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	<title>Bahá&#039;ís de France - Site officiel</title>
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	<description>Au sein des quartiers et des villages de France, les bahá’ís s’efforcent de contribuer au bien-être et au progrès de la société, aux côtés de personnes qui partagent cette même volonté.</description>
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		<title>Entretiens : Partout en Papouasie-Nouvelle-Guinée, la prière et la consultation rythment la vie quotidienne</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 09:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, le 11 septembre 2026 -</strong> Ce podcast analyse comment des principes spirituels renforcent l’unité, la participation et la responsabilité partagée dans les communautés de Papouasie-Nouvelle-Guinée.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="100%" height="400" src="https://www.youtube.com/embed/4ww_ZLiW56I" title="In Conversation: Across Papua New Guinea, prayer and consultation shape everyday life" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, le 11 septembre 2026 &#8211; Dans un nouveau podcast de la série <em>Entretiens</em>, des invités venus de toute la Papouasie-Nouvelle-Guinée discutent de la manière dont la prière, la consultation et l’action au quotidien façonnent la manière dont les communautés font face aux défis sociaux.</p>
<p><iframe width="100%" height="100" scrolling="no" frameBorder="no" allow="autoplay" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/2398579707&amp;color=%2221484057&amp;inverse=false&amp;auto_play=false&amp;show_user=false&amp;sharing=true&amp;download=trueamp;auto_play=false"></iframe><br />
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<p>Ils ont expliqué comment les principes de consultation, d’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que d’intégration de la prière et du service, aident les communautés à identifier les besoins de leurs quartiers et à y répondre, qu’il s’agisse d’élargir la participation aux prises de décisions locales ou de relever ensemble les défis sociaux avec les jeunes.</p>
<p>Jalal Mills, qui était membre du Corps continental de conseillers pour l’Australasie au moment de cet entretien, a expliqué comment, un peu partout en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le souci du bien-être de la communauté est de plus en plus pris en compte par tous, jeunes et moins jeunes, particuliers et institutions confondus.</p>
<p>C’était particulièrement flagrant à Hohola, une banlieue de Port Moresby où l’éducation des enfants était devenue une initiative collective. « Tous les habitants de la rue se mobilisent », a-t-il déclaré, unis par « un objectif commun ».</p>
<p>Marylouise Michael, membre du Corps auxiliaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a raconté comment tout cela a commencé avec une voisine qui, inspirée par sa participation à l’<a href="https://news.bahai.org/fr/story/1734/house-of-worship-inaugurated-in-png" title="« Un phare de lumière et d’espoir » : Inauguration de la maison d’adoration bahá’íe en Papouasie-Nouvelle-Guinée" target="_blank">inauguration de la maison d’adoration</a>, s’était demandé comment elle pourrait contribuer à l’éducation des enfants de son quartier : « Elle est rentrée chez elle, a pris des cartons, a rédigé des affiches et les a placées devant la cantine. » Ces affiches ont suscité la participation de la communauté à des cours d’éducation morale et spirituelle.</p>
<p>Au fil du temps, les voisins, qui étaient au départ sceptiques quant à ces cours, sont devenus des partisans et des contributeurs enthousiastes après avoir constaté les progrès et le développement des enfants qui y participaient. Le groupe initial s’est développé pour en former deux, a expliqué Mme Michael : l’un le matin pour les enfants qui n’étaient pas encore scolarisés, et l’autre l’après-midi pour les plus âgés, qui fréquentaient l’école primaire du quartier. Suite à cette expansion, les cours ont dû être dispensés dans une petite structure construite en bord de rue, où elle se trouve toujours, ouverte et accueillante.</p>
<p>Benedine Lavu, une autre membre du Corps auxiliaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a expliqué comment, dans son village de Moria, les lundis avaient pris une place importante dans la vie de la communauté. Chaque semaine, l’Assemblée spirituelle locale et le conseil du village organisent un espace de prise de décisions collective auquel chaque membre de la communauté participe activement, « en se concertant et en réfléchissant à la manière dont nous travaillons ensemble pour transformer la communauté », a-t-elle déclaré.</p>
<p>Pour décrire l’ambiance qui règne lors de ces réunions, Mme Lavu a expliqué : « Nous nous considérons tous comme une seule et même famille. Il s’agit de transformer notre village en un lieu paisible où nous puissions vivre ensemble. »</p>
<p>Reconnaissant que façonner un nouveau modèle de vie communautaire n’était pas sans difficulté, Bererin Barnabas, un autre membre du Corps auxiliaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a précisé : « Lorsque nous entreprenons quelque chose de nouveau, nous rencontrons des défis » pour déterminer « à quoi pourrait ressembler cet environnement ».</p>
<p>Il a évoqué le modèle d’action communautaire qui s’est ancré à Daga, sa propre localité. M. Barnabas a expliqué comment les initiatives éducatives de la communauté bahá’íe offrent aux personnes de tous âges un cadre structuré pour servir leur village, qu’il s’agisse d’enrichir l’éducation au sein de la communauté, d’organiser des opérations de nettoyage le long des berges de la rivière ou, durant la pandémie, de collaborer avec le centre de santé local pour sensibiliser les familles aux questions de santé publique.</p>
<p>Ce qui a permis de soutenir ces efforts, a indiqué M. Barnabas, c’est une habitude commune de prière : « La prière est la nourriture de l’âme. Où que vous alliez à Daga, vous trouverez cet esprit de dévotion. » </p>
<p>Ce podcast s’inscrit dans la série <em>Entretiens</em>, une exploration collective menée par plusieurs personnes sur l’application concrète des principes bahá’ís à l’édification de sociétés pacifiques.</p>
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		<title>« Éclairés par l’unité » : Se percevoir les uns les autres à la lumière de notre commune humanité</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 09:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>WASHINGTON, D.C., le 8 septembre 2026 -</strong> Des années de débats au niveau national aux États-Unis aboutissent à la création d’un site web et une publication offrant des pistes pour surmonter les préjugés raciaux.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1789716932-illumined-by-oneness-seeing-one-another-in-light-shared-humanity-00.jpg?ar64=Mzoy&#038;auto=format&#038;fit=crop&#038;w=1280" width="1280" height="853" class="alignnone" /></p>
<p>WASHINGTON, D.C., le 8 septembre 2026 &#8211; Alors que le débat national sur les injustices raciales aux États-Unis se polarise de plus en plus, la religion peut apporter un éclairage particulier dans un tel contexte. Au cours de l’histoire, la religion a tantôt divisé les gens, tantôt les a rapprochés. Ce qu’elle apporte ici, c’est une manière de considérer les êtres humains non pas à travers les clivages qui les séparent, mais à travers la réalité spirituelle qu’ils partagent.</p>
<p>Cette conviction a guidé une série de débats qui se sont étalés sur cinq ans, organisés par le Bureau bahá’í des affaires publiques des États-Unis. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre des efforts plus larges déployés par les bahá’ís de ce pays pour favoriser l’harmonie sociale, efforts qui comprennent également <a href="https://news.bahai.org/fr/story/1877/a-common-endeavor-seeking-spiritual-foundations-of-americas-future" title="Un projet commun : À la recherche des fondements spirituels de l’avenir de l’Amérique" target="_blank">les rencontres récemment organisées</a> par le bureau pour marquer le 250e anniversaire des États-Unis. Ces initiatives visent à analyser la manière dont les gens peuvent œuvrer ensemble à l’épanouissement de leur société.</p>
<p>Les enseignements tirés des discussions menées au cours des cinq dernières années ont désormais été rassemblés dans une nouvelle publication intitulée <em>Illumined by Oneness: Resources and Reflections from a Multifaith Dialogue on Overcoming Racism</em> [Éclairés par l’unité : Ressources et réflexions issues d’un dialogue interconfessionnel sur la lutte contre le racisme], accompagnée d’un <a href="https://illuminedbyoneness.bahai.us/home" title="Illumined by Oneness" target="_blank">site web</a>.</p>
<p>Cet ouvrage rassemble une synthèse des idées issues des échanges au sein d’un groupe d’acteurs sociaux, ainsi que de documents de réflexion et d’essais antérieurs datant de janvier 2017, période marquée par des divisions accrues autour de l’injustice raciale aux États-Unis. Ces documents sont proposés comme une ressource pour ceux qui souhaitent engager des discussions similaires dans leur propre contexte.</p>
<p>Organisé en collaboration avec le Programme d’études sur la paix et la justice et l’Institut de recherche sur les politiques et d’études catholiques de l’Université catholique d’Amérique, à Washington, D.C., ce forum, qui existe depuis de nombreuses années, a réuni des dirigeants et des représentants d’organisations religieuses nationales issues d’un large éventail de communautés confessionnelles.</p>
<p>Dès le départ, ces rencontres constituaient des espaces informels propices à des échanges ouverts et approfondis. Chaque réunion trimestrielle s’articulait autour d’un document de réflexion préparé par le Bureau des affaires publiques ; ce texte était lu à haute voix en commun, puis examiné en petits groupes et en séance plénière. Ces documents abordaient des thèmes tels que l’identité, la justice et l’unité, le matérialisme, les récits historiques, les médias et leur capacité à renforcer ou à remettre en question les préjugés raciaux, ainsi que le rôle particulier que la religion peut jouer pour surmonter les divisions.</p>
<p>« La communauté bahá’íe américaine s’est, dès ses débuts, considérée comme ayant pour mission de promouvoir l’unité et de lutter contre les divisions raciales », a déclaré Selvi Adaikkalam Zabihi, membre du bureau, lors d’un entretien avec le <em>News Service</em>. « Les enseignements bahá’ís affirment que le racisme doit être surmonté et relégué au passé. »</p>
<p>Mme Zabihi a expliqué que cette publication s’inscrit dans le cadre des efforts plus larges déployés par le Bureau pour contribuer au débat sur le renouveau spirituel au sein de la société américaine. « Depuis un certain temps, a-t-elle déclaré, on part du principe que la science et la pensée rationnelle suffisent à elles seules à créer des sociétés saines. Mais nous constatons que le matérialisme ne peut nous mener là où nous devons aller. Cela soulève à nouveau la question du rôle de la religion dans l’établissement des fondements d’une société juste, de la stabilité, de la paix et de la prospérité. »</p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1789716563-illumined-by-oneness-seeing-one-another-in-light-shared-humanity-01.jpg?dpr=0.75" width="2304" height="1536" class="alignnone" /></p>
<p><strong>Une blessure pour l’ensemble de la société</strong></p>
<p>Dans l’un des documents de réflexion du forum consacrés au thème de l’identité, l’unité de l’humanité est décrite non pas simplement comme une aspiration, mais comme « l’expression de notre réalité sous-jacente ». De ce point de vue, l’inégalité raciale ne porte pas seulement atteinte aux personnes directement opprimées ; elle constitue une blessure infligée à l’ensemble du corps social, dont le bien-être découle de celui de chacune de ses parties. Par conséquent, le travail nécessaire pour la surmonter exige bien plus qu’une réforme des lois et des institutions. Il faut créer les conditions permettant aux individus de percevoir, de réfléchir et d’agir à la lumière de leur commune humanité.</p>
<p>Dans l’un des documents de discussion du forum sur le thème de l’identité, l’unité de l’humanité est décrite non pas simplement comme une aspiration, mais comme « une expression de notre réalité sous-jacente ». Dans cette perspective, l’inégalité raciale ne constitue pas seulement un préjudice pour ceux qui en souffrent directement. C’est une blessure infligée à l’ensemble de la société, dont le bien-être découle de celui de chacune de ses parties. Pour y remédier, il ne suffit donc pas de corriger les conditions extérieures. Cela nécessite de créer des conditions dans lesquelles les gens peuvent percevoir, réfléchir et agir à la lumière de leur commune humanité.</p>
<p>Cette conviction a façonné la méthodologie du forum. Le Bureau explique dans l’introduction du livre que, si les structures et les comportements doivent évoluer, le racisme ne pourra être pleinement combattu tant que les schémas de pensée sous-jacents n’auront pas eux aussi changé. Les discussions ont donc cherché à examiner les présupposés spirituels, les récits et les conceptions de l’identité humaine qui, soit entretiennent la division, soit rendent l’unité possible.</p>
<p>Mat Cotton, membre du Bureau, a décrit cela comme l’une des contributions majeures du forum. « Notre société est confrontée à de nombreuses questions liées à l’injustice raciale, a-t-il déclaré, mais cet espace a permis une réflexion approfondie sur leurs dimensions spirituelles. Sans cette composante spirituelle, il y a un vide dans notre capacité à aborder ces questions et à répondre aux préoccupations qu’elles soulèvent. »</p>
<p>Il a utilisé l’image d’une lampe et de sa lumière. « Nous pouvons nous efforcer de fabriquer une lampe parfaite, a-t-il dit, mais elle ne nous sera guère utile si nous n’apprenons pas à la remplir de lumière. »</p>
<p>« De la même manière, a poursuivi M. Cotton, les structures d’une société, aussi bien conçues soient-elles, restent obscures tant qu’elles ne sont pas éclairées par l’amour, la fraternité et une finalité spirituelle. »</p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1789716626-illumined-by-oneness-seeing-one-another-in-light-shared-humanity-02.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<blockquote><p>« Les structures d’une société, aussi bien conçues soient-elles, restent obscures tant qu’elles ne sont pas éclairées par l’amour, la fraternité et une finalité spirituelle. »<br />
<em>Mat Cotton, membre du Bureau bahá’í des affaires publiques des États-Unis</em></p></blockquote>
<p><strong>Là où les relations ont été mises à l’épreuve et renforcées</strong></p>
