La Haye, Pays-Bas – publié le 27 décembre 2008 – Ce mois a été l’occasion de célébrations du 60ème anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme le 10 décembre 1948. Les Nations Unies ont déclaré ce jour, “Journée des droits de l’Homme” (“Human Rights Day”) qui est célébrée chaque année.
A cette occasion, la Communauté internationale bahá’íe était l’un des 11 groupes religieux dont les représentants se sont réunis lors d’une conférence internationale inter-religieuse à La Haye afin de signer la déclaration 2008 relative à la Foi et aux droits de l’Homme (« 2008 Faith in Human Rights Statement »). L’évènement était organisé par Justitia et Pax Netherlands en coopération avec le Ministère des affaires étrangères des Pays-Bas.
Pour chacun des signataires, le document représente un engagement à soutenir la Déclaration universelle des droits de l’Homme et à promouvoir les droits humains et les libertés fondamentales aussi bien au sein de leur communauté religieuse qu’en dehors. Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations Unies, a signé au nom des bahá’ís.
Le document stipule : “Alors que nous représentons des traditions religieuses différentes, nous nous réunissons, unis afin de réaffirmer que la religion a toujours été une source d’inspiration pour les droits humains ainsi que le disent clairement nos écrits et nos enseignements sacrés”.
Selon les organisateurs, cette conférence constitue une première réunissant les religions pour souligner conjointement l’importance des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. La reine Beatrix de Hollande était présente pour la signature du document qui a eu lieu le 10 décembre.
A New York, lors d’une autre célébration pour marquer le 60ème anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, la Communauté internationale bahá’íe était le sponsor d’un séminaire tenu le 8 décembre sur le thème la Liberté de Religion ou de Croyance : Perspectives et Défis après soixante années de Protection des Nations unies (« Freedom of Religion or Belief: Perspectives and Challenges after Sixty Years of United Nations Protection »).
Les conférenciers comprenaient Felice Gaera de l’institut Jacob Blaustein de la « U.S. Commission on International Religious Freedom », (Commission américaine de la Liberté religieuse internationale) ; Azza Karam du Fond des Nations unies pour la Population ; Cole Durham du Centre International des études de Droit et de Religion à la Brigham Young University ; et Malcolm Evans de l’Université de l’Ecole de Droit de Bristol.
Madame Dugal, la représentante bahá’íe, a souhaité la bienvenue aux participants et traité de la raison de l’importance de la liberté religieuse – tant pour les bahá’ís que pour d’autres confessions.
“Plus de la moitié de la population mondiale vit sous des régimes politiques qui restreignent sévèrement ou interdisent à leurs citoyens la liberté d’étudier, de croire, d’observer, et de pratiquer librement la foi religieuse de leur choix ”, a-t elle indiqué. Et de poursuivre : “La liberté de changer de religion ou de croyance n’a été exprimée, avec tant de clarté, dans aucun autre instrument international depuis la Déclaration”.
Elle a aussi fait remarquer que la Communauté internationale bahá’íe est « très coutumière » de la persécution due à la religion. “La persécution continue et systématique de la communauté bahá’íe en Iran, qui a persisté à des degrés différents d’intensité durant les 150 dernières années, s’est manifestée de manières multiples”.
Le but, a-t elle poursuivi, devrait être “de créer les conditions, juridiques, économiques, politiques, sociales et spirituelles, qui permettent au potentiel humain d’émerger et de fleurir – ce potentiel bien précis qui a continuellement conduit en avant la civilisation humaine, en recherchant de nouvelles voies de connaissance et en raffinant les relations humaines et l’organisation de la société humaine. ”
“L’esprit humain, a-t elle ajouté, doué de raison et de conscience, doit être libre de rechercher la vérité et de croire”.
Plus de détails:
Dans d’autres pays, les bahá’ís ont également participé à des évènements commémoratifs pour ce 60ème anniversaire dont :
• Au Royaume Uni, des étudiants ont organisé des évènements sur le thème de « l’Education est un Droit Humain » (“Education is a Human Right”) afin de sensibiliser le public et de faire connaitre le fait qu’en Iran, l’accès à l’éducation est souvent refusé aux bahá’ís et à d’autres personnes.
• A l’Université de Londres Queen Mary, le professeur de droit Eric Hainze, a participé à une réunion spéciale tenue par la société des étudiants bahá’ís et a parlé des origines et de l’importance de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
• A Cardiff, des étudiants et des amis se sont réunis dans la salle Nelson Mandela du syndicat des étudiants de l’université pour assister à des présentations et pour visionner des vidéos sur les droits de l’Homme, l’accès à l’éducation et des expériences personnelles sur la vie en Iran. Le programme était suivi d’une longue veillée de prières pour les droits de l’Homme dans le monde.
