Paris, publié le 4 septembre 2008 – Samedi 30 août, à l’occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme et de l’organisation de la 61ème conférence annuelle des Organisations Non Gouvernementales de l’ONU, qui se tiendra à Paris du 3 au 5 septembre 2008, un village des droits de l’Homme avait été monté sur le parvis de l’Hôtel de Ville.
Au sein de celui-ci, ce ne sont pas moins d’une vingtaine d’Organisations non gouvernementales qui étaient présentes, comprenant des représentants de la société civile en provenance du monde entier, qui ont partagé leur expérience en matière de défense des droits de l’Homme.
Parmi eux, la Communauté internationale bahá’íe, qui représente les membres de la foi bahá’íe du monde entier, était sur place afin de témoigner de sa participation historique auprès des Nations unies, où elle est accréditée depuis 1948 comme Organisation non gouvernementale.
En effet la Communauté internationale bahá’íe était déjà présente en 1926 à Genève, auprès de la Société des Nations, puis dès 1945, elle a été active auprès des Nations unies et notamment lors de la proclamation de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1948.
Tout au long de la journée, les représentants des Organisations non-gouvernementales présentes ont animé des stands et des espaces de discussion avec le public, qui était invité à s’exprimer artistiquement sur le « mur des droits de l’Homme », aux côtés de l’artiste peintre espagnol Valentin Caro. Des sessions de yoga, de musique classique et de slam sur le thème des droits de l’Homme ont également rythmé cette journée.

Shamina De Gonzaga, Présidente de la 61ème conférence annuelle des ONG de l’Organisation des Nations unies, coordonnait les échanges à la tribune en invitant les organisations présentes à partager leurs actions, tout en encourageant le dialogue entre les défenseurs des droits de l’Homme et le grand public.
La Communauté internationale bahá’íe fut ainsi invitée à partager sa pratique en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme à travers le monde, et notamment en faveur de la promotion de l’accès universel à l’éducation.

« La communauté internationale bahá’íe a édifié près de 300 écoles et 400 établissements d’appui à la scolarité à travers le monde (…). Conscients des aspirations des enfants du monde, les bahá’ís ouvrent leurs activités pour y accueillir un grand nombre d’enfants de toutes origines culturelles, sociales et religieuses, et conduisent des activités spécifiques en direction des 12-14 ans, afin de les aider à franchir une étape cruciale de leur vie, de leur permettre de développer toutes leurs capacités humaines et de diriger leur énergie au service de la société », expliqua à l’auditoire, Silène Martino, représentante pour cette occasion de la Communauté internationale bahá’íe.
Les activités menées par la Communauté internationale bahá’íe visent à la réalisation des objectifs humanitaires et socio-économiques mis en avant dans la Charte de l’Organisation des Nations unies, tels que la promotion du développement durable, la promotion des droits des femmes, l’accès universel à l’éducation ou encore la lutte contre le racisme.
« Auprès des Nations unies, la Communauté internationale bahá’íe cherche à promouvoir des principes essentiels à l’avènement d’une paix durable : l’Unité de l’Humanité, l’égalité entre hommes et femmes, un modèle universel des droits de l’Homme, la justice et la coopération économique, l’éducation universelle. », ajouta Silène Martino, avant de conclure sur la situation particulièrement inquiétante de l’Iran, ou les membres de la foi bahá’íe se voit refuser l’accès à l’éducation supérieure et à de nombreux autres droits de l’Homme : « en Iran également, les bahá’ís restent pourtant fermement engagés au service de l’humanité, conduisant des actions sociales en direction des plus démunis ».

Les quatre représentants de la Communauté internationale bahá’íe, présents à cette manifestation, ont également partagé avec Yamina Benguigui, adjointe au maire chargée des droits de l’Homme et de la lutte contre les discriminations, les actions de longue date que leur organisation mène en faveur de l’éradication des violences à l’égard des femmes et filles.
Site en langue anglaise de la Communauté internationale bahá’íe http://www.bic.org/
