques, a partagé ses réflexions sur la manière dont la prière rassemble les gens et soutient leurs efforts pour contribuer au bien-être de leurs communautés." class /><p class="wp-caption-text">Ayafor Ayafor (au centre), membre du Corps continental de conseillers des Amériques, a partagé ses réflexions sur la manière dont la prière rassemble les gens et soutient leurs efforts pour contribuer au bien-être de leurs communautés.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340056-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-07.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Une vue des invités à l’évènement." class /><p class="wp-caption-text">Une vue des invités à l’évènement.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340073-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-08.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Trois jeunes des localités voisines ont partagé leurs espoirs et leurs aspirations pour la future maison d’adoration." class /><p class="wp-caption-text">Trois jeunes des localités voisines ont partagé leurs espoirs et leurs aspirations pour la future maison d’adoration.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340078-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-09.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Des jeunes interprétant des chansons lors de la cérémonie d’inauguration." class /><p class="wp-caption-text">Des jeunes interprétant des chansons lors de la cérémonie d’inauguration.</p></div>
<p>Le projet s’inspire du principe bahá’í d’unité dans la diversité. « Ce principe est incarné par neuf panneaux identiques disposés de manière asymétrique, créant une composition à la fois variée et cohérente, qui exprime l’idée que les différences n’ont pas besoin de disparaître pour qu’un tout plus grand puisse émerger », a expliqué M. Jiang.</p>
<p>Une autre idée qui imprègne la conception est celle du lien avec la terre, inspiré par la conception autochtone de la terre comme une présence vivante. Par son aspect ouvert et les teintes naturelles du bois, le temple est conçu pour se fondre dans la forêt.</p>
<p>Le vent est un autre élément qui a influencé la conception. Les panneaux se tordent légèrement à mesure qu’ils s’élèvent, de sorte que le bâtiment révèle un mouvement subtil lorsqu’on s’en approche. « Le temple ne cherche pas à représenter le vent, mais à en capturer la résonance persistante : une présence silencieuse et continue que l’on ressent plus qu’on ne la voit », a expliqué l’architecte.</p>
<p>M. Jiang a évoqué ce qu’il avait découvert lors de sa première visite sur le site. « J’ai appris que des gens venaient prier ici chaque jour, comme si le temple existait déjà sur ce terrain. »</p>
<p>« Je ne voulais pas que le nouveau temple vienne perturber cet état de fait, mais qu’il soit le prolongement de ce que les gens ressentaient déjà. »</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340236-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-10.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="2175" alt="Le moment où la maquette a été dévoilée." class /><p class="wp-caption-text">Le moment où la maquette a été dévoilée.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340249-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-11.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Les invités interagissent avec la maquette de la future maison d’adoration lors de la réception suivant l’inauguration." class /><p class="wp-caption-text">Les invités interagissent avec la maquette de la future maison d’adoration lors de la réception suivant l’inauguration.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340254-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-12.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Vue de la maquette du temple exposée au Centre national bahá’í après son inauguration." class /><p class="wp-caption-text">Vue de la maquette du temple exposée au Centre national bahá’í après son inauguration.</p></div>
<p>Ces espoirs naissent d’un lien avec le site qui fait déjà partie intégrante de la vie communautaire. Ayafor Ayafor, membre du Corps continental de conseillers pour les Amériques, a expliqué que les jeunes participant aux programmes bahá’ís d’éducation morale et spirituelle organisés à proximité se rendent souvent à pied sur le terrain du temple pour prier, afin de puiser la force nécessaire pour poursuivre leurs efforts au sein de leurs quartiers.</p>
<p>M. Ayafor a établi un lien entre ces expériences et une tendance plus générale observée à travers le Canada, où des personnes d’horizons divers se réunissent pour prier et œuvrer ensemble au bien-être de leurs communautés : « La prière unit les cœurs et donne aux gens la force de persévérer, même lorsque leurs contributions semblent modestes. »</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340305-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-13.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Au cours des dernières décennies, de nombreux visiteurs se sont rassemblés en prière sur le site de la future maison d’adoration à Markham, en Ontario." class /><p class="wp-caption-text">Au cours des dernières décennies, de nombreux visiteurs se sont rassemblés en prière sur le site de la future maison d’adoration à Markham, en Ontario.</p></div>
<p>Le député provincial Tsao a décrit la maison d’adoration comme « un endroit où la prière nous appelle à servir notre communauté ».</p>
<p>En se référant aux conflits, aux divisions et aux souffrances qui minent la société, M. Tsao a déclaré : « Je ne peux m’empêcher de penser à quel point cette maison d’adoration est indispensable aujourd’hui, et combien je suis ravi que cet endroit devienne enfin une réalité au sein de notre communauté. »</p>
<p>S’adressant aux bahá’ís, il a ajouté : « Vous n’êtes pas seuls dans votre quête d’une société plus égalitaire et plus harmonieuse. » Exprimant son propre engagement envers l’unité de l’humanité, il a ajouté : « Et en tant qu’élu de ce pays, je suis pleinement attaché à cette conviction et à cette cause. »</p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340365-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-14.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1529" alt="Maquette numérique en 3 dimensions de l’intérieur du temple." class /><p class="wp-caption-text">Maquette numérique en 3 dimensions de l’intérieur du temple.</p></div>
<p>Ce sentiment d’accueil s’est également étendu aux voisins. Jamaal Merrick, qui habite à proximité et se promène régulièrement sur les sentiers des environs, a déclaré que le soin avec lequel ce terrain a été entretenu depuis près de 60 ans l’avait aidé à comprendre comment le temple pourrait s’intégrer à la vie du quartier.</p>
<p>En prévision de l’achèvement du temple, M. Merrick a ajouté : « Vous pourrez venir y prier selon votre propre foi ou dans votre propre langue, en profiter et l’apprécier à votre manière. »</p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340461-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-15.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="Vues aériennes de la maquette numérique du futur temple du Canada." class /><p class="wp-caption-text">Vues aériennes de la maquette numérique du futur temple du Canada.</p></div>
<p>Le maire Scarpitti a déclaré que les plans d’aménagement témoignaient du respect tant pour le site que pour la communauté. Il a salué l’attention dont a fait preuve l’Assemblée spirituelle nationale « dans sa manière d’écouter et dans son engagement envers la communauté ».</p>
<p>Mme McKye a décrit ce moment comme « un premier aperçu de ce qui deviendra, nous l’espérons, un phare d’unité, un havre de paix, pour les peuples du Canada ».</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340493-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-16.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Maquette numérique de l’intérieur du dôme du futur temple." class /><p class="wp-caption-text">Maquette numérique de l’intérieur du dôme du futur temple.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340496-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-17.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Vue de la maquette numérique du projet, prise en plongée, montrant les sièges dans le temple." class /><p class="wp-caption-text">Vue de la maquette numérique du projet, prise en plongée, montrant les sièges dans le temple.</p></div>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340514-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-18.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="Vue de la maquette numérique du temple en soirée." class /><p class="wp-caption-text">Vue de la maquette numérique du temple en soirée.</p></div>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1792340527-house-of-worship-design-unveiled-for-canadas-national-bahai-temple-19.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="Maquette numérique d’une vue aérienne de la future maison d’adoration nationale bahá’íe du Canada." class /><p class="wp-caption-text">Maquette numérique d’une vue aérienne de la future maison d’adoration nationale bahá’íe du Canada.</p></div>
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		<title>Les terrasses la nuit : Deux soirées d’illuminations au tombeau du Báb</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 09:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, le 11 octobre 2026 -</strong> Des personnes d’horizons divers rassemblées sur les terrasses illuminées menant au tombeau du Báb, au mont Carmel, pour la cinquième édition de « Les terrasses la nuit ».]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="100%" height="400" src="https://www.youtube.com/embed/RrVdm6tyFsc" title="Terraces by Night: Two evenings of illumination at the Shrine of the Báb" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, le 11 octobre 2026 &#8211; À la tombée de la nuit, sur le tombeau du Báb sur le mont Carmel et ses terrasses les lumières ont illuminé les allées des jardins et le dôme du tombeau. Le tombeau illuminé se dressait comme un phare et un point de convergence pour les nombreuses personnes venues assister à l’évènement « Les terrasses la nuit ». Beaucoup ont souligné la signification de la lumière : la manière dont elle inspire et réjouit le cœur, et incarne un symbole d’espoir.</p>
<p>Au cours de ces deux soirées, près de 10 000 personnes, habitants, visiteurs étrangers, personnalités, enfants et familles issus d’horizons linguistiques, ethniques et religieux divers, se sont rassemblées pour profiter de la sérénité du moment. Elles se sont promenées dans les jardins, à l’ombre des cyprès majestueux, et ont admiré la verdure rehaussée par des bougainvilliers aux teintes variées. Nombre d’entre elles sont entrées dans le tombeau pour prier ou s’adonner quelques instants à un recueillement silencieux.</p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791704611-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-01.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="Au cours de ces deux soirées, près de 10 000 personnes issues d’horizons linguistiques, ethniques et religieux divers ont visité le tombeau du Báb et les terrasses qui l’entourent." class /><p class="wp-caption-text">Au cours de ces deux soirées, près de 10 000 personnes issues d’horizons linguistiques, ethniques et religieux divers ont visité le tombeau du Báb et les terrasses qui l’entourent.</p></div>
<p>« Le Báb, le prophète-héraut de la foi bahá’íe, a enduré de longues périodes d’emprisonnement, parfois même privé de la lumière d’une lampe », a déclaré Ariane Sabet, secrétaire générale adjointe de la Communauté internationale bahá’íe. « Aujourd’hui, son sanctuaire rayonne… Et cet esprit de communion et de joie se lit sur les visages des visiteurs comme sur ceux de leurs hôtes. »</p>
<p>La première édition de « Les terrasses la nuit » a eu lieu en 2019 en l’honneur du bicentenaire de la naissance du Báb. Tjireya Tjitendero, conseillère principale auprès du secrétariat de la Communauté internationale bahá’íe, a souligné que cet évènement offre « un moment d’élévation spirituelle » et devient « une expérience précieuse pour celles et ceux qui, de près ou de loin, font le déplacement pour y participer ».</p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791704611-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-02.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="Vue des participants à l’évènement." class /><p class="wp-caption-text">Le tombeau du Báb sur le mont Carmel à Haïfa, où la cinquième édition de « Les terrasses la nuit » a accueilli des visiteurs d’horizons divers.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705167-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-03.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="2175" alt="Vue des participants à l’évènement." class /><p class="wp-caption-text">Vue des participants à l’évènement.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705182-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-04.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Des personnes arrivent pour l’évènement « Les terrasses la nuit »." class /><p class="wp-caption-text">Des personnes arrivent pour l’évènement « Les terrasses la nuit ».</p></div>
<p>Des ateliers artistiques, installés aux entrées supérieure et inférieure des terrasses, invitaient les visiteurs de tous âges à créer des œuvres inspirées de thèmes de la lumière, de l’espoir et de la paix.</p>
<p>Shai et Dafi, originaires de Haïfa, ont expliqué à quel point il était émouvant de voir des personnes d’horizons divers trouver un terrain d’entente. Dafi a déclaré : « Quand on partage quelque chose de beau avec les autres, c’est vraiment inspirant. » Shai a ajouté : « Voir l’unité et la diversité réunies ici me donne tellement d’espoir. »</p>
<p>Eman, habitante d’Acre, évoquait le parfum des roses qui flottait dans l’air et la remarquable diversité des arbres qui l’entouraient. « Toute la ville de Haïfa est illuminée aujourd’hui, a-t-elle déclaré. J’ai vraiment adoré les lumières et l’ambiance, car elles me donnent de l’espoir. »</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705197-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-05.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Des ateliers artistiques, installés aux entrées supérieure et inférieure des terrasses, invitaient les visiteurs de tous âges à créer des œuvres sur les thèmes de la lumière, de l’espoir et de la paix." class /><p class="wp-caption-text">Des ateliers artistiques, installés aux entrées supérieure et inférieure des terrasses, invitaient les visiteurs de tous âges à créer des œuvres sur les thèmes de la lumière, de l’espoir et de la paix.</p></div>
<div style="width: 3370px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705217-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-06.jpg?dpr=0.5" width="3360" height="2240" alt="Les familles se sont rassemblées autour des ateliers artistiques, où les accompagnateurs et les enfants ont travaillé côte à côte à la réalisation de leurs créations." class /><p class="wp-caption-text">Les familles se sont rassemblées autour des ateliers artistiques, où les accompagnateurs et les enfants ont travaillé côte à côte à la réalisation de leurs créations.</p></div>
