L’accent est mis sur l’éthique à la conférence des Nations unies concernant les changements climatiques

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De gauche à droite: Dane Scott de l’Université du Montana à Missoula; Petra Tschakert de l’Université d’État de Penn ; Peter Adriance, le représentant bahá’í et Brendan Mackey de l’Université nationale d’Australie.
De gauche à droite: Dane Scott de l’Université du Montana à Missoula; Petra Tschakert de l’Université d’État de Penn ; Peter Adriance, le représentant bahá’í et Brendan Mackey de l’Université nationale d’Australie.
Poznan, Pologne, publié le 16 décembre 2008 – Participant la semaine dernière à la conférence des Nations unies concernant les changements climatiques à Poznan en Pologne, la Communauté internationale bahá’íe, ou CIB, a attiré l’attention sur les problèmes moraux et éthiques engendrés par le réchauffement global et ses conséquences sur les populations.

« La recherche de solutions montre les limites des approches technologiques et politiques traditionnelles et pose des questions difficiles relative à la justice, l’équité, la responsabilité et les engagements futurs », a affirmé la CIB dans un communiqué publié lors de la rencontre.

Intitulé « Saisir l’occasion : Redéfinir la problématique engendrée par le changement climatique » (Seizing the Opportunity: Redefining the Challenge of Climate Change), la déclaration propose des réflexions nouvelles issues de la perspective bahá’íe alors que le monde affronte les enjeux qu’il entraîne.

« Alors que, dans le monde entier, les populations et les responsables politiques se débattent avec ces questions, elles nous offrent des perspectives sans précédent », souligne la déclaration. « La possibilité nous est offerte d’aborder une étape de transition entre un mode d’interaction centré sur les Etats, à un modèle enraciné dans l’unité qui nous lie en tant qu’habitants d’une seule biosphère, citoyens d’un seul monde et membres d’une civilisation unique ».

Les représentants de la CIB ont également participé à deux manifestations organisées en marge de la conférence en vue d’aborder les questions morales et éthiques découlant du réchauffement mondial.

Celles-ci étaient organisées par le « Collaborative Program on the Ethical Dimension of Climate Change at the Rock Ethics Institute at Penn State University » (Programme mené en collaboration avec l’Institut Rock de déontologie de l’Université d’État de Pennsylvanie) qui concerne les dimensions éthiques du changement climatique. Le thème en était « Moral and ethical issues that must be faced in implementing the Bali roadmap” (Les problèmes moraux et éthiques entraînés par la mise en application de la feuille de route de Bali).

Le lundi 8 décembre, le représentant bahá’í Peter Adriance a développé des idées de réflexion, dans un groupe de discussion dont le thème s’intitulait : “Summoning the courage: Arising to the ethical challenge of climate change” (Faire appel au courage : Les enjeux éthiques du changement climatique).

Dans ses propos, Monsieur Adriance a souligné l’importance d’inclure le concept d’unité de l’humanité en tant que principe moral et éthique fondateur dans toutes les propositions capables de résoudre ces problèmes.

« Une occasion unique est offerte au monde d’opérer une transition entre une perspective nationale et un point de vue mondial », a souligné Monsieur Adriance.

Lors de la journée du mardi 9 décembre, les représentants bahá’ís ont participé à un séminaire, organisé également par le « Collaborative Program on the Ethical Dimension of Climate Change » (Programme collaboratif relatif aux dimensions éthiques du changement climatique).

Tahirih Naylor, représentante de la Communauté internationale bahá’íe aux Nations unies et responsable de la délégation bahá’íe à Poznan a précisé : « Le travail de la conférence des Nations unies est arrivé à un point crucial. L’objectif de notre participation est d’encourager les dirigeants du monde et porte-parole de l’opinion à prendre en compte les conséquences morales et éthiques de leurs décisions ».

« Par exemple, le principe de justice exige que les gouvernements oublient leurs intérêts nationaux limités et envisagent ces problèmes en termes d’envergure et de conséquences mondiales. Le changement climatique est une question internationale qui nécessite un niveau de collaboration inconnu jusqu’alors ».

La Communauté internationale bahá’íe est l’une des centaines d’organisations non-gouvernementales ayant assisté à la conférence de Poznan sur les changements climatiques qui s’est tenue du 1er au 12 décembre dernier.

Les 11 et 12 décembre ont vu afflué à Poznan, des ministres et responsables officiels de 190 nations qui ont participé à un colloque de deux jours de haut niveau, visant à un échange de vue sur une ’’vision partagée’’ de la lutte contre le changement climatique à l’horizon 2050.

Lors de cette session, le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, a dans un discours tenté de persuader les dirigeants de ne pas laisser les différentes crises actuelles, alimentaire, financière et autres, les empêcher de prendre les décisions urgentes requises par le changement climatique.

La conférence de Poznan marque le mi-parcours d’efforts entrepris en vue d’un accord qui succédera au Protocole de Kyoto, le pacte d’engagement de réduction des émissions de gaz à effet de serre dont la première échéance arrive en 2012. Le processus a débuté à Bali, en Indonésie, l’an dernier.


Documents joints

Seizing the Opportunity

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