Selon un auteur de best-seller une crise peut donner lieu à une renaissance

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Thomas Homer-Dixon, auteur du best-seller canadien « The Upside of Down »
Thomas Homer-Dixon, auteur du best-seller canadien « The Upside of Down »
Mississauga, Ontario, Canada, publié le 11 janvier 2008 – Thomas Homer-Dixon, auteur du best-seller canadien « The Upside of Down » a passé beaucoup de temps à analyser le monde d’aujourd’hui. Sa conclusion, dit il, est effrayante.

« Nous avons véritablement des ennuis », a-t il déclaré au cours de la 31ème conférence annuelle de l’Association pour les études bahá’íes d’Amérique du Nord qui s’est tenue, près de Toronto et qui a rassemblé plus de 1200 personnes originaires de 16 pays.

Selon lui, cinq pressions énormes pèsent lourdement sur l’humanité :
• le changement démographique,
• l’insuffisance des ressources énergétiques,
• la destruction de l’environnement,
• le changement climatique
• et l’écart grandissant entre les riches et les pauvres.

Ces problèmes sont amplifiés actuellement en raison de l’interconnexion des peuples ainsi que de l’accroissement de la capacité de destruction.

Les gens veulent se tourner vers de supposés experts pour les diriger – en finance, en science – s’imaginant que quelqu’un, au plus haut niveau, est sensé connaitre la réponse, ajoute-t-il.

« Mais des indices laissent à croire que les experts ne savent pas réellement ce qui se passe », déclare le professeur Homer-Dixon, qui est aussi le directeur du Centre Trudeau pour les études sur la paix et les conflits à l’université de Toronto.

Bien que n’étant pas membre de la foi bahá’íe, le professeur Homer-Dixon se dit en accord avec les bahá’ís quant au fait que les individus doivent prendre connaissance des problèmes et des solutions plutôt que d’attendre que les leaders leur présentent des stratégies « venant d’en haut ».

« Il est temps pour nous de cesser d’attendre des autres qu’ils s’occupent de nous tels des chevaliers blancs, estime-t-il. Alors que le pouvoir a descendu les échelons de la hiérarchie sociale, les responsabilités liées à l’exercice de ce pouvoir ont également descendu ces échelons. »

La connaissance est un élément clé, a-t il déclaré à ses auditeurs, dont beaucoup étaient des universitaires, des érudits ou des professionnels hautement qualifiés.

Des enquêtes ont montré, a-t il mentionné, qu’un nombre important d’Américains en âge d’étudier au collège ne savent pas que la terre fait le tour du soleil en un an.

« Comment pouvez-vous tenir une conversation sur le changement climatique avec quelqu’un qui ne sait pas cela ? » s’interroge-t-il.

Bien que le professeur Homer-Dixon porte un jugement pessimiste sur les crises dans ce monde, il recherche l’espoir dans ce qu’il nomme « catagénèse » – la renaissance à travers la crise.

« C’est une occasion pour vous, les bahá’ís », a-t il déclaré, avançant la citation des écrits de Bahá’u’lláh sur le thème de la connaissance et de l’espoir : « La connaissance est comme des ailes pour la vie de l’homme et une échelle pour son ascension. […] Néanmoins, il faudrait acquérir la connaissance des sciences qui sont profitables aux peuples de la terre, mais non de celles qui commencent par des mots et finissent par des mots. »

Cliquez ici pour lire le rapport du Canadian Bahá’í News Service sur cette conférence de l’Association pour les études bahá’íes.

(Sandra Bean a contribué à cet article)

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