<p>Nadi, un jeune homme qui avait invité sa mère à l’accompagner, a fait remarquer : « Les lieux où règne ce genre de beauté me rappellent que nous sommes tous ici dans le même but : aimer, nous unir, guérir et avancer encore davantage vers la lumière et la grâce. »</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705233-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-07.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Cet évènement a offert une occasion spéciale aux familles et aux amis de profiter ensemble des jardins." class /><p class="wp-caption-text">Cet évènement a offert une occasion spéciale aux familles et aux amis de profiter ensemble des jardins.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705246-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-08.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Une famille profitant d’une soirée ensemble dans les jardins illuminés du tombeau du Báb." class /><p class="wp-caption-text">Une famille profitant d’une soirée ensemble dans les jardins illuminés du tombeau du Báb.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705257-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-09.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="2250" alt="Les conversations entre les visiteurs ont contribué à créer une atmosphère chaleureuse et conviviale tout au long de la soirée." class /><p class="wp-caption-text">Les conversations entre les visiteurs ont contribué à créer une atmosphère chaleureuse et conviviale tout au long de la soirée.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705269-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-10.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Cet évènement a permis aux visiteurs d’engager la conversation et de nouer des liens entre eux." class /><p class="wp-caption-text">Cet évènement a permis aux visiteurs d’engager la conversation et de nouer des liens entre eux.</p></div>
<p>« Ce soir, il règne une atmosphère de sérénité », a décrit Tunes, venue de Tel Aviv pour l’occasion. « Quand un jardin aussi magnifique que celui-ci resplendit dans la nuit, on peut percevoir la beauté au cœur de l’obscurité, ce qui illumine le cœur », a-t-elle ajouté.</p>
<p>S’exprimant sur le thème de la lumière, David Freeman, représentant de la Communauté internationale bahá’íe, a déclaré : « Nous sommes attirés par la lumière. La lumière nous inspire. Elle nous élève. » Il a ajouté que la lumière peut toucher en nous une dimension profondément humaine, révélatrice des aspirations spirituelles que nous partageons tous, au-delà de nos différences.</p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705282-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-11.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="2048" alt="Les visiteurs ont découvert les expositions du Centre d’information des visiteurs et ont assisté à la projection du film « Le vignoble du Seigneur », qui présente l’histoire et les enseignements de la foi, en leur faisant découvrir les lieux saints bahá’ís de la région d’Acre-Haïfa." class /><p class="wp-caption-text">Les visiteurs ont découvert les expositions du Centre d’information des visiteurs et ont assisté à la projection du film « Le vignoble du Seigneur », qui présente l’histoire et les enseignements de la foi, en leur faisant découvrir les lieux saints bahá’ís de la région d’Acre-Haïfa.</p></div>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705294-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-12.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" class="alignnone" /></p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705304-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-13.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Au Centre d’information des visiteurs du Centre mondial bahá’í, les visiteurs ont eu l’occasion d’en apprendre davantage sur la foi bahá’íe et ses enseignements." class /><p class="wp-caption-text">Au Centre d’information des visiteurs du Centre mondial bahá’í, les visiteurs ont eu l’occasion d’en apprendre davantage sur la foi bahá’íe et ses enseignements.</p></div>
<p>Dans le cadre de ce programme, les invités ont assisté à la projection du film « <a href="https://ganbahai.org.il/votl/" title="Vineyard of the Lord" target="_blank">Le vignoble du Seigneur</a> »(Eng.) qui retrace l’histoire et les enseignements de la foi bahá’íe, et fait découvrir les lieux saints bahá’ís de la région d’Acre-Haïfa.</p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791729718-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-14.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="Les visiteurs ont admiré la sérénité du tombeau illuminé du Báb, s’accordant des pauses de contemplation silencieuse." class /><p class="wp-caption-text">Les visiteurs ont admiré la sérénité du tombeau illuminé du Báb, s’accordant des pauses de contemplation silencieuse.</p></div>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705329-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-15.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" class="alignnone" /></p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705342-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-16.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Des personnes visitent le tombeau du Báb en contemplation silencieuse, en prière et en méditation." class /><p class="wp-caption-text">Des personnes visitent le tombeau du Báb en contemplation silencieuse, en prière et en méditation.</p></div>
<p>Le maire de Haïfa, Yona Yahav, a déclaré : « Les jardins bahá’ís sont bien plus qu’un magnifique site touristique emblématique de Haïfa. Ils font partie intégrante de l’identité et de l’histoire unique de la ville. J’ai rencontré des milliers de visiteurs venus admirer la beauté époustouflante des jardins illuminés et profiter de l’atmosphère si particulière de ce lieu. »</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705362-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-17.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Le maire de Haïfa, Yona Yahav (à gauche), a visité les jardins illuminés, les décrivant comme « faisant partie intégrante de l’identité de la ville et de son histoire unique ». À droite : David Rutstein (à droite), secrétaire général de la Communauté internationale bahá’íe." class /><p class="wp-caption-text">Le maire de Haïfa, Yona Yahav (à gauche), a visité les jardins illuminés, les décrivant comme « faisant partie intégrante de l’identité de la ville et de son histoire unique ». À droite : David Rutstein (à droite), secrétaire général de la Communauté internationale bahá’íe.</p></div>
<p>Il a ajouté que « Haïfa est une ville où différentes religions, cultures et communautés vivent côte à côte », et que cet évènement en était « le reflet fidèle ».</p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705373-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-18.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" class="alignnone" /></p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705392-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-19.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Les visiteurs ont pris plaisir à se promener le long des terrasses, s’imprégnant de la beauté et de la sérénité des jardins." class /><p class="wp-caption-text">Les visiteurs ont pris plaisir à se promener le long des terrasses, s’imprégnant de la beauté et de la sérénité des jardins.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705401-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-20.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Vue aérienne nocturne de la première terrasse." class /><p class="wp-caption-text">Vue aérienne nocturne de la première terrasse.</p></div>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705412-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-21.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="Vue du tombeau du Báb et des terrasses illuminés lors de l’évènement « Les terrasses la nuit »." class /><p class="wp-caption-text">Vue du tombeau du Báb et des terrasses illuminés lors de l’évènement « Les terrasses la nuit ».</p></div>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1791705422-terraces-by-night-evenings-of-illumination-at-shrine-of-the-bab-22.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="Vue aérienne de visiteurs se promenant sur les terrasses." class /><p class="wp-caption-text">Vue aérienne de visiteurs se promenant sur les terrasses.</p></div>
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		<title>Perspectives du terrain : Un podcast étudie l’interaction entre le travail et le service au sein d’une vie cohérente</title>
		<link>https://www.bahai.fr/perspectives-du-terrain-un-podcast-etudie-linteraction-entre-le-travail-et-le-service-au-sein-dune-vie-coherente/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 09:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, le 2 octobre 2026 -</strong> L’économiste Nava Ashraf analyse les implications de la conception du travail en tant que service pour mener une vie qui ait du sens.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="100%" height="400" src="https://www.youtube.com/embed/eqP9fTujqbw" title="Insights from the Field: Podcast explores interplay between work and service in a coherent life" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Quels sont les principes fondamentaux qui, lorsqu’ils sont appliqués au monde du travail et à nos interactions avec celui-ci, garantissent l’épanouissement individuel et collectif ?</p>
<p>C’est l’une des questions abordées par Nava Ashraf, professeure d’économie à la <em>London School of Economics</em> et directrice fondatrice de <em>Altruistic Capital Lab</em>, dans le dernier épisode de la série <em>Perspectives du terrain</em>.</p>
<p><iframe width="100%" height="100" scrolling="no" frameborder="no" allow="autoplay; encrypted-media" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/soundcloud%253Atracks%253A2411779122&#038;color=%23ff5500&#038;auto_play=false&#038;hide_related=false&#038;show_comments=true&#038;show_user=true&#038;show_reposts=false&#038;show_teaser=true&#038;visual=false"></iframe></p>
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<p>« Le monde du travail traverse aujourd’hui une crise sans précédent », déclare la professeure Ashraf. L’automatisation a bouleversé des secteurs entiers, explique-t-elle, creusant les inégalités et engendrant chez de nombreuses communautés « un sentiment de plus en plus profond de perte de sens ». Ces dernières années, ce sentiment d’aliénation s’est propagé à tous les types de travail, les gens prenant le temps de se demander si la vie qu’ils se sont construite leur apporte véritablement de la joie.</p>
<p>La réponse habituelle – la reconversion professionnelle – laisse une question plus profonde sans réponse. « Nous ignorons quels seront les emplois de demain, déclare-t-elle. Dès lors, la question devient : que signifie contribuer à la société par notre travail, au-delà de la simple rémunération matérielle qu’il nous apporte ? »</p>
<p>Selon elle, une grande partie de la fatigue ressentie au travail trouve son origine dans des « crises de sens et d’objectif » au cours desquelles les individus traversent des cycles dans lesquels chaque nouvel avantage procure une satisfaction éphémère avant que la recherche du suivant ne reprenne.</p>
<p>« C’est dans ces moments-là que nous devons nous tourner vers des solutions spirituelles », poursuit Mme Ashraf. Elle considère cette période d’incertitude comme une occasion de renouer avec « ce qu’il y a de véritablement et profondément humain en nous » : une aspiration au transcendant que la plupart des gens tiennent à l’écart de leur vie professionnelle.</p>
<p>Elle décrit le double objectif moral, un concept qui lie le progrès individuel à celui de la collectivité : considérer le développement de ses propres qualités spirituelles et œuvrer pour le bien de l’humanité comme un processus indissociable.</p>
<p>Elle souligne que ces qualités spirituelles – la générosité, l’espoir et l’amour – ont tout autant de valeur dans le monde du travail. Elles se traduisent, explique Mme Ashraf, par des compétences telles que la patience, la coopération et la capacité à établir des liens et à communiquer avec les autres. S’engager pour le bien de sa communauté, précise-t-elle, consiste à allier ces qualités intérieures à une « volonté d’apprendre la vérité et de percevoir la réalité », c’est-à-dire de comprendre les véritables besoins de sa communauté afin d’identifier les domaines dans lesquels on peut apporter sa contribution.</p>
<p>Dans les initiatives bahá’íes de développement de communautés dont elle a été témoin à travers le monde, les enfants et les jeunes ont la possibilité de découvrir la joie du service rendu dès leur plus jeune âge. Elle a ainsi constaté qu’« ils ont une idée plus claire de ce qui leur procure de la joie, de ce qui leur apporte le vrai bonheur », et qu’ils peuvent commencer à orienter leur parcours professionnel en conséquence.</p>
<p>Mme Ashraf fait remarquer que « tout travail peut être considéré comme un service ». Repenser le travail dans cette optique, explique-t-elle, c’est « imaginer un monde où nous aurions tous envie d’aller travailler parce que nous y verrions le moyen d’apporter notre contribution ».</p>
<p>Ce podcast fait partie de la série <em>Perspectives du terrain</em>.</p>
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		<title>Bolivie : Un pays aux multiples mondes, tissant un avenir commun</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 09:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>LA PAZ, Bolivie, le 24 septembre 2026 -</strong> En Bolivie, un organisme bahá’í réunit autorités indigènes, responsables, chercheurs pour étudier pourquoi une paix durable ne peut reposer sur l’inégalité.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="100%" height="400" src="https://www.youtube.com/embed/UqKiv2gNC9M" title="Bolivia: A country of many worlds, weaving a shared future" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>LA PAZ, Bolivie, le 24 septembre 2026 &#8211; Tenant un aguayo, un tissu traditionnel, Julia Pachacopa Llacsa a tracé un motif en zigzag avec sa main.</p>
<p>« Ce tissage est comme un livre », a-t-elle déclaré aux participants réunis au Centre national bahá’í de La Paz. Sa mère lui a appris à voir dans ce motif le chemin de la vie, avec ses moments de difficulté et de joie, ses erreurs et ses apprentissages, et la nécessité de toujours aller de l’avant.</p>
<p>Pour Mme Pachacopa, une autorité autochtone du peuple Yampara, ce tissu véhicule un savoir transmis de génération en génération. Il incarne également avec force une idée qui animait une série de forums organisés par le Bureau bahá’í des affaires extérieures de Bolivie : « Tejiendo Futuro » (Tisser l’avenir).</p>
