Les Bahá'ís de France
Jardins bahá'ís en Terre sainte

L’amour est une lumière qui ne luit jamais dans un cœur apeuré. (extrait des Ecrits bahá’ís)


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Dossier Iran : Les dernières nouvelles

Dernière mise à jour : 30 janvier 2012

Note : Ce compte rendu est fourni comme un service aux médias et aux personnes désirant prendre connaissance des dernières informations sur les bahá’ís en Iran. Tous les détails ont été vérifiés par la Communauté internationale bahá’íe. Les mots en italique ont été modifiés ou ajoutés depuis la dernière mise à jour du 26 décembre 2011.

Les publications sur ce site (lien)

Publications, déclarations, réactions internationales et médias en langue anglaise du site officiel international de la Communauté internationale bahá’íe le « Bahá’í World News Service »

PLUS DE DÉTAILS

L’enseignant bahá’í, Vahid Mahmoudi, libéré de prison

Vahid Mahmoudi, un des sept bahá’ís emprisonnés pour leur association avec l’Institut bahá’í d’enseignement supérieur (IBES) a été relâché le 8 janvier 2012, après que sa condamnation à cinq ans d’emprisonnement aurait été suspendue. Âgé de 48 ans, M. Mahmoudi avait travaillé en tant qu’administrateur de l’IBES.

M. Mahmoudi avait été condamné en octobre 2011 à cinq ans de prison de même que six autres bahá’ís. Kamran Mortezaie avait également été condamné à cinq ans d’emprisonnement. Les professeurs de l’IBES Ramin Zibaie, Mahmoud Badavam et Farhad Sedghi, le consultant Riaz Sobhani et l’auxiliaire Nooshin Khadem ont eux été condamnés à quatre ans de réclusion.

Des transcriptions, faites par des personnes présentes à l’audition, rapportent que les sept bahá’ís ont été déclarés coupables « d’appartenance à la secte déviante Bahaist, avec l’objectif de prendre des mesures contre la sécurité du pays, afin de promouvoir les visées de la secte déviante et celles des organisations similaires à l’extérieur du pays ». Les jugements ont aussi décrit les activités des accusés au sein de l’IBES comme des crimes et comme des preuves de leur supposée intention de subvertir l’état. L’affirmation du pouvoir judiciaire que ces sept personnes ont cherché à saper la sécurité nationale iranienne est bien sûr dénuée de tout fondement et les autorités sont elles-mêmes pleinement conscientes qu’une telle accusation n’est absolument pas crédible.

Pression économique

La pression économique exercée sur les membres de la communauté bahá’íe iranienne s’est accrue, l’accès à l’emploi et aux licences professionnelles leur étant dénié. Les emplois publics, non seulement dans l’administration civile mais également dans les domaines de l’éducation et de la justice, ont été refusés aux bahá’ís depuis la période qui a immédiatement suivi la révolution, de plus les musulmans sont souvent poussés à licencier les bahá’ís de leur emploi dans le secteur public.

Récemment, le Bureau de la direction des lieux publics de Kerman a pris des mesures pour interdire aux bahá’ís de travailler dans des professions génératrices de revenus comme l’informatique, l’immobilier, la vente des alliages de fer et des métaux, les emplois liés à la santé, aux produits cosmétiques et aux services qui y sont associés, ainsi qu’aux produits alimentaires. Non seulement les licences ne leur sont pas prolongées ou délivrées, mais leurs licences antérieures sont également en cours de révocation. En outre, il n’est pas permis à un nombre important de bahá’ís d’exercer la même profession ou le même commerce. Les autorités ont également révoqué les licences de plusieurs collègues de bahá’ís. On leur a signifié aussi que beaucoup de boutiques appartenant à des bahá’ís ne pouvaient pas se situer dans la même rue.

Un autre exemple récent, un bahá’í à Ispahan a demandé – peu avant d’être renvoyé de son travail – à l’organisme de sécurité sociale que lui soit allouée la somme qui avait été déduite de son salaire pour sa retraite. Il a reçu l’avis qu’il n’avait pas été donné suite à sa demande car c’était un « non-problème », étant donné que la raison de la perte de son emploi était son appartenance à « la secte déviante Bahaist ». L’avis précisait que lui et 14 autres individus ont été licenciés sur la base de leur interdiction légale de leur embauche à l’origine, et que par conséquent leurs revendications n’avaient donc aucune valeur.

