Les trois dernières conférences des Amériques

Partager cet article :

L'affluence nombreuse à la conférence de Vancouver a exigé l’utilisation simultanée de trois sites différents, dont deux avec une retransmission en direct.
L’affluence nombreuse à la conférence de Vancouver a exigé l’utilisation simultanée de trois sites différents, dont deux avec une retransmission en direct.
Lae, Papouasie, Nouvelle Guinée, publié le 18 février 2009 – Les 17 et 18 janvier dernier en plus de la conférence de Lae en Papouasie- Nouvelle Guinée, des rassemblements similaires ont eu lieu à Managua au Nicaragua et à Vancouver au Canada. Ces deux dernières conférences ont clôturé la série des treize réunions qui se sont déroulées aux Amériques. Les conférences précédentes s’étant tenues à Toronto au Canada, dans six villes des États-Unis, à Guadalajara au Mexique, à Quito en Équateur, à Antofagasta au Chili et à Sao Paulo au Brésil.

Suivant les régions du monde, l’accès à ces conférences se révèlent parfois être un véritable défi. A Rabaul sur l’île de Papouasie-Nouvelle-Guinée de la Nouvelle Angleterre, le volcan menaçant depuis longtemps la population s’était réveillé, obligeant les bahá’ís qui voulaient participer à la conférence à être transportés par hélicoptère vers un site de débarquement d’où ils pouvaient ensuite prendre un bateau ou un avion pour Lae sur l’île principale de la Papouasie- Nouvelle- Guinée. Une véritable aventure non prévue au programme initialement.

A Lae, la plupart des 1.500 participants étaient originaires de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Un petit groupe était venu des îles Salomon.
A Lae, la plupart des 1.500 participants étaient originaires de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Un petit groupe était venu des îles Salomon.
Certains bateaux pour Lae ont connu également des problèmes. Un groupe de voyageurs se trouvait presque à la dérive après l’explosion du moteur de leur embarcation. Des défis identiques ont aussi été vécus par quelques-uns de ceux qui ont voyagé en bus. D’autres ont marché de longues distances – parfois pendant près d’une semaine – dans un pays où la plupart des gens vivent dans des villages ruraux et où de nombreuses communautés sont isolées et difficiles d’accès.

La conférence était un moment propice pour créer et fortifier des amitiés.
La conférence était un moment propice pour créer et fortifier des amitiés.

Lae, Papouasie-Nouvelle-Guinée :

map-lae.jpg Malgré les nombreuses difficultés, 1500 personnes, trois fois plus que l’estimation prévue, étaient présentes à 8 heures précise pour l’ouverture de la conférence. Des bahá’ís de Nouvelle Angleterre, des Iles Salomon, d’Australie, du Kenya et même du Royaume Uni ont pu suivre les séances plénières dans l’auditorium de 700 places de l’Université de technologie, mais aussi sur la pelouse extérieure grâce à des écrans géants.

Lors du programme culturel du samedi, à travers des sketchs, des mimes, des chants et des danses, enfants et adultes des différentes provinces ont présenté de manière touchante, l’importance des activités de base dans la vie et la vitalité des communautés.
Un groupe de la région du Siane, des hauts plateaux de Papouasie- Nouvelle Guinée, a présenté, en signe de gratitude pour la conférence, un cadeau pour la Maison universelle de justice : un masque d’argile. Des représentants de la Province d’Oro, ont présenté des peintures sur écorces. Beaucoup sont restés tard dans la nuit, pour chanter ensemble et partager des histoires de leurs villages et villes.

Les bahá’ís de la Province d'Oro, présentent des peintures sur écorces.
Les bahá’ís de la Province d’Oro, présentent des peintures sur écorces. « oro, oro, oro » signifie « bienvenu, bienvenu, bienvenu. »
Ce fut aussi l’occasion du lancement d’un site Web de la communauté bahá’íe de Papouasie Nouvelle Guinée. Le graphiste Naser Kaviani a souligné l’extraordinaire coïncidence de l’achèvement de ce projet de longue date de l’Assemblée spirituelle nationale de Papouasie avec cette conférence historique et l’a dédié aux bahá’ís d’Iran.

Vancouver, Canada. Les 17 et 18 janvier 2009 :

map-vancouver.jpg Plus de 2500 bahá’ís venant de toute la Colombie britannique, de l’Alberta, du Saskatchewan, du Yukon et des territoires du Nord-Ouest se sont retrouvés dans le centre-ville de Vancouver pour la seconde conférence régionale ayant lieu au Canada en l’espace de deux semaines. La semaine précédente, la conférence de Toronto avait attiré quelques 4000 participants. Les deux conférences canadiennes se sont tenues en anglais et en français.