<p>Dans la préface de l’ouvrage, rédigée par William A. Barbieri Jr. de l’Université catholique, qui a coanimé ce dialogue à ses débuts, ces rencontres sont décrites comme un « lieu d’apprentissage, d’introspection, d’échange et de partage » entre collègues issus de différentes traditions religieuses. Au fil du temps, écrit-il, le forum est devenu une « précieuse source de camaraderie ».</p>
<p>Le forum a favorisé une dynamique de croissance collective lorsqu’il s’est temporairement déplacé en ligne après le meurtre de George Floyd en 2020, constituant alors un « espace essentiel pour le partage d’informations, la consultation et les liens émotionnels ».</p>
<p>Les participants ont mis en place des pratiques qui ont contribué à instaurer la confiance au fil du temps : partager des repas, commencer les séances par un débat ouvert au cours duquel chacun pouvait exprimer ce qu’il avait à cœur et, à la suite d’un échange difficile entre deux participants, le groupe a commencé à visiter des musées ensemble afin de développer une compréhension commune des histoires liées aux différents milieux qu’ils représentent.</p>
<p>Ces pratiques ont permis d’éviter que le dialogue ne se réduise à un simple échange de points de vue. Le forum est ainsi devenu un cadre propice au renforcement des relations, tandis que les idées étaient mises à l’épreuve, affinées et approfondies.</p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1789716664-illumined-by-oneness-seeing-one-another-in-light-shared-humanity-03.jpg?dpr=0.75" width="2304" height="1536" class="alignnone" /></p>
<p><strong>Justice, unité et une nouvelle conception du pouvoir</strong></p>
<p>Au bout de cinq ans, les participants se sont réunis pour distiller les idées les plus marquantes issues de ces échanges et les rassembler dans un document de synthèse, désormais inclus dans l’ouvrage. Mme Zabihi a qualifié ce processus de « belle expérience consistant à formuler des idées qui semblaient substantielles et profondes et auxquelles des personnes de confessions et d’horizons différents pouvaient s’identifier ».</p>
<p>« Ce n’était pas le plus petit dénominateur commun, a-t-elle précisé. C’était quelque chose de plus que cela. Et, en même temps, cela semblait familier aux participants. »</p>
<p>Parmi les thèmes qui se sont imposés avec une force particulière figure l’indissociabilité de la justice et de l’unité. Ces documents rejettent l’idée selon laquelle l’unité pourrait être atteinte en faisant abstraction de l’injustice, tout en remettant en question les approches qui s’appuient sur la confrontation et le conflit comme principaux vecteurs de changement. Dans cette perspective, la justice est le moyen par lequel l’unité devient réalité, tandis que l’unité confère à la justice son horizon ultime. Ces documents concilient ces deux vérités : les identités des personnes victimes de préjugés doivent être reconnues et affirmées, alors que l’humanité apprend à percevoir l’identité plus profonde qu’elle a en partage.</p>
<blockquote><p>« Quelle force cela confère, a-t-elle déclaré, de considérer le pouvoir non pas comme une forme de domination, accaparée par quelques-uns et exercée sur les autres, mais comme quelque chose d’accessible à tous. »<br />
<em>Selvi Adaikkalam Zabihi, membre du Bureau bahá’í des affaires publiques des États-Unis</em></p></blockquote>
<p>Un autre thème qui s’est imposé est la nécessité de repenser les notions de pouvoir. Mme Zabihi a indiqué que cette idée avait suscité un vif enthousiasme lorsqu’elle a été présentée aux participants. « Quelle force cela confère, a-t-elle déclaré, de considérer le pouvoir non pas comme une forme de domination, accaparée par quelques-uns et exercée sur les autres, mais comme quelque chose d’accessible à tous. Il existe des formes de pouvoir à la portée de chacun d’entre nous qui peuvent contribuer à bâtir un nouvel ordre social juste : le pouvoir de l’amour, le pouvoir d’agir ensemble dans l’unité et le pouvoir du sacrifice. »</p>
<p>Cette conception du pouvoir a également influencé l’approche du forum en matière de changement social. Mme Zabihi a fait remarquer que les efforts visant à lutter contre le racisme sont souvent décrits en termes de démantèlement des structures injustes. « Bien sûr, c’est un travail que la société doit accomplir, a-t-elle expliqué. Mais d’un point de vue bahá’í, d’un point de vue bahá’í une partie du travail consiste à bâtir une nouvelle réalité en édifiant quelque chose qui incarne l’unité. »</p>
<p>Cette orientation constructive, a-t-elle poursuivi, s’étend « du niveau individuel jusqu’aux plus grandes structures de la société » : de nouvelles manières d’être pour les individus et les enfants, de nouveaux modèles de relations, de nouvelles façons de mettre en pratique les vertus avec les autres et de nouvelles formes d’institutions capables de répondre aux besoins de la société.</p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1789716718-illumined-by-oneness-seeing-one-another-in-light-shared-humanity-04.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p>« C’est un exercice de pouvoir, a-t-elle indiqué. Ce n’est pas le pouvoir de démanteler quelque chose. C’est le pouvoir de bâtir quelque chose de nouveau, capable, à terme, de transcender les anciennes structures qui ne favorisent pas la justice. »</p>
<p>P. J. Andrews, membre du Bureau, a fait remarquer que les préoccupations du forum concernant les injustices raciales soulevaient une question plus large : « Quels sont les fondements spirituels et moraux dont une société a besoin pour rester soudée et aller de l’avant ? »</p>
<p>« C’est l’une des contributions que la religion peut apporter à la vie d’une nation, et cela s’inscrit dans la démarche de cette conversation. Dès le début, nous espérions que ces documents pourraient aider d’autres personnes à approfondir cette question au sein de leurs propres communautés. »</p>
<p>Se référant à cette publication, Mme Zabihi est revenue sur un enjeu central de la vie américaine. « Dans l’histoire des États-Unis, a-t-elle expliqué, le combat contre les injustices raciales a connu des avancées et des revers. Nous sommes en quête de l’esprit qui saura rassembler tout le monde autour de cette cause. »</p>
<p>« Illumined by Oneness » [Éclairés par l’unité] apporte une contribution à cette quête : un ensemble de ressources issues d’un dialogue soutenu, éprouvées au sein de relations de confiance et animées par la conviction que surmonter les clivages raciaux exige non seulement de nouvelles politiques et un nouveau langage, mais aussi un renouveau plus profond de la pensée, des relations et de l’objectif collectif.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1789716869-illumined-by-oneness-seeing-one-another-in-light-shared-humanity-05.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="2250" alt="Photos de certains des lieux où, au cours des cinq dernières années, des débats sur les injustices raciales ont eu lieu, apportant des éclairages désormais rassemblés dans la nouvelle publication « Illumined by Oneness: Resources and Reflections from a Multifaith Dialogue on Overcoming Racism » (Éclairés par l’unité : Ressources et réflexions issues d’un dialogue interconfessionnel sur la lutte contre le racisme), ainsi que sur le site web qui l’accompagne." class /><p class="wp-caption-text">Photos de certains des lieux où, au cours des cinq dernières années, des débats sur les injustices raciales ont eu lieu, apportant des éclairages désormais rassemblés dans la nouvelle publication « Illumined by Oneness: Resources and Reflections from a Multifaith Dialogue on Overcoming Racism » (Éclairés par l’unité : Ressources et réflexions issues d’un dialogue interconfessionnel sur la lutte contre le racisme), ainsi que sur le site web qui l’accompagne.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1789716888-illumined-by-oneness-seeing-one-another-in-light-shared-humanity-06.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="2250" alt="Quelques photos de « A Common Endeavor » [Un effort commun], une série d’évènements organisés par le Bureau des relations extérieures qui, en début d’année, a donné lieu à des débats sur le renouveau spirituel, la confiance sociale et l’avenir de la nation." class /><p class="wp-caption-text">Quelques photos de « A Common Endeavor » [Un effort commun], une série d’évènements organisés par le Bureau des relations extérieures qui, en début d’année, a donné lieu à des débats sur le renouveau spirituel, la confiance sociale et l’avenir de la nation.</p></div>
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		<title>L’Association pour les études bahá’íes fête ses 50 ans : L’érudition et le savoir au service du bien commun</title>
		<link>https://www.bahai.fr/lassociation-pour-les-etudes-bahaies-fete-ses-50-ans-lerudition-et-le-savoir-au-service-du-bien-commun/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 09:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.bahai.fr/?p=199628</guid>
		<description><![CDATA[<strong>OTTAWA, Canada, le 3 septembre 2026 -</strong> Pour fêter ses 50 ans, le congrès de l’<em>Association for Bahá’í Studies</em> a réuni quelque 2 100 participants pour étudier l’érudition et le savoir au service du bien commun.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="100%" height="400" src="https://www.youtube.com/embed/XZS1MFElu7Q" title="Association for Bahá’í Studies at 50: Scholarship and knowledge in service to the common good" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>OTTAWA, Canada, le 3 septembre 2026 &#8211; On imagine souvent l’érudition comme étant l’apanage des spécialistes, menée dans les universités et publiée dans des revues scientifiques. Plus de cinquante ans d’expérience au sein de l’<a href="https://www.bahaistudies.ca/" title="Association for Bahá’í Studies" target="_blank">Association pour les études bahá’íes</a> (en) (ABS) tendent à confirmer une conception plus large : chaque personne peut, d’une manière ou d’une autre, contribuer à la production de savoir et d’innombrables espaces sociaux peuvent devenir le cadre d’une recherche rigoureuse visant à acquérir des connaissances qui favorisent le bien-être humain.</p>
<p>Cette idée a été le fil conducteur du 50e congrès annuel de l’Association, qui a réuni le mois dernier quelque 2 100 participants à Ottawa. Le congrès a débuté par 16 séminaires de deux jours consacrés, entre autres, à des domaines aussi variés que la santé, la technologie, les médias, l’éducation, les arts, la santé mentale, la recherche scientifique et la participation des communautés à la recherche. Un programme parallèle, organisé par l’<a href="https://www.globalprosperity.org/" title="Institute for Studies in Global Prosperity" target="_blank">Institut d’études sur la prospérité mondiale</a> (en), a réuni des jeunes âgés de 15 à 21 ans pour réfléchir à la relation entre leurs études, leur travail, leur engagement associatif et leur contribution à la vie de la société.</p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788442773-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-01.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1272" alt="Quelque 2 100 participants se sont réunis à l’occasion du 50e anniversaire du congrès de l’Association pour les études bahá’ís, afin d’analyser comment la recherche et le savoir se mettent au service du bien commun." class /><p class="wp-caption-text">Quelque 2 100 participants se sont réunis à l’occasion du 50e anniversaire du congrès de l’Association pour les études bahá’ís, afin d’analyser comment la recherche et le savoir se mettent au service du bien commun.</p></div>
<p>Au cœur de ces efforts se trouve la raison d’être de l’Association. Shabnam Koirala-Azad, présidente du comité exécutif de l’ABS, l’a décrite comme visant à offrir aux universitaires, aux professionnels et à toute autre personne intéressée la possibilité d’intégrer, dans un dialogue approfondi, les principes issus de la révélation bahá’íe aux discours académiques et professionnels de la société, contribuant ainsi à éclairer ces domaines de l’activité humaine.</p>
<p>Todd Smith, secrétaire du comité exécutif, a souligné que cette corrélation fonctionne également dans les deux sens : s’ouvrir aux idées issues d’un corpus plus large de connaissances provenant de divers domaines peut, à son tour, approfondir la compréhension qu’ont les participants des Écrits bahá’ís.</p>
<p>S’exprimant au nom de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís des États-Unis, Saphira Rameshfar a décrit l’orientation vers la connaissance qui caractérise de plus en plus l’Association : une orientation dans laquelle la rigueur intellectuelle s’harmonise avec la perception spirituelle et les exigences du service et où la compréhension progresse grâce à la concertation.</p>
<p>La connaissance, a-t-elle déclaré, est une ressource au service du progrès de la civilisation.</p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788442987-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-02.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788442996-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-03.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443002-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-04.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443017-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-05.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443022-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-06.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="Des prestations artistiques, notamment des spectacles musicaux donnés par des enfants et de jeunes, ont ponctué le programme du congrès." class /><p class="wp-caption-text">Des prestations artistiques, notamment des spectacles musicaux donnés par des enfants et de jeunes, ont ponctué le programme du congrès.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443163-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-07.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Une participante a ouvert la conférence en chantant une prière dans sa langue maternelle." class /><p class="wp-caption-text">Une participante a ouvert la conférence en chantant une prière dans sa langue maternelle.</p></div>
<p><strong>Un domaine d’étude en expansion</strong></p>
<p>Ce cinquantième anniversaire a été l’occasion de retracer l’évolution de l’Association et de constater comment un objectif présent dès ses premières années s’est enrichi au fil du temps.</p>
<p>L’Association a été fondée en 1975 par l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, à une époque où la communauté bahá’íe canadienne cherchait à déterminer comment les idées tirées des enseignements bahá’ís pouvaient contribuer à la vie intellectuelle des universités et autres institutions d’enseignement supérieur, notamment par le biais de présentations officielles, de cours et de conférences.</p>
<p>L’année suivante, quatre-vingts personnes ont assisté à sa première conférence annuelle à Cedar Glen, à Bolton en Ontario. Dès ses débuts, l’Association s’est attachée à favoriser une réflexion intellectuelle approfondie sur les enseignements bahá’ís et sur les questions auxquelles la société est confrontée. Un programme d’édition a été mis en place presque immédiatement, ouvrant la voie à des écrits savants susceptibles de toucher également un public plus large. Des conférences et des colloques ont été organisés dans des universités, des associations étudiantes ont vu le jour, et les étudiants ont trouvé des espaces où réfléchir aux questions soulevées par leurs études à la lumière des principes bahá’ís.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443189-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-08.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1800" alt="Voici quelques-unes des premières conférences organisées par l’Association qui ont réuni des universitaires, des chercheurs et des professionnels afin d’étudier comment les enseignements bahá’ís pouvaient contribuer à la vie intellectuelle des universités et autres établissements d’enseignement supérieur." class /><p class="wp-caption-text">Voici quelques-unes des premières conférences organisées par l’Association qui ont réuni des universitaires, des chercheurs et des professionnels afin d’étudier comment les enseignements bahá’ís pouvaient contribuer à la vie intellectuelle des universités et autres établissements d’enseignement supérieur.</p></div>
<p>David Smith, qui a participé à la création de l’Association et qui a ensuite servi comme membre du Corps continental de conseillers pour l’Amérique du Nord, se souvient avoir été séduit par l’idée que des personnes en quête de réponses aux problèmes de la société et de la technologie puissent découvrir les enseignements bahá’ís dans les établissements d’enseignement supérieur. Selon lui, l’Association, est devenue « cet instrument d’apprentissage ».</p>
<p>À mesure que l’Association se développait, les voies permettant de poursuivre cet objectif se multipliaient. Son champ d’action s’est étendu à l’ensemble de l’Amérique du Nord en 1981, et le Centre d’études bahá’íes a ouvert ses portes à Ottawa l’année suivante. Au cours des années 1980, plusieurs colloques et débats ont permis de placer les perspectives bahá’íes au même niveau que d’autres courants de recherche et de pensée sociale contemporaine. La <a href="https://journal.bahaistudies.ca/online" title="The Journal of Bahá’í Studies" target="_blank"><em>Revue d’études bahá’íes</em></a>, créée en 1988, a constitué pour la recherche un autre moyen, de plus en plus rigoureux, de contribuer à la vie intellectuelle de la communauté bahá’íe et, plus largement, aux débats universitaires.</p>
<p>Au cours des décennies suivantes, les conférences, les publications, les initiatives sur les campus et les échanges universitaires ont pris des formes diverses. Pourtant, la finalité qui les animait n’a cessé de s’approfondir : comment les idées issues de la révélation de <a href="https://www.bahai.org/fr/bahaullah" title="Bahá’u’lláh – L’éducateur divin" target="_blank">Bahá’u’lláh</a> pouvaient-elles contribuer à la quête de savoir de l’humanité ?</p>
<p>Roshan Danesh, ancien membre du comité exécutif, a décrit une autre dimension importante de la contribution initiale de l’Association. À une époque où les travaux universitaires sur la foi bahá’íe en dehors des contextes persan et arabe étaient encore limités, l’Association a contribué à créer des cadres permettant à ces travaux de se développer et de s’inscrire dans des débats intellectuels plus larges. Dès ses débuts, a-t-il précisé, l’Association allait au-delà de l’étude de la foi bahá’íe elle-même pour établir des liens entre les enseignements bahá’ís et la pensée contemporaine.</p>
<p>Cette orientation s’est traduite par des publications, des conférences et des échanges avec des penseurs issus de diverses disciplines. M. Danesh a souligné que ces premières initiatives avaient contribué à établir des « points de convergence » entre la pensée bahá’íe et des domaines de connaissance plus vastes. Les approches plus participatives observées aujourd’hui, a-t-il précisé, s’appuient sur ces travaux antérieurs visant à examiner comment de tels liens pouvaient être établis.</p>
<p>Pierre-Yves Mocquais, un autre ancien membre du comité exécutif de l’ABS et aujourd’hui professeur émérite à l’université de Calgary, a mis en avant une caractéristique qui ressort au fil de ces décennies : « Ce qui me semble remarquable à propos de l’Association pour les études bahá’íes, c’est le fait qu’elle n’ait cessé d’expérimenter. »</p>
<p>De nouvelles approches ont vu le jour à la suite de consultations menées avec les institutions bahá’íes, alors que l’Association s’efforçait de comprendre comment son travail pouvait s’adapter à l’évolution des besoins.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443246-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-09.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Saphira Rameshfar (à gauche), s’exprimant au nom de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís des États-Unis, et Hoda Farahmandpour (à droite), s’exprimant au nom de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, lors de la séance plénière d’ouverture du congrès." class /><p class="wp-caption-text">Saphira Rameshfar (à gauche), s’exprimant au nom de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís des États-Unis, et Hoda Farahmandpour (à droite), s’exprimant au nom de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, lors de la séance plénière d’ouverture du congrès.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443254-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-10.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Les intervenants se sont adressés aux participants lors de la séance plénière d’ouverture du congrès. En haut, de gauche à droite : Karen McKye, secrétaire de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, et Shabnam Koirala-Azad, présidente du comité exécutif de l’ABS. En bas, de gauche à droite : Mariam Ashtiani, membre du comité exécutif de l’ABS, et Todd Smith, secrétaire du comité exécutif de l’ABS." class /><p class="wp-caption-text">Les intervenants se sont adressés aux participants lors de la séance plénière d’ouverture du congrès. En haut, de gauche à droite : Karen McKye, secrétaire de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, et Shabnam Koirala-Azad, présidente du comité exécutif de l’ABS. En bas, de gauche à droite : Mariam Ashtiani, membre du comité exécutif de l’ABS, et Todd Smith, secrétaire du comité exécutif de l’ABS.</p></div>
<p>Cette évolution ne s’est donc pas limitée à une simple question d’échelle. Elle a impliqué le fait de repenser la nature même des espaces où se déroule la recherche universitaire.</p>
<p>Julia Berger, qui a également siégé auparavant au comité exécutif, a évoqué les premières initiatives au cours desquelles plusieurs personnes issues d’un domaine similaire se réunissaient dans le cadre de ce qu’on appelle des « discussions en bocal », au cours desquelles chacun réfléchit à voix haute à des questions relatives à sa discipline à travers le prisme des principes et de l’expérience bahá’ís.</p>
<p>Mme Berger a qualifié ce qui a suivi d’« engagement inébranlable et tenace en faveur de l’itération et de la réflexion ». Ces débuts relativement modestes ont progressivement donné lieu à des séminaires plus intensifs qui se tiennent désormais tout au long de l’année et avant le congrès annuel.</p>
<p>M. David Smith a également évoqué l’évolution d’une culture de conférence axée principalement sur les exposés vers des formats dans lesquels les participants s’impliquent eux-mêmes plus activement dans une réflexion approfondie. Apprendre à apprendre, a-t-il déclaré, est une compétence que l’Association est de plus en plus à même de favoriser.</p>
<p>Une autre étape importante de ce processus continu a été franchie en 2013 avec les <a href="https://www.bahai.org/library/authoritative-texts/the-universal-house-of-justice/messages/20130724_001/1#762007903" title="24 July 2013 – The National Spiritual Assembly of the Bahá’ís of Canada" target="_blank">directives</a> (en) adressées à l’Assemblée spirituelle nationale du Canada par la Maison universelle de justice. Celles-ci encourageaient la mise en place de cadres permettant à des personnes issues de disciplines universitaires similaires d’examiner les discours dominants dans leurs domaines respectifs et soulignaient la contribution que l’Association pourrait apporter à mesure que les nouvelles générations s’orientaient vers divers domaines de l’activité humaine.</p>
<p>À cette époque, les capacités développées grâce aux initiatives locales de la communauté bahá’íe mondiale, en matière d’action et de réflexion systématiques, de consultation et d’application des principes spirituels à la réalité sociale, trouvaient de plus en plus leur expression dans les approches de l’Association.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443369-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-11.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="La table ronde intitulée « Cultiver un écosystème d’apprentissage : Cinquante ans de l’Association pour les études bahá’íes » s’est tenue le premier jour du congrès. De gauche à droite : Derik Smith, Mariam Ashtiani, Jasmine Miller Kleinhenz, Todd Smith, Andres Shahidinejad et Shabnam Koirala-Azad, membres du comité exécutif de l’ABS." class /><p class="wp-caption-text">La table ronde intitulée « Cultiver un écosystème d’apprentissage : Cinquante ans de l’Association pour les études bahá’íes » s’est tenue le premier jour du congrès. De gauche à droite : Derik Smith, Mariam Ashtiani, Jasmine Miller Kleinhenz, Todd Smith, Andres Shahidinejad et Shabnam Koirala-Azad, membres du comité exécutif de l’ABS.</p></div>
<p>« L’évolution de l’Association est le reflet direct des capacités qui se développent au sein de la communauté bahá’íe en dehors de l’ABS », a déclaré Mariam Ashtiani, sociologue et membre du comité exécutif.</p>
<p>Elle a expliqué que les expériences issues d’initiatives de renforcement de la communauté et d’action sociale apportent un éclairage sur la manière dont les principes spirituels peuvent être appliqués à la réalité quotidienne plutôt que de rester au stade de l’abstraction. Les habitudes de consultation, d’apprentissage et de réflexion développées grâce à ces expériences ont, à leur tour, enrichi la manière dont les participants abordent les questions dans leurs domaines académiques et professionnels.</p>
<p>Un exemple illustre comment ce mode de recherche en pleine évolution peut se développer au fil du temps. M. Todd Smith a décrit un groupe de lecture créé pour étudier l’œuvre d’un philosophe des sciences. Ce groupe s’est finalement transformé en un projet d’écriture collaborative réunissant sept participants qui se sont rencontrés régulièrement pendant plusieurs années, révisant mutuellement leurs résumés, leurs plans et leurs ébauches successives, tout en s’inspirant des réflexions issues de séminaires plus larges. Ce processus a abouti à la publication de six essais dans deux numéros de <a href="https://journal.bahaistudies.ca/online" title="The Journal of Bahá’í Studies" target="_blank"><em>The Journal of Bahá’í Studies</em></a> (en).</p>
<p>L’objectif, a souligné M. Smith, allait bien au-delà de la simple publication. Les participants apprenaient à « s’entraider pour élaborer leurs essais respectifs », insufflant ainsi un esprit de collaboration et de concertation au cœur même du processus de recherche.</p>
<p>M. Ashtiani a déclaré que « le congrès a toujours été considérée comme le principal vecteur » des travaux de l’Association. Il est devenu de plus en plus un « point d’inflexion » où convergent les axes de réflexion menés tout au long de l’année.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443396-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-12.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Une table ronde, intitulée « Cultiver la vie intellectuelle : Contribuer au discours dans les sciences biologiques », a été organisée le dernier jour du congrès. De gauche à droite : Jasmine Miller-Kleinhenz, maître de conférences en santé publique au Centre médical de l’université du Mississippi ; Bayan Toloubadei, scientifique biomédicale et spécialiste des technologies ; Tara Raam, neuroscientifique et chercheuse postdoctorale ; Sujaya Neupane, neuroscientifique et chercheuse postdoctorale ; et Yasmine Ayman, doctorante en neurosciences à l’université d’Harvard." class /><p class="wp-caption-text">Une table ronde, intitulée « Cultiver la vie intellectuelle : Contribuer au discours dans les sciences biologiques », a été organisée le dernier jour du congrès. De gauche à droite : Jasmine Miller-Kleinhenz, maître de conférences en santé publique au Centre médical de l’université du Mississippi ; Bayan Toloubadei, scientifique biomédicale et spécialiste des technologies ; Tara Raam, neuroscientifique et chercheuse postdoctorale ; Sujaya Neupane, neuroscientifique et chercheuse postdoctorale ; et Yasmine Ayman, doctorante en neurosciences à l’université d’Harvard.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443400-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-13.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Les intervenants de la session intitulée « Savoirs autochtones : Décrypter le paysage ». De gauche à droite : Jordan Bighorn, sous-secrétaire d’État par intérim, chargé de l’excellence en éducation autochtone au sein du gouvernement du Manitoba ; Anisa White, spécialiste des politiques publiques et gouvernementales, fondatrice de Firestone Policy Group ; Ymasumac Maranon Davis, professionnel de l’éducation ; et Michael Orona, conseiller principal auprès du département d’État américain." class /><p class="wp-caption-text">Les intervenants de la session intitulée « Savoirs autochtones : Décrypter le paysage ». De gauche à droite : Jordan Bighorn, sous-secrétaire d’État par intérim, chargé de l’excellence en éducation autochtone au sein du gouvernement du Manitoba ; Anisa White, spécialiste des politiques publiques et gouvernementales, fondatrice de <em>Firestone Policy Group</em> ; Ymasumac Maranon Davis, professionnel de l’éducation ; et Michael Orona, conseiller principal auprès du département d’État américain.</p></div>
<p>En passant en revue les dernières décennies, une autre évolution est apparue de plus en plus clairement. Duncan Hanks, collaborateur de longue date de l’Association, a décrit comment « l’apprentissage collectif et les espaces de collaboration ont commencé à s’imposer », élargissant ainsi le cercle de ceux qui pouvaient se considérer comme des participants à la recherche bahá’íe et à la production de connaissances.</p>
<p>L’Association continue de valoriser les contributions spécialisées des chercheurs, a-t-il déclaré, même si une vision plus large s’est dessinée au cours des cinquante dernières années : les professionnels et les étudiants, ainsi que toutes les autres personnes engagées dans des initiatives locales, peuvent prendre part à ce processus.</p>