• Et puis, au Pays de Galles, quelques 100 étudiants de l’école secondaire Brynmawr à Blaeneu ont écouté une présentation sur les jeunes en Iran à qui l’accès à l’éducation est refusé.
• Des étudiants de l’Université Queens de Belfast, en Irlande du Nord, ont participé à une campagne d’écriture de lettres soutenue par des membres du groupe Amnesty International de l’université.
• Au Canada, la « Victoria Multifaith Society », (Groupe multi-confessionnel de Victoria), à Victoria, en Colombie Britannique, a patronné une conférence de deux jours intitulée : « Human Rights Global Dignity Conference », (Dignité globale des Droits de l’homme), les 6 et 7 décembre avec une participation de plus 150 personnes. Gerald Filson, ancien directeur du Réseau canadien des droits de la personne sur le plan international (« Canadian International Human Rights Network ») et représentant de la Communauté bahá’íe du Canada, était l’un des principaux orateurs.
• Le Docteur Mary-Wynne Ashford, ancienne présidente de l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (« International Physicians for the Prevention of Nuclear War ») ayant récemment rejoint la communauté bahá’íe, a présenté un exposé mettant l’accent sur le « nouveau super-pouvoir mondial » : la société civile. La conférence comprenait de la musique, des expositions et des ateliers, dont un à destination des enfants, intitulé « Devenir le meilleur de soi-même » (“Becoming Your Best Self”), organisé par Linda Kavelin-Popov.
• Le Docteur Filson, est également intervenu à une conférence qui a eu lieu à Abbotsford, en Colombie Britannique, et sponsorisée par les bahá’ís locaux et la Coalition pour la Dignité Humaine de Fraser Valley (« Fraser Valley Human Dignity Coalition »), au cours de laquelle il a mis l’accent sur les réussites et les échecs dans la promotion des droits de l’Homme durant les 60 dernières années.
• Au total, les baha’ís ont participé à une douzaine de célébrations commémoratives au Canada, y compris une conférence le 9 décembre à l’université de McGill à Montréal, tenue en collaboration avec la fondation Pierre Elliot Trudeau et le Centre John Humphrey pour la Paix et les droits de l’Homme et aussi à un rassemblement le 10 décembre à l’Université Simon Fraser en Colombie Britannique.
• En Inde, la communauté locale bahá’íe de Kannur dans l’état de Kerala a organisé une réunion en collaboration avec la section locale d’Amnesty International. La réunion, qui s’est tenue dans la grande salle du centre bahá’í, comprenait une allocution de P.K. Premarajan, un membre de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís de l’Inde.
• Aux Etats Unis, Kit Bigelow, représentant les bahá’ís des Etats-Unis, a lu une prière bahá’íe au cours d’un déjeuner pour les droits de l’Homme, le 10 décembre, auquel plus de 200 personnes étaient présentes. Cette célébration annuelle était patronnée par l’Association des Nations unies de la Région de la Capitale Nationale (« United Nations Association of the National Capital Area »), par la Commission des Arts et des Lettres du District de Columbia et par le Bureau des droits de l’Homme.
• Les bahá’ís ont aussi participé à une cérémonie le 8 décembre, tenue dans la Salle des Traités du Département d’Etat des Etats-Unis par la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice pour rendre honneur à des défenseurs exceptionnels des droits de l’Homme dans la société civile ainsi qu’au gouvernement.
• De plus, des représentants ont participé le 2 décembre à une conférence patronnée par le Collège Universitaire Américain de Droit de Washington (« American University Washington College of Law ») et la Société Américaine de Droit International (« American Society of International Law »), intitulée : « Prendre conscience de la Promesse de la Déclaration universelle des droits de l’Homme : Se pencher sur les 60 premières années et au-delà » (“Realizing the Promise of Universal Declaration of Human Rights: Examining the First 60 Years and Beyond”).
• Au Brésil, la communauté bahá’íe a préparé une édition révisée du « Sentier des droits de l’Homme » (“Human Rights Pathway”), une exposition représentant les articles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Les bahá’ís ont également été parmi les 1 500 participants à la 11ème Conférence Nationale des droits de l’Homme qui a commencé le 15 décembre, à Brasilia, et qui dura quatre jours.
• En Australie, le conseil régional bahá’í de l’Ouest de l’Australie a accueilli plus de 100 invités à un programme où l’accent a été mis sur la pertinence continue de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et le besoin d’une vigilance permanente.