Les entreprises appartenant à des bahá’ís sont fréquemment victimes d’agressions de la part de vandales et d’incendiaires. Des magasins d’optique appartenant à des bahá’ís ont été obligés de fermer. Comme méthode d’appauvrissement des bahá’ís, les autorités utilisent également une tactique d’arrestation à leur encontre, exigeant en caution des sommes importantes d’argent ou l’équivalent en propriétés. Le refus d’accès à l’enseignement supérieur pour les bahá’ís est également un élément de la campagne en cours, qui vise à appauvrir la communauté bahá’íe.

La réaction internationale

Au Canada, deux prééminents présidents d’université exhortent tous leurs collègues canadiens à se joindre à eux dans leur appel pour mettre fin à la persécution des enseignants et des étudiants bahá’ís par l’Iran. L’appel émane de Lloyd Axworthy, ancien ministre des Affaires étrangères du Canada et président de l’université de Winnipeg, et d’Allan Rock, président de l’université d’Ottawa et ancien ambassadeur canadien aux Nations unies. Lire : Deux présidents d’université canadiens se prononcent en faveur des enseignants bahá’ís

Utilisant le langage le plus énergique à ce jour, l’Assemblée générale des Nations unies a fermement condamné l’Iran pour ses « graves violations en cours et récurrentes des droits de l’homme ». Par un vote de 89 voix pour, 30 voix contre et 64 abstentions, l’Assemblée a approuvé une résolution qui exprimait une « profonde inquiétude concernant les violations graves, continuelles et répétées des droits de l’homme » dans ce pays. Le vote a eu lieu après que l’Iran a tenté une « motion de non-action », destinée à bloquer la résolution, en demandant l’ajournement du débat. La motion a échoué par un vote de 100 voix contre, 35 voix pour et 42 abstentions. Lire : La condamnation de l’Iran par les Nations unies reflète le refus grandissant vis-à-vis des violations des droits de l’homme

Une résolution aussi sévère condamnant l’Iran pour ses violations des droits de l’homme a été adoptée par le Parlement européen le jeudi 17 novembre. Lire : Les Nations unies condamnent fermement les violations des droits de l’homme en Iran ; le Parlement européen se joint au tollé général

Des gouvernements, des associations et des partisans individuels à travers le monde appellent à la libération des sept responsables et des neuf enseignants bahá’ís emprisonnés.

48 directeurs d’écoles de médecine, aux États-Unis, ont rejoint la protestation mondiale contre la persécution des étudiants et des enseignants bahá’ís par le gouvernement iranien. Lire Des directeurs d’écoles de médecine exhortent l’Iran à libérer les enseignants bahá’ís emprisonnés

En langue française, vous pouvez aussi lire sur ce site l’article suivant :

Pour les détails de ces déclarations et d’autres encore, voir, en langue anglaise, la section « réaction internationale », ainsi que la section reprenant « La couverture de cette situation par les médias partout dans le monde » du site officiel international de la Communauté internationale bahá’íe, le Bahá’í World News Service.

Arrestations et condamnations

Depuis août 2004, quelque 504 bahá’ís ont été arrêtés en Iran. Actuellement il y a environ 95 bahá’ís iraniens en prison à cause de leur religion. À ce jour, les procès de quelque 416 bahá’ís sont toujours engagés par les autorités. Ils comprennent des individus en prison, ceux qui ont été libérés sous caution, ceux qui ont fait appel de leur verdict, ceux qui attendent les notifications pour commencer à purger leur peine de prison, et quelques-uns qui purgent des périodes d’exil intérieur. De plus, des milliers de personnes ont été privées d’éducation, interrogées, menacées, privées de leurs retraites ou encore empêchées de gagner leur vie.

La plupart des emprisonnements suivent le schéma bien connu des agents du ministère des Renseignements faisant éruption au domicile des bahá’ís, fouillant les locaux et confisquant des biens tels que ordinateurs et livres, puis arrêtant les occupants.