<p><strong>De nouvelles perspectives sur des questions familières</strong></p>
<p>Les expériences examinées lors du colloque de cette année ont fourni des exemples concrets de la manière dont une conception élargie de la recherche universitaire et de la participation à la production des connaissances peut se concrétiser dans des domaines spécifiques.</p>
<p>« Contribuer aux discours dominants de la société, c’est réfléchir à la transformation de la manière de penser, car c’est la pensée qui façonne la pratique », a déclaré M. Ashtiani.</p>
<p>Les postulats dans des domaines concernant la nature humaine, le progrès, le pouvoir, la connaissance ou la raison d’être de la société influencent le choix des questions considérées comme importantes, la manière dont ces questions sont interprétées et les lignes d’action qui semblent raisonnables. Introduire les principes bahá’ís dans les débats au sein d’un domaine ne se limite donc pas à ajouter une terminologie spirituelle aux approches existantes. Parfois, cela peut même modifier les questions posées au départ.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443529-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-14.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Outre les séminaires et les séances plénières organisés dans le cadre du congrès, des ateliers ont permis à des participants individuels et à des groupes de présenter leurs travaux de recherche pour approfondir la discussion." class /><p class="wp-caption-text">Outre les séminaires et les séances plénières organisés dans le cadre du congrès, des ateliers ont permis à des participants individuels et à des groupes de présenter leurs travaux de recherche pour approfondir la discussion.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443546-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-15.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Au cours d’une pause de l’une des sessions de groupe du congrès." class /><p class="wp-caption-text">Au cours d’une pause de l’une des sessions de groupe du congrès.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443578-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-16.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Des participants prennent part à une discussion lors d’un des séminaires thématiques du congrès." class /><p class="wp-caption-text">Des participants prennent part à une discussion lors d’un des séminaires thématiques du congrès.</p></div>
<p><strong>Une recherche menée avec les communautés, plutôt que sur elles</strong></p>
<p>Valentina Muraleedharan, géographe et éducatrice, a contribué à animer un séminaire sur la recherche-action participative (RAP), une approche qui permet aux communautés de prendre une part active à l’analyse de leur propre réalité sociale et à la réflexion sur les réponses à apporter aux problèmes qu’elles identifient.</p>
<p>Selon elle, la recherche traditionnelle peut commencer par l’arrivée d’une personne issue du milieu universitaire au sein d’une communauté, avec une question déjà définie. S’appuyant sur les travaux des chercheurs en recherche-action participative, elle a souligné que les approches participatives admettent au contraire que les personnes vivant au sein d’une communauté possèdent une connaissance de leur propre expérience qui ne peut pas être simplement remplacée par une expertise extérieure.</p>
<p>Le principe bahá’í d’unité de l’humanité approfondit encore cette idée. Mme Muraleedharan a expliqué comment ce principe peut atténuer les idées reçues selon lesquelles il existerait une distinction figée entre le chercheur et les personnes faisant l’objet de la recherche.</p>
<p>« Il n’y a pas de distinction entre initiés et non-initiés lorsqu’il s’agit de mener des recherches au sein d’une communauté, a-t-elle déclaré. Au contraire, on se considère comme faisant partie intégrante de cette communauté et on considère les défis auxquels elle est confrontée comme ses propres défis. »</p>
<p>La participation universelle, quant à elle, a des implications sur la notion de justice dans le domaine de la recherche. Un processus juste ne peut être envisagé uniquement en fonction des résultats ou des bénéfices qui en découlent. Elle soulève également des questions quant aux personnes qui contribuent à identifier le problème, à formuler les questions, à interpréter les résultats et à déterminer les actions à entreprendre.</p>
<p>« L’identité des personnes qui participent à cette recherche revêt une importance capitale pour garantir un processus et un résultat équitables », a déclaré Mme Muraleedharan.</p>
<p>Abordée sous cet angle, la recherche peut contribuer à renforcer la capacité d’une communauté à comprendre sa propre réalité et à y faire face, plutôt que de se contenter de produire des connaissances à son sujet.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443617-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-17.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="2279" alt="Les séminaires thématiques ont permis d’approfondir un sujet particulier pendant deux jours." class /><p class="wp-caption-text">Les séminaires thématiques ont permis d’approfondir un sujet particulier pendant deux jours.</p></div>
<p><strong>De la santé individuelle à la santé d’un corps social</strong></p>
<p>Le principe d’unité a également influencé l’orientation des travaux de Jasmine Miller-Kleinhenz dans le domaine de la santé publique.</p>
<p>Mme Miller-Kleinhenz, biologiste moléculaire et membre du comité exécutif, a d’abord travaillé à la mise au point de traitements contre une forme agressive de cancer du sein qui touchait de manière disproportionnée certaines populations de femmes. Les explications couramment avancées mettaient souvent en cause l’ascendance ou des caractéristiques supposées inhérentes à ces populations.</p>
<p>Pourtant, selon elle, les données scientifiques ne venaient pas étayer de manière suffisante ces hypothèses.</p>
<p>La réflexion sur la conception bahá’íe de l’humanité comme une seule famille a suscité une autre piste de réflexion : dans quelles conditions ces femmes vivaient-elles, et ces conditions pouvaient-elles elles-mêmes laisser une empreinte biologique ?</p>
<p>Ses recherches ont commencé à s’étendre au-delà des processus moléculaires au sein de chaque organisme pour s’intéresser aux environnements sociaux et physiques dans lesquels vivaient les personnes. Elle s’est ainsi penchée sur l’accès à une alimentation nutritive, à une éducation de qualité, aux espaces verts et à d’autres conditions sociales, tout en examinant comment les environnements façonnés par des décisions collectives peuvent se répercuter sur l’état de santé de chaque individu.</p>
<p>Pour Mme Miller-Kleinhenz, le principe d’unité n’a pas abouti à une conclusion scientifique. Il a permis de poser une autre question scientifique.</p>
<p>« Il ne peut s’agir simplement d’une activité agréable que je pratique par ailleurs », a-t-elle déclaré à propos de ses efforts pour appliquer les principes spirituels à la vie quotidienne. « Cela doit aussi influencer mes questions de recherche. »</p>
<p>Le fait de déplacer la question de ce qui se passe dans le corps d’une personne vers les conditions dans lesquelles celle-ci vit modifie également l’attribution de la responsabilité en matière de santé. Un modèle exclusivement individualisé peut se demander si une personne a une alimentation saine ou si elle fait suffisamment d’exercices. Une conception plus large considère l’individu au sein d’un réseau de relations, d’institutions, d’environnements et de choix sociaux, et interroge la responsabilité que la société dans son ensemble assume quant aux conditions dans lesquelles la santé est favorisée.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443633-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-18.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Les séances plénières, les présentations en petits groupes et les séminaires thématiques ont offert aux participants de multiples façons de prendre part à la réflexion menée dans le cadre du congrès sur la recherche et le savoir." class /><p class="wp-caption-text">Les séances plénières, les présentations en petits groupes et les séminaires thématiques ont offert aux participants de multiples façons de prendre part à la réflexion menée dans le cadre du congrès sur la recherche et le savoir.</p></div>
<p><strong>Rendre visibles les hypothèses sous-jacentes à la technologie</strong></p>
<p>Des questions similaires concernant des hypothèses implicites ont été soulevées lors de séminaires consacrés à la technologie.</p>
<p>Adib Shafipour, chercheur spécialisé dans les applications de l’intelligence artificielle au dépistage des maladies, a décrit un exercice qu’il a mis en place dans le cadre de ses cours de biotechnologie. Il a demandé à ses étudiants d’identifier les hypothèses sous-jacentes aux technologies qu’ils étudiaient.</p>
<p>Leurs observations ont rapidement dépassé le cadre des performances techniques. Un étudiant a mis en évidence une hypothèse implicite selon laquelle l’allongement de la durée de vie humaine devrait être recherché quelle que soit la qualité de cette vie. Un autre s’est demandé si une plus grande efficacité devait toujours être considérée comme souhaitable sans tenir compte des conséquences matérielles et sociales plus larges.</p>
<p>Cet exercice ne dictait pas aux étudiants quelles conclusions ils devaient tirer. Son intérêt résidait dans le fait de mettre en lumière des hypothèses qui, sans cela, auraient pu paraître purement techniques.</p>
<p>M. Shafipour a expliqué que les technologies sont souvent décrites comme des outils neutres. Pourtant, leur conception reflète inévitablement certaines idées sur ce qui doit être optimisé, sur ce qui a de d’importance, sur ce qui constitue le progrès et sur la manière dont on conçoit l’être humain.</p>
<p>Cela revêt une importance particulière lorsque l’image dominante de la personne est celle d’un consommateur dont la participation consiste principalement à adopter ce qui a déjà été produit.</p>
<p>La conception bahá’íe de l’être humain considéré comme un acteur à part entière capable de se concerter, de faire des choix et de contribuer à la vie collective, ouvre une autre possibilité : les communautés peuvent elles-mêmes devenir plus à même de déterminer de quelles technologies elles ont besoin, à quelles fins, ainsi que les effets probables de celles-ci sur leurs relations et leur culture.</p>
<p>Ces exemples sont modestes, a souligné M. Shafipour, mais ils montrent qu’une participation importante aux choix technologiques ne doit pas nécessairement se limiter aux techniciens.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443749-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-19.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Les participants au séminaire « Utiliser les arts pour guérir et bâtir des communautés fortes » réunis pour une photo de groupe." class /><p class="wp-caption-text">Les participants au séminaire « Utiliser les arts pour guérir et bâtir des communautés fortes » réunis pour une photo de groupe.</p></div>
<p><strong>Repenser le point de départ de la réflexion politique</strong></p>
<p>Michael Sabet, doctorant en sciences politiques et rédacteur en chef de la revue <em>Journal of Bahá’í Studies</em>, a contribué à l’organisation d’un séminaire consacré aux alternatives au sectarisme et à la polarisation politiques.</p>
<p>Selon lui, une grande partie de la réflexion politique part du principe que des individus ou des groupes ont des intérêts divergents. Le problème politique consiste alors à déterminer comment ces intérêts concurrents sont négociés, pondérés ou contestés.</p>
<p>Le principe de l’unité de l’humanité change le point de départ.</p>
<p>« Si notre postulat de départ… est l’unité de l’humanité, alors le débat s’engage sur une base différent », a déclaré M. Sabet.</p>
<p>Il s’est appuyé sur l’analogie bahá’íe de l’humanité comme un seul corps. Les besoins de ses différentes parties sont distincts, mais le bien-être de l’une ne peut, en fin de compte, être assuré au détriment d’une autre. Appliquée à la pensée politique, cette analogie déplace l’attention au-delà de la question de savoir comment des groupes rivaux peuvent obtenir leur part, et l’oriente vers la manière dont la diversité des besoins peut être comprise dans le cadre du bien-être de l’ensemble.</p>
<p>M. Sabet a expliqué que le principe bahá’í de la consultation offre un moyen de parvenir à ce changement. Il crée un cadre dans lequel des points de vue divergents peuvent être examinés ensemble et progressivement intégrés à une compréhension commune susceptible d’orienter l’action collective. Comme il l’a dit, « si les gens se réunissent en suivant la bonne méthodologie », ils peuvent parvenir à une telle unité de compréhension.</p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443774-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-20.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="En s’appuyant sur cinquante ans de conférences organisées par l’Association, une conception plus large de l’érudition se dessine : chaque personne peut contribuer à la production de connaissances, et d’innombrables espaces sociaux peuvent devenir le cadre d’une recherche rigoureuse visant à acquérir des connaissances qui favorisent le bien-être humain." class /><p class="wp-caption-text">En s’appuyant sur cinquante ans de conférences organisées par l’Association, une conception plus large de l’érudition se dessine : chaque personne peut contribuer à la production de connaissances, et d’innombrables espaces sociaux peuvent devenir le cadre d’une recherche rigoureuse visant à acquérir des connaissances qui favorisent le bien-être humain.</p></div>
<p><strong>Un cercle croissant de contributeurs</strong></p>
<p>Pour Nwandi Lawson, professionnelle des médias, l’élargissement de la conception des Études bahá’íes se reflète dans sa propre relation avec l’ABS.</p>
<p>Je pensais, en tant que professionnelle des médias, que l’ABS n’était pas fait pour moi, alors je ne me suis pas portée candidate », se souvient-elle.</p>
<p>Ce n’est qu’après avoir été encouragée à y participer qu’elle a découvert des espaces collaboratifs où son expérience professionnelle pouvait s’inscrire dans une réflexion rigoureuse sur les postulats qui façonnent les médias.</p>
<p>Cette année, un détail a particulièrement retenu son attention : un élève de terminale figurait parmi les participants au séminaire sur les médias et la société.</p>
