KAMPALA, Ouganda, publié le 27 janvier 2011– Lors d’une cérémonie pour célébrer le cinquantième anniversaire de la maison d’adoration bahá’íe de l’Ouganda, le président de la Cour suprême de ce pays a fait l’éloge de la contribution permanente de ce temple à l’unité religieuse et au progrès social.
« Le temple est une évocation de ce qui doit être mis en place pour contribuer à un avenir meilleur », a précisé l’honorable Benjamin J. Odoki à quelque 1 000 visiteurs réunis, le samedi 15 janvier, à Kampala, à l’occasion des festivités pour le jubilé d’or du temple.

La première maison d’adoration bahá’íe sur ce continent – connue sous le nom de « temple mère de l’Afrique » – a été construite entre 1957 et 1960 sur Kikaya Hill, à un peu plus de 4,5 kilomètres au nord de Kampala.

« Il a attiré et a fait entrer par ses portes la diversité des enfants de la terre qui y ont rencontré la spiritualité », a-t-il ajouté.
Un objectif spirituel et social

« C’est la combinaison du bien-être social et des actes de service qui va régénérer le monde », a fait remarquer M. Okodi, saluant l’établissement d’écoles bahá’íes « basées sur des principes moraux dans lesquelles des enfants de races et origines différentes ont pu établir des relations durables fondées sur le principe de l’unité du genre humain ».
Le concept de la maison d’adoration bahá’íe envisagé par Bahá’u’lláh comprend non seulement un lieu central de prière et de méditation mais la construction, ultérieurement, d’une série d’installations destinées à répondre aux besoins sociaux et éducatifs de la population environnante.
« Les secteurs de l’éducation sont très importants, a affirmé le président de la Cour suprême. Ils constituent le fondement du développement. Les groupes religieux ont une obligation sociale très importante : la capacité de redonner courage aux gens dont les communautés ont à faire face à une pauvreté abjecte ainsi qu’à l’ignorance et à la maladie. »
La maison d’adoration offre une série de programmes éducatifs de base, comprenant des cercles d’étude43 pour les adultes et les jeunes, ainsi que plusieurs classes d’enfants organisées chaque dimanche.
« Ils sont ouverts à tous, a fait remarquer Aqsan Woldu, qui habite près du temple et qui y sert souvent. La présence divine est un des éléments appris par les enfants dans ces classes. Nous étudions plusieurs histoires concernant les messagers de Dieu et les attributs divins ainsi que ce que nous devrions développer comme qualités. De plus, nous avons des chants parce que la musique est la nourriture de l’âme. Tout le monde devrait chanter et étudier. »
« Je pense que, dans le futur, la maison d’adoration deviendra le point central, le pivot et que son environnement accueillera des écoles, un hôpital et d’autres annexes. Chacun viendra, priera dans la maison d’adoration, puis retournera à ses occupations. C’est un concept magnifique », a ajouté M. Woldu.
Unité religieuse
Robert Byenkya – un autre Ougandais participant à ce jubilé d’or – a noté que des personnes de tous les âges bénéficient des programmes du temple. « Nous les invitons à entrer et à prier au moment qui leur convient le mieux, a-t-il expliqué. Les enfants, les adolescents, les adultes, les personnes âgées peuvent se rencontrer. »
« Une ambiance spirituelle spéciale se dégage lorsque des personnes de religions différentes – comme des chrétiens, des musulmans et des bahá’ís – prient ensemble dans la maison d’adoration, a ajouté M. Woldu. Le temple joue un grand rôle pour ces personnes qui ont certains préjugés envers les autres religions car, lorsqu’ils viennent ici, ils s’aperçoivent que nous récitons tous des prières provenant de différents Écrits saints. À l’intérieur de la maison d’adoration, nous sommes unis au nom de Dieu. Et cela nous réunit vraiment. »

M. Odoki a tout spécialement remercié la communauté bahá’íe pour l’entretien des jardins. « Ils représentent la pureté spirituelle qui unifie le monde », a-t-il précisé.
De nouveaux sommets de service
À plusieurs reprises, le président de la Cour suprême a trouvé remarquable le fait que « le temple mère d’Afrique » ait été construit en Ouganda.
« J’ai appris que le Gardien de la foi bahá’íe avait fait référence à l’Ouganda en tant que cœur spirituel de l’Afrique, a-t-il déclaré. Cela est absolument stupéfiant étant donné que le cœur est l’organe vital qui pompe le sang vers toutes les autres parties du corps.
«Nous devrions essayer de comprendre la signification de l’institution du temple et pourquoi il est une bénédiction pour la communauté africaine en général. Nous devrions réfléchir au monde actuel qui est profondément tourmenté et au rôle que la justice doit y jouer afin d’y mettre de l’ordre ainsi qu’à l’importance du rôle des bahá’ís dans le développement communautaire.
«C’est mon espoir sincère, a affirmé M. Odoki à l’assistance, que vous continuiez à exercer une influence positive sur ceux qui s’abritent sous l’ombre de ce temple et à guider le genre humain vers de nouveaux sommets de service dans la cause de l’unité et de la paix. »
Pour prendre connaissance du reportage photo, veuillez cliquer sur chaque vignette ci-dessous:
