Les bahá’ís participent à la session des Nations unies sur le développement durable

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Nations unies, publié le 13 juin 2009 – Étant l’une des plus jeunes représentantes d’une organisation non gouvernementale à assister, cette année, à la Commission des Nations unies sur le développement durable, il était tout naturel qu’Alicia Cundall, âgée de 19 ans, participe au Comité de la jeunesse.

Alicia Cundall, 19 ans, une des représentantes bahá’íes à la commission des Nations unies sur le développement durable, lisant le compte rendu du Comité de la jeunesse à l’assemblée plénière des gouvernements, le 14 mai.
Alicia Cundall, 19 ans, une des représentantes bahá’íes à la commission des Nations unies sur le développement durable, lisant le compte rendu du Comité de la jeunesse à l’assemblée plénière des gouvernements, le 14 mai.
Cependant, elle ne s’attendait pas du tout à être désignée par le groupe pour présenter, le 14 mai dernier, leur déclaration principale à l’assemblée plénière des gouvernements.

« Je ne voulais pas la lire, mais les membres dans mon groupe ont dit que cela serait normal puisque j’y avais vraiment beaucoup travaillé », a indiqué Mademoiselle Cundall, qui est étudiante en sciences environnementales à l’université de Toronto. Elle faisait partie du groupe de six jeunes délégués de la Communauté internationale bahá’íe, accrédités pour participer à cette session de la Commission qui s’est déroulée du 4 au 15 mai dernier.

Avec un ordre du jour pour cette 17ème session, s’attaquant aux problèmes majeurs de l’agriculture, le développement rural, la gestion des terres, la sécheresse, la désertification et l’Afrique, le rapport final des jeunes visait à souligner la responsabilité de la Commission dans la prise en compte des générations futures.

« En périodes de crise, nous sommes souvent incités par la commodité ou l’affolement à nous rabattre sur nos vieilles pratiques et sur des solutions peu coûteuses », a déclaré Mademoiselle Cundall, citant le rapport des jeunes.

« Mais nous ne pouvons pas continuer ainsi, poursuit le rapport. Nous devons nous assurer que, dans la mesure du possible, même si cela est difficile et même si cela coûte plus cher maintenant, nous donnons la priorité à des pratiques véritablement durables qui répondent aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs propres besoins ».

Tahirih Naylor est la représentante bahá’íe après des Nations unies, spécialisée dans les questions de développement durable. Elle a indiqué que le but, en parrainant tant de jeunes lors de la réunion, était de souligner le rôle de l’éducation et de l’accroissement des compétences en tant que composante essentielle du développement durable.

« Les jeunes, qui ont accès à une éducation de qualité et qui sont motivés, peuvent être les instigateurs de leur propre développement », a-t-elle déclaré.

Plus de détails :

En plus du Comité de la jeunesse, les délégués bahá’ís – qui comprenaient 12 personnes en tout – ont aussi participé au Comité des femmes, au Comité des organisations non-gouvernementales et au Comité des peuples indigènes.

Les délégués de la Communauté internationale bahá’íe à la 17ème session des Nations unies sur le développement durable.
Les délégués de la Communauté internationale bahá’íe à la 17ème session des Nations unies sur le développement durable.
La Communauté internationale bahá’íe a aussi parrainé plusieurs évènements associés, cette année, à la session des Nations unies sur le développement durable ; ceux-ci comprenaient :

Un programme axé sur l’étude de « l’éthique climatique » :

Climate-ethics-seminar-cover.jpg Ce cours interactif destiné, entre autres, aux responsables politiques cherchait à permettre aux participants d’identifier la solution éthique et les responsabilités morales qui pourraient guider la prise de décision dans le domaine du changement climatique. La discussion mettait l’accent sur la façon dont les menaces du changement climatique sur l’agriculture, le développement rural et la productivité des terres devraient être étudiées dans un cadre éthique qui permet aux nations de dépasser l’intérêt national en vue du bien-être général.

« L’éthique climatique » était un cours interactif axé sur l’apprentissage et parrainé par la Communauté internationale bahá’íe, pendant la session de la Commission des Nations unies. L’événement a eu lieu le 4 mai.
« L’éthique climatique » était un cours interactif axé sur l’apprentissage et parrainé par la Communauté internationale bahá’íe, pendant la session de la Commission des Nations unies. L’événement a eu lieu le 4 mai.
Les animateurs du groupe comprenaient Donald A. Brown, professeur associé en éthiques environnementales, science et droit, Penn State University, Marilyn Averill, avocate et doctorante en études environnementales au Center for Science and Technology Policy Research, université du Colorado à Boulder et Peter Adriance qui assure la liaison avec les ONGs pour l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís des États-Unis.

Une table ronde sur « La pauvreté et la crise climatique » :

Organisée par le Working Group on Poverty and Climate Change of the NGO Subcommittee on Poverty Eradication. L’évènement réunissait Fred Matwang’a, de la mission kenyane aux Nations unies ; Kiara Worth, spécialiste du développement durable de l’Afrique du Sud, Dessima Williams, ambassadrice de la Grenade aux Nations unies ; et Mme Averill de l’université du Colorado. La réunion était présidée par Anita Wenden, organisatrice du Working Group on Poverty and Climate Change.

Mademoiselle Worth, âgée de 25 ans, faisait partie des délégués bahá’ís. Elle a interprété une composition théâtrale en solo, intitulée « Theatre of Survival: Grassroots Climate Change Communication » (Le théâtre de la survie : les bases de la communication sur le changement climatique). Elle est apparue comme une vieille et sage villageoise songoma qui raconte l’histoire de jeunes scientifiques blancs envahissant son village avec des cartes compliquées et des chiffres et demandant aux villageois de changer leur pratiques culturales.

« Il est souvent difficile de communiquer des concepts scientifiques sans prendre en compte les réalités culturelles existantes », a commenté Mlle Worth, expliquant pourquoi elle a choisi d’utiliser le théâtre pour sa contribution – une technique qu’elle utilise souvent dans son travail avec Golder Associates pour promouvoir le développement durable en Afrique du Sud.

« La beauté du théâtre réside dans le fait que tout le monde est capable d’en faire et qu’il s’adapte à différents messages sociaux », a-t-elle ajouté.

Information utile :

Le site – en langue anglaise- du bureau de la Communauté internationale bahá’íe aux Nations unies http://www.bic.org/ a des informations supplémentaires, dont des vidéos avec des extraits de quelques présentations.

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