<p>Selon Mme Lawson, l’expérience reste essentielle, mais un domaine s’enrichit lorsque les nouveaux venus peuvent réfléchir aux côtés de ceux qui y travaillent depuis des décennies.</p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443813-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-24.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443813-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-21.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443813-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-22.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443813-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-23.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443813-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-26.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" class="alignnone" /></p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443813-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-25.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="Vue des participants au congrès." class /><p class="wp-caption-text">Vue des participants au congrès.</p></div>
<p>Cette dynamique intergénérationnelle s’est également reflétée dans le programme de la conférence spécialement consacré aux jeunes. Les participants, lycéens et étudiants, ont examiné comment leur parcours scolaire et leurs future profession pouvaient s’inscrire dans un projet de vie cohérent axé sur le service, parallèlement à leur engagement dans des initiatives de développement de communautés et d’action sociale.</p>
<p>Hoda Farahmandpour, membre de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís du Canada, s’est souvenue de sa première participation à une conférence de l’ABS lorsqu’elle était adolescente. S’adressant aux participants lors de la cérémonie d’ouverture, elle a évoqué les opportunités qui s’offrent aujourd’hui aux jeunes d’accéder aux milieux universitaires et professionnels « aux côtés de personnes expérimentées », afin de développer la rigueur intellectuelle et la clarté de pensée nécessaires pour contribuer à un patrimoine commun de connaissances au service du progrès de tous.</p>
<p>Selon M. Todd Smith, cette participation croissante aux forums de l’ABS repose sur une attitude d’humilité : les participants s’investissent avec diligence dans ce travail tout en se considérant comme étant « sur le même chemin de service où chacun a quelque chose à apporter ».</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1788443886-association-bahai-studies-50-scholarship-knowledge-service-common-good-28.jpg?dpr=0.75" width="2250" height="1500" alt="Une installation artistique composée de citations tirées des Écrits bahá’ís offrait aux participants un espace de réflexion lors de la réception organisée dans le cadre du congrès." class /><p class="wp-caption-text">Une installation artistique composée de citations tirées des Écrits bahá’ís offrait aux participants un espace de réflexion lors de la réception organisée dans le cadre du congrès.</p></div>
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		<title>Iran : Vol d’État contre les bahá&#8217;ís, des alliances aux jouets d’enfants</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 09:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Persécutions]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>Paris, le 27 août 2026 -</strong> Entre le 22 et le 25 août, des agents du gouvernement iranien ont pris d’assaut des domiciles bahá’ís dans sept provinces, sans mandat, sans inculpation et sans motif.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.bahai.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026-09-iran-photo-1.jpg" alt="2026-09 - iran photo 1" width="1080" height="1350" class="aligncenter size-full wp-image-199622" /></p>
<p>Paris, le 27 août 2026 — Entre le 22 et le 25 août, des agents du gouvernement iranien ont pris d’assaut des domiciles bahá’ís dans sept provinces, sans mandat, sans inculpation et sans motif. Ils ont escaladé les murs des habitations, arrêté des parents sous les yeux de leur enfant de deux ans, emporté des instruments de musique et fouillé jusque dans les pots de fleurs et les sacs de riz. Dans certains cas, 14 agents, 5 véhicules et un représentant du parquet se sont déplacés pour perquisitionner le domicile d’une femme afin de l’arrêter. Le motif donné à chacun d’eux était sans équivoque : vous êtes bahá’í.</p>
<p>Entre le 22 et le 25 août, en moins d’une semaine, les autorités iraniennes ont, à travers tout le pays, transformé des domiciles et des lieux de travail bahá’ís en scènes d’arrestations et de confiscations, saisissant véhicules, bijoux personnels, argent liquide, ordinateurs, matériel professionnel, instruments de musique, biens domestiques et jusqu’à des jouets d’enfants. Dans un cas, les agents ont rempli les valises mêmes de la famille avec ses affaires avant de les emporter.</p>
<p>Onze personnes ont été arrêtées sous les yeux de leurs proches, contraints d’assister à la saisie de leurs biens. Lors de l’une de ces nombreuses perquisitions, les agents ont emporté le véhicule d’une famille ainsi que des objets de valeur et des outils de travail ; lors d’une autre, ils ont saisi des instruments de musique et des machines avant de sceller le commerce familial. Ces confiscations et arrestations ont eu lieu sans le moindre mandat. Il ne s’agit pas de simples perquisitions, mais d’opérations par lesquelles l’État dépouille illégalement les bahá’ís de leurs biens, de leurs moyens de subsistance et de leur sécurité économique.</p>
<p>« Il s’agit d’un vol d’État commis au grand jour, qui dépossède des individus de leurs biens personnels au nom du gouvernement », a déclaré Simin Fahandej, représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations Unies à Genève. « Ce n’est pas parce que c’est un gouvernement qui pénètre dans votre domicile et confisque vos bijoux, vos alliances et vos autres biens personnels, ou qui s’empare de votre véhicule, que cela devient légal. Depuis près de cinq décennies, le gouvernement iranien dépouille les bahá’ís de leurs biens au nom de l’État, mais à son propre profit. Intensifier ce vol dans un contexte économique déjà difficile ne vise qu’à précipiter la ruine économique des bahá’ís. Ces vols doivent cesser, maintenant. »</p>
<p>Parmi les onze personnes arrêtées, certaines avaient été convoquées pour purger des peines déjà prononcées ; d’autres ont été directement incarcérées à l’issue des perquisitions. Cette dernière vague d’arrestations, de perquisitions et de confiscations s’inscrit dans une campagne de persécution des bahá’ís qui s’est intensifiée, ayant doublé au cours de la dernière année, et qui touche des milliers de familles bahá’íes à travers l’Iran.</p>
<p><img src="https://www.bahai.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026-09-iran-photo-2.jpg" alt="2026-09 - iran photo 2" width="1080" height="1350" class="aligncenter size-full wp-image-199623" /></p>
<p>Parmi les incidents récents, à Ispahan, plus de 20 agents en civil ont simultanément investi les domiciles de trois membres de la famille Tebyanifard, perquisitionnant les lieux et proférant des menaces physiques et violentes devant un enfant de deux ans.</p>
<p>Des agents armés ont connecté sur place les téléphones de la famille à des ordinateurs afin d’en extraire les données, avant de confisquer des ordinateurs portables, de l’argent liquide, des bijoux, un appareil photo professionnel et une collection d’instruments de musique faits main, dont un piano, un violon, un setâr, un violoncelle, un kamântché, une guitare et une clarinette. Le magasin de musique de la famille a ensuite été scellé.</p>
<p>Ce cas est emblématique de l’absurdité de cette persécution : des instruments de musique saisis sans mandat ni le moindre semblant de légalité, et le gagne-pain d’une famille ordinaire, de fait détruit et criminalisé, au seul motif que ses membres sont bahá’ís.</p>
<p><img src="https://www.bahai.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026-09-iran-photo-3.jpg" alt="2026-09 - iran photo 3" width="1080" height="1350" class="aligncenter size-full wp-image-199624" /></p>
<p>« Le recours au pouvoir de l’État pour déposséder des familles bahá’íes est d’autant plus révoltant que les mêmes autorités qui saisissent les biens contrôlent aussi les tribunaux, les services de sécurité et les mécanismes chargés de statuer sur leur restitution, alors que les bahá’ís, déjà privés de droits civils et sociaux fondamentaux, disposent de très peu de recours effectifs », a déclaré Mme Fahandej. « Économies personnelles et familiales, véhicules, biens domestiques, matériel professionnel, instruments de musique et même jouets d’enfants ont été confisqués. Le pouvoir même de l’État, qui devrait protéger les citoyens et leurs biens, est au contraire utilisé pour les en déposséder. »</p>
<p>Les conséquences économiques sont dévastatrices. Déjà exclus de l’enseignement universitaire et de la fonction publique — des mesures conçues pour ruiner économiquement la communauté —, les bahá’ís voient désormais l’État s’employer à démanteler et détruire les modestes moyens de subsistance que leurs familles ont mis des décennies à bâtir. Des années de travail peuvent être anéanties en une seule perquisition. Le préjudice se propage ensuite à l’ensemble de la famille — conjoints, enfants, parents âgés et autres personnes à charge —, laissant les foyers financièrement exposés, économiquement exsangues et démunis pour reconstruire ce que l’État leur a pris.</p>
<p>Ces saisies constituent la dernière manifestation en date d’une politique de persécution économique vieille de plusieurs décennies. Depuis 1979, les autorités iraniennes confisquent systématiquement les maisons, terres agricoles, entreprises et autres biens appartenant à des bahá’ís, se servant des tribunaux et des organes de l’État pour déposséder une communauté religieuse que l’État refuse de reconnaître.</p>
<p>Ces dernières années, les autorités ont de plus en plus invoqué l’article 49 de la Constitution iranienne — une disposition censée permettre à l’État de récupérer des richesses acquises par des moyens illicites — pour confisquer des maisons, terres, entreprises, véhicules et comptes bancaires bahá’ís pourtant parfaitement légitimes. Aucune preuve ni aucun fondement juridique n’a jamais été présenté pour justifier ces confiscations, perquisitions et arrestations. Les biens saisis dans le cadre de procédures fondées sur l’article 49 peuvent être transférés à l’Exécution de l’ordre de l’imam Khomeiny, une entité placée sous l’autorité directe du guide suprême iranien. Des milliers de biens bahá’ís ont été confisqués ou expropriés au cours des quarante dernières années. Les bahá’ís ont maintes fois cherché à obtenir réparation par voie judiciaire, sans résultat, les familles se retrouvant à devoir réclamer la restitution de leurs biens aux mêmes institutions étatiques responsables de leur confiscation.</p>
<p><img src="https://www.bahai.fr/wp-content/uploads/2026/09/2026-09-iran-photo-4.jpg" alt="2026-09 - iran photo 4" width="1080" height="1350" class="aligncenter size-full wp-image-199625" /></p>
<p>« La Communauté internationale bahá’íe appelle le gouvernement iranien à cesser d’utiliser abusivement le pouvoir de l’État pour s’emparer des biens, des propriétés et des moyens de subsistance des bahá’ís. Ces pratiques infâmes, menées depuis des décennies, doivent cesser. Le gouvernement doit au contraire remplir son devoir le plus sacré : protéger ses citoyens, garantir leurs droits et préserver leurs domiciles et leurs biens », a déclaré Mme Fahandej.</p>
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		<title>Le Qatar expulse quatre bahá’ís – et contraint leurs proches à quitter le pays – dans le cadre d’une nouvelle vague d’épuration religieuse</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 09:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Persécutions]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>Paris, le 26 août 2026 -</strong> La discrimination exercée par le Qatar à l’encontre de sa minorité bahá’íe pacifique a pris une tournure particulièrement grave cette semaine, avec l’annonce de l’expulsion illégitime et injuste de deux personnalités bahá’íes du Qatar et de l’expulsion imminente de deux autres.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.bahai.fr/wp-content/uploads/2026/08/salwa-canal-saudi-ar-qatar-en_0.jpeg" alt="salwa-canal-saudi-ar-qatar-en_0" width="800" height="500" class="aligncenter size-full wp-image-199615" /></p>
<p>Paris, le 26 août 2026 &#8211; La discrimination exercée par le Qatar à l’encontre de sa minorité bahá’íe pacifique a pris une tournure particulièrement grave cette semaine, avec l’annonce de l’expulsion illégitime et injuste de deux personnalités bahá’íes du Qatar et de l’expulsion imminente de deux autres.</p>
<p>Ces quatre personnes, dont l’identité ne peut être révélée pour l’instant, occupent ou ont occupé des fonctions administratives bénévoles au sein d’institutions œuvrant pour le bien-être de la communauté bahá’íe du Qatar. Leur expulsion constitue une attaque des autorités qataries contre la communauté bahá’íe et fait suite à l’expulsion, l’année dernière, de Wahid Bahji, ainsi qu’au harcèlement et à la détention de Remy Rowhani — alors même que la plupart des pays arabes voisins s’engagent de plus en plus en faveur de la tolérance religieuse et de la coexistence au sein de leurs sociétés.</p>
<p>« J’ai le cœur brisé à l’idée de quitter le pays où j’ai toujours vécu », a confié l’un des bahá’ís à la Communauté internationale bahá’íe (BIC), sous couvert d’anonymat.</p>
<p>Aucun document officiel n’a été délivré concernant ces expulsions et les quatre bahá’ís ont simplement été informés oralement qu’il s’agissait d’une question d’« ordre public », sans aucune explication.</p>
<p>À eux quatre, ils ont également six personnes à charge et cumulent 162 ans de résidence au Qatar.</p>
<p>Tous les résidents et citoyens du Qatar sont tenus de s’inscrire sur une application mobile du ministère de l’Intérieur qui leur permet d’accéder aux services publics et de gérer leurs démarches administratives. Depuis plusieurs semaines, les quatre bahá’ís se voient refuser l’accès à la section de l’application consacrée aux titres de séjour et, lorsqu’ils ont cherché à résoudre ce problème, ils ont été informés oralement que leurs titres de séjour étaient révoqués et qu’ils devaient quitter le pays.</p>
<p>L’absence de tout document officiel d’expulsion empêche ces personnes de suivre l’évolution de leur dossier auprès des autorités qataries, de demander l’asile à l’étranger ou de solliciter l’aide d’organisations internationales de défense des droits de l’homme.</p>
<p>« Nous sommes bouleversés et indignés que ces quatre bahá’ís — dont la quasi-totalité a vécu au Qatar toute leur vie, et dont les familles y sont installées depuis plusieurs générations — soient déracinés et dépossédés de manière aussi brutale », a déclaré le Dr Saba Haddad, représentante du BIC auprès des Nations unies à Genève. « Le Qatar est leur seule patrie, et ils s’y sont consacrés pleinement pendant des décennies, en contribuant à la société, en créant des entreprises et en éduquant la prochaine génération. »</p>