<p>« Pour tisser, il faut beaucoup de fils », a précisé Rosmery Chambi, membre du Bureau, lors d’une conversation avec le <em>News Service</em>.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1790254807-bolivia-country-many-worlds-weaving-shared-future-01.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Rosmery Chambi (à gauche), membre du Bureau des affaires extérieures, et Leocadia Megia (à droite), panéliste, lors de l’un des évènements de la série de forums « Tisser l’avenir »." class /><p class="wp-caption-text">Rosmery Chambi (à gauche), membre du Bureau des affaires extérieures, et Leocadia Megia (à droite), panéliste, lors de l’un des évènements de la série de forums « Tisser l’avenir ».</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1790254854-bolivia-country-many-worlds-weaving-shared-future-02.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Julia Pachacopa (à gauche) et Casto Limachi (à droite), autorités indigènes du peuple Yampara, ont évoqué une conception plus large de l’éducation, dans laquelle le tissage devient un moyen de transmettre des principes à la nouvelle génération." class /><p class="wp-caption-text">Julia Pachacopa (à gauche) et Casto Limachi (à droite), autorités indigènes du peuple Yampara, ont évoqué une conception plus large de l’éducation, dans laquelle le tissage devient un moyen de transmettre des principes à la nouvelle génération.</p></div>
<p>Ces forums ont réuni des personnes des communautés autochtones, des pouvoirs publics, du monde universitaire, des communautés religieuses et des organisations de la société civile, dont certaines représentent des secteurs qui ont parfois eu du mal à engager le dialogue les uns avec les autres.</p>
<p>Le premier forum, intitulé « Les femmes autochtones en tant que bâtisseuses de la paix et du développement », a mis en lumière la contribution des femmes autochtones à l’éducation, à la vie familiale, à l’engagement communautaire et à la préservation des connaissances.</p>
<p>Les participants ont réfléchi à la conception de la complémentarité présente dans les cultures autochtones, notamment au concept andin du chacha-warmi, qui considère les hommes et les femmes comme des partenaires interdépendants, ainsi qu’à ses points de convergence avec l’enseignement bahá’í selon lequel les femmes et les hommes sont comme les deux ailes d’un même oiseau, dont le vol dépend de la force égale des deux.</p>
<p>La discussion a également élargi les idées conventionnelles sur l’éducation.</p>
<p>« L’éducation a toujours existé », a déclaré Mme Pachacopa. Sa mère n’était jamais allée à l’école et ne savait ni lire ni parler l’espagnol, mais grâce au tissage, à l’observation, aux récits, au travail et au jeu, elle lui avait transmis un riche bagage de connaissances. Un motif peut devenir une leçon de persévérance ; filer la laine, une occasion de parler de la manière de mener une vie droite. La connaissance de la terre, de la famille, des mathématiques et de la culture se transmet naturellement d’une génération à l’autre.</p>
<p>D’autres participants ont évoqué la nécessité d’associer ce savoir ancestral à une éducation formelle et spirituelle, en particulier pour les filles et les femmes qui, au cours des générations précédentes, n’avaient souvent que peu accès à la scolarité.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1790254908-bolivia-country-many-worlds-weaving-shared-future-03.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="De retour dans sa communauté, Julia Pachacopa tisse un motif sur son aguayo, un tissu traditionnel, aux côtés de sa fille et de son mari." class /><p class="wp-caption-text">De retour dans sa communauté, Julia Pachacopa tisse un motif sur son aguayo, un tissu traditionnel, aux côtés de sa fille et de son mari.</p></div>
<p>Les conversations ont montré que l’égalité n’implique pas nécessairement la disparition des différences culturelles. Les participants ont plutôt examiné comment les différences d’expériences et de connaissances peuvent enrichir une entreprise commune lorsque les relations sont fondées sur le respect mutuel et une participation à parts égales.</p>
<p>La question de savoir à quoi ressemble l’égalité dans la pratique a été approfondie lors d’un deuxième forum intitulé « Sans égalité, il n’y a pas de paix ».</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1790258487-bolivia-country-many-worlds-weaving-shared-future-04.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Ces échanges ont permis de montrer que l’égalité n’implique pas la disparition des différences culturelles, mais qu’elle permet au contraire aux différences d’expériences et de connaissances d’enrichir un effort collectif fondé sur le respect mutuel." class /><p class="wp-caption-text">Ces échanges ont permis de montrer que l’égalité n’implique pas la disparition des différences culturelles, mais qu’elle permet au contraire aux différences d’expériences et de connaissances d’enrichir un effort collectif fondé sur le respect mutuel.</p></div>
<p>Les participants à cette rencontre ont examiné des thèmes abordés dans une <a href="https://news.bahai.org/fr/story/1858/commission-status-of-women-bic-statement-reconceptualizing-justice" title="Commission sur la condition de la femme : La déclaration de la BIC appelle à repenser la justice" target="_blank">déclaration</a> de la Communauté internationale bahá’íe (BIC), intitulée « Reconceptualiser la justice : Jeter les bases d’un monde égalitaire ».</p>
<p>Les participants ont été invités à considérer que la justice va bien au-delà des mécanismes juridiques et judiciaires pour englober les valeurs, les relations et les normes sociales qui façonnent la vie quotidienne des femmes et des filles.</p>
<p>« Il ne peut y avoir de justice sans égalité », a affirmé Nidya Pesántez, représentante résidente de <em>ONU Mujeres</em> en Bolivie, « et il ne peut y avoir de paix s’il n’y a pas de justice. »</p>
<p>Une culture de paix, a-t-elle déclaré, exige pour les gens de mettre ouvertement leurs différences sur la table, de s’écouter et de chercher un terrain d’entente plutôt que de recourir à la violence.</p>
<p>Mirna Inturias, chercheuse à l’université NUR – un établissement d’enseignement d’inspiration bahá’íe – travaille depuis des années avec les communautés autochtones des basses terres de Bolivie, et plus particulièrement avec des groupes de femmes qui s’organisent pour gérer leurs territoires. Alors que les théories sur la justice font l’objet de débats ailleurs, a-t-elle déclaré au forum, ces communautés mettent déjà en place des modèles concrets de justice.</p>
<p>Selon Mme Inturias, les femmes autochtones des plaines participent depuis longtemps à des organisations composées à la fois de femmes et d’hommes, même si les schémas d’interaction bien établis au sein de certains de ces espaces ne laissaient souvent qu’une marge de manœuvre limitée à la participation des femmes.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1790258550-bolivia-country-many-worlds-weaving-shared-future-05.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Vue du panel lors de l’évènement « Les femmes autochtones comme bâtisseuses de paix et de développement », organisé par le Bureau bahá’í des affaires extérieures en Bolivie." class /><p class="wp-caption-text">Vue du panel lors de l’évènement « Les femmes autochtones comme bâtisseuses de paix et de développement », organisé par le Bureau bahá’í des affaires extérieures en Bolivie.</p></div>
<p>S’appuyant sur les principes d’organisation collective, d’écoute et d’assemblée déjà présents au sein de leurs communautés, ces femmes ont également créé leurs organisations propres. Cela a donné naissance à des espaces supplémentaires dans lesquels elles peuvent développer leurs capacités et mieux cerner les priorités de leurs territoires.</p>
<p>« Il ne suffit pas simplement de demander à participer, a déclaré Mme Inturias. Nous devons développer des capacités nécessaires pour cela. » Elle a souligné qu’un tel processus implique en fin de compte aussi bien les femmes que les hommes, même si cet effort particulier commence par renforcer le leadership des femmes. De cette manière, a-t-elle affirmé, de nouvelles structures et de nouveaux espaces sociaux voient le jour qui « génèrent des processus favorisant davantage de justice et une plus grande participation ».</p>
<p>Cette approche a pris forme grâce à une collaboration entre l’université NUR et la Confédération nationale des femmes autochtones de Bolivie, dans le cadre de laquelle les femmes renforcent leurs compétences pratiques en matière de gouvernance, de gestion de l’environnement, d’administration de projets et de leadership. Une première promotion de 38 femmes a suivi une formation sur la gouvernance environnementale.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1790258584-bolivia-country-many-worlds-weaving-shared-future-06.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Mme Mirna Inturias, chercheuse à l’université NUR, a expliqué comment les communautés autochtones des plaines boliviennes apprennent à mettre en place des modèles concrets de justice, en commençant par des initiatives visant à renforcer le leadership des femmes sur leurs territoires." class /><p class="wp-caption-text">Mme Mirna Inturias, chercheuse à l’université NUR, a expliqué comment les communautés autochtones des plaines boliviennes apprennent à mettre en place des modèles concrets de justice, en commençant par des initiatives visant à renforcer le leadership des femmes sur leurs territoires.</p></div>
<p>Les préoccupations qui sont à l’origine de cette formation sont celles de la vie quotidienne dans les territoires : qui prend les décisions concernant les terres ? Comment sont protégées les sources d’eau et les forêts ? Comment la sécurité alimentaire est-elle assurée et quel sera l’impact des choix actuels sur les enfants et petits-enfants à venir ?</p>
<p>Pour Mme Inturias, ces expériences ont donné une expression concrète à une conception plus large abordée dans la déclaration de la BIC : « La justice en tant que liberté d’une communauté de concevoir et de suivre sa propre voie de développement. »</p>
<div style="width: 3010px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1790258614-bolivia-country-many-worlds-weaving-shared-future-07.jpg?dpr=0.5" width="3000" height="2000" alt="Lors d’un entretien avec le News Service, Luis Quiroz, secrétaire de l’Assemblée spirituelle nationale bahá’íe, a expliqué que tisser un nouveau tissu social exigeait une certaine humilité et la volonté de mettre de côté ses idées préconçues plutôt que de se contenter de les défendre. « Nous prenons un peu de recul par rapport à nos propres conceptions, a-t-il précisé, afin d’élargir nos horizons »." class /><p class="wp-caption-text">Lors d’un entretien avec le <em>News Service</em>, Luis Quiroz, secrétaire de l’Assemblée spirituelle nationale bahá’íe, a expliqué que tisser un nouveau tissu social exigeait une certaine humilité et la volonté de mettre de côté ses idées préconçues plutôt que de se contenter de les défendre. « Nous prenons un peu de recul par rapport à nos propres conceptions, a-t-il précisé, afin d’élargir nos horizons ».</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1790258616-bolivia-country-many-worlds-weaving-shared-future-08.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Alexandra Reyes (à gauche), modératrice du forum « Sans égalité, il n’y a pas de paix », et Nidya Pesántez (à droite), représentante résidente d’ONU Femmes Bolivie. S’exprimant sur les conditions nécessaires à l’édification de sociétés pacifiques, Mme Pesántez a déclaré : « Il ne peut y avoir de justice sans égalité, et il ne peut y avoir de paix s’il n’y a pas de justice. »" class /><p class="wp-caption-text">Alexandra Reyes (à gauche), modératrice du forum « Sans égalité, il n’y a pas de paix », et Nidya Pesántez (à droite), représentante résidente d’ONU Femmes Bolivie. S’exprimant sur les conditions nécessaires à l’édification de sociétés pacifiques, Mme Pesántez a déclaré : « Il ne peut y avoir de justice sans égalité, et il ne peut y avoir de paix s’il n’y a pas de justice. »</p></div>
<p>Selon elle, ces processus font émerger des valeurs telles que la coopération plutôt que la concurrence, la prise de décision en assemblée et une solidarité réciproque qui va jusqu’à la protection de la biodiversité dont dépend toute une communauté.</p>
<p>« Ce sont des processus qui sont en cours, a-t-elle expliqué, et ils suscitent l’espoir. »</p>
<p>Le Bureau poursuivra la série sous le même nom. « Notre avenir n’est pas encore tout à fait tracé, mais nous sommes en train de le construire, a déclaré Mme Chambi. C’est à nous de décider qui participera à ce processus et comment nous allons nous y prendre. »</p>
<div style="width: 3010px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1790258662-bolivia-country-many-worlds-weaving-shared-future-09.jpg?dpr=0.5" width="3000" height="2000" alt="La série de forums « Tisser l’avenir » a réuni des acteurs sociaux issus d’horizons divers pour réfléchir aux conditions nécessaires à l’instauration d’une culture de la paix." class /><p class="wp-caption-text">La série de forums « Tisser l’avenir » a réuni des acteurs sociaux issus d’horizons divers pour réfléchir aux conditions nécessaires à l’instauration d’une culture de la paix.</p></div>
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		<title>Entretiens : Partout en Papouasie-Nouvelle-Guinée, la prière et la consultation rythment la vie quotidienne</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 09:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, le 11 septembre 2026 -</strong> Ce podcast analyse comment des principes spirituels renforcent l’unité, la participation et la responsabilité partagée dans les communautés de Papouasie-Nouvelle-Guinée.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="100%" height="400" src="https://www.youtube.com/embed/4ww_ZLiW56I" title="In Conversation: Across Papua New Guinea, prayer and consultation shape everyday life" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, le 11 septembre 2026 &#8211; Dans un nouveau podcast de la série <em>Entretiens</em>, des invités venus de toute la Papouasie-Nouvelle-Guinée discutent de la manière dont la prière, la consultation et l’action au quotidien façonnent la manière dont les communautés font face aux défis sociaux.</p>
<p><iframe width="100%" height="100" scrolling="no" frameBorder="no" allow="autoplay" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/2398579707&amp;color=%2221484057&amp;inverse=false&amp;auto_play=false&amp;show_user=false&amp;sharing=true&amp;download=trueamp;auto_play=false"></iframe><br />
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<p>Ils ont expliqué comment les principes de consultation, d’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que d’intégration de la prière et du service, aident les communautés à identifier les besoins de leurs quartiers et à y répondre, qu’il s’agisse d’élargir la participation aux prises de décisions locales ou de relever ensemble les défis sociaux avec les jeunes.</p>
