Une école enseigne le “nous” au lieu du “moi”

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Shawnigan Lake, Colombie Britannique, Canada, publié le 16 août 2007 – « Ce ne sont que trois mots – au total neuf lettres. Mais le slogan du “ Moi au Nous ” aide les étudiants à comprendre ce que signifie le service », explique Dan Vaillancourt, le Principal de l’Ecole Internationale Maxwell située dans les forêts de l’île de Vancouver.

Les étudiants de Maxwell de la 5ème à la 1ère, participant au  grand nettoyage canadien de Shortline, en train de trier les déchets récupérés par leurs soins pour le recyclage
Les étudiants de Maxwell de la 5ème à la 1ère, participant au grand nettoyage canadien de Shortline, en train de trier les déchets récupérés par leurs soins pour le recyclage
Le responsable de l’école poursuit : « En adoptant ce que le jeune militant canadien Craig Kielberger appelle la philosophie du “Moi au Nous”, nous aidons nos étudiants à être moins centrés sur le moi et plus centrés sur les besoins des autres. Par le service aux autres, les étudiants développent l’empathie et la compréhension, tout en étant confrontés à de nombreux problèmes sociaux qui affligent la société. Travailler avec les personnes âgées, les handicapés, les sans-logis, les malades, les moins favorisés, aussi bien sur place qu’à l’étranger, ne peut qu’affermir en nos enfants la conviction que nous sommes tous responsables dans le processus de création d’un monde meilleur. »

D’une manière générale, les programmes de l’école reflètent une vue spirituelle de l’humanité et utilisent aussi des projets concrets, intégrateurs, basés sur des thèmes et de même ils prônent l’encouragement de l’expression créatrice et artistique dans tous les aspects de la vie de l’école ; et l’utilisation du service en tant qu’outil d’apprentissage.

« L’objectif de l’école Maxwell est d’encourager les étudiants à devenir des serviteurs de l’humanité, à voir le monde comme une arène pour l’action communautaire et à déterminer leurs rôles actifs en tant que transformateurs de la société », ajoute encore le Principal.

Les étudiants proposent des projets de leur propre initiative, grâce à des programmes organisés avec l’assistance du corps enseignant, ou bien répondent à la demande de personnes extérieures à l’Ecole.

Quelques-uns des projets les plus importants sont :

Depuis 15 années, les étudiants de Maxwell jouent un rôle clé dans le programme de maintenance du Parc Maritime de l’Ile de Portland, en aidant  au contrôle d’une plante envahissante et en  réalisant une documentation sur ce processus
Depuis 15 années, les étudiants de Maxwell jouent un rôle clé dans le programme de maintenance du Parc Maritime de l’Ile de Portland, en aidant au contrôle d’une plante envahissante et en réalisant une documentation sur ce processus
• Equipe d’urgence : Les élèves sont formés aux soins de premiers secours, tels que chercher et sauver des personnes, répondre de manière appropriée à des incendies ou des tremblements de terre, mais aussi être capable de contrôler la circulation et d’autres procédures encore. En cas d’urgence, ils assistent les équipes professionnelles.

• Ateliers de danse et de théâtre : la musique, la danse et le théâtre sont utilisés afin de faire passer des messages sociaux ou des thèmes contemporains tels que le racisme, la pauvreté, les préjugés sexistes, l’abus de drogues, la pression des amis, la justice, ou encore les ragots. Mettre un lien vers l’article de bahai.fr sur le DDW Des présentations sont faites dans des écoles primaires et lors de réunions communautaires. Parfois, les étudiants de l’école Maxwell voyagent durant leurs périodes de congés afin de faire des représentations.

• Programme de maintenance du Parc Maritime de l’Ile de Portland : depuis 15 ans, les élèves de l’école Maxwell travaillent par le biais du Ministère des parcs et des loisirs afin d’aider à maîtriser l’expansion d’une plante invasive sur l’Ile de Portland. Les données accumulées par les étudiants fournissent au ministère les seuls rapports à long terme disponibles sur la gestion et l’éradication de cette plante. L’école Maxwell a reçu les remerciements du gouvernement pour sa participation.

Les projets sont définis et planifiés par les jeunes eux-mêmes, qui travaillent tout au long de l’année, les soirs et les week-ends, afin de les préparer et aussi de collecter des fonds.

L’école Maxwell a conçu des dispositifs de fonctionnement pour rendre les projets de service encore plus efficaces et aussi pour aider les étudiants à comprendre la nature du « service », particulièrement en tant que mode de vie à part entière. Une des composantes essentielle réside dans la formation de groupes d’environ 12 élèves de différents âges et origines, auxquels est affecté un enseignant en tant que conseiller.

« Le rôle du conseiller est d’encourager, de guider, de donner des moyens et d’accompagner les étudiants dans leur voyage d’apprentissage sur le service, rapporte Monsieur Vaillancourt, chaque conseiller choisit pour son groupe un projet de service particulier qui sera développé tout au long de l’année. Ces projets de service peuvent être d’envergure locale, régionale, nationale ou internationale. »

Laura Veary, ancienne membre du corps enseignant qui a dirigé les programmes de service pour la communauté de l’école, explique que quelques étudiants sont peu disposés, au début, à prendre part aux projets de service, mais la plupart apprennent par la suite tous les bénéfices qui découlent du temps offert pour aider autrui.

« Les étudiants se sentent satisfaits lorsqu’ils voient ce qu’ils ont accompli ainsi que les conséquences de leur contributions, explicite Madame Veary, la plupart des élèves sont ainsi motivés à continuer à servir en devenant des adultes. »

Des étudiants de l’Ecole Internationale Maxwell, en train de réaliser un couvre-lit sur le thème des vertus, qui sera vendu aux enchères au profit d’une œuvre de charité
Des étudiants de l’Ecole Internationale Maxwell, en train de réaliser un couvre-lit sur le thème des vertus, qui sera vendu aux enchères au profit d’une œuvre de charité
Katie Yurychuk, âgée de 17 ans, sera diplômée ce mois-ci, elle a été la responsable des étudiants de l’équipe d’urgence témoigne :« Le sens du service que nous donne l’école Maxwell m’a aidée à me voir comme un membre de la communauté mondiale. Il y a tant de choses que nous faisons ici qui nous aident à avoir une approche plus globale au lieu d’une mentalité centrée sur le moi. Cela, je le dois à 100 % à l’école Maxwell. »

Depuis sa fondation par les bahá’ís du Canada il y a de cela presque deux décennies, l’Ecole Internationale Maxwell, qui offre des cours de la 5ème à la Terminale à environ 150 étudiants, provenant de quelques 25 pays, a toujours accordé une place importante au service des autres.

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