<p>« Expulser ces quatre personnes du Qatar de cette manière honteuse, sans même leur remettre de documents officiels, va détruire leur vie, celle de leurs six personnes à charge, et avoir des répercussions sur des centaines de personnes avec lesquelles elles entretiennent des liens à travers tout le pays », a déclaré le Dr Haddad.</p>
<p>Deux de ces bahá’ís, un couple marié, ont deux enfants en âge scolaire et deux parents âgés, infirmes et handicapés. Les parents ont déjà été contraints de quitter le pays et sont donc séparés de leur fille, qui est leur principale aidante.</p>
<p>« Le plus douloureux dans ce départ, c’est de savoir que je vais être séparée de mes parents », a déclaré cette personne. « C’était moi qui les emmenais chez le médecin, qui m’occupais d’eux quand ils avaient besoin de moi et qui veillais à ce qu’ils aillent bien. Et aujourd’hui, l’une de mes plus grandes craintes est de ne pas être là quand ils auront le plus besoin de moi. »</p>
<p>La mère d’un autre membre de ce groupe de quatre personnes — qui souffre d’une grave déficience visuelle et nécessite des soins médicaux constants — a également été contrainte de quitter le Qatar, car son permis de séjour est parrainé par son fils et ne peut plus être maintenu. De plus, un neveu de cette personne, dont le père est décédé et enterré au Qatar, perdra sa principale source de revenus si son oncle est expulsé.</p>
<p>Plus de 20 familles bahá’íes, soit environ 100 personnes, ont été contraintes de quitter le Qatar au cours des 15 dernières années, dans le cadre d’une campagne menée sans relâche par le gouvernement pour éliminer les bahá’ís du pays. Les promesses faites par les autorités de résoudre ces cas se sont révélées vaines.</p>
<p>« Ces expulsions dramatiques sont inconciliables avec les nombreuses années de service que les bahá’ís ont rendues au Qatar », a déclaré le Dr Haddad. « Contraindre des personnes âgées et infirmes à l’exil va également à l’encontre de l’engagement affiché par le Qatar en faveur de la protection des familles, des personnes âgées et des personnes handicapées. Les préjugés et les malentendus de la part de certains responsables qatariens ont influencé la politique au point que ces individus et leurs familles subissent aujourd’hui un préjudice profond. »</p>
<p>« Nous espérons que les autorités du Qatar reconsidéreront ces mesures et régleront cette affaire avec justice et compassion », a-t-elle ajouté.</p>
<p>De son côté, ce bahá’í, évoquant le moment où les représentants du gouvernement lui ont signifié oralement sa décision d’expulsion, a déclaré au BIC : « Comment dire adieu à un lieu qui représente toute votre vie ? Comment accepter qu’un endroit que vous n’auriez jamais pensé devoir quitter ne soit peut-être plus un lieu où vous pourrez un jour revenir ? »</p>
<p>« Le Qatar restera toujours ma patrie, peu importe où la vie me mènera », a ajouté cette personne. « Une partie de mon cœur, de mon enfance, de mes souvenirs et de ma vie y restera à jamais. Partir, ce n’est pas seulement dire adieu à un pays : c’est comme dire adieu à toute une vie. »</p>
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		<title>Publication The Bahá’í World : De nouveaux essais invitent à une vision plus large du progrès humain</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 09:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, le 26 août 2026 -</strong> Ces essais traitent de sagesse et de raison, de contributions bahá’íes au renouveau social en Iran, de vision élargie de l’innovation, des fondements d’une paix durable.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1787734113-bahai-world-publication-new-essays-invite-broader-view-human-progress-00.png?ar64=Mzoy&#038;auto=format&#038;fit=crop&#038;w=1280" width="1280" height="853" class="alignnone" /></p>
<p>CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, le 26 août 2026 &#8211; La publication <em>The Bahá’í World</em> a mis en ligne quatre nouveaux articles.</p>
<p>Le premier essai, « <a href="https://bahaiworld.bahai.org/library/strange-and-astonishing-things/" title="Strange and Astonishing Things" target="_blank">Choses étranges et étonnantes</a> » examine le rôle de la sagesse et de la recherche de sens devant des vérités qui peuvent sembler hors de portée de la raison humaine et des cadres conceptuels existants.</p>
<p>L’essai en deux parties, intitulé « Les bahá’ís, la réforme et le renouveau en Iran », examine les contributions de la communauté bahá’íe au développement de l’Iran. La <a href="https://bahaiworld.bahai.org/library/the-bahais-and-reform-and-renewal-in-iran-part-1/" title="The Bahá’ís and Reform and Renewal in Iran (Part 1)" target="_blank">première partie</a> retrace les idées et les initiatives de cette communauté parallèlement à celles du mouvement réformateur iranien du XIXe siècle. La <a href="https://bahaiworld.bahai.org/library/the-bahais-and-reform-and-renewal-in-iran-part-2/" title="The Bahá’ís and Reform and Renewal in Iran (Part 2)" target="_blank">seconde partie</a> décrit comment la communauté a mis en pratique ses principes au sein de sa propre organisation sociale – prise de décision consultative, direction élue et apolitique, promotion des femmes – et ce que cette expérience pourrait apporter à la société iranienne dans son ensemble.</p>
<p>L’essai « <a href="https://bahaiworld.bahai.org/library/rethinking-innovation/" title="Rethinking Innovation" target="_blank">Repenser l’innovation</a> » examine comment notre conception de l’innovation peut être élargie au-delà du changement technologique, pour englober les systèmes sociaux, institutionnels et culturels à travers lesquels la société évolue.</p>
<p>« <a href="https://bahaiworld.bahai.org/library/the-promise-of-world-peace-forty-years-on/" title="The Promise of World Peace, Forty Years On" target="_blank">La promesse de la paix mondiale, quarante ans après</a> » revient sur la déclaration historique de 1985 de la Maison universelle de justice, qui a établi que la reconnaissance de l&rsquo;unité humaine était une condition préalable à la paix mondiale. Quatre décennies plus tard, aller au-delà des dispositions institutionnelles pour cultiver les fondements moraux et spirituels nécessaires à la réalisation de la paix reste un défi urgent.</p>
<p>Le site web <a href="https://bahaiworld.bahai.org/" title="The Bahá’í World" target="_blank"><em>The Bahá’í World</em></a> propose une série d’essais qui abordent les enjeux les plus importantes de notre époque et s’efforcent d’apporter un éclairage nouveau, inspiré des enseignements bahá’ís et de l’expérience de la communauté mondiale bahá’íe.</p>
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		</item>
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		<title>Émirats arabes unis : Favoriser la vie de famille face à l’émergence de l’IA</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 09:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>ABOU DHABI, Émirats arabes unis, le 21 août 2026 -</strong> Du rôle de la famille et de son utilisation de l’IA et de la technologie pour le bien commun. Une réflexion des bahá’ís d’Abou Dhabi.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="100%" height="400" src="https://www.youtube.com/embed/kwnpHtzb6Z0" title="United Arab Emirates: Fostering family life alongside the emergence of AI" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>ABOU DHABI, Émirats arabes unis, le 21 août 2026 &#8211; Depuis des décennies, les nouvelles technologies de communication font entrer des voix extérieures dans les foyers. L’intelligence artificielle donne une toute nouvelle orientation à ce phénomène courant : la technologie elle-même est capable de répondre à des questions et de prodiguer des conseils. Si une machine peut, à la demande, fournir des conseils et du réconfort, que nous révèle ce phénomène sur la raison d’être profonde de la famille ?</p>
<p>« L’intelligence artificielle et les nouveaux médias peuvent réduire les distances, mais ils ne peuvent pas, à eux seuls, instaurer la confiance », a déclaré Hatem El-Hady, représentant du bureau du Caire de la Communauté internationale bahá’íe. « Ils peuvent transmettre des connaissances, mais ils ne peuvent pas, par eux-mêmes, cultiver la sagesse. Ils peuvent améliorer la communication, mais ils ne peuvent pas créer un sentiment d’appartenance, un esprit de service ou un sens des responsabilités envers les autres. »</p>
<p>M. El-Hady a souligné que cette distinction révèle un enjeu plus profond : comment les familles peuvent-elles développer les qualités et les relations qui permettent aux individus d’utiliser ces technologies à bon escient et de les mettre au service du bien commun.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1787228570-united-arab-emirates-fostering-family-life-alongside-emergence-ai-01.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="Roeia Thabet, membre du Bureau bahá’í des affaires publiques des Émirats arabes unis, a prononcé le discours d’ouverture en tant que modératrice lors d’une des sessions de la conférence intitulée « La famille à l’ère numérique : Former des personnes compétentes, responsables et ouvertes aux autres comme fondement de la coexistence »." class /><p class="wp-caption-text">Roeia Thabet, membre du Bureau bahá’í des affaires publiques des Émirats arabes unis, a prononcé le discours d’ouverture en tant que modératrice lors d’une des sessions de la conférence intitulée « La famille à l’ère numérique : Former des personnes compétentes, responsables et ouvertes aux autres comme fondement de la coexistence ».</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1787228631-united-arab-emirates-fostering-family-life-alongside-emergence-ai-02.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="Hatem El-Hady, un représentant du Bureau du Caire de la BIC, a prononcé le discours d’ouverture de la table ronde sur le thème « La famille à l’ère numérique : Former des personnes compétentes, responsables et ouvertes aux autres comme fondement de la coexistence »." class /><p class="wp-caption-text">Hatem El-Hady, un représentant du Bureau du Caire de la BIC, a prononcé le discours d’ouverture de la table ronde sur le thème « La famille à l’ère numérique : Former des personnes compétentes, responsables et ouvertes aux autres comme fondement de la coexistence ».</p></div>
<p>Cette idée a été au cœur de plusieurs discussions lors de la troisième <a href="https://idctconference.org/" title="3rd International Dialogue of Civilizations &#038; Tolerance Conference" target="_blank">Conférence internationale sur le dialogue entre les civilisations et la tolérance</a>, qui s’est récemment tenue à Abou Dhabi, où des universitaires, des chercheurs, des représentants des communautés religieuses, des jeunes et d’autres acteurs sociaux ont étudié la relation entre la vie familiale, les technologies émergentes et la cohésion sociale.</p>
<p>Les membres du Bureau des affaires publiques des bahá’ís des Émirats arabes unis ont contribué aux débats en participant et en animant plusieurs tables rondes organisées dans le cadre de la conférence.</p>
<p>« La famille n’est pas qu’une simple cellule sociale », a déclaré Roeia Thabet, du Bureau des affaires publiques. C’est le premier cadre dans lequel les individus apprennent ce que signifie vivre avec les autres et où des valeurs telles que l’amour, la justice, la compassion, la coopération, l’égalité et le respect mutuel s’enracinent pour la première fois.</p>
<p>Vue sous cet angle, la famille constitue un espace social essentiel, capable de préparer les individus à participer de manière constructive à la vie de la société.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1787228763-united-arab-emirates-fostering-family-life-alongside-emergence-ai-03.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="L’une des tables rondes auxquelles a participé Hatem El-Hady, représentant du Bureau de la BIC au Caire." class /><p class="wp-caption-text">L’une des tables rondes auxquelles a participé Hatem El-Hady, représentant du Bureau de la BIC au Caire.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1787228767-united-arab-emirates-fostering-family-life-alongside-emergence-ai-04.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="Des membres de la communauté bahá’íe des Émirats arabes unis, dont certains figurent sur cette photo, ont participé à la conférence et ont contribué aux débats consacrés à la relation entre la vie familiale, les technologies émergentes et la cohésion sociale." class /><p class="wp-caption-text">Des membres de la communauté bahá’íe des Émirats arabes unis, dont certains figurent sur cette photo, ont participé à la conférence et ont contribué aux débats consacrés à la relation entre la vie familiale, les technologies émergentes et la cohésion sociale.</p></div>
<p>Cette conception inscrit également la famille dans un cadre plus large de vie communautaire. S’appuyant sur l’expérience des communautés bahá’íes de la région arabe, M. El-Hady a fait remarquer que les familles s’épanouissent lorsqu’elles ne sont pas isolées, mais qu’elles sont au contraire en lien avec les autres grâce à des espaces dédiés au service et au dialogue. C’est à travers ces interactions, a-t-il précisé, que les valeurs cessent d’être des abstractions et trouvent leur expression dans la vie quotidienne.</p>
<p>La présence croissante de l’intelligence artificielle dans la vie quotidienne confère une nouvelle urgence à la nécessité de réfléchir au rôle que les familles peuvent jouer pour façonner la manière dont les individus interagissent avec les autres, au-delà de leur cercle familial.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1787294208-united-arab-emirates-fostering-family-life-alongside-emergence-ai-05.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="Vue de certains des intervenants lors d’une des sessions : Sama Tabrizi (à gauche), représentant des bahá’ís des Émirats arabes unis ; et Roya Hassan (en bas à droite), membre du Bureau bahá’í des affaires publiques." class /><p class="wp-caption-text">Vue de certains des intervenants lors d’une des sessions : Sama Tabrizi (à gauche), représentant des bahá’ís des Émirats arabes unis ; et Roya Hassan (en bas à droite), membre du Bureau bahá’í des affaires publiques.</p></div>
<p>Pour Sama Tabrizi, représentante des bahá’ís des Émirats arabes unis, cela met également davantage en évidence ce qui doit demeurer au cœur de cet environnement : la noblesse de l’être humain. « Quoi qu’il arrive, que ce soit lié à la technologie ou à autre chose, nous devons préserver cette noblesse humaine. »</p>
<p>Sa réflexion met en lumière un principe plus général qui sous-tend les efforts bahá’ís de développement de communautés : les qualités spirituelles telles que la consultation, la coopération, l’esprit de service et la sollicitude envers autrui ne s’acquièrent pas par l’enseignement seul. Elles se développent à travers des modes de vie qui favorisent la compréhension et dans lesquels les personnes agissent ensemble et assument une responsabilité croissante envers les besoins de leur quartier.</p>
