À Rio, des marcheurs appellent à la liberté de croyance

Partager cet article :

RIO DE JANEIRO, Brésil, publié le 23 septembre 2012 – À l’occasion de la marche pour la défense de la liberté religieuse de cette année, une action a été menée sur la célèbre plage de Copacabana à Rio. Un message de solidarité humaine, rédigé par un poète persan du Moyen Âge, y a été affiché bien en évidence.

United4Iran une association de défense des droits de l’homme, en collaboration avec la communauté bahá’íe brésilienne, avait déployé une grande banderole portant un texte de Saadi que l’on trouve également à l’entrée du siège des Nations unies à New York.

Des vers du poète persan Saadi affichés le long du front de mer de la plage de Copacabana à Rio, à l’occasion de la cinquième marche pour la défense de la liberté religieuse, organisée le dimanche 16 septembre 2012.
Des vers du poète persan Saadi affichés le long du front de mer de la plage de Copacabana à Rio, à l’occasion de la cinquième marche pour la défense de la liberté religieuse, organisée le dimanche 16 septembre 2012.
Une fois traduit, le texte dit : « Les êtres humains appartiennent à un même ensemble/Créés d’une seule essence et d’une seule âme/Si l’un de ses membres est dans l’affliction/les autres la partageront/Si vous n’avez aucune sympathie pour la souffrance humaine/le nom d’humain n’est pas le vôtre. »

Ces vers étaient exposés lors de la manifestation organisée le dimanche 16 septembre et qui a rassemblé des dizaines de milliers de Brésiliens – bahá’ís, chrétiens, juifs, musulmans, Hare Krishna et pratiquants de Santo Daime ainsi que des membres des religions afro-brésiliennes, l’umbanda et le candomblé.

Cette marche lançait un appel en faveur du principe selon lequel chacun devrait avoir la liberté de croire et de pratiquer ses croyances
Le soutien de la population brésilienne à la communauté bahá’íe iranienne harcelée était particulièrement mis en évidence. Les marcheurs arboraient des parapluies sur lesquelles les photos de prisonniers de conscience étaient apposées, y compris celles des les sept responsables bahá’ís) qui purgent actuellement la cinquième des 20 années de leurs peines de prison.

La marche était organisée par la Commission de Rio pour combattre l’intolérance religieuse. «Une plus grande attention est accordée à cette question, a expliqué son porte-parole Ricardo Rubim. Une prise de conscience de ce qu’est l’intolérance religieuse permet la diminution du nombre d’attaques contre les religions.»

Partager cet article :