Le 21 mars 2009, les bahá’ís à travers la France ont célébré leur nouvel an

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Paris, publié le 10 avril 2009 – Comme chaque année au premier jour du printemps, c’est la fête pour les bahá’ís de France et du monde qui ont marqué Naw-Rúz, le nouvel an bahá’í.

Naw-Rúz – le « jour nouveau » ou « jour de Dieu ”- est la fête célébrant l’équinoxe de printemps dans l’hémisphère nord. C’est une très ancienne célébration, commémorée depuis au moins 3000 ans, et ce, dans de nombreux pays.

Pour les bahá’ís, le 21 mars 2009 représente le premier jour de l’année bahá’íe 166, selon le Calendrier Badí, institué par le Báb en 1844 et ratifié ensuite par Bahá’ulláh.

Placé à la fin du jeûne bahá’í, l’équinoxe de printemps dans l’hémisphère nord est le symbole du renouveau et du printemps spirituels apportés à l’humanité par le message des Manifestations de Dieu successives, telles que Moïse, Jésus, Mohammed, le Báb et Bahá’u’lláh. La fête de Naw-Rúz en est la commémoration concrète.

Pour en savoir plus http://fr.bahaikipedia.org/Naw-Rúz

Naw-Rúz commence dès le 20 mars après le coucher du soleil et se termine le lendemain, 21 mars, avant le coucher du soleil. Il n’y a pas d’autres règles imposées en ce qui concerne le déroulement de cette commémoration, et les bahá’ís suivent habituellement les coutumes locales.

C’est ainsi que du nord au sud, de l’est à l’ouest et sans oublier le centre, lors de la soirée du 20 et du week-end des 21 et 22 mars, c’est dans la plus grande diversité qu’en France les bahá’ís et leurs amis ont fait la fête. Certains journaux en ont fait l’écho, comme par exemple la Voix du Nord : Le jour du printemps, les Baha’is ont célébré l’an 166.

La fête de Naw-Rúz aux quatre coins de France :

Dans le nord, “mêler ses différences”, au centre socioculturel de Villeneuve-d’Ascq :

Ambiance cosmopolite et bonne humeur au centre socioculturel.
Ambiance cosmopolite et bonne humeur au centre socioculturel.
La célébration du Naw-Rúz pour la communauté bahá’íe de Lille et des environs a réuni une cinquantaine de personnes dont une vingtaine d’invités au centre socioculturel de Villeneuve-d’Ascq.

Originaires d’Iran, de Nouvelle-Calédonie, du Gabon, du Nord, d’Algérie, d’Italie ou d’Inde, les plats reflétaient eux aussi la même diversité multiculturelle, une vraie palette de couleurs, déclinés dans une farandole de mets et de desserts.

Les jeunes ont animé la soirée avec énergie offrant sketchs, danses et chants.
Les jeunes ont animé la soirée avec énergie offrant sketchs, danses et chants.
La partie spirituelle a été rehaussée par un accompagnement musical. Et c’est guidés par les jeunes que sketchs, danses et chants se sont succédés, pour laisser enfin place aux danseurs auxquels beaucoup d’enfants se sont mêlés. Le temps est passé trop vite jusqu’à 1h30 du matin…

Bourg en Bresse : chanter jusqu’au bout de la nuit!

Le jour de Naw-Rúz, les bahá’ís du groupement de l’Ain et de Saône et Loire se sont réunis à Bourg-en-Bresse dans une petite salle avec leurs amis. Après des prières dites par les membres présents et les enfants, un petit mot d’introduction relatif à la Foi bahá’íe et à son calendrier, place a été laissée à un programme poétique, puis des chants turcs ont enchanté l’auditoire. Les enfants ont présenté un conte russe en spectacle de marionnettes. Enfin, tous les participants ont été entraînés dans une série de danses folk jusque fort tard. La soirée s’est terminée par un somptueux buffet où les desserts, très nombreux, brillaient autour d’un riz iranien : une belle occasion de s’enrichir de la rencontre avec les amis des uns et des autres !

Naw Rúz lorrain à Evrange :

M. le maire d’Evrange (à droite), petit village dynamique de Lorraine, avait gentiment accepté l’invitation de la famille Monadjemi-Mollaian à l’occasion de la fête bahá’íe de Naw-Rúz.
M. le maire d’Evrange (à droite), petit village dynamique de Lorraine, avait gentiment accepté l’invitation de la famille Monadjemi-Mollaian à l’occasion de la fête bahá’íe de Naw-Rúz.
Evrange est un petit village de 220 âmes, situé tout près de la frontière luxembourgeoise. La famille Monadjemi-Mollaian, installée depuis peu dans cette charmante bourgade, a profité de l’occasion de la célébration du nouvel an bahá’í pour inviter ses voisins et le conseil municipal.

C’est avec grand plaisir qu’ils ont accueilli tout au long de la journée pas moins d’une soixantaine de personnes, adultes, jeunes et enfants, dont vingt-cinq invités. Le maire d’Evrange a honoré de sa présence cette fête et des voisins avaient répondu favorablement à leur invitation.