<p>À mesure que ces capacités, développées au sein de la famille et de la communauté trouvent leur expression au-delà de leur cadre immédiat, les préoccupations ont tendance à s’étendre aux voisins et, finalement, à la société dans son ensemble.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1787228961-united-arab-emirates-fostering-family-life-alongside-emergence-ai-06.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="Intervenants lors d’une session intitulée « L’impact des nouveaux médias et de l’IA sur la famille et la communauté ». De gauche à droite : Sama Tabrizi, représentante des bahá’ís des Émirats arabes unis ; Hatem El-Hady, représentant du Bureau du Caire de la BIC ; Roya Hassan et Roeia Thabet, membres du Bureau bahá’í des affaires publiques des Émirats arabes unis ; Najia Al Ketbi, maître de conférences à l’université Mohamed Bin Zayed des sciences humaines ; Aysha Abdulnour Al Janahi, autrice et conférencière spécialisée dans les questions relatives à la famille et à l’enfance ; et Shama Al Ali, représentante de l’Autorité fédérale de la jeunesse des Émirats arabes unis." class /><p class="wp-caption-text">Intervenants lors d’une session intitulée « L’impact des nouveaux médias et de l’IA sur la famille et la communauté ». De gauche à droite : Sama Tabrizi, représentante des bahá’ís des Émirats arabes unis ; Hatem El-Hady, représentant du Bureau du Caire de la BIC ; Roya Hassan et Roeia Thabet, membres du Bureau bahá’í des affaires publiques des Émirats arabes unis ; Najia Al Ketbi, maître de conférences à l’université Mohamed Bin Zayed des sciences humaines ; Aysha Abdulnour Al Janahi, autrice et conférencière spécialisée dans les questions relatives à la famille et à l’enfance ; et Shama Al Ali, représentante de l’Autorité fédérale de la jeunesse des Émirats arabes unis.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1787228973-united-arab-emirates-fostering-family-life-alongside-emergence-ai-07.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="Roeia Thabet (à gauche), membre du Bureau bahá’í des affaires publiques des Émirats arabes unis, a animé la session intitulée « Tisser des liens entre les communautés : Famille, foi et identité culturelle au-delà des frontières »." class /><p class="wp-caption-text">Roeia Thabet (à gauche), membre du Bureau bahá’í des affaires publiques des Émirats arabes unis, a animé la session intitulée « Tisser des liens entre les communautés : Famille, foi et identité culturelle au-delà des frontières ».</p></div>
<p>Cette ouverture vers l’extérieur a également été au cœur de la participation du Bureau des affaires publiques au débat sur la famille et la cohésion sociale. Elle repose sur une conception de la famille qui n’est ni repliée sur elle-même ni autosuffisante, mais orientée vers le service aux autres et de plus en plus consciente de l’unité fondamentale de l’humanité.</p>
<p>M. El-Hady a décrit l’intelligence artificielle et les nouveaux médias comme des « outils qui reflètent les valeurs que nous leur inculquons ». Selon lui, là où la vie familiale et communautaire permet d’exprimer concrètement des qualités telles que la confiance, la justice et la responsabilité, ces mêmes modèles peuvent contribuer à façonner la manière dont la technologie est utilisée et développée.</p>
<p>Cette conférence a coïncidé avec la désignation par les Émirats arabes unis de l’année 2026 comme « Année de la famille ». La participation du Bureau des affaires publiques à cette conférence s’inscrit dans le cadre de sa réflexion continue sur la manière dont la vie familiale peut contribuer à la cohésion sociale dans une société de plus en plus diversifiée.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1787229122-united-arab-emirates-fostering-family-life-alongside-emergence-ai-08.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="Quelques représentants des bahá’ís des Émirats arabes unis à la conférence." class /><p class="wp-caption-text">Quelques représentants des bahá’ís des Émirats arabes unis à la conférence.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1787229139-united-arab-emirates-fostering-family-life-alongside-emergence-ai-09.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="Sur un stand d’exposition interactif tenu par le Bureau des affaires publiques des bahá’ís des Émirats arabes unis, des représentants de la jeunesse ont échangé avec les participants sur la manière dont la numérisation façonne la vie familiale." class /><p class="wp-caption-text">Sur un stand d’exposition interactif tenu par le Bureau des affaires publiques des bahá’ís des Émirats arabes unis, des représentants de la jeunesse ont échangé avec les participants sur la manière dont la numérisation façonne la vie familiale.</p></div>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1787229154-united-arab-emirates-fostering-family-life-alongside-emergence-ai-10.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1280" alt="Des représentants de la Communauté internationale bahá’íe et des membres de la communauté bahá’íe des Émirats arabes unis." class /><p class="wp-caption-text">Des représentants de la Communauté internationale bahá’íe et des membres de la communauté bahá’íe des Émirats arabes unis.</p></div>
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		<title>BIC Bruxelles : Les jeunes, protagonistes du progrès social en Europe</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 09:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>BIC BRUXELLES, le 12 août 2026 -</strong> Une déclaration de la BIC Bruxelles examine les conditions qui permettraient aux jeunes de réaliser leur potentiel et de contribuer à l’amélioration de la société.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe title="BIC Brussels: Youth as protagonists of Europe’s social advancement" src="https://www.youtube.com/embed/znzalR1yhTE" width="100%" height="400" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>BIC BRUXELLES, le 12 août 2026 &#8211; Ces dernières années, l’idée selon laquelle les jeunes devraient avoir leur mot à dire dans les politiques qui façonnent leur vie a gagné du terrain dans toute l’Europe. Dans une nouvelle déclaration publiée, alors que l’Union européenne élabore une nouvelle stratégie pour la jeunesse, le Bureau bruxellois de la Communauté internationale bahá’íe (BIC) s’interroge sur ce que signifierait aller plus loin : considérer les jeunes comme des acteurs à part entière, non seulement écoutés, mais à qui l’on confie également des responsabilités concernant la vie de leurs communautés.</p>
<p>Intitulée « Protagonistes du progrès social : Le rôle irremplaçable de la jeunesse en Europe », cette déclaration s’inscrit dans le cadre d’un <a title="Entretiens : La BIC Bruxelles sur l’éducation et les attitudes sociétales qui renforcent l’autonomie des jeunes" href="https://news.bahai.org/fr/podcasts/in-conversation/1803/in-conversation-bic-brussels-education-societal-attitudes-empower-youth" target="_blank">dialogue</a> que le Bureau de Bruxelles entretient depuis plusieurs années avec les institutions européennes et d’autres acteurs sociaux. Ce dialogue a notamment pris la forme de rencontres avec des parlementaires européens, d’une participation à la <a title="Youth as protagonists in bringing diverse populations together" href="https://www.bic.org/news/youth-protagonists-bringing-diverse-populations-together" target="_blank">Semaine européenne de la jeunesse</a>, ainsi que de <a title="BIC roundtable explores youth participation in Europe" href="https://www.bic.org/news/bic-roundtable-explores-youth-participation-europe" target="_blank">forums</a> organisés par le Bureau lui-même, dont un récent <a title="BIC Bruxelles : Reconnaître les jeunes comme des acteurs essentiels de la promotion de l’harmonie raciale" href="https://news.bahai.org/fr/story/1831/bic-brussels-youth-vital-participants-promoting-racial-harmony" target="_blank">atelier</a> réunissant des municipalités et des organisations de jeunesse.</p>
<p>Alessandro Benedetti, un représentant du Bureau, a fait remarquer lors d’un entretien avec le <em>News Service</em> que l’idée selon laquelle les jeunes sont des acteurs sociaux essentiels est déjà largement partagée. « Les décideurs politiques européens à différents niveaux y font référence. Mais la concrétiser véritablement est une tâche bien plus ardue. »</p>
<p>La question, selon lui, est de savoir à quel moment les jeunes s’engagent dans ce processus. « Ajouter une place à la table pour que les jeunes puissent faire entendre leur voix est une dimension réelle de la participation, a-t-il déclaré. Mais c’est tout autre chose que de dire que les jeunes devraient être les acteurs principaux d’un processus de progrès social et participer à la refonte de la société elle-même. »</p>
<p>La déclaration de la BIC souligne que la participation, considérée comme une implication dans les processus institutionnels et politiques, ne peut à elle seule exploiter le potentiel dont disposent des millions de jeunes Européens, à savoir la capacité de chacun d’eux à apporter une contribution significative à la société.</p>
<p>La déclaration identifie deux conditions permettant à cette capacité de s&rsquo;exprimer. S’appuyant sur l’expérience de la communauté bahá’íe, elle décrit des processus éducatifs qui permettent aux jeunes de traduire des principes moraux et éthiques en actions, d’analyser la société et ses possibilités, et de concilier études et actions au service de leur communauté.</p>
<p>« Ces processus ne se contentent pas de développer la capacité d’agir, indique le texte, ils fournissent également l’orientation morale qui permet aux jeunes de diriger cette capacité d’agir vers la promotion du bien commun. »</p>
<p>La deuxième condition est que les environnements qui façonnent la vie des jeunes – éducatifs, civiques, sociaux et médiatiques – renforcent leur rôle d’acteurs plutôt que de les réduire à celui de consommateurs ou de spectateurs.</p>
<p>Quatre domaines sont cités dans lesquels la contribution des jeunes est irremplaçable : le renforcement de la vie communautaire et des relations intergénérationnelles, la construction d&rsquo;une cohésion sociale au-delà de la diversité européenne, la redéfinition des relations entre la société, les médias et la technologie, et la mise en place de systèmes multilatéraux fondés sur l’unité de l’humanité.</p>
<p>M. Benedetti a souligné que les compétences requises pour de telles contributions, à tous les niveaux, s&rsquo;acquièrent d’abord dans son propre milieu.</p>
<p>« Quelle que soit l’ampleur d’une initiative, la participation à la vie de la société naît au niveau local », a-t-il déclaré.</p>
<p>« La BIC apprend à formuler cette contribution à partir de l’expérience de milliers de jeunes qui font face aux défis de leur réalité quotidienne, a ajouté M. Benedetti. Les compétences qu’ils développent – comprendre leur propre réalité, saisir les forces à l’œuvre dans la société et rassembler des personnes d’horizons différents – sont précisément celles dont le continent a besoin. »</p>
<p>Cette déclaration, que l&rsquo;on peut consulter <a title="Protagonists of Social Advancement: The Irreplaceable Role of Youth in Europe" href="https://www.bic.org/statements/protagonists-social-advancement-irreplaceable-role-youth-europe" target="_blank">ici</a>, s’inscrit dans le cadre des efforts continus déployés par la BIC pour contribuer au débat sur le rôle que jouent les jeunes dans le progrès de la société.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img class="" src="https://www.datocms-assets.com/6348/1786523383-bic-brussels-youth-protagonists-europes-social-advancement-01.jpg?dpr=0.75&amp;fm=webp" alt="Une nouvelle déclaration de la BIC de Bruxelles examine les conditions nécessaires pour permettre à tous les jeunes de réaliser leur potentiel et de contribuer à l’amélioration de la société." width="2250" height="1500" /><p class="wp-caption-text">Une nouvelle déclaration de la BIC de Bruxelles examine les conditions nécessaires pour permettre à tous les jeunes de réaliser leur potentiel et de contribuer à l’amélioration de la société.</p></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Entretiens : Études, travail et service unis dans la vie des communautés</title>
		<link>https://www.bahai.fr/entretiens-etudes-travail-et-service-unis-dans-la-vie-des-communautes/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 09:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, le 6 août 2026 -</strong> Comment des programmes bahá’ís aident les jeunes à considérer leurs études, leur travail et leur engagement au service des autres comme les éléments d’une vie cohérente.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="100%" height="400" src="https://www.youtube.com/embed/fkH8Lnm-qhU" title="In Conversation: Studies, work, and service brought together in the life of communities" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, le 6 août 2026 &#8211; Dans le dernier podcast du <em>Bahá’í World News Service</em>, des intervenant venus de l’Inde, du Kenya et de la Zambie exposent comment les programmes éducatifs bahá’ís permettent aux jeunes de développer les qualités, les attitudes et les compétences pratiques nécessaires pour œuvrer au bien-être de leur entourage.</p>
<p><iframe width="100%" height="100" scrolling="no" frameBorder="no" allow="autoplay" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/2376665336&amp;color=%2221484057&amp;inverse=false&amp;auto_play=false&amp;show_user=false&amp;sharing=true&amp;download=trueamp;auto_play=false"></iframe><br />
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<p>Victor Jidayi Mabale, membre du Corps auxiliaire du Kenya, a expliqué comment, dans son village, l’épanouissement des jeunes est devenu une préoccupation croissante pour l’ensemble de la communauté :</p>
<p>« Les anciens du village commencent à prendre conscience qu’ils ont un rôle à jouer », tout comme les familles. La religion, elle aussi, a un rôle à jouer pour « libérer le potentiel de ces jeunes », notamment grâce à une prise de conscience croissante du fait qu’« un être humain a été créé noble ».</p>
<p>Martha Moghbelpour, membre de l’Assemblée spirituelle nationale bahá’íe de l’Inde, a déclaré que ces initiatives commencent souvent modestement. « Tout commence vraiment avec quelques personnes, quelques individus et, à l’origine, nous constatons que tout part de véritables amitiés. »</p>