<p>Jalal Mills, qui était membre du Corps continental de conseillers pour l’Australasie au moment de cet entretien, a expliqué comment, un peu partout en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le souci du bien-être de la communauté est de plus en plus pris en compte par tous, jeunes et moins jeunes, particuliers et institutions confondus.</p>
<p>C’était particulièrement flagrant à Hohola, une banlieue de Port Moresby où l’éducation des enfants était devenue une initiative collective. « Tous les habitants de la rue se mobilisent », a-t-il déclaré, unis par « un objectif commun ».</p>
<p>Marylouise Michael, membre du Corps auxiliaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a raconté comment tout cela a commencé avec une voisine qui, inspirée par sa participation à l’<a href="https://news.bahai.org/fr/story/1734/house-of-worship-inaugurated-in-png" title="« Un phare de lumière et d’espoir » : Inauguration de la maison d’adoration bahá’íe en Papouasie-Nouvelle-Guinée" target="_blank">inauguration de la maison d’adoration</a>, s’était demandé comment elle pourrait contribuer à l’éducation des enfants de son quartier : « Elle est rentrée chez elle, a pris des cartons, a rédigé des affiches et les a placées devant la cantine. » Ces affiches ont suscité la participation de la communauté à des cours d’éducation morale et spirituelle.</p>
<p>Au fil du temps, les voisins, qui étaient au départ sceptiques quant à ces cours, sont devenus des partisans et des contributeurs enthousiastes après avoir constaté les progrès et le développement des enfants qui y participaient. Le groupe initial s’est développé pour en former deux, a expliqué Mme Michael : l’un le matin pour les enfants qui n’étaient pas encore scolarisés, et l’autre l’après-midi pour les plus âgés, qui fréquentaient l’école primaire du quartier. Suite à cette expansion, les cours ont dû être dispensés dans une petite structure construite en bord de rue, où elle se trouve toujours, ouverte et accueillante.</p>
<p>Benedine Lavu, une autre membre du Corps auxiliaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a expliqué comment, dans son village de Moria, les lundis avaient pris une place importante dans la vie de la communauté. Chaque semaine, l’Assemblée spirituelle locale et le conseil du village organisent un espace de prise de décisions collective auquel chaque membre de la communauté participe activement, « en se concertant et en réfléchissant à la manière dont nous travaillons ensemble pour transformer la communauté », a-t-elle déclaré.</p>
<p>Pour décrire l’ambiance qui règne lors de ces réunions, Mme Lavu a expliqué : « Nous nous considérons tous comme une seule et même famille. Il s’agit de transformer notre village en un lieu paisible où nous puissions vivre ensemble. »</p>
<p>Reconnaissant que façonner un nouveau modèle de vie communautaire n’était pas sans difficulté, Bererin Barnabas, un autre membre du Corps auxiliaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a précisé : « Lorsque nous entreprenons quelque chose de nouveau, nous rencontrons des défis » pour déterminer « à quoi pourrait ressembler cet environnement ».</p>
<p>Il a évoqué le modèle d’action communautaire qui s’est ancré à Daga, sa propre localité. M. Barnabas a expliqué comment les initiatives éducatives de la communauté bahá’íe offrent aux personnes de tous âges un cadre structuré pour servir leur village, qu’il s’agisse d’enrichir l’éducation au sein de la communauté, d’organiser des opérations de nettoyage le long des berges de la rivière ou, durant la pandémie, de collaborer avec le centre de santé local pour sensibiliser les familles aux questions de santé publique.</p>
<p>Ce qui a permis de soutenir ces efforts, a indiqué M. Barnabas, c’est une habitude commune de prière : « La prière est la nourriture de l’âme. Où que vous alliez à Daga, vous trouverez cet esprit de dévotion. » </p>
<p>Ce podcast s’inscrit dans la série <em>Entretiens</em>, une exploration collective menée par plusieurs personnes sur l’application concrète des principes bahá’ís à l’édification de sociétés pacifiques.</p>
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		<title>« Éclairés par l’unité » : Se percevoir les uns les autres à la lumière de notre commune humanité</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 09:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>WASHINGTON, D.C., le 8 septembre 2026 -</strong> Des années de débats au niveau national aux États-Unis aboutissent à la création d’un site web et une publication offrant des pistes pour surmonter les préjugés raciaux.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1789716932-illumined-by-oneness-seeing-one-another-in-light-shared-humanity-00.jpg?ar64=Mzoy&#038;auto=format&#038;fit=crop&#038;w=1280" width="1280" height="853" class="alignnone" /></p>
<p>WASHINGTON, D.C., le 8 septembre 2026 &#8211; Alors que le débat national sur les injustices raciales aux États-Unis se polarise de plus en plus, la religion peut apporter un éclairage particulier dans un tel contexte. Au cours de l’histoire, la religion a tantôt divisé les gens, tantôt les a rapprochés. Ce qu’elle apporte ici, c’est une manière de considérer les êtres humains non pas à travers les clivages qui les séparent, mais à travers la réalité spirituelle qu’ils partagent.</p>
<p>Cette conviction a guidé une série de débats qui se sont étalés sur cinq ans, organisés par le Bureau bahá’í des affaires publiques des États-Unis. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre des efforts plus larges déployés par les bahá’ís de ce pays pour favoriser l’harmonie sociale, efforts qui comprennent également <a href="https://news.bahai.org/fr/story/1877/a-common-endeavor-seeking-spiritual-foundations-of-americas-future" title="Un projet commun : À la recherche des fondements spirituels de l’avenir de l’Amérique" target="_blank">les rencontres récemment organisées</a> par le bureau pour marquer le 250e anniversaire des États-Unis. Ces initiatives visent à analyser la manière dont les gens peuvent œuvrer ensemble à l’épanouissement de leur société.</p>
<p>Les enseignements tirés des discussions menées au cours des cinq dernières années ont désormais été rassemblés dans une nouvelle publication intitulée <em>Illumined by Oneness: Resources and Reflections from a Multifaith Dialogue on Overcoming Racism</em> [Éclairés par l’unité : Ressources et réflexions issues d’un dialogue interconfessionnel sur la lutte contre le racisme], accompagnée d’un <a href="https://illuminedbyoneness.bahai.us/home" title="Illumined by Oneness" target="_blank">site web</a>.</p>
<p>Cet ouvrage rassemble une synthèse des idées issues des échanges au sein d’un groupe d’acteurs sociaux, ainsi que de documents de réflexion et d’essais antérieurs datant de janvier 2017, période marquée par des divisions accrues autour de l’injustice raciale aux États-Unis. Ces documents sont proposés comme une ressource pour ceux qui souhaitent engager des discussions similaires dans leur propre contexte.</p>
<p>Organisé en collaboration avec le Programme d’études sur la paix et la justice et l’Institut de recherche sur les politiques et d’études catholiques de l’Université catholique d’Amérique, à Washington, D.C., ce forum, qui existe depuis de nombreuses années, a réuni des dirigeants et des représentants d’organisations religieuses nationales issues d’un large éventail de communautés confessionnelles.</p>
<p>Dès le départ, ces rencontres constituaient des espaces informels propices à des échanges ouverts et approfondis. Chaque réunion trimestrielle s’articulait autour d’un document de réflexion préparé par le Bureau des affaires publiques ; ce texte était lu à haute voix en commun, puis examiné en petits groupes et en séance plénière. Ces documents abordaient des thèmes tels que l’identité, la justice et l’unité, le matérialisme, les récits historiques, les médias et leur capacité à renforcer ou à remettre en question les préjugés raciaux, ainsi que le rôle particulier que la religion peut jouer pour surmonter les divisions.</p>
<p>« La communauté bahá’íe américaine s’est, dès ses débuts, considérée comme ayant pour mission de promouvoir l’unité et de lutter contre les divisions raciales », a déclaré Selvi Adaikkalam Zabihi, membre du bureau, lors d’un entretien avec le <em>News Service</em>. « Les enseignements bahá’ís affirment que le racisme doit être surmonté et relégué au passé. »</p>
<p>Mme Zabihi a expliqué que cette publication s’inscrit dans le cadre des efforts plus larges déployés par le Bureau pour contribuer au débat sur le renouveau spirituel au sein de la société américaine. « Depuis un certain temps, a-t-elle déclaré, on part du principe que la science et la pensée rationnelle suffisent à elles seules à créer des sociétés saines. Mais nous constatons que le matérialisme ne peut nous mener là où nous devons aller. Cela soulève à nouveau la question du rôle de la religion dans l’établissement des fondements d’une société juste, de la stabilité, de la paix et de la prospérité. »</p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1789716563-illumined-by-oneness-seeing-one-another-in-light-shared-humanity-01.jpg?dpr=0.75" width="2304" height="1536" class="alignnone" /></p>
<p><strong>Une blessure pour l’ensemble de la société</strong></p>
<p>Dans l’un des documents de réflexion du forum consacrés au thème de l’identité, l’unité de l’humanité est décrite non pas simplement comme une aspiration, mais comme « l’expression de notre réalité sous-jacente ». De ce point de vue, l’inégalité raciale ne porte pas seulement atteinte aux personnes directement opprimées ; elle constitue une blessure infligée à l’ensemble du corps social, dont le bien-être découle de celui de chacune de ses parties. Par conséquent, le travail nécessaire pour la surmonter exige bien plus qu’une réforme des lois et des institutions. Il faut créer les conditions permettant aux individus de percevoir, de réfléchir et d’agir à la lumière de leur commune humanité.</p>
<p>Dans l’un des documents de discussion du forum sur le thème de l’identité, l’unité de l’humanité est décrite non pas simplement comme une aspiration, mais comme « une expression de notre réalité sous-jacente ». Dans cette perspective, l’inégalité raciale ne constitue pas seulement un préjudice pour ceux qui en souffrent directement. C’est une blessure infligée à l’ensemble de la société, dont le bien-être découle de celui de chacune de ses parties. Pour y remédier, il ne suffit donc pas de corriger les conditions extérieures. Cela nécessite de créer des conditions dans lesquelles les gens peuvent percevoir, réfléchir et agir à la lumière de leur commune humanité.</p>
<p>Cette conviction a façonné la méthodologie du forum. Le Bureau explique dans l’introduction du livre que, si les structures et les comportements doivent évoluer, le racisme ne pourra être pleinement combattu tant que les schémas de pensée sous-jacents n’auront pas eux aussi changé. Les discussions ont donc cherché à examiner les présupposés spirituels, les récits et les conceptions de l’identité humaine qui, soit entretiennent la division, soit rendent l’unité possible.</p>
<p>Mat Cotton, membre du Bureau, a décrit cela comme l’une des contributions majeures du forum. « Notre société est confrontée à de nombreuses questions liées à l’injustice raciale, a-t-il déclaré, mais cet espace a permis une réflexion approfondie sur leurs dimensions spirituelles. Sans cette composante spirituelle, il y a un vide dans notre capacité à aborder ces questions et à répondre aux préoccupations qu’elles soulèvent. »</p>
<p>Il a utilisé l’image d’une lampe et de sa lumière. « Nous pouvons nous efforcer de fabriquer une lampe parfaite, a-t-il dit, mais elle ne nous sera guère utile si nous n’apprenons pas à la remplir de lumière. »</p>
<p>« De la même manière, a poursuivi M. Cotton, les structures d’une société, aussi bien conçues soient-elles, restent obscures tant qu’elles ne sont pas éclairées par l’amour, la fraternité et une finalité spirituelle. »</p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1789716626-illumined-by-oneness-seeing-one-another-in-light-shared-humanity-02.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<blockquote><p>« Les structures d’une société, aussi bien conçues soient-elles, restent obscures tant qu’elles ne sont pas éclairées par l’amour, la fraternité et une finalité spirituelle. »<br />
<em>Mat Cotton, membre du Bureau bahá’í des affaires publiques des États-Unis</em></p></blockquote>
<p><strong>Là où les relations ont été mises à l’épreuve et renforcées</strong></p>
<p>Dans la préface de l’ouvrage, rédigée par William A. Barbieri Jr. de l’Université catholique, qui a coanimé ce dialogue à ses débuts, ces rencontres sont décrites comme un « lieu d’apprentissage, d’introspection, d’échange et de partage » entre collègues issus de différentes traditions religieuses. Au fil du temps, écrit-il, le forum est devenu une « précieuse source de camaraderie ».</p>
<p>Le forum a favorisé une dynamique de croissance collective lorsqu’il s’est temporairement déplacé en ligne après le meurtre de George Floyd en 2020, constituant alors un « espace essentiel pour le partage d’informations, la consultation et les liens émotionnels ».</p>
<p>Les participants ont mis en place des pratiques qui ont contribué à instaurer la confiance au fil du temps : partager des repas, commencer les séances par un débat ouvert au cours duquel chacun pouvait exprimer ce qu’il avait à cœur et, à la suite d’un échange difficile entre deux participants, le groupe a commencé à visiter des musées ensemble afin de développer une compréhension commune des histoires liées aux différents milieux qu’ils représentent.</p>
<p>Ces pratiques ont permis d’éviter que le dialogue ne se réduise à un simple échange de points de vue. Le forum est ainsi devenu un cadre propice au renforcement des relations, tandis que les idées étaient mises à l’épreuve, affinées et approfondies.</p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1789716664-illumined-by-oneness-seeing-one-another-in-light-shared-humanity-03.jpg?dpr=0.75" width="2304" height="1536" class="alignnone" /></p>
<p><strong>Justice, unité et une nouvelle conception du pouvoir</strong></p>
<p>Au bout de cinq ans, les participants se sont réunis pour distiller les idées les plus marquantes issues de ces échanges et les rassembler dans un document de synthèse, désormais inclus dans l’ouvrage. Mme Zabihi a qualifié ce processus de « belle expérience consistant à formuler des idées qui semblaient substantielles et profondes et auxquelles des personnes de confessions et d’horizons différents pouvaient s’identifier ».</p>
<p>« Ce n’était pas le plus petit dénominateur commun, a-t-elle précisé. C’était quelque chose de plus que cela. Et, en même temps, cela semblait familier aux participants. »</p>
