New-York, Nations-Unies, publié le 13 mai 2007 – La Commission sur le statut des Femmes s’est déroulée début mars au siège des Nations Unies.
Cette année, la réunion de la Commission a attiré plus de 2 000 personnes, représentant quelques 334 organisations. Parmi les participants, il y avait quelques 200 jeunes filles du monde entier, une réponse au thème de la Commission de cette année : « L’élimination de toutes formes de discrimination et violence envers les jeunes filles ».
En plus de la réunion principale des gouvernements sur ce sujet et encore d’autres problématiques, les Nations- Unies, des missions gouvernementales et des Organisations Non-Gouvernementales (ONG) ont parrainé plus de 170 événements parallèles, comme des tables rondes, des ateliers, des exposés dont le but étaient d’explorer les questions et problèmes auxquels les femmes et les jeunes filles doivent faire face à travers le monde.

C’est la 1ère fois que la délégation bahá’íe était aussi nombreuse pour la réunion annuelle de la Commission, qui est devenue ces dernières années, un point de ralliement pour les militants de la question des droits de la femme.
Une analyse de la délégation bahá’íe offre un réel aperçu des efforts entrepris par les bahá’ís dans leurs communautés locales et nationales, à travers le monde entier, pour promouvoir l’égalité entre l’homme et la femme, un des principes fondamentaux de la religion bahá’íe.
Parmi les délégués bahá’ís qui ont pris part aux travaux de la Commission de cette année 2007, on peut citer par exemple :

Anisa faisait partie du groupe des 12 jeunes filles qui composaient en partie la délégation bahá’ie, originaires des communautés bahá’íes du Brésil, du Canada, des Etats-Unis, d’Inde, de l’Italie, du Royaume-Uni, de la Suède et de la Tanzanie. Leur présence s’explique par le thème principal de la Commission des Nations Unies sur le Statut des Femmes qui en cette année 2007, s’intitulait : « L’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence envers les enfants de sexe féminin. »
« Pour les bahá’ís, c’est un élément fondamental de leur foi que d’établir l’égalité entre les femmes et les hommes ou entre les filles et les garçons », déclare Fulva Vekiloglu, représentante de la Communauté internationale bahá’íe aux Nations Unies. « Dans un monde où les traditions religieuses s’élèvent souvent au cœur de pratiques discriminatoires, ceci est une perspective plutôt unique et qui mériterait d’être un modèle pour le futur, dit- elle encore, nous avons donc l’espoir que les 12 jeunes filles bahá’íes qui étaient présentes à New-York lors de la commission sur le Statut des Femmes ont pu apporter des exemples concrets d’égalité et de réalisations pratiques (…) Dans leur propres communautés, malgré leur très jeune âge, elles tiennent, en effet, un rôle prépondérant en militant pour l’égalité et en enseignant ce concept aux autres jeunes ».
« La participation de la délégation bahá’íe a été active et dynamique dans tous les aspects de la Commission, témoigne Fulya Vekiloglu. Les délégués ont été des observateurs dans des réunions officielles, des intervenants dans des tables rondes et des membres actifs lors de diverses réunions. Ils ont également fait de nombreuses interventions au sein d’ateliers en présentant des perspectives bahá’íes ainsi que des expériences menées à l’échelle locale. »

« De nombreuses filles sont obligées de se marier très jeunes, a-t-elle expliqué, ajoutant que beaucoup d’entres elles doivent faire face à diverses formes de violence, à la fois physiques et psychologiques, même avant la naissance de leur enfant. Un mariage précoce a souvent comme conséquence la naissance d’enfants chétifs, de plus 56 % des jeunes mères souffrent d’anémie et 40 % d’un retard de croissance. » La proposition d’Ahenleima pour résoudre ces différents problèmes est d’augmenter le soutien à l’éducation, surtout pour les filles : « Une jeune fille possède avant tout une grande influence sur sa famille, notant que même quand des filles toutes jeunes ont des enfants, leur rôle dans l’éducation de la génération suivante est néanmoins influent. Les mères doivent être correctement éduquées, car elles sont les premières éducatrices des enfants. »

Mitra Deliri, enseignante de 48 ans, a récemment créé une école pour jeunes filles défavorisées à Dar Es Salaam en Tanzanie. Cette école appelée « Institut Chipua pour la transformation sociale » apprend à quelque 70 jeunes filles : l’anglais, les mathématiques, les sciences et met en place des formations professionnelles.
Ruth Montgomery-Anderson, sage-femme de 49 ans du Groenland, a récemment a réalisé plusieurs films pour le ministère de la Santé sur des questions touchant à la vie des femmes de sa région. L’un d’entre eux explore, par exemple, la vie de famille au Groenland alors qu’un autre dénonce les problèmes de viols et d’abus sexuels.
Jutta Bayani, femme d’affaires de 52 ans de Mamer au Luxembourg, a récemment été nommée par le Maire de la ville à la Commission consultative sur les questions des rapports homme- femme. Elle a ainsi déclaré : « Je pense que cette nomination est le résultat de mon implication de longue date dans des activités pour les femmes, surtout à l’échelle nationale. »
La délégation bahá’ie était aussi présente à la table ronde du 2 mars sur les perspectives éthiques d’une justice de transition et les fillettes. Table ronde sponsorisée par le Bureau de la Communauté bahá’íe des États-Unis aux Nations unies.
Elle était aussi représentée à la réunion du même jourtraitant de l’avenir des filles avec Yakin Erturk, le rapporteur spécial des Nations unies sur la violence contre les femmes, qui s’est déroulée dans les bureaux de la Communauté internationale bahá’íe.
« Je crois que cette rencontre avec Yakin Erturk, lui a donné l’opportunité, ainsi que pour d’autres fonctionnaires des Nations unies, d’entendre directement les témoignages de jeunes filles et a ainsi réellement reflété l’esprit de la Commission de cette année avec son intérêt particulier pour les filles et leurs problèmes », a conclut Mme Vekiloglu, rappelant que cette réunion avait été co-sponsorisée par la Communauté bahá’íe et le Comité ONG du groupe de travail de l’UNICEF sur les filles.
