En Allemagne, la Journée des droits de l’homme met l’accent sur l’Iran
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Plus de 200 personnes ont participé à la commémoration de la Journée des droits de l’homme au centre national bahá’í allemand le 6 décembre 2009. Le bâtiment est situé non loin de la maison d’adoration bahá’íe du continent européenLangenhain, Allemagne, publié le 19 décembre 2009 – Cette semaine, lors de la Journée des droits de l’homme commémorée par la communauté bahá’íe allemande, des jeunes appartenant à une troupe de théâtre ont rejoint des personnalités locales dans un souhait commun d’aborder la question de l’exclusion et des préjugés.
Cette rencontre s’est tenue au centre bahá’í national, dans les jardins de la maison d’adoration bahá’íe continentale. Plus de 200 personnes étaient présentes.
Un membre du “People’s Theater”. La troupe donne souvent des représentations pour les jeunes, expliquant différentes manières de faire face aux conflits à l’écoleLa représentation du “People’s Theater” (Théâtre populaire), projet développé par des jeunes de la ville d’Offenbach, avait pris pour thème la question des relations entre les allemands et les immigrants. Un autre moment du programme s’est intéressé à la situation des bahá’ís en Iran, et plus spécifiquement à un groupe de quelque 50 jeunes habitants de Shiraz, punis pour avoir organisé des activités en faveur d’enfants défavorisés. Trois de ces jeunes sont condamnés à des peines de prison.
Prof. Dr. Ingo Hofmann, représentant de la communauté bahá’íe allemande, remercie Kamal Sido de la “Society for Threatened Peoples” pour ses commentaires« Je trouve profondément choquant de voir les jeunes bahá’ís de Shiraz emprisonnés parce qu’ils se sont engagés dans des activités sociales comme nous le faisons à Offenbach avec la différence, qu’en Allemagne, nos efforts sont récompensés par des prix alors que les jeunes bahá’ís de Shiraz sont sous le coup de condamnations et autres mesures contraignantes suite aux services rendus à la société iranienne », déplore Peggy Habemann, coordinatrice du “People’s Theater”.
Kamal Sido, directeur du “Near East division of the Society for Threatened Peoples” (Division occidentale de la Société pour les populations en danger), a participé à la rencontre et a transmis des paroles d’encouragement à toutes les personnes persécutées en Iran.
Kordula Schulze-Asche, présidente du Parti des Verts de l’État de Hesse en Allemagne fédérale, exprime son inquiétude concernant les violations des droits de l’homme en Iran. “La maison d’adoration bahá’íe est elle-même un monument élevé aux droits de l’homme car des religions différentes s’y côtoient”, souligne-t-elleLa présidente du Parti des Verts de l’État de Hesse, Kordula Schulze-Asche, a exprimé son indignation concernant les violations des droits de l’homme en Iran, ainsi que Gisela Stang, maire d’Offenbach, ville englobant Langenhain.
Des messages ont été lus par deux membres du Parlement fédéral allemand, Erika Steinbach de l’Union démocratique chrétienne et Omid Nouripour du Parti des Verts.
Prof. Dr. Ingo Hofmann explique la situation de la minorité religieuse bahá’íe iranienneIngo Hofmann, représentant de la communauté bahá’íe allemande, a résumé la situation des bahá’ís iraniens. « À Shiraz, explique-t-il, Haleh Rouhi, Raha Sabet, et Sasan Taqva, ont lancé, avec l’autorisation des autorités, un programme d’éducation en faveur des enfants défavorisés. Par la suite, ils ont été accusés de propagande en faveur de la foi bahá’íe, bien qu’un rapport établi à la demande du gouvernement confirme les objectifs humanitaires de ces activités. Ils ont été condamnés à une peine de prison ».
Avant d’interpréter “Souls of Shiraz” (Âmes de Shiraz), pièce composée pour l’occasion, Anke Keitel a parlé des liens invisibles qu’elle entretenait avec les prisonniers iraniens.
Avant d’interpréter sa chanson “Souls of Shiraz”, composée spécialement pour cette occasion, la musicienne Anke Keitel explique les liens qu’elle entretient avec les jeunes d’Iran« Haleh, Raha, et Sasan croient, tout comme moi, en l’universalité des droits de l’homme. Ils s’efforcent d’accroître le bien-être de l’humanité, comme je le fais moi-même. Et ils sont aussi jeunes que moi », explique-t-elle.
La Journée des droits de l’homme est célébrée chaque année dans le monde entier et marque l’anniversaire de l’adoption – le 10 décembre 1948 – de la Déclaration universelle des droits de l’homme par l’Assemblée générale des Nations unies.
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