
Le débat était organisé par la Communauté internationale bahá’íe et la Fondation des enfants chrétiens (Christian Children’s Fund) en coopération avec les missions des Nations Unies de France et des Pays-Bas. Il s’est concentré sur les moyens permettant aux communautés nationales et locales du monde entier d’intensifier leurs efforts afin d’éliminer toutes les formes de violence envers les femmes.
« Malgré des progrès importants, la violence envers les femmes et les filles continue à être un problème mondial, explique Fulya Vekiloglu, directrice du Bureau de la communauté internationale bahá’íe pour l’avancement de la femme, en fait, le travail pour organiser ce débat est une façon d’aider à garder ce thème à l’agenda des organisations gouvernementales et non-gouvernementales et de porter particulièrement notre attention sur la mise à exécution des récents accords internationaux destinés à combattre et à prévenir la violence envers les femmes. »
Le panel comprenait Fabien Fieschi, premier secrétaire de la Mission Permanente de la France aux Nations unies, Hedda Samson, première secrétaire de la Mission Permanente des Pays-Bas aux Nations Unies, Mike Wessells, Haut Conseiller à la protection des enfants de la Fondation des enfants chrétiens et Michael L. Penn, professeur associé de psychologie au collège Franklin et Marshall, qui représentait la Communauté internationale bahá’íe.
La modératrice des débats et discussions était Carolyn Hannan, Directrice du Département des Nations Unies pour l’avancement de la femme, UN/DESA.
Monsieur Fieschi a souligné l’importance de la résolution, approuvée en 2006 par l’Assemblée Générale des Nations Unies qui appelait les gouvernements et les sociétés civiles à prendre des mesures radicales afin d’éliminer la violence envers les femmes. « La résolution de 2006 a été intensément négociée, a-t il relaté, mais elle a toutefois été adoptée par consensus. Elle a aussi reconnu le rôle important de la société dans le combat contre la violence envers les femmes. »
Mademoiselle Samson a fait remarquer que la résolution de 2006 donne des obligations importantes aux états dans le but de « prévenir, rechercher et punir » la violence envers les femmes.
Elle a toutefois fait remarquer que cette résolution met aussi l’accent sur des mesures préventives, telles que, entre autres, la formation des personnels médicaux, des enseignants ou encore du personnel du maintien de l’ordre.
Monsieur Wessells a souligné l’importance de l’engagement des dirigeants et responsables religieux et communautaires dans les efforts visant à changer les normes sociales qui permettent à la violence envers les femmes et les filles de s’exprimer.
Les communautés et les comportements établis peuvent être «d’importants obstacles» à la réduction de la violence envers les femmes, mais les « communautés peuvent également être un soutien vital pour les femmes » a-t il exposé.
Le Dr. Penn s’est exprimé sur l’importance des stratégies visant à changer les anciens modes de pensée des hommes, des garçons et des communautés.
Il a en particulier souligné que les mesures légales pour éliminer la violence envers les femmes devraient être accompagnées par des initiatives locales, nationales et internationales qui cultivent et inspirent l’esprit humain et développent une conscience de « dignité et de noblesse chez tous les peuples ».
Selon lui, chacun a une responsabilité dans la lutte contre les pratiques et les comportements qui conduisent à la violence envers les femmes. A titre d’exemple, il a évoqué le problème de la pornographie qui devient une forme légitime acceptée de divertissement.
« La tendance à promouvoir et à commercialiser la pornographie à travers le monde est une tendance qui devrait préoccuper les gouvernements, les ONG, et les communautés locales, a ajouté le Dr. Penn. Un grand nombre d’études a démontré que la pornographie socialise les hommes dans des formes de relation avec les femmes et les filles qui sont dangereuses pour leur santé psychologique, sociale, physique et morale. »