<p>Parmi les thèmes qui se sont imposés avec une force particulière figure l’indissociabilité de la justice et de l’unité. Ces documents rejettent l’idée selon laquelle l’unité pourrait être atteinte en faisant abstraction de l’injustice, tout en remettant en question les approches qui s’appuient sur la confrontation et le conflit comme principaux vecteurs de changement. Dans cette perspective, la justice est le moyen par lequel l’unité devient réalité, tandis que l’unité confère à la justice son horizon ultime. Ces documents concilient ces deux vérités : les identités des personnes victimes de préjugés doivent être reconnues et affirmées, alors que l’humanité apprend à percevoir l’identité plus profonde qu’elle a en partage.</p>
<blockquote><p>« Quelle force cela confère, a-t-elle déclaré, de considérer le pouvoir non pas comme une forme de domination, accaparée par quelques-uns et exercée sur les autres, mais comme quelque chose d’accessible à tous. »<br />
<em>Selvi Adaikkalam Zabihi, membre du Bureau bahá’í des affaires publiques des États-Unis</em></p></blockquote>
<p>Un autre thème qui s’est imposé est la nécessité de repenser les notions de pouvoir. Mme Zabihi a indiqué que cette idée avait suscité un vif enthousiasme lorsqu’elle a été présentée aux participants. « Quelle force cela confère, a-t-elle déclaré, de considérer le pouvoir non pas comme une forme de domination, accaparée par quelques-uns et exercée sur les autres, mais comme quelque chose d’accessible à tous. Il existe des formes de pouvoir à la portée de chacun d’entre nous qui peuvent contribuer à bâtir un nouvel ordre social juste : le pouvoir de l’amour, le pouvoir d’agir ensemble dans l’unité et le pouvoir du sacrifice. »</p>
<p>Cette conception du pouvoir a également influencé l’approche du forum en matière de changement social. Mme Zabihi a fait remarquer que les efforts visant à lutter contre le racisme sont souvent décrits en termes de démantèlement des structures injustes. « Bien sûr, c’est un travail que la société doit accomplir, a-t-elle expliqué. Mais d’un point de vue bahá’í, d’un point de vue bahá’í une partie du travail consiste à bâtir une nouvelle réalité en édifiant quelque chose qui incarne l’unité. »</p>
<p>Cette orientation constructive, a-t-elle poursuivi, s’étend « du niveau individuel jusqu’aux plus grandes structures de la société » : de nouvelles manières d’être pour les individus et les enfants, de nouveaux modèles de relations, de nouvelles façons de mettre en pratique les vertus avec les autres et de nouvelles formes d’institutions capables de répondre aux besoins de la société.</p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1789716718-illumined-by-oneness-seeing-one-another-in-light-shared-humanity-04.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p>« C’est un exercice de pouvoir, a-t-elle indiqué. Ce n’est pas le pouvoir de démanteler quelque chose. C’est le pouvoir de bâtir quelque chose de nouveau, capable, à terme, de transcender les anciennes structures qui ne favorisent pas la justice. »</p>
<p>P. J. Andrews, membre du Bureau, a fait remarquer que les préoccupations du forum concernant les injustices raciales soulevaient une question plus large : « Quels sont les fondements spirituels et moraux dont une société a besoin pour rester soudée et aller de l’avant ? »</p>
<p>« C’est l’une des contributions que la religion peut apporter à la vie d’une nation, et cela s’inscrit dans la démarche de cette conversation. Dès le début, nous espérions que ces documents pourraient aider d’autres personnes à approfondir cette question au sein de leurs propres communautés. »</p>
<p>Se référant à cette publication, Mme Zabihi est revenue sur un enjeu central de la vie américaine. « Dans l’histoire des États-Unis, a-t-elle expliqué, le combat contre les injustices raciales a connu des avancées et des revers. Nous sommes en quête de l’esprit qui saura rassembler tout le monde autour de cette cause. »</p>
<p>« Illumined by Oneness » [Éclairés par l’unité] apporte une contribution à cette quête : un ensemble de ressources issues d’un dialogue soutenu, éprouvées au sein de relations de confiance et animées par la conviction que surmonter les clivages raciaux exige non seulement de nouvelles politiques et un nouveau langage, mais aussi un renouveau plus profond de la pensée, des relations et de l’objectif collectif.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1789716869-illumined-by-oneness-seeing-one-another-in-light-shared-humanity-05.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="2250" alt="Photos de certains des lieux où, au cours des cinq dernières années, des débats sur les injustices raciales ont eu lieu, apportant des éclairages désormais rassemblés dans la nouvelle publication « Illumined by Oneness: Resources and Reflections from a Multifaith Dialogue on Overcoming Racism » (Éclairés par l’unité : Ressources et réflexions issues d’un dialogue interconfessionnel sur la lutte contre le racisme), ainsi que sur le site web qui l’accompagne." class /><p class="wp-caption-text">Photos de certains des lieux où, au cours des cinq dernières années, des débats sur les injustices raciales ont eu lieu, apportant des éclairages désormais rassemblés dans la nouvelle publication « Illumined by Oneness: Resources and Reflections from a Multifaith Dialogue on Overcoming Racism » (Éclairés par l’unité : Ressources et réflexions issues d’un dialogue interconfessionnel sur la lutte contre le racisme), ainsi que sur le site web qui l’accompagne.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1789716888-illumined-by-oneness-seeing-one-another-in-light-shared-humanity-06.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="2250" alt="Quelques photos de « A Common Endeavor » [Un effort commun], une série d’évènements organisés par le Bureau des relations extérieures qui, en début d’année, a donné lieu à des débats sur le renouveau spirituel, la confiance sociale et l’avenir de la nation." class /><p class="wp-caption-text">Quelques photos de « A Common Endeavor » [Un effort commun], une série d’évènements organisés par le Bureau des relations extérieures qui, en début d’année, a donné lieu à des débats sur le renouveau spirituel, la confiance sociale et l’avenir de la nation.</p></div>
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		<title>L’Association pour les études bahá’íes fête ses 50 ans : L’érudition et le savoir au service du bien commun</title>
		<link>https://www.bahai.fr/lassociation-pour-les-etudes-bahaies-fete-ses-50-ans-lerudition-et-le-savoir-au-service-du-bien-commun/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 09:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.bahai.fr/?p=199628</guid>
		<description><![CDATA[<strong>OTTAWA, Canada, le 3 septembre 2026 -</strong> Pour fêter ses 50 ans, le congrès de l’<em>Association for Bahá’í Studies</em> a réuni quelque 2 100 participants pour étudier l’érudition et le savoir au service du bien commun.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="100%" height="400" src="https://www.youtube.com/embed/XZS1MFElu7Q" title="Association for Bahá’í Studies at 50: Scholarship and knowledge in service to the common good" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>OTTAWA, Canada, le 3 septembre 2026 &#8211; On imagine souvent l’érudition comme étant l’apanage des spécialistes, menée dans les universités et publiée dans des revues scientifiques. Plus de cinquante ans d’expérience au sein de l’<a href="https://www.bahaistudies.ca/" title="Association for Bahá’í Studies" target="_blank">Association pour les études bahá’íes</a> (en) (ABS) tendent à confirmer une conception plus large : chaque personne peut, d’une manière ou d’une autre, contribuer à la production de savoir et d’innombrables espaces sociaux peuvent devenir le cadre d’une recherche rigoureuse visant à acquérir des connaissances qui favorisent le bien-être humain.</p>
<p>Cette idée a été le fil conducteur du 50e congrès annuel de l’Association, qui a réuni le mois dernier quelque 2 100 participants à Ottawa. Le congrès a débuté par 16 séminaires de deux jours consacrés, entre autres, à des domaines aussi variés que la santé, la technologie, les médias, l’éducation, les arts, la santé mentale, la recherche scientifique et la participation des communautés à la recherche. Un programme parallèle, organisé par l’<a href="https://www.globalprosperity.org/" title="Institute for Studies in Global Prosperity" target="_blank">Institut d’études sur la prospérité mondiale</a> (en), a réuni des jeunes âgés de 15 à 21 ans pour réfléchir à la relation entre leurs études, leur travail, leur engagement associatif et leur contribution à la vie de la société.</p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788442773-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-01.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1272" alt="Quelque 2 100 participants se sont réunis à l’occasion du 50e anniversaire du congrès de l’Association pour les études bahá’ís, afin d’analyser comment la recherche et le savoir se mettent au service du bien commun." class /><p class="wp-caption-text">Quelque 2 100 participants se sont réunis à l’occasion du 50e anniversaire du congrès de l’Association pour les études bahá’ís, afin d’analyser comment la recherche et le savoir se mettent au service du bien commun.</p></div>
<p>Au cœur de ces efforts se trouve la raison d’être de l’Association. Shabnam Koirala-Azad, présidente du comité exécutif de l’ABS, l’a décrite comme visant à offrir aux universitaires, aux professionnels et à toute autre personne intéressée la possibilité d’intégrer, dans un dialogue approfondi, les principes issus de la révélation bahá’íe aux discours académiques et professionnels de la société, contribuant ainsi à éclairer ces domaines de l’activité humaine.</p>
<p>Todd Smith, secrétaire du comité exécutif, a souligné que cette corrélation fonctionne également dans les deux sens : s’ouvrir aux idées issues d’un corpus plus large de connaissances provenant de divers domaines peut, à son tour, approfondir la compréhension qu’ont les participants des Écrits bahá’ís.</p>
<p>S’exprimant au nom de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís des États-Unis, Saphira Rameshfar a décrit l’orientation vers la connaissance qui caractérise de plus en plus l’Association : une orientation dans laquelle la rigueur intellectuelle s’harmonise avec la perception spirituelle et les exigences du service et où la compréhension progresse grâce à la concertation.</p>
<p>La connaissance, a-t-elle déclaré, est une ressource au service du progrès de la civilisation.</p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788442987-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-02.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788442996-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-03.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443002-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-04.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443017-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-05.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443022-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-06.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="Des prestations artistiques, notamment des spectacles musicaux donnés par des enfants et de jeunes, ont ponctué le programme du congrès." class /><p class="wp-caption-text">Des prestations artistiques, notamment des spectacles musicaux donnés par des enfants et de jeunes, ont ponctué le programme du congrès.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443163-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-07.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Une participante a ouvert la conférence en chantant une prière dans sa langue maternelle." class /><p class="wp-caption-text">Une participante a ouvert la conférence en chantant une prière dans sa langue maternelle.</p></div>
<p><strong>Un domaine d’étude en expansion</strong></p>
<p>Ce cinquantième anniversaire a été l’occasion de retracer l’évolution de l’Association et de constater comment un objectif présent dès ses premières années s’est enrichi au fil du temps.</p>
<p>L’Association a été fondée en 1975 par l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, à une époque où la communauté bahá’íe canadienne cherchait à déterminer comment les idées tirées des enseignements bahá’ís pouvaient contribuer à la vie intellectuelle des universités et autres institutions d’enseignement supérieur, notamment par le biais de présentations officielles, de cours et de conférences.</p>
<p>L’année suivante, quatre-vingts personnes ont assisté à sa première conférence annuelle à Cedar Glen, à Bolton en Ontario. Dès ses débuts, l’Association s’est attachée à favoriser une réflexion intellectuelle approfondie sur les enseignements bahá’ís et sur les questions auxquelles la société est confrontée. Un programme d’édition a été mis en place presque immédiatement, ouvrant la voie à des écrits savants susceptibles de toucher également un public plus large. Des conférences et des colloques ont été organisés dans des universités, des associations étudiantes ont vu le jour, et les étudiants ont trouvé des espaces où réfléchir aux questions soulevées par leurs études à la lumière des principes bahá’ís.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443189-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-08.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1800" alt="Voici quelques-unes des premières conférences organisées par l’Association qui ont réuni des universitaires, des chercheurs et des professionnels afin d’étudier comment les enseignements bahá’ís pouvaient contribuer à la vie intellectuelle des universités et autres établissements d’enseignement supérieur." class /><p class="wp-caption-text">Voici quelques-unes des premières conférences organisées par l’Association qui ont réuni des universitaires, des chercheurs et des professionnels afin d’étudier comment les enseignements bahá’ís pouvaient contribuer à la vie intellectuelle des universités et autres établissements d’enseignement supérieur.</p></div>
<p>David Smith, qui a participé à la création de l’Association et qui a ensuite servi comme membre du Corps continental de conseillers pour l’Amérique du Nord, se souvient avoir été séduit par l’idée que des personnes en quête de réponses aux problèmes de la société et de la technologie puissent découvrir les enseignements bahá’ís dans les établissements d’enseignement supérieur. Selon lui, l’Association, est devenue « cet instrument d’apprentissage ».</p>
<p>À mesure que l’Association se développait, les voies permettant de poursuivre cet objectif se multipliaient. Son champ d’action s’est étendu à l’ensemble de l’Amérique du Nord en 1981, et le Centre d’études bahá’íes a ouvert ses portes à Ottawa l’année suivante. Au cours des années 1980, plusieurs colloques et débats ont permis de placer les perspectives bahá’íes au même niveau que d’autres courants de recherche et de pensée sociale contemporaine. La <a href="https://journal.bahaistudies.ca/online" title="The Journal of Bahá’í Studies" target="_blank"><em>Revue d’études bahá’íes</em></a>, créée en 1988, a constitué pour la recherche un autre moyen, de plus en plus rigoureux, de contribuer à la vie intellectuelle de la communauté bahá’íe et, plus largement, aux débats universitaires.</p>
