
La foi bahá’íe n’a ni clergé, ni prêtres. La communauté bahá’íe est administrée par des collèges élus de 9 personnes à trois niveaux différents: local, national et international.
Les élections bahá’íes se déroulent sans candidature, ni campagne électorale. Elles ont lieu dans une atmosphère de recueillement et de spiritualité. Tout croyant bahá’í de plus de 21 ans est à la fois électeur et éligible.
Lors du processus électoral, il est demandé de se concentrer non pas sur des individus mais plutôt sur les qualités nécessaires pour être membre (dévouement, compétence…). Les personnes ayant le plus grand nombre de voix sont élues. Une majorité absolue de voix n’est pas nécessaire.
Si les élections pour les Assemblées spirituelles locales se déroulent annuellement et se font de manière directe dans chaque localité où résident au moins neuf croyants bahá’ís en âge de voter. Les élections pour l’Assemblée spirituelle nationale se font pour leur part en deux étapes. La première prend place fin janvier ou début février lors de la tenue des Conventions unitaires régionales où les bahá’ís en âge de voter sont amenés à élire un, deux ou trois délégués, selon le nombre de baha’is résidants dans l’unité électorale.
Pour cette année 2009, la communauté bahá’íe française aura élu au total 57 délégués.
Lors de la Convention nationale qui se déroulera à Paris les 1er et 2 mai prochain, ces délégués éliront parmi tous les croyants bahá’ís de France de 21 ans et plus, les neuf personnes qui formeront le collège appelé Assemblée spirituelle nationale.
Les Conventions unitaires régionales comprennent non seulement, un temps de prières et de recueillement avant la partie électorale mais également un temps de consultation où chaque bahá’í peut exprimer des idées et proposer des suggestions qui seront reprises en partie par les délégués élus lors la Convention nationale.

Les bahá’ís appellent « Plan », l’ensemble des efforts et objectifs qu’ils se fixent sur une période donnée. Le plan actuel, d’une durée de 5 ans a débuté en avril 2005. ↩
