
Chronique de la conférence à Managua par Philippe F. :
Avec six guadeloupéens, nous atteignons, après deux jours de voyage, Managua, la capitale du Nicaragua, où doit se tenir les 17 et 18 janvier 2009, la Conférence régionale réunissant les bahá’ís d’Amérique Centrale et de la Caraïbe. Etrange et merveilleuse impression de retrouver des amis…que l’on voit pourtant pour la première fois !


La soirée culturelle était placée sous le signe de la fête et de la diversité dans une région du monde où la musique et la danse jouent un rôle essentiel dans toute vie sociale et religieuse. Connaisseur en musiques du monde, j’ai surtout apprécié les chants et danses avec tambours des Garifunas, descendants des esclaves noirs de la Côte Atlantique et aussi un excellent groupe traditionnel du Guatemala.

Dans le groupe francophone, l’énergie se concentrait surtout sur le programme intensif de Cabaret, une ville d’Haïti ravagée par quatre cyclones en septembre dernier et où les activités proposées par les bahá’ís peuvent redonner espoir à une population découragée et plongée dans la misère. Parallèlement, certains bahá’ís dirigent en Haïti des écoles pour enfants démunis et des centres de formation et de développement des ressources humaines.
L’un des buts de cette réunion internationale était également de favoriser la rencontre et la coopération individuelle entre croyants bahá’ís de territoires différents.

Epuisés, nous pensons dormir tôt…mais un bahá’í de Trinidad sonne le rappel général, car nous avions presque oublié que nous sommes le 18 janvier jour de Fête des 19 jours ! Alors nous récupérons tous les sièges disponibles pour nous réunir et prier ensemble une dernière fois. Pour la partie sociale, quelques biscuits et barres de chocolat trouvés dans le distributeur de l’hôtel font l’affaire.
Beauté et pauvreté d’un pays de volcans et de lacs :
Le lendemain matin, c’est le retour à la réalité du monde présent. Parti enregistrer des chants d’oiseaux exotiques dans les rues voisines, je croise sur les trottoirs des femmes et des enfants cherchant dans les poubelles des riches ambassades de quoi manger et tout ce qui peut se revendre pour gagner quelques cordobas. Les gardiens en uniforme laissent faire. La scène est banale et se répète chaque matin. A Managua la pauvreté est partout, même à proximité du palais du gouvernement, mais il y a aussi la présence de nombreuses fresques murales peintes sur les façades des maisons ou sur les murs intérieurs des grandes demeures : un art savant et populaire très vivant au Mexique et en Amérique centrale, qui retrace souvent l’histoire du pays.

Bartolomé de Las Casas, le premier défenseur des Indiens face au génocide perpétré par les conquistadors a vécu dans l’une de ces églises.
Après une étape symbolique devant la belle église de Guadalupe, nous gagnons la rive du lac Nicaragua, le plus grand lac d’Amérique centrale et son archipel étonnant de plus de 300 petites îles rapprochées, plus belles les unes que les autres.

L’intégralité de cette chronique peut être lue sur le site des bahá’ís de Guadeloupe à la page suivante http://www.bahai.gp/confrence-de-managua
• L’intégralité des articles relatifs aux conférences régionales avec de nombreuses photos et vidéos sont disponibles en anglais sur : http://news.bahai.org/community-news/regional-conferences/ et en français sur : http://www.ni-bahaies.org/
• Pour en savoir plus sur l’offre d’activités bahá’íes, se connecter sur le site de l’Institut français de formation bahá’íe
• Vous pouvez également découvrir ces activités organisées sur les cinq continents en photos et vidéos sur http://www.bahai.org/attaining/gallery.html?lang=french
Les bahá’ís appellent « Plan », l’ensemble des efforts et objectifs qu’ils se fixent sur une période donnée. Le plan actuel, d’une durée de 5 ans a débuté en avril 2005 et se terminera en 2010. ↩
Les bahá’ís appellent « programme intensif de croissance », une période pendant laquelle ils intensifient leurs efforts en vue de faire connaître leur foi et leurs idéaux , tout en accueillant des personnes intéressées à participer à leurs activités de voisinage. ↩