Recrudescence des attaques contre les bahá’ís et leurs propriétés

La Communauté internationale bahá’íe a été informée d’une nouvelle vague d’attaques contre les bahá’ís et leurs propriétés. À Rasht, trois femmes ont été arrêtées et accusées d’activités contre la sécurité nationale, après des descentes qui ont semé la terreur dans 16 maisons de bahá’ís. À Semnan, environ dix commerces appartenant à des bahá’ís ont été fermés par les autorités et deux licences commerciales ont été retirées. Dans la ville de Sanandaj, on a appris que les autorités ont tenté de persuader des groupes de bahá’ís de s’engager à ne pas participer aux réunions – connues comme Fête des dix-neuf jours – qui se tenaient dans les maisons de leurs coreligionnaires. Lire Les attaques contre des bahá’ís se poursuivent alors que le bilan en matière de droits de l’homme de l’Iran fait l’objet d’un examen attentif de la part des Nations unies

Enterrements bahá’ís et profanations de cimetières

Les persécutions concernant les enterrements bahá’ís et la profanation des cimetières sont des indications claires que la persécution est basée uniquement sur la religion et non sur le résultat d’une quelconque menace émanant de la part des bahá’ís, ainsi que des personnes officielles le déclarent parfois.

Récemment à Tabriz, des fonctionnaires officiels du gouvernement ont informé la famille d’une bahá’íe décédée que son inhumation devait être effectuée selon le rite musulman. Les fonctionnairesont alors emmené le corps de la défunte au cimetière bahá’í de Miandoab où, sans la présence de la famille et sans l’en avoir informée, ils ont forcé le concierge bahá’í à enterrer le corps.

Toujours à Tabriz, des agents du ministère du Renseignement ont interrogé un bahá’í dont le père avait été exécuté en 1981 parce qu’il était bahá’í. Après avoir posé à cet homme et à son épouse de nombreuses questions sur les activités de leur communauté, les autorités ont déclaré que déposer des fleurs sur une tombe était considéré comme « enseigner » la foi bahá’íe. Ils ont alors demandé à cet homme de s’abstenir de fleurir la tombe de son père et également de ne plus l’entretenir.

Persécutions par les institutions éducatives :

Les enfants bahá’ís scolarisés à tous les niveaux d’étude continuent à être surveillés et calomniés par les équipes enseignantes dans les écoles. Des étudiants d’écoles secondaires font souvent face à des pressions et des harcèlements, et quelques-uns ont été menacés d’expulsion. Des professeurs d’études religieuses sont connus pour avoir insulté et ridiculisé les croyances bahá’íes. Dans quelques cas rapportés, lorsque des étudiants bahá’ís essayent de clarifier certains thèmes à la demande de leurs pairs, ils sont convoqués par les autorités scolaires et menacés d’expulsion s’ils continuent à « enseigner » leur religion.

Résumé des différents types de persécution :

La persécution des bahá’ís est omniprésente et comprend de nombreux types d’incidents dont :

  • Arrestation et détention, avec emprisonnement de plusieurs jours, plusieurs mois, ou plusieurs années. Dans certains cas où les bahá’ís sont libérés, une caution élevée est souvent exigée.
  • Intimidation directe et interrogatoire par les autorités, parfois avec l’utilisation de lumières intenses et de mauvais traitements physiques.
  • Fouilles de maisons et de commerces, généralement avec confiscation de livres bahá’ís et autres biens.
  • Expulsion d’école et harcèlement des élèves.
  • Interdiction faite aux bahá’ís de fréquenter l’université.
  • Procès dans lesquels les bahá’ís sont accusés d’encourager la propagande contre le gouvernement « au profit de la secte Bahaist ».
  • Surveillance des comptes bancaires, des déplacements et des activités des bahá’ís, y compris des interrogatoires officiels de bahá’ís exigeant qu’ils donnent des informations concernant leur vie, leurs activités, leurs voisins, etc.
  • Refus ou confiscation de licences professionnelles
  • Refus de possibilités de travail en général.
  • Refus aux bahá’ís du droit d’héritage.
  • Agressions physiques et tentatives d’expulsion de bahá’ís de certaines villes et villages.
  • Profanation et destruction de cimetières bahá’ís et restriction des possibilités d’enterrement.
  • Diffusion, y compris dans les médias officiels, de nouvelles, d’informations fausses au sujet des bahá’ís et incitation à la haine envers eux.
  • Expulsion des lieux de travail, y compris de médecins bahá’ís de leurs cabinets ou de leurs cliniques.
  • Intimidation de musulmans qui s’associent avec des bahá’ís.
  • Tentatives des autorités de faire espionner des bahá’ís par d’autres bahá’ís.
  • Menaces faites aux bahá’ís par téléphone et par courrier.
  • Refus de versements des retraites.
  • Refus de l’accès aux moyens d’édition ou de duplication de la littérature bahá’íe.
  • Confiscation de propriétés.


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