Comme le nombre d’inscriptions n’a cessé d’augmenter et a fini par dépasser la capacité de l’endroit initial, les organisateurs de cette conférence ont ajouté un deuxième, puis un troisième site. Les interventions et les spectacles ont été relayés par liaison vidéo.

Plus de 6 000 personnes au total ont assisté aux deux conférences du Canada.
Plus de 6 000 personnes au total ont assisté aux deux conférences du Canada.
Lors du programme culturel du samedi soir, des représentations musicales ont alterné avec des sketchs humoristiques. Les participants ont appris une chanson en trois langues et l’ont chantée simultanément sur les trois sites de la conférence. Voici les paroles de cette chanson : « Je suis une voix célébrant la louange de Dieu dans les villes et les campagnes, dans les montagnes et les vallées, pour que tous puissent l’entendre ».

Michèle S., résume ainsi l’émotion rapportée par de nombreux participants : « Le sentiment que je rapporterai chez moi, c’est celui de gratitude envers la Maison universelle de justice pour nous avoir permis de nous rassembler ainsi ».

Managua, Nicaragua :

map-managua.jpg Des 41 rassemblements organisés par la Maison universelle de justice, la conférence régionale de Managua a regroupé le plus grand nombre de pays représentés : des bahá’ís de 25 pays et territoires d’Amérique centrale et des Caraïbes étaient invités dans la capitale nicaraguayenne.

Originaires du Costa Rica, de Cuba, de la République dominicaine, du Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama et de Porto Rico, pays hispanophones, de la Barbade, du Bélize, de la Dominique, de la Grenade, de la Jamaïque, des Îles Sous-le-Vent, de Sainte Lucie, de Saint Vincent et des Grenadines, des Îles Vierges, du Guyana et de Trinidad et Tobago, anglophones ; de la Guyane française, de la Guadeloupe, de Haïti et de la Martinique francophones ; et du Surinam où l’on parle le néerlandais, 1500 bahá’ís se sont rassemblés. De nombreuses autres langues sont parlées dans ces pays et certaines ont été entendues durant les prières.

Certains n’avaient jamais quitté leur pays, beaucoup ont voyagé pendant de longues heures et même plusieurs jours, traversant parfois plusieurs pays avant d’atteindre le Nicaragua. Obtenir des documents de voyage a été un défi pour beaucoup.

La séance d’ouverture a inclus un mot d’accueil spécial pour chaque pays ou territoire, leur situation géographique étant présentée sur un graphique. Tout au long de la conférence, des représentants des différents pays ont été appelés à partager les expériences de leur communauté.

La soirée culturelle a été l’occasion de présenter des danses et costumes traditionnels.
La soirée culturelle a été l’occasion de présenter des danses et costumes traditionnels.
Le programme culturel du samedi soir a été une joyeuse célébration avec de magnifiques danses folkloriques haïtiennes, des chansons portoricaines, des chansons et danses de la côte atlantique du Honduras et du Panama et bien d’autres encore des quatre coins de cette région. La musique s’est poursuivie le dimanche matin, où la journée a débuté avec un morceau de Hee-Haw et des louanges gospel traduites en espagnol.

Amies pour la vie…
Amies pour la vie…
Comment mieux résumer l’esprit de ces conférences que par le témoignage de Philippe, un français métropolitain en déplacement professionnel en Guadeloupe, qui s’est joint à la conférence de Managua : « Le meilleur, c’est la richesse d’une diversité culturelle exceptionnelle, ainsi qu’en témoigne cette rencontre extraordinaire, d’égal à égal, que nous avons la chance de vivre ensemble aujourd’hui ! L’union spirituelle ne se pose pas la question des origines, car les âmes étant invisibles, elles n’ont donc pas de couleurs ! ».

L’intégralité des articles relatifs aux conférences régionales avec de nombreuses photos et vidéos sont disponibles en anglais sur :
http://news.bahai.org/community-news/regional-conferences/ et en français sur : http://www.ni-bahaies.org/

Pour en savoir plus sur l’offre d’activités bahá’íes, se connecter sur le site de l’Institut français de formation bahá’íe

• Vous pouvez également découvrir ces activités organisées sur les 5 continents en photos et vidéos sur http://www.bahai.org/attaining/gallery.html?lang=french

Partager cet article :