
Elle a revêtu cette année une signification particulière car elle marque le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
À New York, la Communauté internationale bahá’íe a organisé un séminaire d’une journée sur le thème de « Freedom of Religion or Belief: Perspectives and Challenges after Sixty Years of United Nations Protection », (Liberté de religion ou de croyance : perspectives et défis après soixante années de protection offerte par les Nations unies).
Le 8 décembre dernier, Felice Gaer, membre de l’Institut Jacob Blaustein et de la Commission américaine de la liberté religieuse, Azza Karam, membre du Fonds pour la population des Nations unies, Cole Durham, membre du Centre international pour l’étude des religions et des lois à l’Université de Brigham Young et Malcolm Evans, professeur à la faculté de Droit de Bristol ont été parmi les orateurs qui ont animé deux groupes de discussions.
« Cette année, la Journée des droits de l’Homme revêt une signification particulière, parce que ceux-ci sont l’objet de nombreuses attaques venant de toute part », affirme Bani Dugal, représentante de la Communauté internationale bahá’íe aux Nations unies qui a également pris la parole lors de la cérémonie organisée à New York. « Ces activités sont particulièrement importantes cette année, étant donné le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ce document ayant mis en place les normes les plus strictes relatives à la liberté de religion ou de croyance ».
Instaurée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1950, la Journée des droits de l’Homme marque l’anniversaire de l’adoption, par l’Assemblée, de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, le 10 décembre 1948. Au fil des années, un réseau d’instruments et de mécanismes protégeant les droits humains ont été développés afin d’assurer leur primauté et s’opposer à leurs violations quelque soit l’endroit où elles pourraient advenir.
Autour du monde :
Comme chaque année, à l’occasion de cette journée anniversaire du 10 décembre, de nombreuses communautés bahá’íes, locales ou nationales, ont organisé des activités pour célébrer la Journée des droits de l’Homme. En voici quelques exemples :
•Au Canada, les bahá’ís ont soutenu ou parrainé au moins dix manifestations dont, les 6 et 7 décembre, une « Human Rights Global Dignity Conference », (Conférence pour la dignité mondiale des droits de l’Homme), à Victoria, en Colombie britannique.
Des bahá’ís étaient présents lors des nombreuses manifestations qui se sont déroulés dans différentes universités canadiennes telles McGill à Montréal, l’université Simon Fraser et l’université nationale en Colombie britannique.
Des commémorations locales ont également eu lieu à Chilliwack, Abbottsford, Colwood, Maple Ridge et Langley en Colombie britannique, ainsi qu’à Richmond Hill et Okaville en Ontario.
« Nos assemblées locales sont encouragées à organiser des manifestations », a précisé Gerald Filson, porte-parole de la Communauté bahá’íe canadienne.
• Au Brésil, des bahá’ís participeront, du 15 au 18 décembre, à la XIème conférence nationale des droits de l’Homme à Brasilia. Près de 1500 participants sont attendus et, parmi eux, des délégués élus des 27 États brésiliens, des invités et des observateurs.
La Communauté bahá’íe brésilienne a préparé une nouvelle édition du « Human Rights Pathway », (Sentier des droits de l’Homme). C’est une exposition de 30 affiches illustrant les différents articles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Elles seront présentées dans un long couloir traversé par le public. La nouvelle édition du « Sentier » utilise le langage et les dessins d’élèves du collège de Guara, ville située dans la banlieue de Brasilia. Elle a été, partiellement, financée par l’Organisation des États latino-américains.
• En Grande Bretagne, la communauté bahá’íe a édité deux brochures à distribuer dans les écoles et les universités. Elles tissent un lien entre la persécution des étudiants bahá’ís en Iran et la Déclaration universelle des droits de l’Homme qui stipule le droit à l’éducation.
Robert Weinberg, porte-parole des bahá’ís en Grande Bretagne précise : « Nos jeunes bahá’ís organisent, dans divers lieux, des séminaires, des manifestations et des exposés ».
Il ajoute que les bahá’ís soutiennent aussi une lettre ouverte, signée par de nombreux enseignants, chefs religieux et universitaires dans toute la Grande-Bretagne. Ce texte émet des critiques vis-à-vis de la politique iranienne qui refuse aux bahá’ís l’accès à l’éducation supérieure. Elle a été publiée à l’occasion de la Journée des droits de l’Homme.
• Le 6 novembre 2008, la communauté autrichienne a organisé au Centre bahá’í de Vienne, une manifestation qui commémorait l’emprisonnement et le meurtre de bahá’ís d’origine juive durant la Seconde guerre mondiale. Cette cérémonie a également célébré le 60ème anniversaire de la Déclaration des droits de l’Homme.
• En Inde, à Lucknow, les bahá’ís ont soutenu le lancement d’un programme d’éradication de la pauvreté chez les enfants, en collaboration avec l’UNICEF d’Uttar Pradesh.