<p>Elle a raconté comment, dans un village de sa région, un groupe d’une dizaine de jeunes, qui animaient déjà des classes pour enfants et des groupes de jeunes, ont réagi à la fermeture des écoles pendant la pandémie en créant des groupes de soutien scolaire pour que les enfants ne prennent pas de retard. Leurs efforts ont révélé que très peu d’enfants possédaient leurs propres livres et, dès l’assouplissement des restrictions, ils ont invité les familles de tout le village à faire don de livres pour constituer une bibliothèque. Les parents et les responsables communautaires se sont ensuite réunis pour discuter de la vocation de la bibliothèque et de son utilisation, et chacun a contribué à sa création.</p>
<p>La bibliothèque s’est rapidement transformée en un lieu où des cours de soutien étaient dispensés le soir et des groupes de mères s’y retrouvent désormais pour suivre des cours d’anglais oral. L’un des jeunes a décidé de devenir enseignant et a ouvert une école maternelle sur le toit de sa maison. Un autre a étudié l’informatique et, après avoir obtenu une maîtrise, est revenu au village pour y créer un centre informatique.</p>
<p>« C’est très stimulant lorsque les conditions propices sont réunies et que la communauté et les institutions sont là pour apporter leur soutien, a précisé Mme Moghbelpour. Mais en réalité, ce sont les jeunes eux-mêmes qui prennent les choses en main… et qui s’entraident pour aller de l’avant. »</p>
<p>Fungai Bangajena, membre du Corps auxiliaire en Zambie, a expliqué comment certains jeunes de son village se découragent dès le début de leurs études, lorsque les difficultés financières de leur famille réduisent leurs perspectives d’avenir, une expérience que connaissent beaucoup de jeunes dans de nombreuses régions du monde. Pendant longtemps, a-t-il précisé, ils ne trouvaient guère d’encouragements en dehors de leur foyer. À mesure que les discussions sur l’épanouissement des jeunes se sont progressivement implantées dans le village, ces derniers commencent à entendre un message différent : « Il existe d’autres sources de soutien que votre foyer. Il y a un véritable soutien en dehors de chez vous. Toute la communauté se soucie de vous. »</p>
<p>Vahid Kaumba, qui participe à des initiatives de développement de communautés en Zambie, a expliqué comment les jeunes de sa communauté commencent à s’interroger sur la finalité de leur éducation et sur les personnes à qui elle profitera. Certains ont décidé de changer d’orientation universitaire après avoir mis en balance leurs choix et les besoins de leurs villages – l’un d’eux s’est ainsi tourné vers les sciences de l’alimentation et la nutrition, dans le souci de la santé de sa communauté – et, ce faisant, ont incité d’autres jeunes à s’engager dans la même réflexion.</p>
<p>M. Mabale a souligné qu’un fil conducteur relie ces expériences dans les trois pays. « Partout… l’histoire semble être la même, a-t-il déclaré, celle d’un jeune qui avance sur une voie, apprenant à réfléchir de manière cohérente aux différents aspects de la vie, et celle de la communauté qui apprend également à créer les conditions permettant à ce jeune de libérer son potentiel. »</p>
<p>Ce podcast fait partie de la série <em>Entretiens</em>, une exploration collective par plusieurs personnes de l’application pratique des principes bahá’ís à l’édification de sociétés pacifiques.</p>
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		<title>Belgique : Cinq brunch pour un quartier</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 09:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Omid Sabete]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Adoration & service]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>BRUXELLES, le 31 juillet 2026 -</strong> Dans un quartier de Bruxelles, des jeunes ont préparé un brunch ouvert à tous, créant ainsi un lien inattendu entre les personnes âgées, les parents et les enfants.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="100%" height="400" src="https://www.youtube.com/embed/W10upvqUtDQ" title="Belgium: Five brunches, one neighborhood" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>BRUXELLES, le 31 juillet 2026 &#8211; On dit souvent que les jeunes représentent l’avenir. On leur confie plus rarement le présent.</p>
<p>À Matongé, un quartier densément peuplé de la commune d’Ixelles en Belgique, les habitants proviennent de nombreux pays différents. C’est là qu’un groupe de jeunes âgés de douze à quinze ans a consacré une grande partie de ses après-midis l’an dernier à cuisiner. Tous les deux mois, ils ont préparé un brunch pour le quartier.</p>
<p>« On fait ça pour que les gens puissent faire connaissance, a expliqué l’un des jeunes cuisiniers. Ça permet de renforcer un peu les liens dans le quartier. Certaines personnes n’ont pas assez à manger, et ça les aide. Et puis, on aime cuisiner. »</p>
<p>L’histoire commence, aussi improbable que cela puisse paraître, par une histoire de déchets. Il y a un an et demi, des participants aux initiatives bahá’íes de développement de communautés du quartier ont pris part à une journée nationale de nettoyage de l’espace public. Les jeunes étaient si nombreux que les responsables municipaux, qui n’avaient pas réalisé combien d’entre eux étaient actifs ensemble dans le quartier, ont commencé à s’interroger.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1785151337-belgium-five-brunches-one-neighborhood-01.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="Des jeunes et d’autres participants aux initiatives bahá’íes de développement de communautés dans le quartier Matongé, à Bruxelles, se sont joints à des habitants et à des agents municipaux à l’occasion d’une journée nationale de nettoyage de l’espace public." class /><p class="wp-caption-text">Des jeunes et d’autres participants aux initiatives bahá’íes de développement de communautés dans le quartier Matongé, à Bruxelles, se sont joints à des habitants et à des agents municipaux à l’occasion d’une journée nationale de nettoyage de l’espace public.</p></div>
<p>Cette curiosité a donné lieu à une rencontre entre les jeunes et les représentants municipaux, ainsi qu’à une conversation plus approfondie sur les initiatives de développement de communautés qui étaient en cours à Matongé depuis quatre ans.</p>
<p>Quelques mois plus tard, une annonce parue dans le bulletin communal annonçait la création d’un conseil de jeunes pour les 12-15 ans. Le groupe a décidé d’y participer. Lors de la première réunion, ils se sont rendu compte qu’ils étaient les seuls jeunes à s’être présentés !</p>
<p>« La municipalité avait beaucoup de bonnes idées, mais elle avait souvent du mal à les mettre en œuvre auprès de la population », a déclaré Neysan Khabirpour, membre du Corps auxiliaire en Belgique, qui collabore avec le groupe.</p>
<p>Au cours des mois suivants, les jeunes ont travaillé avec le personnel municipal sur toute une série de petits projets, jusqu’à ce qu’ils deviennent, en fait, le conseil des jeunes lui-même. C’est là qu’ils ont découvert le budget participatif, un fonds auquel les habitants peuvent faire appel pour proposer des initiatives au service du quartier.</p>
<p>Les animateurs du groupe de jeunes leur ont posé une question à laquelle ils reviennent souvent : quels sont vos talents et comment pourriez-vous les mettre au service des autres ? La réponse est venue sans grande hésitation. Ils aimaient cuisiner.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1785151399-belgium-five-brunches-one-neighborhood-02.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="Des jeunes préparent et servent les repas lors du brunch." class /><p class="wp-caption-text">Des jeunes préparent et servent les repas lors du brunch.</p></div>
<p>Avec le soutien de jeunes plus âgés et d’adultes, le groupe a mis sur pied une initiative qu’il a simplement décrite comme « par les jeunes, pour tous ». Les habitants ont voté en faveur de cette proposition et une somme modeste issue du budget participatif a permis de financer les ingrédients, le matériel et les décorations.</p>
<p>À chaque brunch, soixante à soixante-dix personnes remplissaient la salle. Certaines venaient de familles que les jeunes connaissaient déjà. D’autres étaient des voisins qui franchissaient la porte pour la première fois. Autour d’un repas préparé par les jeunes, ils ont abordé des sujets qui touchaient la vie du quartier : l’amitié, le harcèlement scolaire, l’éducation, l’environnement et la cohésion sociale…</p>
<p><strong>La cuisine n’était qu’un début</strong></p>
<p>Le brunch lui-même a duré toute la matinée. Mais s’y préparer avait pris plusieurs jours. Les mercredis après l’école, le groupe faisait les courses pendant des heures. Le vendredi, ils restaient jusque tard dans la soirée pour préparer le repas et décorer la salle. Les samedis, ils arrivaient à neuf heures du matin – preuve, comme l’a fait remarquer M. Khabirpour, que l’implication personnelle peut parfois faire ce que les réveille-matin ne peuvent pas. Si le financement a couvert les achats, ce sont les jeunes qui ont donné de leur temps.</p>
<p>« Au début, on a eu un peu peur de ne pas y arriver ou que quelque chose tourne mal, a confié un participant. Puis, quand le brunch commence, tout se met en place et on voit les gens manger. C’est vraiment un moment agréable. »</p>
<p>La préparation des repas ne s’est pas toujours déroulée sans accroc. Il y avait parfois des désaccords sur la répartition des tâches et sur la meilleure façon de procéder. Après tout, une cuisine est un petit espace où peuvent surgir de grandes divergences d’opinion.</p>
<p>« Se retrouver à plusieurs dans une cuisine, ce n’est pas toujours facile, a déclaré l’un des jeunes organisateurs. Chacun a sa propre façon de faire. Mais on apprend à travailler ensemble, à vivre ensemble, et ça renforce les liens d’amitié. La plupart du temps. »</p>
<p>Certaines leçons ne s’apprennent qu’en passant à l’action. Se trouver face à soixante invités pour présenter un thème s’est avéré plus difficile que n’importe quelle recette. Au lieu de faire un exposé, les jeunes ont commencé par poser une question et ont invité l’assemblée à se répartir en petits groupes, puis à se réunir à nouveau pour partager ce qu’ils avaient trouvé. Les conversations n’en ont été que plus enrichissantes.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1785151483-belgium-five-brunches-one-neighborhood-03.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="Quelques habitants de Matongé lors d’un des cinq brunchs de quartier qui ont été organisés." class /><p class="wp-caption-text">Quelques habitants de Matongé lors d’un des cinq brunchs de quartier qui ont été organisés.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1785151490-belgium-five-brunches-one-neighborhood-04.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="Des initiatives communautaires telles que les brunchs ont permis de tisser des liens d’amitié entre voisins de générations différentes." class /><p class="wp-caption-text">Des initiatives communautaires telles que les brunchs ont permis de tisser des liens d’amitié entre voisins de générations différentes.</p></div>
<p>Elisa, une habitante de longue date qui a participé à trois des brunchs, se souvient avec tendresse des débuts. « Le premier n’a pas été facile, a-t-elle déclaré, mais chacun des suivants s’est amélioré. » Ce qui l’a le plus marquée, c’est la diversité des personnes présentes autour des tables. « J’ai rencontré des voisins marocains, néerlandais et d’autres que je ne vois jamais d’habitude, depuis les plus âgés d’entre nous jusqu’aux tout-petits. »</p>
<p>Pour M. Khabirpour, cette expérience reflétait une conviction qui est au cœur des efforts éducatifs bahá’ís : les jeunes ne se contentent pas de se préparer à apporter un jour leur contribution. Ils possèdent déjà des capacités qui peuvent s’épanouir lorsqu’on leur confie des responsabilités importantes et qu’on leur offre des occasions de servir.</p>
<p><strong>Collaborer avec la municipalité</strong></p>
<p>Ces brunchs sont également nés d’une question que la communauté se posait depuis un certain temps : comment les habitants, les quartiers et la municipalité pourraient-ils collaborer ?</p>
<p>« En tant qu’habitants, on a facilement tendance à se demander uniquement ce que la municipalité devrait faire pour nous, a déclaré M. Khabirpour. Pourquoi n’en font-ils pas davantage ? Nous avons alors commencé à nous poser une autre question : quelle est notre responsabilité et comment pouvons-nous collaborer avec eux ? »</p>
<p>Un père de famille du quartier l’a exprimé à sa manière. Il a admis avoir rapidement constaté les lacunes de la municipalité. Désormais, a-t-il déclaré, « nous faisons partie de ceux qui s’en chargent ».</p>
<p>Ce changement n’est pas passé inaperçu. Lorsque la municipalité a réuni les bénéficiaires du budget participatif pour présenter leurs différents projets, un homme s’est approché de ce groupe à l’issue de la réunion. Il leur a confié qu’il avait commencé à perdre espoir en la jeune génération. Les voir s’exprimer, a-t-il dit, lui avait redonné espoir.</p>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1785151584-belgium-five-brunches-one-neighborhood-05.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="Des jeunes qui réfléchissent aux initiatives de développement de communautés dans leur quartier." class /><p class="wp-caption-text">Des jeunes qui réfléchissent aux initiatives de développement de communautés dans leur quartier.</p></div>
<div style="width: 2260px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1785151598-belgium-five-brunches-one-neighborhood-06.jpg?dpr=0.75&#038;fm=webp" width="2250" height="1500" alt="Ces brunchs s’inscrivaient dans le cadre d’initiatives bahá’íes plus larges visant à renforcer la cohésion de la communauté en impliquant les jeunes, afin de leur permettre de développer leurs capacités à se mettre au service des autres." class /><p class="wp-caption-text">Ces brunchs s’inscrivaient dans le cadre d’initiatives bahá’íes plus larges visant à renforcer la cohésion de la communauté en impliquant les jeunes, afin de leur permettre de développer leurs capacités à se mettre au service des autres.</p></div>
<p>Ce projet, à durée déterminée, a pris fin. Il n’a jamais eu vocation à devenir une initiative permanente. Ce qui importe, c’est ce qu’il a laissé derrière lui : des relations plus solides, une confiance accrue chez les jeunes organisateurs et une vision plus claire de ce qui peut se produire lorsque les générations ne se contentent plus de parler les unes des autres, mais travaillent côte à côte.</p>
<p>Ce qui en résulte, c’est un quartier qui a vu ses jeunes identifier un besoin et qui savent désormais comment y répondre.</p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img src="https://www.datocms-assets.com/6348/1785155915-belgium-five-brunches-one-neighborhood-07.jpg?auto=format&#038;w=1920" width="1920" height="1600" alt="Quelques-unes des initiatives de développement de communautés des jeunes du quartier de Matongé." class /><p class="wp-caption-text">Quelques-unes des initiatives de développement de communautés des jeunes du quartier de Matongé.</p></div>
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