<p>Au cours des décennies suivantes, les conférences, les publications, les initiatives sur les campus et les échanges universitaires ont pris des formes diverses. Pourtant, la finalité qui les animait n’a cessé de s’approfondir : comment les idées issues de la révélation de <a href="https://www.bahai.org/fr/bahaullah" title="Bahá’u’lláh – L’éducateur divin" target="_blank">Bahá’u’lláh</a> pouvaient-elles contribuer à la quête de savoir de l’humanité ?</p>
<p>Roshan Danesh, ancien membre du comité exécutif, a décrit une autre dimension importante de la contribution initiale de l’Association. À une époque où les travaux universitaires sur la foi bahá’íe en dehors des contextes persan et arabe étaient encore limités, l’Association a contribué à créer des cadres permettant à ces travaux de se développer et de s’inscrire dans des débats intellectuels plus larges. Dès ses débuts, a-t-il précisé, l’Association allait au-delà de l’étude de la foi bahá’íe elle-même pour établir des liens entre les enseignements bahá’ís et la pensée contemporaine.</p>
<p>Cette orientation s’est traduite par des publications, des conférences et des échanges avec des penseurs issus de diverses disciplines. M. Danesh a souligné que ces premières initiatives avaient contribué à établir des « points de convergence » entre la pensée bahá’íe et des domaines de connaissance plus vastes. Les approches plus participatives observées aujourd’hui, a-t-il précisé, s’appuient sur ces travaux antérieurs visant à examiner comment de tels liens pouvaient être établis.</p>
<p>Pierre-Yves Mocquais, un autre ancien membre du comité exécutif de l’ABS et aujourd’hui professeur émérite à l’université de Calgary, a mis en avant une caractéristique qui ressort au fil de ces décennies : « Ce qui me semble remarquable à propos de l’Association pour les études bahá’íes, c’est le fait qu’elle n’ait cessé d’expérimenter. »</p>
<p>De nouvelles approches ont vu le jour à la suite de consultations menées avec les institutions bahá’íes, alors que l’Association s’efforçait de comprendre comment son travail pouvait s’adapter à l’évolution des besoins.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443246-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-09.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Saphira Rameshfar (à gauche), s’exprimant au nom de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís des États-Unis, et Hoda Farahmandpour (à droite), s’exprimant au nom de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, lors de la séance plénière d’ouverture du congrès." class /><p class="wp-caption-text">Saphira Rameshfar (à gauche), s’exprimant au nom de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís des États-Unis, et Hoda Farahmandpour (à droite), s’exprimant au nom de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, lors de la séance plénière d’ouverture du congrès.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443254-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-10.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Les intervenants se sont adressés aux participants lors de la séance plénière d’ouverture du congrès. En haut, de gauche à droite : Karen McKye, secrétaire de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, et Shabnam Koirala-Azad, présidente du comité exécutif de l’ABS. En bas, de gauche à droite : Mariam Ashtiani, membre du comité exécutif de l’ABS, et Todd Smith, secrétaire du comité exécutif de l’ABS." class /><p class="wp-caption-text">Les intervenants se sont adressés aux participants lors de la séance plénière d’ouverture du congrès. En haut, de gauche à droite : Karen McKye, secrétaire de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, et Shabnam Koirala-Azad, présidente du comité exécutif de l’ABS. En bas, de gauche à droite : Mariam Ashtiani, membre du comité exécutif de l’ABS, et Todd Smith, secrétaire du comité exécutif de l’ABS.</p></div>
<p>Cette évolution ne s’est donc pas limitée à une simple question d’échelle. Elle a impliqué le fait de repenser la nature même des espaces où se déroule la recherche universitaire.</p>
<p>Julia Berger, qui a également siégé auparavant au comité exécutif, a évoqué les premières initiatives au cours desquelles plusieurs personnes issues d’un domaine similaire se réunissaient dans le cadre de ce qu’on appelle des « discussions en bocal », au cours desquelles chacun réfléchit à voix haute à des questions relatives à sa discipline à travers le prisme des principes et de l’expérience bahá’ís.</p>
<p>Mme Berger a qualifié ce qui a suivi d’« engagement inébranlable et tenace en faveur de l’itération et de la réflexion ». Ces débuts relativement modestes ont progressivement donné lieu à des séminaires plus intensifs qui se tiennent désormais tout au long de l’année et avant le congrès annuel.</p>
<p>M. David Smith a également évoqué l’évolution d’une culture de conférence axée principalement sur les exposés vers des formats dans lesquels les participants s’impliquent eux-mêmes plus activement dans une réflexion approfondie. Apprendre à apprendre, a-t-il déclaré, est une compétence que l’Association est de plus en plus à même de favoriser.</p>
<p>Une autre étape importante de ce processus continu a été franchie en 2013 avec les <a href="https://www.bahai.org/library/authoritative-texts/the-universal-house-of-justice/messages/20130724_001/1#762007903" title="24 July 2013 – The National Spiritual Assembly of the Bahá’ís of Canada" target="_blank">directives</a> (en) adressées à l’Assemblée spirituelle nationale du Canada par la Maison universelle de justice. Celles-ci encourageaient la mise en place de cadres permettant à des personnes issues de disciplines universitaires similaires d’examiner les discours dominants dans leurs domaines respectifs et soulignaient la contribution que l’Association pourrait apporter à mesure que les nouvelles générations s’orientaient vers divers domaines de l’activité humaine.</p>
<p>À cette époque, les capacités développées grâce aux initiatives locales de la communauté bahá’íe mondiale, en matière d’action et de réflexion systématiques, de consultation et d’application des principes spirituels à la réalité sociale, trouvaient de plus en plus leur expression dans les approches de l’Association.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443369-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-11.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="La table ronde intitulée « Cultiver un écosystème d’apprentissage : Cinquante ans de l’Association pour les études bahá’íes » s’est tenue le premier jour du congrès. De gauche à droite : Derik Smith, Mariam Ashtiani, Jasmine Miller Kleinhenz, Todd Smith, Andres Shahidinejad et Shabnam Koirala-Azad, membres du comité exécutif de l’ABS." class /><p class="wp-caption-text">La table ronde intitulée « Cultiver un écosystème d’apprentissage : Cinquante ans de l’Association pour les études bahá’íes » s’est tenue le premier jour du congrès. De gauche à droite : Derik Smith, Mariam Ashtiani, Jasmine Miller Kleinhenz, Todd Smith, Andres Shahidinejad et Shabnam Koirala-Azad, membres du comité exécutif de l’ABS.</p></div>
<p>« L’évolution de l’Association est le reflet direct des capacités qui se développent au sein de la communauté bahá’íe en dehors de l’ABS », a déclaré Mariam Ashtiani, sociologue et membre du comité exécutif.</p>
<p>Elle a expliqué que les expériences issues d’initiatives de renforcement de la communauté et d’action sociale apportent un éclairage sur la manière dont les principes spirituels peuvent être appliqués à la réalité quotidienne plutôt que de rester au stade de l’abstraction. Les habitudes de consultation, d’apprentissage et de réflexion développées grâce à ces expériences ont, à leur tour, enrichi la manière dont les participants abordent les questions dans leurs domaines académiques et professionnels.</p>
<p>Un exemple illustre comment ce mode de recherche en pleine évolution peut se développer au fil du temps. M. Todd Smith a décrit un groupe de lecture créé pour étudier l’œuvre d’un philosophe des sciences. Ce groupe s’est finalement transformé en un projet d’écriture collaborative réunissant sept participants qui se sont rencontrés régulièrement pendant plusieurs années, révisant mutuellement leurs résumés, leurs plans et leurs ébauches successives, tout en s’inspirant des réflexions issues de séminaires plus larges. Ce processus a abouti à la publication de six essais dans deux numéros de <a href="https://journal.bahaistudies.ca/online" title="The Journal of Bahá’í Studies" target="_blank"><em>The Journal of Bahá’í Studies</em></a> (en).</p>
<p>L’objectif, a souligné M. Smith, allait bien au-delà de la simple publication. Les participants apprenaient à « s’entraider pour élaborer leurs essais respectifs », insufflant ainsi un esprit de collaboration et de concertation au cœur même du processus de recherche.</p>
<p>M. Ashtiani a déclaré que « le congrès a toujours été considérée comme le principal vecteur » des travaux de l’Association. Il est devenu de plus en plus un « point d’inflexion » où convergent les axes de réflexion menés tout au long de l’année.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443396-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-12.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Une table ronde, intitulée « Cultiver la vie intellectuelle : Contribuer au discours dans les sciences biologiques », a été organisée le dernier jour du congrès. De gauche à droite : Jasmine Miller-Kleinhenz, maître de conférences en santé publique au Centre médical de l’université du Mississippi ; Bayan Toloubadei, scientifique biomédicale et spécialiste des technologies ; Tara Raam, neuroscientifique et chercheuse postdoctorale ; Sujaya Neupane, neuroscientifique et chercheuse postdoctorale ; et Yasmine Ayman, doctorante en neurosciences à l’université d’Harvard." class /><p class="wp-caption-text">Une table ronde, intitulée « Cultiver la vie intellectuelle : Contribuer au discours dans les sciences biologiques », a été organisée le dernier jour du congrès. De gauche à droite : Jasmine Miller-Kleinhenz, maître de conférences en santé publique au Centre médical de l’université du Mississippi ; Bayan Toloubadei, scientifique biomédicale et spécialiste des technologies ; Tara Raam, neuroscientifique et chercheuse postdoctorale ; Sujaya Neupane, neuroscientifique et chercheuse postdoctorale ; et Yasmine Ayman, doctorante en neurosciences à l’université d’Harvard.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443400-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-13.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Les intervenants de la session intitulée « Savoirs autochtones : Décrypter le paysage ». De gauche à droite : Jordan Bighorn, sous-secrétaire d’État par intérim, chargé de l’excellence en éducation autochtone au sein du gouvernement du Manitoba ; Anisa White, spécialiste des politiques publiques et gouvernementales, fondatrice de Firestone Policy Group ; Ymasumac Maranon Davis, professionnel de l’éducation ; et Michael Orona, conseiller principal auprès du département d’État américain." class /><p class="wp-caption-text">Les intervenants de la session intitulée « Savoirs autochtones : Décrypter le paysage ». De gauche à droite : Jordan Bighorn, sous-secrétaire d’État par intérim, chargé de l’excellence en éducation autochtone au sein du gouvernement du Manitoba ; Anisa White, spécialiste des politiques publiques et gouvernementales, fondatrice de <em>Firestone Policy Group</em> ; Ymasumac Maranon Davis, professionnel de l’éducation ; et Michael Orona, conseiller principal auprès du département d’État américain.</p></div>
<p>En passant en revue les dernières décennies, une autre évolution est apparue de plus en plus clairement. Duncan Hanks, collaborateur de longue date de l’Association, a décrit comment « l’apprentissage collectif et les espaces de collaboration ont commencé à s’imposer », élargissant ainsi le cercle de ceux qui pouvaient se considérer comme des participants à la recherche bahá’íe et à la production de connaissances.</p>
<p>L’Association continue de valoriser les contributions spécialisées des chercheurs, a-t-il déclaré, même si une vision plus large s’est dessinée au cours des cinquante dernières années : les professionnels et les étudiants, ainsi que toutes les autres personnes engagées dans des initiatives locales, peuvent prendre part à ce processus.</p>
<p><strong>De nouvelles perspectives sur des questions familières</strong></p>
<p>Les expériences examinées lors du colloque de cette année ont fourni des exemples concrets de la manière dont une conception élargie de la recherche universitaire et de la participation à la production des connaissances peut se concrétiser dans des domaines spécifiques.</p>
<p>« Contribuer aux discours dominants de la société, c’est réfléchir à la transformation de la manière de penser, car c’est la pensée qui façonne la pratique », a déclaré M. Ashtiani.</p>
<p>Les postulats dans des domaines concernant la nature humaine, le progrès, le pouvoir, la connaissance ou la raison d’être de la société influencent le choix des questions considérées comme importantes, la manière dont ces questions sont interprétées et les lignes d’action qui semblent raisonnables. Introduire les principes bahá’ís dans les débats au sein d’un domaine ne se limite donc pas à ajouter une terminologie spirituelle aux approches existantes. Parfois, cela peut même modifier les questions posées au départ.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443529-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-14.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Outre les séminaires et les séances plénières organisés dans le cadre du congrès, des ateliers ont permis à des participants individuels et à des groupes de présenter leurs travaux de recherche pour approfondir la discussion." class /><p class="wp-caption-text">Outre les séminaires et les séances plénières organisés dans le cadre du congrès, des ateliers ont permis à des participants individuels et à des groupes de présenter leurs travaux de recherche pour approfondir la discussion.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443546-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-15.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Au cours d’une pause de l’une des sessions de groupe du congrès." class /><p class="wp-caption-text">Au cours d’une pause de l’une des sessions de groupe du congrès.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443578-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-16.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Des participants prennent part à une discussion lors d’un des séminaires thématiques du congrès." class /><p class="wp-caption-text">Des participants prennent part à une discussion lors d’un des séminaires thématiques du congrès.</p></div>
<p><strong>Une recherche menée avec les communautés, plutôt que sur elles</strong></p>
