Les Bahá'ís de France
Jardins bahá'ís en Terre sainte

Que vos relations avec vos semblables soient toujours empreintes d’amour et d’harmonie, de l’esprit le plus amical et le plus fraternel. (extrait des Ecrits bahá’ís)


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Dossier Iran : Les dernières nouvelles

Vous trouverez sous cette rubrique des informations régulièrement mises à jour au sujet de la situation des bahá’ís en Iran au fil des années (Mise à jour : 09/08/2010).

Pour plus d’informations sur le contexte général

Un résumé complet de la situation (lien)

Historique de la situation (lien)

Les dossiers thématiques :

  • Iraniens bahá’ís fichés concernant la liste des croyants bahá’ís que le Gouvernement iranien est en train d’établir : http://www.bahai.fr/iranfichier

Les réactions officielles (lien)

Les réactions dans les médias (lien)

Les réactions de la société civile (lien)

Les publications sur ce site (lien)

La documentation (lien)

Pour obtenir de la documentation papier, faites nous parvenir vos coordonnées : info@bahai.fr

Les sept responsables bahá’ís ont été condamnés chacun à 20 ans de prison

Les sept responsables bahá’ís iraniens seraient chacun condamnés à 20 ans de prison selon les sources de la Communuauté internationale baha’ie.

Détenus dans la prison d’Evin de Téhéran depuis plus de deux ans, ils étaient accusés, entre autres, d’« espionnage », « coopération avec Israël », « de propagande contre l’ordre islamique », et du crime de « propagation de la corruption sur terre ».

Leur procès s’est limité à six brèves comparutions devant la cour, entre le 12 janvier et le 14 juin 2010. Ils avaient auparavant été détenus sans charge pendant 20 mois durant lesquels ils ont à peine eu une heure d’accès à leurs avocats en parfaite violation des droits de la défense les plus élémentaires.

Ils ont toujours nié toutes les accusations.

Les deux femmes et cinq hommes ont été arrêtés en 2008, six d’entre deux le 14 mai, l’une d’entre eux deux mois plus tôt. Ils ont été détenus à Evin depuis. On sait très peu de choses sur leurs conditions de détention, sinon qu’ils vivent à deux dans 6 m2 pour les femmes, et à cinq dans 12 m2 pour les hommes, voient la lumière du jour deux heures par semaine, et dorment à même le béton.

Avant son début le 12 janvier 2010, le procès avait été par trois fois repoussé, du 11 juillet 2009 au 18 août 2009 puis au 18 octobre 2009. Mi-décembre 2009, les avocats avaient été informés de ce que le procès devait se tenir le 12 janvier 2010.

Le 17 février 2009, un porte-parole du pouvoir judiciaire iranien, Ali-Reza Jamshidi, avait annoncé que les sept responsables bahá’ís emprisonnés l’année passée seraient jugés sous une semaine pour répondre d’accusations d’espionnage. Ses déclarations avaient été rapportées par l’agence de presse IRNA (Islamic Republic News Agency).

Le 15 février 2009, le Procureur général d’Iran, Ghorbanali Dorri-Najafabadi avait annoncé qu’il y avait "des preuves irréfutables de ce que les adhérents de la secte baha’ie sont en contact étroit avec les ennemis de la nation iranienne".

Il a également été cité, déclarant que "Les organisations baha’ies sont illégales, leurs connexions avec Israël et leur inimitié vis-à-vis de l’Islam et le système islamique absolument certains, et le danger qu’ils représentent pour la sécurité national, un fait établi".

Le Procureur adjoint Hassan Haddad, a été cité le 11 février 2009 comme ayant déclaré que les accusations contre les bahá’ís incluraient "l’espionnage en faveur d’Israël, l’offense au caractère sacré de la religion et la propagande contre la république islamique".

Leurs familles avaient été ultérieurement informées de la possibilité d’une nouvelle accusation à savoir « la propagation de la corruption sur terre » - en persan « Mofsede fel-Arz » - qui est passible de la peine de mort selon le code pénal de la République islamique d’Iran.

L’accusation d’espionnage a de longue date été utilisée comme un prétexte aux persécutions des bahá’ís. Depuis les années 30, les bahá’ís ont été successivement accusés d’être les instruments de l’impérialisme russe, du colonialisme britannique, de l’expansionnisme américain et plus récemment du sionisme. La foi bahá’íe n’a jamais fait partie d’aucun de ces mouvements.

Le fait que le Centre mondial bahá’í se trouve aujourd’hui sur le territoire de l’Etat d’Israël n’est que le résultat de la décision des autorités perses et ottomanes au 19ème siècle de bannir Bahá’u’lláh, le fondateur de la foi bahá’íe, dans la ville-prison de Saint Jean d’Acre, près de Haïfa, où il arriva près de 80 ans avant l’établissement de l’Etat d’Israël, ce que le gouvernement iranien sait parfaitement.

Les accusation d’insultes à l’Islam et de propagande contre le régime sont également totalement infondées, les bahá’ís respectant toutes les religions, y inclut l’Islam, et étant loyaux au gouvernement de leur lieu de résidence.

