Pour bâtir les communautés du futur ou « Les citoyens de demain en action »

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Dieulefit, publié le 21 septembre 2009 – Organisée par l’Association Bahá’íe pour les Œuvres Educatives et Sociales (ABOES), l’école Yakari est un camp de vacances pour enfants soutenu par les institutions bahá’íes.

On parle d’« école » comme on parlerait d’« école de la vie » car l’accent y est mis sur le quotidien plus que sur un enseignement dialectique. Ce choix a été déterminé par les écrits bahá’ís qui sont la source d’inspiration des organisateurs.

L’objectif premier est d’offrir un lieu sûr dans lequel ces enfants peuvent assurer leur développement et leur autonomie sur le plan spirituel, affectif, physique et créatif.

Par spirituel, l’on entend le développement des qualités humaines soutenues par une vie intérieure riche (accès à la prière, au sacré), développé autour du thème : « Bâtir les communautés du futur » dans le cadre de la Décennie pour une Culture de Paix et de non-violence.

La cabane en bois que les enfants du groupe des 10 ans ont construite tout au long du séjour afin de symboliser le thème : « Bâtir les communautés du futur ».
La cabane en bois que les enfants du groupe des 10 ans ont construite tout au long du séjour afin de symboliser le thème : « Bâtir les communautés du futur ».
Car construire la paix c’est comme construire une maison, étape par étape avec l’amour, fondation sans laquelle la maison s’écroule. L’unité en est les murs et chaque tuile du toit est un principe à poser tels que la consultation, l’élimination des préjugés et des extrêmes de pauvreté et de richesse.

« Ce que les enfants retiennent le mieux : ce qu'ils vivent. C'est pour ça que l'unité et la bonne humeur du groupe nous importent tant ». Le groupe des 13-14 ans.
« Ce que les enfants retiennent le mieux : ce qu’ils vivent. C’est pour ça que l’unité et la bonne humeur du groupe nous importent tant ». Le groupe des 13-14 ans.
Par affectif, il est fait référence à la séparation d’avec les parents, aux nouvelles rencontres, aux amitiés souvent tissées sur plusieurs années, et enfin au retour et au partage avec toute la famille. Des ateliers à la carte permettent aux enfants et animateurs de se mélanger et de faire connaissance. Ainsi au fil du séjour, le concept d’« une seule famille humaine » prend tout son sens.

Par physique, il est fait référence au corps, partant de son respect et de son hygiène pour aller vers ce qui l’enrichit (activités sportives et de pleine nature).

Par créatif enfin, il est fait référence à tout un ensemble d’activités qui constituent traditionnellement l’ossature des séjours de vacances et qui font grandir l’enfant tout en le divertissant : les ateliers manuels, les jeux, les veillées, les spectacles, le chant… etc.

Lors de la fête de l’unité clôturant le séjour, les enfants ont présenté quelques unes des activités vécues et réalisées ensemble.
Lors de la fête de l’unité clôturant le séjour, les enfants ont présenté quelques unes des activités vécues et réalisées ensemble.
Les séjours Yakari se déroulent dans le cadre magique de Beauvallon près de Dieulefit dans la Drôme, à l’écoute de la nature, à la rencontre des chevaux, lors de belles randonnées ou de petites balades selon l’âge. Sous les étoiles pour certains valeureux amoureux du bivouac, voir d’un mini-camp randonnée-VTT-camping qui leur permettra de pratiquer coopération et entraide et de découvrir, pour les plus grands, leur potentiel.

Le site de Beauvallon, à 25 kilomètres de Montélimar et à 400 mètres d’altitude sur le contrefort des Alpes, se situe dans une châtaigneraie de 12 hectares, avec pelouses et espaces de jeux pour enfants. L’ensemble est un espace protégé, inaccessible aux voitures. Sa gestion libre depuis 1995, permet d’offrir des tarifs préférentiels aux familles en difficulté. Ainsi la mixité sociale et culturelle continuent d’être un des atouts majeurs de ce camp et le travail sur l’unité, thème central pour nous bahá’ís, peut prendre toute son importance. Cette année, les trois séjours Yakari, qui correspondent aux différentes tranches d’âge, ont regroupé 155 enfants et adolescents