<p>Valentina Muraleedharan, géographe et éducatrice, a contribué à animer un séminaire sur la recherche-action participative (RAP), une approche qui permet aux communautés de prendre une part active à l’analyse de leur propre réalité sociale et à la réflexion sur les réponses à apporter aux problèmes qu’elles identifient.</p>
<p>Selon elle, la recherche traditionnelle peut commencer par l’arrivée d’une personne issue du milieu universitaire au sein d’une communauté, avec une question déjà définie. S’appuyant sur les travaux des chercheurs en recherche-action participative, elle a souligné que les approches participatives admettent au contraire que les personnes vivant au sein d’une communauté possèdent une connaissance de leur propre expérience qui ne peut pas être simplement remplacée par une expertise extérieure.</p>
<p>Le principe bahá’í d’unité de l’humanité approfondit encore cette idée. Mme Muraleedharan a expliqué comment ce principe peut atténuer les idées reçues selon lesquelles il existerait une distinction figée entre le chercheur et les personnes faisant l’objet de la recherche.</p>
<p>« Il n’y a pas de distinction entre initiés et non-initiés lorsqu’il s’agit de mener des recherches au sein d’une communauté, a-t-elle déclaré. Au contraire, on se considère comme faisant partie intégrante de cette communauté et on considère les défis auxquels elle est confrontée comme ses propres défis. »</p>
<p>La participation universelle, quant à elle, a des implications sur la notion de justice dans le domaine de la recherche. Un processus juste ne peut être envisagé uniquement en fonction des résultats ou des bénéfices qui en découlent. Elle soulève également des questions quant aux personnes qui contribuent à identifier le problème, à formuler les questions, à interpréter les résultats et à déterminer les actions à entreprendre.</p>
<p>« L’identité des personnes qui participent à cette recherche revêt une importance capitale pour garantir un processus et un résultat équitables », a déclaré Mme Muraleedharan.</p>
<p>Abordée sous cet angle, la recherche peut contribuer à renforcer la capacité d’une communauté à comprendre sa propre réalité et à y faire face, plutôt que de se contenter de produire des connaissances à son sujet.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443617-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-17.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="2279" alt="Les séminaires thématiques ont permis d’approfondir un sujet particulier pendant deux jours." class /><p class="wp-caption-text">Les séminaires thématiques ont permis d’approfondir un sujet particulier pendant deux jours.</p></div>
<p><strong>De la santé individuelle à la santé d’un corps social</strong></p>
<p>Le principe d’unité a également influencé l’orientation des travaux de Jasmine Miller-Kleinhenz dans le domaine de la santé publique.</p>
<p>Mme Miller-Kleinhenz, biologiste moléculaire et membre du comité exécutif, a d’abord travaillé à la mise au point de traitements contre une forme agressive de cancer du sein qui touchait de manière disproportionnée certaines populations de femmes. Les explications couramment avancées mettaient souvent en cause l’ascendance ou des caractéristiques supposées inhérentes à ces populations.</p>
<p>Pourtant, selon elle, les données scientifiques ne venaient pas étayer de manière suffisante ces hypothèses.</p>
<p>La réflexion sur la conception bahá’íe de l’humanité comme une seule famille a suscité une autre piste de réflexion : dans quelles conditions ces femmes vivaient-elles, et ces conditions pouvaient-elles elles-mêmes laisser une empreinte biologique ?</p>
<p>Ses recherches ont commencé à s’étendre au-delà des processus moléculaires au sein de chaque organisme pour s’intéresser aux environnements sociaux et physiques dans lesquels vivaient les personnes. Elle s’est ainsi penchée sur l’accès à une alimentation nutritive, à une éducation de qualité, aux espaces verts et à d’autres conditions sociales, tout en examinant comment les environnements façonnés par des décisions collectives peuvent se répercuter sur l’état de santé de chaque individu.</p>
<p>Pour Mme Miller-Kleinhenz, le principe d’unité n’a pas abouti à une conclusion scientifique. Il a permis de poser une autre question scientifique.</p>
<p>« Il ne peut s’agir simplement d’une activité agréable que je pratique par ailleurs », a-t-elle déclaré à propos de ses efforts pour appliquer les principes spirituels à la vie quotidienne. « Cela doit aussi influencer mes questions de recherche. »</p>
<p>Le fait de déplacer la question de ce qui se passe dans le corps d’une personne vers les conditions dans lesquelles celle-ci vit modifie également l’attribution de la responsabilité en matière de santé. Un modèle exclusivement individualisé peut se demander si une personne a une alimentation saine ou si elle fait suffisamment d’exercices. Une conception plus large considère l’individu au sein d’un réseau de relations, d’institutions, d’environnements et de choix sociaux, et interroge la responsabilité que la société dans son ensemble assume quant aux conditions dans lesquelles la santé est favorisée.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443633-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-18.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Les séances plénières, les présentations en petits groupes et les séminaires thématiques ont offert aux participants de multiples façons de prendre part à la réflexion menée dans le cadre du congrès sur la recherche et le savoir." class /><p class="wp-caption-text">Les séances plénières, les présentations en petits groupes et les séminaires thématiques ont offert aux participants de multiples façons de prendre part à la réflexion menée dans le cadre du congrès sur la recherche et le savoir.</p></div>
<p><strong>Rendre visibles les hypothèses sous-jacentes à la technologie</strong></p>
<p>Des questions similaires concernant des hypothèses implicites ont été soulevées lors de séminaires consacrés à la technologie.</p>
<p>Adib Shafipour, chercheur spécialisé dans les applications de l’intelligence artificielle au dépistage des maladies, a décrit un exercice qu’il a mis en place dans le cadre de ses cours de biotechnologie. Il a demandé à ses étudiants d’identifier les hypothèses sous-jacentes aux technologies qu’ils étudiaient.</p>
<p>Leurs observations ont rapidement dépassé le cadre des performances techniques. Un étudiant a mis en évidence une hypothèse implicite selon laquelle l’allongement de la durée de vie humaine devrait être recherché quelle que soit la qualité de cette vie. Un autre s’est demandé si une plus grande efficacité devait toujours être considérée comme souhaitable sans tenir compte des conséquences matérielles et sociales plus larges.</p>
<p>Cet exercice ne dictait pas aux étudiants quelles conclusions ils devaient tirer. Son intérêt résidait dans le fait de mettre en lumière des hypothèses qui, sans cela, auraient pu paraître purement techniques.</p>
<p>M. Shafipour a expliqué que les technologies sont souvent décrites comme des outils neutres. Pourtant, leur conception reflète inévitablement certaines idées sur ce qui doit être optimisé, sur ce qui a de d’importance, sur ce qui constitue le progrès et sur la manière dont on conçoit l’être humain.</p>
<p>Cela revêt une importance particulière lorsque l’image dominante de la personne est celle d’un consommateur dont la participation consiste principalement à adopter ce qui a déjà été produit.</p>
<p>La conception bahá’íe de l’être humain considéré comme un acteur à part entière capable de se concerter, de faire des choix et de contribuer à la vie collective, ouvre une autre possibilité : les communautés peuvent elles-mêmes devenir plus à même de déterminer de quelles technologies elles ont besoin, à quelles fins, ainsi que les effets probables de celles-ci sur leurs relations et leur culture.</p>
<p>Ces exemples sont modestes, a souligné M. Shafipour, mais ils montrent qu’une participation importante aux choix technologiques ne doit pas nécessairement se limiter aux techniciens.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443749-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-19.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Les participants au séminaire « Utiliser les arts pour guérir et bâtir des communautés fortes » réunis pour une photo de groupe." class /><p class="wp-caption-text">Les participants au séminaire « Utiliser les arts pour guérir et bâtir des communautés fortes » réunis pour une photo de groupe.</p></div>
<p><strong>Repenser le point de départ de la réflexion politique</strong></p>
<p>Michael Sabet, doctorant en sciences politiques et rédacteur en chef de la revue <em>Journal of Bahá’í Studies</em>, a contribué à l’organisation d’un séminaire consacré aux alternatives au sectarisme et à la polarisation politiques.</p>
<p>Selon lui, une grande partie de la réflexion politique part du principe que des individus ou des groupes ont des intérêts divergents. Le problème politique consiste alors à déterminer comment ces intérêts concurrents sont négociés, pondérés ou contestés.</p>
<p>Le principe de l’unité de l’humanité change le point de départ.</p>
<p>« Si notre postulat de départ… est l’unité de l’humanité, alors le débat s’engage sur une base différent », a déclaré M. Sabet.</p>
<p>Il s’est appuyé sur l’analogie bahá’íe de l’humanité comme un seul corps. Les besoins de ses différentes parties sont distincts, mais le bien-être de l’une ne peut, en fin de compte, être assuré au détriment d’une autre. Appliquée à la pensée politique, cette analogie déplace l’attention au-delà de la question de savoir comment des groupes rivaux peuvent obtenir leur part, et l’oriente vers la manière dont la diversité des besoins peut être comprise dans le cadre du bien-être de l’ensemble.</p>
<p>M. Sabet a expliqué que le principe bahá’í de la consultation offre un moyen de parvenir à ce changement. Il crée un cadre dans lequel des points de vue divergents peuvent être examinés ensemble et progressivement intégrés à une compréhension commune susceptible d’orienter l’action collective. Comme il l’a dit, « si les gens se réunissent en suivant la bonne méthodologie », ils peuvent parvenir à une telle unité de compréhension.</p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443774-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-20.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="En s’appuyant sur cinquante ans de conférences organisées par l’Association, une conception plus large de l’érudition se dessine : chaque personne peut contribuer à la production de connaissances, et d’innombrables espaces sociaux peuvent devenir le cadre d’une recherche rigoureuse visant à acquérir des connaissances qui favorisent le bien-être humain." class /><p class="wp-caption-text">En s’appuyant sur cinquante ans de conférences organisées par l’Association, une conception plus large de l’érudition se dessine : chaque personne peut contribuer à la production de connaissances, et d’innombrables espaces sociaux peuvent devenir le cadre d’une recherche rigoureuse visant à acquérir des connaissances qui favorisent le bien-être humain.</p></div>
<p><strong>Un cercle croissant de contributeurs</strong></p>
<p>Pour Nwandi Lawson, professionnelle des médias, l’élargissement de la conception des Études bahá’íes se reflète dans sa propre relation avec l’ABS.</p>
<p>Je pensais, en tant que professionnelle des médias, que l’ABS n’était pas fait pour moi, alors je ne me suis pas portée candidate », se souvient-elle.</p>
<p>Ce n’est qu’après avoir été encouragée à y participer qu’elle a découvert des espaces collaboratifs où son expérience professionnelle pouvait s’inscrire dans une réflexion rigoureuse sur les postulats qui façonnent les médias.</p>
<p>Cette année, un détail a particulièrement retenu son attention : un élève de terminale figurait parmi les participants au séminaire sur les médias et la société.</p>
<p>Selon Mme Lawson, l’expérience reste essentielle, mais un domaine s’enrichit lorsque les nouveaux venus peuvent réfléchir aux côtés de ceux qui y travaillent depuis des décennies.</p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443813-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-24.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443813-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-21.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443813-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-22.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443813-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-23.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443813-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-26.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443813-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-25.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="Vue des participants au congrès." class /><p class="wp-caption-text">Vue des participants au congrès.</p></div>
<p>Cette dynamique intergénérationnelle s’est également reflétée dans le programme de la conférence spécialement consacré aux jeunes. Les participants, lycéens et étudiants, ont examiné comment leur parcours scolaire et leurs future profession pouvaient s’inscrire dans un projet de vie cohérent axé sur le service, parallèlement à leur engagement dans des initiatives de développement de communautés et d’action sociale.</p>
<p>Hoda Farahmandpour, membre de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, s’est souvenue de sa première participation à une conférence de l’ABS lorsqu’elle était adolescente. S’adressant aux participants lors de la cérémonie d’ouverture, elle a évoqué les opportunités qui s’offrent aujourd’hui aux jeunes d’accéder aux milieux universitaires et professionnels « aux côtés de personnes expérimentées », afin de développer la rigueur intellectuelle et la clarté de pensée nécessaires pour contribuer à un patrimoine commun de connaissances au service du progrès de tous.</p>
<p>Selon M. Todd Smith, cette participation croissante aux forums de l’ABS repose sur une attitude d’humilité : les participants s’investissent avec diligence dans ce travail tout en se considérant comme étant « sur le même chemin de service où chacun a quelque chose à apporter ».</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443886-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-28.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Une installation artistique composée de citations tirées des Écrits bahá’ís offrait aux participants un espace de réflexion lors de la réception organisée dans le cadre du congrès." class /><p class="wp-caption-text">Une installation artistique composée de citations tirées des Écrits bahá’ís offrait aux participants un espace de réflexion lors de la réception organisée dans le cadre du congrès.</p></div>