Après un temps de partage spirituel et une présentation de la foi bahá’íe et de son calendrier, la journée s’est poursuivie autour d’un repas convivial, pour se poursuivre ensuite l’après-midi avec une animation artistique.

Les enfants ont participé à l’animation musicale.
Les enfants ont participé à l’animation musicale.
L’hôtesse du jour témoigne que cette journée a été, pour elle, une expérience très riche en échanges et très encourageante car finalement elle a réalisé qu’il ne fallait pas grand chose pour rencontrer des gens et ses voisins. Il fallait tout simplement oser les inviter à partager un temps de fête, qui est toujours une occasion de créer des liens, nouer des contacts, mieux se connaître, échanger des idées et mieux s’apprécier.

Au sud, Aix en Provence : un Naw-Rúz exceptionnel dont on se souviendra encore longtemps !

Les enfants ont animé une partie de la soirée.
Les enfants ont animé une partie de la soirée.
La fête de Naw-Rúz à Marseille a eu lieu le vendredi soir au centre bahá’í de la ville. Le lendemain soir, c’était près d’Aix en Provence, dans la salle communale de Calas à Cabries, que quelque quatre vingt personnes étaient réunies. Une forte proportion de jeunes et d’enfants ont par leur présence rendu la soirée très joyeuse et bien animée.

Autour du buffet cosmopolite : unité, diversité et gourmandise…
Autour du buffet cosmopolite : unité, diversité et gourmandise…
Commencée à 18 heure 30 par une partie spirituelle avec de la musique et des prières, la soirée s’est poursuivie autour d’un grand buffet, constitué de plats de différents pays, autour duquel les participants se sont retrouvés avec grand plaisir. C’est toujours à l’unisson qu’il ont ensuite assisté à la suite du programme avec un concert réunissant le chanteur Atef, Natacha au violoncelle, Cyril à la guitare…

Percussions africaines, instruments iraniens, tout le monde participait en chantant ou tapant dans les mains. Puis les jeunes de Marseille ont « mis le feu » avec des chansons de leur composition. Ensuite ce fut le temps dédié à la danse, les tout petits comme les plus âgés, jeunes, adultes, tous mélangés pour faire la fête sur des airs variés adaptés à tous les goûts : salsa, rock, valse et musique actuelle.

Nice : beaucoup de spiritualité, de rire et de convivialité

Présentation de Naw-Rúz dans une salle magnifiquement décorée.
Présentation de Naw-Rúz dans une salle magnifiquement décorée.
Le 20 mars à 20 heures, il y avait un peu plus de cent personnes réunies au centre bahá’í de Nice. La fête a commencé avec une partie spirituelle douce et mélodieuse, s’enchaînant avec une partie artistique très variée et joyeuse où petits et grands ont démontré leurs talents de chanteurs, comédiens et danseurs. Tout le monde a ensuite partagé un repas.

La chorale, un des nombreux talents artistiques proposés au cours de cette mémorable soirée de fête.
La chorale, un des nombreux talents artistiques proposés au cours de cette mémorable soirée de fête.
C’était une fête si chaleureuse et joyeuse que plus personne ne voulait partir ! Certains sont restés à jouer de la musique et à chanter jusqu’au bout de la nuit ! Beaucoup d’invités, venus pour la première fois à une fête bahá’íe, ont pu apprécier l’esprit qui y régnait.

Tours : une centaine de personnes réunies pour fêter Naw-Rúz

Environ cinquante bahá’ís de Niort, Orléans, Angers et Tours se sont rassemblés, rejoints par une cinquantaine d’amis, proches des principes de la foi bahá’íe, qui souhaitaient partager avec eux la nouvelle année bahá’íe et célébrer un avenir plus uni et plus riche de sa diversité.

La fête s’est déroulée dans un restaurant, mis à disposition pour la circonstance, et a débuté par des prières lues et chantées, en persan, anglais et français. La personne chargée de la présentation de Naw-Rúz a rappelé que le 21 mars avait été choisi par Bahá’u’lláh car en ce jour précis, le soleil règne avec la même équité sur toute l’humanité, symbolisant la manifestation de Dieu illuminant la terre entière.

Après avoir souligné l’importance de la diversité d’âge (de 8 mois à plus de 90 ans) et de culture de tous les participants (français mais aussi kurdes, iraniens, américains, camerounais, sénégalais, marocains, algériens, ukrainiens, mauriciens…), l’accent a été mis sur le rôle des bahá’ís dans la construction d’un monde plus uni et plus riche de sa diversité.

Quatre activités, mises en œuvre au niveau local, contribuent à développer cette unité génératrice de paix : les réunions de prières permettent aux âmes de s’unir autour de la Parole de Dieu et d’élever les cœurs ensemble, les classes d’enfants favorisent le développement des qualités spirituelles, les cercles d’études qui développent les capacités à rendre service et les groupes d’activités pour les jeunes de 12-14 ans sont le fondement des activités des bahá’ís dans cette localité et dans de nombreuses autres tout autour du monde.