Yakari à Beauvallon :

Les 96 enfants et pré-ados de 6 à 12 ans ont été répartis en sept groupes d’activités selon les tranches d’âges.
Les 96 enfants et pré-ados de 6 à 12 ans ont été répartis en sept groupes d’activités selon les tranches d’âges.
Pour l’édition 2009, ce ne sont pas moins de 96 enfants et pré-ados de 6 à 12 ans de tout horizon et origine qui ont été accueillis, du 3 au 14 août à Beauvallon. Nombreux étaient les animateurs qui avaient été eux mêmes « colons » quelques années auparavant sur ce même lieu.

Le séjour des 12 ans vu par Anaïs, une animatrice :

« Le projet de cette tranche d’âge, en plus de « construire les communautés du futur » comme tout le camp Yakari, est de développer l’autonomie et l’initiative des enfants. En effet, ils entrent maintenant dans la tranche des jeunes adolescents et nous avons trouvé intéressant de leur proposer d’être un peu acteurs de leur séjour.

Cet objectif s’est concrétisé par des plages de « temps jaunes » dans le planning où eux-mêmes devaient définir des activités, des projets de service, des veillées et d’autres activités encore. Je me souviens d’une « veillée cluedo » entièrement organisée par le groupe des 12 ans en cadeau au groupe des 9 ans et qui s’est terminée par une très belle partie spirituelle. C’est un bel exemple de responsabilité et de serviabilité dont ces jeunes ont su faire preuve durant le séjour.

Les activités nature et sportives font partie intégrante du projet de l’école Yakari.
Les activités nature et sportives font partie intégrante du projet de l’école Yakari.
Le groupe en lui-même était très dynamique et aussi très spirituel. Tout au long du séjour, chaque enfant a travaillé à trouver sa place dans le groupe et nous avons observé une unité croissante grâce aux efforts de tous. La vie en collectivité est une occasion de pratiquer et de discuter sur les principes bahá’ís. C’est d’ailleurs, je crois, ce que les enfants retiennent le mieux : ce qu’ils vivent. C’est pour ça que l’unité et la bonne humeur du groupe nous importe tant. Lorsqu’ils ont expérimenté un groupe uni, ils ont compris la force des idéaux bahá’ís.

Le partage des repas fait partie intégrante de l’apprentissage de la vie en collectivité.
Le partage des repas fait partie intégrante de l’apprentissage de la vie en collectivité.
Bien sûr, comme chaque année, le séjour a aussi été rythmé par des activités sportives (randonnée, VTT, cheval…) et artistiques (chants, écriture, peinture…) où ils ont pu s’exprimer et se défouler à souhait !

Anaïs poursuit en expliquant que tiraillé entre le bonheur de revoir son univers quotidien et l’espoir de tous se retrouver l’an prochain, il y a encore tant à partager qu’il est difficile de se quitter… et de résumer cette expérience en quelques lignes !

Bonheur de se retrouver, tristesse de se quitter, la Fête de l'unité a regroupé le dernier jour, sur le site de Beauvallon, les camps des 6-12 ans et des 13-14 ans ainsi que leurs parents.
Bonheur de se retrouver, tristesse de se quitter, la Fête de l’unité a regroupé le dernier jour, sur le site de Beauvallon, les camps des 6-12 ans et des 13-14 ans ainsi que leurs parents.

Yakari à Grâne :

Dans le même temps, toujours dans la Drôme, trente ados de 13 et 14 ans se sont rejoints sur le site de Val Brian à Grâne.

Au camp de Grâne : « devenir acteur de son progrès en grandissant et prenant des initiatives ».
Au camp de Grâne : « devenir acteur de son progrès en grandissant et prenant des initiatives ».
Kamyar, un des animateurs résume le séjour : « Comme pour les plus jeunes, le thème du séjour était « Construire les communautés du futur ». Partant du principe que beaucoup des participants sont intéressés par les activités de service organisées par les communautés bahá’íes et aspirent à y apporter leur contribution, le programme proposé a allié l’histoire de la foi bahá’íe, ses objectifs pour promouvoir la Paix et les perspectives pour le futur de l’humanité. Les trois premiers jours, ont été consacrés à cette thématique, de manière que ceux qui le désirent puissent devenir « acteurs » de leur propre progrès en grandissant et en prenant des initiatives. Ensuite le séjour est entré dans une phase plus ludique, avec de nombreuses activités créatives et artistiques de jour comme de veillée car c’est le moyen d’atteindre les cœurs et de les aider à s’épanouir ».