Six d’entre eux ont été arrêtés à leurs domiciles le 14 mai lors de raids matinaux. Il s’agit de Madame Fariba Kamalabadi, Monsieur Jamaloddin Khanjani, Monsieur Afif Naeimi, Monsieur Saeid Rezaie, Monsieur Behrouz Tavakkoli et Monsieur Vahid Tizfahm.

La septième membre, Madame Mahvash Sabet, qui vit également à Téhéran a été arrêtée dans la ville de Mashhad le 5 mars 2008 et fut transférée à la prison d’Evin Le 10 juillet, des agents du Ministère du renseignement se sont rendus à son domicile pour confisquer certains biens.

Pour une biographie détaillée de chacune de ces personnes, cliquez ici.

A la suite à leur arrestation, de nombreuses institutions et organisation de la communauté internationale politique et civile avaient appelé à leur libération et exprimé leur vive préoccupation quant aux conditions d’un éventuel procès, citons par exemple :

  • l’Assemblée générale des Nations unies ;
  • le Premier Ministre du Royaume-Uni, Gordon Brown ;
  • le Ministre norvégien des affaires étrangères ;
  • le Parlement australien ;
  • le Parlement néozélandais ;
  • le Ministre canadien des affaires étrangères ;
  • le Département d’Etat américain également ;
  • la Présidence de l’Union européenne ;
  • un porte-parole de la Maison Blanche ;
  • le gouvernement australien lors de la dernière cession du Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies ;
  • Amnesty International ;
  • la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) ;
  • Human Rights Watch ;
  • la Commission Internationale de Juristes ;
  • des responsables religieux écossais ;
  • un groupe de six femmes, prix Nobel de la Paix ;
  • de nombreuses autres organisations, dont des organisations iraniennes.

Destructions systématiques de maisons dans un village afin d’expulser les bahá’ís

Les maisons de près de 50 familles bahá’íes ont été détruites dans le village d’Ivel dans la province du Mazandaran dans le cadre d’une campagne orchestrée visant à expulser les bahá’ís du village.

Plus de détails

Au moins 60 arrestations depuis le début de l’année

Au moins 60 bahá’ís ont été arrêtés depuis le début de l’année dans 14 villes à travers tout l’Iran.

Une famille a été particulièrement touchée au cours des deux dernières années. Sept proches de M. Jamaloddin Khanjani, l’un des sept responsables emprisonnés de puis 2008, ont été détenus dans trois villes, y compris un fils, un neveu, un petit-neveu, un petit-fils, une petite-fille, le mari de la petite-fille et le mari d’une nièce. La plupart d’entre eux ont été libérés en contrepartie de cautions exorbitantes, généralement les titres de propriété.

Cette année des arrestations ont eu lieu à Babolsar, Isfahan, Karaj, Kermanshah, Marvdasht, Mashhad, Nazarabad, Parsabad, Sari, Semnan, Shahrekord, Shiraz, Tehran et Yazd.

D’autres villes dans lesquelles des bahá’ís ont été arrêtés l’année passée comprennent Babol, Bushehr, Delijan, Ghaemshahr, Hamadan, Kashan, Kerman, Khorramabad, Khouzestan, Mahforouzak, Miandoab, Najafabad, Qazvin, Tonekabon et Yasouj.

Quelques 47 bahá’ís actuellement détenus

Quelques 47 bahá’ís (y inclut les sept responsables) sont détenus au seul motif de leur conviction religieuse, beaucoup sans que des charges précises aient été retenues à leur encontre.

Parmi les prisonniers se trouvent également les trois jeunes gens toujours emprisonnés à Shiraz pour avoir mis en œuvre un programme éducatif en faveur d’enfants défavorisés, et ce alors même qu’un rapport interne au Gouvernement iranien les a totalement blanchi de toutes les accusations retenues à leur encontre !

Le nombre exact des personnes emprisonnées est difficile à déterminer pour un jour donné notamment car les autorités souvent détiennent des personnes au secret, les familles mettant parfois plusieurs jours à déterminer ce qui s’est passé et à localiser leurs proches.

Fréquemment, des personnes sont également détenues pendant la nuit ou pendant quelques jours, ce qui n’est découvert qu’a posteriori.

Dans quelques cas, des procès ont eu lieu, suivis de condamnation et de peines de prison, mais il est évident que la raison de l’ensemble de ces arrestations est le seul fait qu’ils soient bahá’ís. Aucune charge crédible n’a jamais été annoncée.

Les bahá’ís dissolvent leur administration ad hoc

Le 5 mars 2009, la Communauté internationale bahá’íe avait adressé une lettre ouverte au Procureur général, Ayatollah Qorban-Ali Dorri-Najafabadi, indiquant que les bahá’ís d’Iran étaient prêt à changer leurs procédures administratives si le gouvernement considérait même ces petits comités ad hoc illégaux.

Cette décision n’a pour seule raison que de démontrer la bonne volonté de la communauté bahá’íe vis-à-vis du gouvernement de la République Islamique d’Iran au cours des 30 dernières années.