Les enfants, le
Les enfants, le  » trésor de toute communauté ».
Puis les artistes chanteurs, danseurs et musiciens ont complété le programme : chansons iranienne, ukrainienne, chanson des jeunes… Musique kurde et danses d’Afrique du Nord par une fillette de 8 ans ont charmé et enthousiasmé tous les participants. Un cadeau a été offert aux enfants et une rose aux invités, un geste pour témoigner du rôle très important des enfants -le “ trésor de toute communauté ” – et la volonté de partager avec d’autres ce message d’unité.

Toujours à l’ouest, Poitiers a également vibré aux rythmes de la fête !

Chaque année, le 21 mars, la communauté bahá’íe de Poitiers et des environs organise une fête à l’occasion de Naw-Rúz. Et comme en témoigne Christine S.-G., une des participantes : « À chaque fois, quelque chose de magique se passe. C’est un vent de joie qui souffle, qui transporte chacun de nous, ainsi que l’ensemble de nos amis invités ».

À Poitiers, la soirée de fête, organisée pour le nouvel an bahá’í a été magique.
À Poitiers, la soirée de fête, organisée pour le nouvel an bahá’í a été magique.
La salle retenue pour l’occasion était trop petite pour accueillir tout le monde, mais c’est tout de même une soixantaine de personnes qui avaient pu se réunir pour célébrer le nouvel an du calendrier bahá’í. Le programme, concocté avec soin, était dans la ligne générale des rencontres bahá’íes : des prières, une explication de la fête de Naw-Rúz et du calendrier. Un repas a permis à toutes les personnes présentes de partager les spécialités culinaires apportées par tous.

À Poitiers, la communauté bahá’íe est très cosmopolite avec des représentants d’ Afrique, de France, d’Iran, d’Océanie… les plats reflétaient à merveille cette diversité humaine. La soirée s’est poursuivie avec musique et danses jusque fort tard.

Naw- Rúz 166 à Fontenay aux roses : dans la joie et la bonne humeur !

Une assistance attentive dans une salle magnifiquement décorée de lierre et de fleurs.
Une assistance attentive dans une salle magnifiquement décorée de lierre et de fleurs.
La commune de Fontenay-aux-Roses (banlieue parisienne) a été le lieu d’accueil de la fête de Naw-Rúz avec 170 participants, dont 50 enfants, dans une salle très joliment décorée avec du lierre et des fleurs. Dès 18 heures, les animations pour les enfants ont donné le “la” : confection de masques et d’une fresque du printemps, conte et chanson en espéranto. Puis ce fut le tour des adultes de se régaler : dîner avec des plats de divers pays : Madagascar, île de la Réunion, Cameroun, Éthiopie, Côte d’Ivoire, Maroc, Algérie, Iran, Colombie, France…

Les enfants chantent en espéranto devant un public ravi.
Les enfants chantent en espéranto devant un public ravi.
Prenant le relais, la partie artistique a suivi de près, avec des Paroles cachées1 chantées, des chansons, danse et sketchs par les jeunes adolescents et la présentation de la chanson en espéranto par les enfants… La soirée s’est poursuivie avec de la danse pour tous.

Naw-Ruz 166 à Paris:

Le 20 mars au soir, les bahá’ís de Paris, comme beaucoup d’autres communautés dans le monde, ont célébré leur nouvelle année en se réunissant au Centre national bahá’í. Étaient présents, non seulement les croyants de Paris et de la région parisienne ainsi que leurs invités, mais également des visiteurs en provenance d’autres pays. C’est unis dans cette merveilleuse diversité humaine, que la fête a débuté par une partie spirituelle très inspirante pendant laquelle des prières ont été chantées et lues en différentes langues.

L’ensemble des participants à la fête de Naw-Rúz, organisée au Centre national bahá’í de Paris.
L’ensemble des participants à la fête de Naw-Rúz, organisée au Centre national bahá’í de Paris.
C’est un tout jeune enfant de 10 ans, Armand, qui a pris ensuite le relais pour présenter la fête de Naw-Rúz et son origine, touchant par sa spontanéité et son enthousiasme toute l’assistance présente.

Hélène, responsable de la partie artistique, a réussi à faire participer l’ensemble des personnes. Toutes et tous, un instrument en main, ont chanté en chœur. La suite du programme était consacré à la musique avec la présence d’un pianiste et d’un violoniste qui ont enchanté les cœurs.

Un pianiste a enchanté l’assistance.
Un pianiste a enchanté l’assistance.
La fête s’est clôturée par un repas et de délicieux gâteaux, préparés avec passion par l’ensemble des participants, qui ont permis de faire un tour du monde gastronomique !


  1. Recueil de poésie mystique, rédigé par Bahá’ulláh, résumant les préceptes divins que contiennent toutes les grandes religions. 

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