Soirée musicale au campement lors de la partie itinérante du séjour.
Soirée musicale au campement lors de la partie itinérante du séjour.
Enfin, la dernière partie du séjour a été très sportive : canoë, VTT, escalade, camping et surtout randonnée, pour atteindre le lieu de séjour du camp enfants, à une soixante de kilomètres de là. Le sport est très important à cet âge, pour des enfants qui ne sont pas souvent en contact avec la nature. Bien sûr, il y a un apport technique de l’activité sportive, le bien être du corps, l’apprentissage de l’effort, mais il y a aussi l’apprentissage de la vie en collectivité ; où le jeune apprend que les règles sont indispensables et aussi qu’il faut savoir se détacher de son individualisme pour profiter pleinement de cette dynamique du groupe qui les enthousiasme tant »
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Courage, détermination, souplesse… à partager à l’escalade.
Courage, détermination, souplesse… à partager à l’escalade.

L ‘équipe d’animation du camp Yakari des 13-14 ans vous invite à découvrir un résumé vidéo des activités vécues cet été

Yakari pour les 15-16 ans :

Le camp des 15-16 ans a été en grande partie itinérant entre Grâne et Montélimar, en passant par la forêt de Saou.
Le camp des 15-16 ans a été en grande partie itinérant entre Grâne et Montélimar, en passant par la forêt de Saou.
Le camp des 15-16 ans s’est déroulé également dans la Drôme du 15 au 25 août, il était en grande partie itinérant et sportif. Quelques jours en hébergement fixe sur le site de Grâne ont été consacrés à des exercices pratiques pour apprendre à animer un groupe d’enfants. Une occasion de tisser des amitiés et de prendre plaisir à la nature.

Un peu fatigués par les exploits sportifs mais trop contents !
Un peu fatigués par les exploits sportifs mais trop contents !
C’est ainsi qu’un programme a été réalisé par les adolescents pour encadrer les enfants à l’école d’été bahá’íe, avec des activités manuelles, des jeux et des chansons créés pour l’occasion. Un certain nombre d’ados ont participé à la fois à Yakari et à l’école d’été, organisée la dernière semaine d’août, et ils ont pu ainsi mettre en œuvre leur projet, avec l’aide d’un animateur adulte.

Le directeur du camp nous donne un aperçu de cette « école de vie » : « Nous avons conçu des ateliers pour transmettre du savoir, tel que la connaissance de l’enfant, comment conduire une animation, comment partager la nourriture lors d’un repas ou un goûter, mettre à l’œuvre les principes éducatifs tels que l’écoute, l’autonomie et la discipline, le partage équitable, la responsabilité…

Beaucoup d’application pour préparer des activités manuelles à destination d’un groupe d’enfants.
Beaucoup d’application pour préparer des activités manuelles à destination d’un groupe d’enfants.
Ces ados qui ont déjà participé à des camps dans le passé ont remarqué que ce n’était pas un Yakari comme d’habitude ! On leur demandait de se prendre en charge, de prendre des initiatives et de se comporter de manière responsable. Une rupture dans leur habitude de consommateurs. C’était nouveau et inhabituel. Responsabilisation parfois difficile concernant la gestion des portables ou le respect des horaires quand on est, encore, adolescent ! Par contre, ils ont su faire preuve de maturité concernant l’organisation des tâches collectives, le lever ou la préparation de la journée type.

Le point le plus positif de ce séjour était le bonheur de se retrouver ensemble, sans petits clans éparpillés, tous unis ; ainsi que le charme des chants et des moments de recueillements où les talents artistiques, très riches dans ce groupe, rivalisaient avec la soif de chacun d’améliorer son caractère et de servir les autres ».

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