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		<title>Iran : Vol d’État contre les bahá&#8217;ís, des alliances aux jouets d’enfants</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 09:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Persécutions]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>Paris, le 27 août 2026 -</strong> Entre le 22 et le 25 août, des agents du gouvernement iranien ont pris d’assaut des domiciles bahá’ís dans sept provinces, sans mandat, sans inculpation et sans motif.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.bahai.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026-09-iran-photo-1.jpg" alt="2026-09 - iran photo 1" width="1080" height="1350" class="aligncenter size-full wp-image-199622" /></p>
<p>Paris, le 27 août 2026 — Entre le 22 et le 25 août, des agents du gouvernement iranien ont pris d’assaut des domiciles bahá’ís dans sept provinces, sans mandat, sans inculpation et sans motif. Ils ont escaladé les murs des habitations, arrêté des parents sous les yeux de leur enfant de deux ans, emporté des instruments de musique et fouillé jusque dans les pots de fleurs et les sacs de riz. Dans certains cas, 14 agents, 5 véhicules et un représentant du parquet se sont déplacés pour perquisitionner le domicile d’une femme afin de l’arrêter. Le motif donné à chacun d’eux était sans équivoque : vous êtes bahá’í.</p>
<p>Entre le 22 et le 25 août, en moins d’une semaine, les autorités iraniennes ont, à travers tout le pays, transformé des domiciles et des lieux de travail bahá’ís en scènes d’arrestations et de confiscations, saisissant véhicules, bijoux personnels, argent liquide, ordinateurs, matériel professionnel, instruments de musique, biens domestiques et jusqu’à des jouets d’enfants. Dans un cas, les agents ont rempli les valises mêmes de la famille avec ses affaires avant de les emporter.</p>
<p>Onze personnes ont été arrêtées sous les yeux de leurs proches, contraints d’assister à la saisie de leurs biens. Lors de l’une de ces nombreuses perquisitions, les agents ont emporté le véhicule d’une famille ainsi que des objets de valeur et des outils de travail ; lors d’une autre, ils ont saisi des instruments de musique et des machines avant de sceller le commerce familial. Ces confiscations et arrestations ont eu lieu sans le moindre mandat. Il ne s’agit pas de simples perquisitions, mais d’opérations par lesquelles l’État dépouille illégalement les bahá’ís de leurs biens, de leurs moyens de subsistance et de leur sécurité économique.</p>
<p>« Il s’agit d’un vol d’État commis au grand jour, qui dépossède des individus de leurs biens personnels au nom du gouvernement », a déclaré Simin Fahandej, représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations Unies à Genève. « Ce n’est pas parce que c’est un gouvernement qui pénètre dans votre domicile et confisque vos bijoux, vos alliances et vos autres biens personnels, ou qui s’empare de votre véhicule, que cela devient légal. Depuis près de cinq décennies, le gouvernement iranien dépouille les bahá’ís de leurs biens au nom de l’État, mais à son propre profit. Intensifier ce vol dans un contexte économique déjà difficile ne vise qu’à précipiter la ruine économique des bahá’ís. Ces vols doivent cesser, maintenant. »</p>
<p>Parmi les onze personnes arrêtées, certaines avaient été convoquées pour purger des peines déjà prononcées ; d’autres ont été directement incarcérées à l’issue des perquisitions. Cette dernière vague d’arrestations, de perquisitions et de confiscations s’inscrit dans une campagne de persécution des bahá’ís qui s’est intensifiée, ayant doublé au cours de la dernière année, et qui touche des milliers de familles bahá’íes à travers l’Iran.</p>
<p><img src="https://www.bahai.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026-09-iran-photo-2.jpg" alt="2026-09 - iran photo 2" width="1080" height="1350" class="aligncenter size-full wp-image-199623" /></p>
<p>Parmi les incidents récents, à Ispahan, plus de 20 agents en civil ont simultanément investi les domiciles de trois membres de la famille Tebyanifard, perquisitionnant les lieux et proférant des menaces physiques et violentes devant un enfant de deux ans.</p>
<p>Des agents armés ont connecté sur place les téléphones de la famille à des ordinateurs afin d’en extraire les données, avant de confisquer des ordinateurs portables, de l’argent liquide, des bijoux, un appareil photo professionnel et une collection d’instruments de musique faits main, dont un piano, un violon, un setâr, un violoncelle, un kamântché, une guitare et une clarinette. Le magasin de musique de la famille a ensuite été scellé.</p>
<p>Ce cas est emblématique de l’absurdité de cette persécution : des instruments de musique saisis sans mandat ni le moindre semblant de légalité, et le gagne-pain d’une famille ordinaire, de fait détruit et criminalisé, au seul motif que ses membres sont bahá’ís.</p>
<p><img src="https://www.bahai.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026-09-iran-photo-3.jpg" alt="2026-09 - iran photo 3" width="1080" height="1350" class="aligncenter size-full wp-image-199624" /></p>
<p>« Le recours au pouvoir de l’État pour déposséder des familles bahá’íes est d’autant plus révoltant que les mêmes autorités qui saisissent les biens contrôlent aussi les tribunaux, les services de sécurité et les mécanismes chargés de statuer sur leur restitution, alors que les bahá’ís, déjà privés de droits civils et sociaux fondamentaux, disposent de très peu de recours effectifs », a déclaré Mme Fahandej. « Économies personnelles et familiales, véhicules, biens domestiques, matériel professionnel, instruments de musique et même jouets d’enfants ont été confisqués. Le pouvoir même de l’État, qui devrait protéger les citoyens et leurs biens, est au contraire utilisé pour les en déposséder. »</p>
<p>Les conséquences économiques sont dévastatrices. Déjà exclus de l’enseignement universitaire et de la fonction publique — des mesures conçues pour ruiner économiquement la communauté —, les bahá’ís voient désormais l’État s’employer à démanteler et détruire les modestes moyens de subsistance que leurs familles ont mis des décennies à bâtir. Des années de travail peuvent être anéanties en une seule perquisition. Le préjudice se propage ensuite à l’ensemble de la famille — conjoints, enfants, parents âgés et autres personnes à charge —, laissant les foyers financièrement exposés, économiquement exsangues et démunis pour reconstruire ce que l’État leur a pris.</p>
<p>Ces saisies constituent la dernière manifestation en date d’une politique de persécution économique vieille de plusieurs décennies. Depuis 1979, les autorités iraniennes confisquent systématiquement les maisons, terres agricoles, entreprises et autres biens appartenant à des bahá’ís, se servant des tribunaux et des organes de l’État pour déposséder une communauté religieuse que l’État refuse de reconnaître.</p>
<p>Ces dernières années, les autorités ont de plus en plus invoqué l’article 49 de la Constitution iranienne — une disposition censée permettre à l’État de récupérer des richesses acquises par des moyens illicites — pour confisquer des maisons, terres, entreprises, véhicules et comptes bancaires bahá’ís pourtant parfaitement légitimes. Aucune preuve ni aucun fondement juridique n’a jamais été présenté pour justifier ces confiscations, perquisitions et arrestations. Les biens saisis dans le cadre de procédures fondées sur l’article 49 peuvent être transférés à l’Exécution de l’ordre de l’imam Khomeiny, une entité placée sous l’autorité directe du guide suprême iranien. Des milliers de biens bahá’ís ont été confisqués ou expropriés au cours des quarante dernières années. Les bahá’ís ont maintes fois cherché à obtenir réparation par voie judiciaire, sans résultat, les familles se retrouvant à devoir réclamer la restitution de leurs biens aux mêmes institutions étatiques responsables de leur confiscation.</p>
<p><img src="https://www.bahai.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026-09-iran-photo-4.jpg" alt="2026-09 - iran photo 4" width="1080" height="1350" class="aligncenter size-full wp-image-199625" /></p>
<p>« La Communauté internationale bahá’íe appelle le gouvernement iranien à cesser d’utiliser abusivement le pouvoir de l’État pour s’emparer des biens, des propriétés et des moyens de subsistance des bahá’ís. Ces pratiques infâmes, menées depuis des décennies, doivent cesser. Le gouvernement doit au contraire remplir son devoir le plus sacré : protéger ses citoyens, garantir leurs droits et préserver leurs domiciles et leurs biens », a déclaré Mme Fahandej.</p>
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		<title>Le Qatar expulse quatre bahá’ís – et contraint leurs proches à quitter le pays – dans le cadre d’une nouvelle vague d’épuration religieuse</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 09:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Persécutions]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>Paris, le 26 août 2026 -</strong> La discrimination exercée par le Qatar à l’encontre de sa minorité bahá’íe pacifique a pris une tournure particulièrement grave cette semaine, avec l’annonce de l’expulsion illégitime et injuste de deux personnalités bahá’íes du Qatar et de l’expulsion imminente de deux autres.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.bahai.fr/wp-content/uploads/2026/08/salwa-canal-saudi-ar-qatar-en_0.jpeg" alt="salwa-canal-saudi-ar-qatar-en_0" width="800" height="500" class="aligncenter size-full wp-image-199615" /></p>
<p>Paris, le 26 août 2026 &#8211; La discrimination exercée par le Qatar à l’encontre de sa minorité bahá’íe pacifique a pris une tournure particulièrement grave cette semaine, avec l’annonce de l’expulsion illégitime et injuste de deux personnalités bahá’íes du Qatar et de l’expulsion imminente de deux autres.</p>
<p>Ces quatre personnes, dont l’identité ne peut être révélée pour l’instant, occupent ou ont occupé des fonctions administratives bénévoles au sein d’institutions œuvrant pour le bien-être de la communauté bahá’íe du Qatar. Leur expulsion constitue une attaque des autorités qataries contre la communauté bahá’íe et fait suite à l’expulsion, l’année dernière, de Wahid Bahji, ainsi qu’au harcèlement et à la détention de Remy Rowhani — alors même que la plupart des pays arabes voisins s’engagent de plus en plus en faveur de la tolérance religieuse et de la coexistence au sein de leurs sociétés.</p>
<p>« J’ai le cœur brisé à l’idée de quitter le pays où j’ai toujours vécu », a confié l’un des bahá’ís à la Communauté internationale bahá’íe (BIC), sous couvert d’anonymat.</p>
<p>Aucun document officiel n’a été délivré concernant ces expulsions et les quatre bahá’ís ont simplement été informés oralement qu’il s’agissait d’une question d’« ordre public », sans aucune explication.</p>
<p>À eux quatre, ils ont également six personnes à charge et cumulent 162 ans de résidence au Qatar.</p>
<p>Tous les résidents et citoyens du Qatar sont tenus de s’inscrire sur une application mobile du ministère de l’Intérieur qui leur permet d’accéder aux services publics et de gérer leurs démarches administratives. Depuis plusieurs semaines, les quatre bahá’ís se voient refuser l’accès à la section de l’application consacrée aux titres de séjour et, lorsqu’ils ont cherché à résoudre ce problème, ils ont été informés oralement que leurs titres de séjour étaient révoqués et qu’ils devaient quitter le pays.</p>
<p>L’absence de tout document officiel d’expulsion empêche ces personnes de suivre l’évolution de leur dossier auprès des autorités qataries, de demander l’asile à l’étranger ou de solliciter l’aide d’organisations internationales de défense des droits de l’homme.</p>
<p>« Nous sommes bouleversés et indignés que ces quatre bahá’ís — dont la quasi-totalité a vécu au Qatar toute leur vie, et dont les familles y sont installées depuis plusieurs générations — soient déracinés et dépossédés de manière aussi brutale », a déclaré le Dr Saba Haddad, représentante du BIC auprès des Nations unies à Genève. « Le Qatar est leur seule patrie, et ils s’y sont consacrés pleinement pendant des décennies, en contribuant à la société, en créant des entreprises et en éduquant la prochaine génération. »</p>
<p>« Expulser ces quatre personnes du Qatar de cette manière honteuse, sans même leur remettre de documents officiels, va détruire leur vie, celle de leurs six personnes à charge, et avoir des répercussions sur des centaines de personnes avec lesquelles elles entretiennent des liens à travers tout le pays », a déclaré le Dr Haddad.</p>
<p>Deux de ces bahá’ís, un couple marié, ont deux enfants en âge scolaire et deux parents âgés, infirmes et handicapés. Les parents ont déjà été contraints de quitter le pays et sont donc séparés de leur fille, qui est leur principale aidante.</p>
<p>« Le plus douloureux dans ce départ, c’est de savoir que je vais être séparée de mes parents », a déclaré cette personne. « C’était moi qui les emmenais chez le médecin, qui m’occupais d’eux quand ils avaient besoin de moi et qui veillais à ce qu’ils aillent bien. Et aujourd’hui, l’une de mes plus grandes craintes est de ne pas être là quand ils auront le plus besoin de moi. »</p>
<p>La mère d’un autre membre de ce groupe de quatre personnes — qui souffre d’une grave déficience visuelle et nécessite des soins médicaux constants — a également été contrainte de quitter le Qatar, car son permis de séjour est parrainé par son fils et ne peut plus être maintenu. De plus, un neveu de cette personne, dont le père est décédé et enterré au Qatar, perdra sa principale source de revenus si son oncle est expulsé.</p>
<p>Plus de 20 familles bahá’íes, soit environ 100 personnes, ont été contraintes de quitter le Qatar au cours des 15 dernières années, dans le cadre d’une campagne menée sans relâche par le gouvernement pour éliminer les bahá’ís du pays. Les promesses faites par les autorités de résoudre ces cas se sont révélées vaines.</p>
<p>« Ces expulsions dramatiques sont inconciliables avec les nombreuses années de service que les bahá’ís ont rendues au Qatar », a déclaré le Dr Haddad. « Contraindre des personnes âgées et infirmes à l’exil va également à l’encontre de l’engagement affiché par le Qatar en faveur de la protection des familles, des personnes âgées et des personnes handicapées. Les préjugés et les malentendus de la part de certains responsables qatariens ont influencé la politique au point que ces individus et leurs familles subissent aujourd’hui un préjudice profond. »</p>
<p>« Nous espérons que les autorités du Qatar reconsidéreront ces mesures et régleront cette affaire avec justice et compassion », a-t-elle ajouté.</p>
<p>De son côté, ce bahá’í, évoquant le moment où les représentants du gouvernement lui ont signifié oralement sa décision d’expulsion, a déclaré au BIC : « Comment dire adieu à un lieu qui représente toute votre vie ? Comment accepter qu’un endroit que vous n’auriez jamais pensé devoir quitter ne soit peut-être plus un lieu où vous pourrez un jour revenir ? »</p>
<p>« Le Qatar restera toujours ma patrie, peu importe où la vie me mènera », a ajouté cette personne. « Une partie de mon cœur, de mon enfance, de mes souvenirs et de ma vie y restera à jamais. Partir, ce n’est pas seulement dire adieu à un pays : c’est comme dire adieu à toute une vie. »</p>
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