Au début des années 1980, alors que le gouvernement iranien avait dissout les administrations bahá’íes élues, des structures ad hoc se sont mises en place pour faire face aux besoins élémentaires de la communauté. Les autorités étaient parfaitement informées de l’existence de ces structures avec lesquelles elles communiquaient fréquemment.

Les étudiants bahá’ís toujours privés d’études

Dans l’ensemble, les étudiants bahá’ís se voient toujours privés d’études supérieures. Ceux qui parviennent à s’inscrire sont en général rapidement exclus dès que leur religion est découverte.

A signaler toutefois un cas hors du commun à l’université Tarbiyyat Moallem University de Téhéran, deux bahá’ís ont pu étudier jusqu’au 8ème semestre mais ont finalement été expulsés au mois de février 2010. L’un d’eux s’est vu ouvertement indiquer que les bahá’ís n’ont pas droit à l’éducation supérieure.

D’autres expulsions ont récemment eut lieu à Semnan, Zanjan, Yazd, Gonbad, Khoramshahr et Chabahar. Les rapports affluent confirmant les refus d’inscription également dans des établissements du secondaire et du primaire, ainsi que le harcèlement des élèves par leurs enseignants.

L’escalade des attaques contre la communauté bahá’íe en Iran continue

  • Les perquisitions de domiciles continuent à travers tout l’Iran. Du matériel, des ordinateurs, des téléphones portables sont fréquemment saisis et les occupants parfois arrêtés.
  • La campagne anti-bahá’íe dans les médias liés au gouvernement s’intensifie, avec des articles publiés ou des émissions diffusées presque quotidiennement, ciblant plus particulièrement les jeunes.
  • L’usage du système éducatif pour harceler les enfants, les jeunes et leurs familles est devenu un élément clé de la campagne contre les bahá’ís à travers tout le pays.
  • Des conférences anti-bahá’íes organisées par des religieux se tiennent de plus en plus fréquemment, et sont parfois suivies d’attaques orchestrées contre des propriétés de bahá’ís dans la ville de l’évènement.
  • Les restrictions pour les entreprises détenues par des bahá’ís continuent. A Karaj, par exemple, cinq magasins d’optique détenus par des bahá’ís ont été fermés par les autorités après 10 ans d’activité.
  • Récemment, dans la province de Kerman, un conducteur d’ambulance refusant de transporter la dépouille d’un bahá’í au cimetière.
  • Au moins une douzaine de cas de pyromanie ciblant des bahá’ís en Iran ont été rapportés depuis le mois de mai 2007 sans pour l’instant causer de pertes de vie humaines. Ces actes visent des propriétés, des véhicules, et dans un cas au mois de février à Shiraz, un homme d’affaires de 53 ans a été attaqué dans la rue, enchaîné à un arbre, aspergé d’essence et agressé par des inconnus qui tentèrent de lui jeter des allumettes enflammées.

Plus de détails à ce sujet

Le harcèlement des bahá’ís est généralisé

Il comporte notamment des incidents tels que les suivants au sujet desquels vous trouverez plus de détails dans la synthèse complète :

  • Arrestations et détentions arbitraires pour quelques jours, semaines, mois, années ;
  • Intimidations directes et interrogatoires par les autorités, parfois avec utilisation de lumières à forte intensité ou des maltraitances physiques ;
  • Fouilles de domiciles ou de lieu de travail, avec en général confiscation de livres ou d’autres objets bahá’ís ;
  • Expulsion des écoles et harcèlement d’écoliers ;
  • Interdiction d’accéder à l’université pour les bahá’ís ;
  • Procédures judiciaires au cours desquelles les bahá’ís sont accusés de propagande à l’encontre du régime « au bénéfice de la secte bahaiste » ;
  • Surveillance des comptes bancaires, des mouvements et des activités de bahá’ís, incluant des interrogatoires officiels lors desquels il est demandé aux bahá’ís de donner des informations au sujet de leurs vies, actions, voisins, etc…
  • Refus ou confiscation de licences professionnelles ;
  • Refus en général d’opportunités d’emploi ;
  • Refus de l’héritage au profit de bahá’ís ;
  • Attaques physiques et efforts pour faire quitter des villes et villages par les bahá’ís ;
  • Profanation et destructions de cimetières bahá’ís et harcèlement relatif au droit à la sépulture ;
  • Dissémination, y inclut par des médis officiels, d’informations volontairement erronées et déformées au sujet des bahá’ís et incitation à la haine à leur encontre ;
  • Expulsion de leur lieu de travail, comme par exemple l’expulsion de docteurs bahá’ís de leurs cabinets et cliniques ;
  • Intimidation à l’encontre de musulmans côtoyant des bahá’ís ;
  • Tentatives des autorités d’obtenir que des bahá’ís espionnent d’autres bahá’ís ;
  • Appels téléphoniques et lettres menaçantes ;
  • Refus des droits à retraire ;
  • Refus de l’accès des moyens de publication ou de reprographie pour la littérature bahá’íe ;
  • Confiscation de propriété ;


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