Retour sur le Festival de Ridván en France

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Paris, publié le 17 mai 2009 – Du 21 avril au 2 mai inclus, la communauté bahá’íe française, à l’instar de ses coreligionnaires du monde entier, a célébré le Festival de Ridván. Commémorations, fêtes, réunions et élections des Assemblées spirituelles locales et de l’Assemblée spirituelle nationale ont rythmé ces douze jours de liesse, qui comprend notamment trois jours saints.

Fête de Ridván à Chambéry :

Costumes de printemps pour la classe d’enfants de Chambéry.
Costumes de printemps pour la classe d’enfants de Chambéry.
Organisé le samedi 25 avril par la communauté locale de Chambéry dans la salle des fêtes « La Bisseraine », 180 à 200 personnes – croyants bahá’ís, ainsi que leurs familles, amis et invités – de la région Rhône-Alpes, ont commémoré « Ridván », la plus grande fête bahá’íe.

Après une introduction sous forme d’un conte faisant dialoguer une mère et sa petite fille et qui illustrait la naissance d’une fleur (ou d’une nouvelle foi) de la graine à la plante vigoureuse ; les enfants des classes bahá’íes en costumes de printemps ont chanté une prière et un jeune a joué de la flûte.

La suite du programme avait pour cadre un passionnant mini-théâtre d’ombres chinoises qui a permis de retracer pour le public l’histoire du « Festival de Ridván », conté par un groupe de jeunes gens à l’aide d’une voix de femme représentant l’épouse de Bahá’u’lláh, mais aussi de chants, prières et Écrits sacrés.

C’est dans un parc, connu des bahá’ís sous le nom de « Jardin de Ridván » – Jardin du Paradis – et situé sur les rives du Tigre à Bagdad, que séjourna Bahá’u’lláh durant douze jours (du 21 avril au 2 mai 1863) avant son exil de l’empire Ottoman vers Constantinople puis Akkà (St Jean d’Acre). C’est dans ce jardin que le 21 avril 1863, Bahá’u’lláh annonça qu’il était le Promis annoncé par le Báb et avant lui par toutes les Écritures saintes du monde.

Voici le jour où Humanité peut contempler le visage et entendre la voix du Promis de Dieu. L’appel du Tout-Puissant s’est fait entendre et la lumière de Son visage s’est levée sur les hommes. Il convient à chaque homme d’effacer de la tablette de son cœur toute trace de vaine parole, et de considérer d’un esprit ouvert et exempt de préjugés les signes de Sa révélation, les preuves de Sa mission et les signes de Sa gloire”.

Un auditoire joyeux et attentif.
Un auditoire joyeux et attentif.
Après s’être restauré autour d’un copieux et très international buffet froid, le public enchanté a pu assister à une démonstration endiablée de danses de toutes origines par un couple de jeunes danseurs professionnels. La fête s’est prolongée tard dans la nuit par une soirée dansante avec des participants infatigables et heureux.

Fête de Ridván à Niort :

Ce même jour, à Niort, c’est par un pique-nique, qui a regroupé dans un jardin fleuri 131 personnes, que fut célébré le Festival de Ridván. Si la moitié de l’assistance était composée de bahá’ís, venus de Angers, Bordeaux, La Rochelle, Libourne, Limoges, Poitiers, Tours et Niort, la seconde moitié, était formée par les amis, familles, voisins et invités.

Heureux de commémorer ensemble Ridván malgré la fraîcheur.
Heureux de commémorer ensemble Ridván malgré la fraîcheur.
La joie et la convivialité ont compensé une météo hasardeuse : plaisir de rencontrer des amis ou des inconnus d’origines diverses, beauté des Écrits partagés, rires déclenchés par des jeux très bon-enfant et profusion du buffet pour lequel chacun avait apporté sa spécialité…

Le temps fort de l’après-midi a été la présentation d’une pièce de théâtre préparée par les jeunes du groupe Patchwork.

Les jeunes du groupe Patchwork en représentation théâtrale.
Les jeunes du groupe Patchwork en représentation théâtrale.
Ces huit jeunes de 12 à 15 ans, se réunissent chaque semaine pour réfléchir sur des thèmes d’ordre spirituel et essayer de monter des projets qui participent à l’amélioration du monde autour d’eux. La pièce présentée sous forme de conte, et mettant en scène des animaux, fut une invitation à réfléchir sur : “Ce que c’est que d’être un être humain”.

L’homme, contrairement aux animaux, a la capacité de développer tous ses talents, mais il lui appartient également de choisir ce qu’il fera de ses dons : chercher à dominer les autres où dompter sa nature animale et construire avec les autres le bonheur de tous ?

C’est là le sens profond du message révélé par Bahá’u’lláh et la symbolique, peut être, de ce « jardin de Ridván » : réaliser l’unité du genre humain dans le respect de sa diversité.

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