Droits de l’homme en Iran – Situation des bahá’ís

Campagne de libération des sept responsables bahá’ís emprisonnés en Iran
Campagne de libération des sept responsables bahá’ís emprisonnés en Iran


Guidés par la conviction en la noblesse de la nature humaine et en l’égalité de tous les êtres humains comme condition préalable pour un monde juste, prospère et durable, la promotion des droits de l’homme est un élément clé du travail des bahá’ís. Représentant les bahá’ís aux Nations unies, le bureau de la Communauté internationale bahá’íe, travaille depuis 63 ans pour défendre les droits des femmes, des enfants, des minorités et des populations autochtones.

Résumé de la situation des persécutions des bahá’ís en Iran

En Iran, les bahá’ís constituent la plus grande minorité religieuse. Depuis la révolution islamique de 1979, ils n’ont jamais été en mesure de pratiquer ouvertement leur religion. Les persécutions des citoyens iraniens bahá’ís visent à systématiquement leur refuser l’accès à l’enseignement supérieur, à l’emploi et ils sont soumis à des arrestations sommaires et des détentions.

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  • Les bahá’ís ont été persécutés tout au long de l’histoire de leur foi en Iran

    Les premiers adeptes ont subi une violente opposition, tant de la part des autorités religieuses que des dynasties au pouvoir en Perse. Environ 20 000 adeptes ont été massacrés lors de « pogromes », au cours du XIXe siècle. Les persécutions se sont depuis poursuivies par intermittence, s’intensifiant, d’une manière générale, dès que les gouvernements ressentaient le besoin soit de s’allier les dirigeants islamiques fondamentalistes, soit de gagner leur faveur.Certains membres conservateurs parmi les dirigeants islamiques considèrent la foi bahá’íe comme une menace envers l’islam et cataloguent les bahá’ís comme apostats. Les idées progressistes de la foi bahá’íe, en ce qui a trait notamment aux droits des femmes, à la recherche indépendante de la vérité et à l’absence de clergé, inquiètent de nombreux religieux musulmans fondamentalistes. De plus, pour la classe dirigeante chiite d’Iran, l’émergence d’une religion indépendante postérieure au Coran est indéfendable sur le plan théologique.


  • Depuis la révolution islamique de 1979 en Iran, les bahá’ís ont été systématiquement persécutés suite à une politique du gouvernement

    Au cours des dix premières années de cette persécution, plus de 200 bahá’ís ont été tués ou exécutés, des centaines d’autres ont été torturés ou emprisonnés et des dizaines de milliers ont perdu leur travail, l’accès à l’éducation, ainsi que d’autres droits et ce uniquement à cause de leur croyance religieuse.

    Les attaques dirigées par le gouvernement contre la plus grande minorité religieuse non-musulmane du pays se sont de nouveau intensifiées au cours de la dernière décennie. Depuis 2005, plus de 935 bahá’ís ont été arrêtés, et le nombre de bahá’ís en prison est passé de moins de 5 à plus de 100 à un certain moment. Actuellement, il y a 93 bahá’ís en prison. La liste des prisonniers comprend les sept membres d’un ancien groupe de responsables servant la communauté bahá’íe d’Iran. En 2010, ces sept responsables ont été injustement condamnés à 20 ans de prison, ce qui représente la plus longue peine actuellement infligée à des prisonniers de conscience en Iran. Fin 2015, les rapports indiquaient que leurs peines avaient été tardivement commuées à 10 ans d’emprisonnement, en raison des modifications apportées au Code pénal iranien en mai 2013. La menace permanente d’attaques, d’arrestations et de détention ou d’emprisonnement fait partie des éléments principaux de la persécution des bahá’ís d’Iran aujourd’hui. Au total, pas moins de 81 bahá’ís ont été arrêtés en 2016, contre 56 en 2015, ce qui est la preuve que les persécutions ne régressent pas. En janvier 2017, 16 bahá’ís ont été arrêtés.

    La discrimination économique et éducationnelle, les limites sévères au droit de rassemblement et à la prière, et la diffusion de propagande anti-bahá’íe dans les médias contrôlés par le gouvernement sont d’autres types de persécution. Les attaques contre des bahá’ís ou des propriétés appartenant à des bahá’ís ne sont ni traduites en justice ni condamnées, créant un sentiment d’impunité pour les attaquants. Depuis 2005, par exemple, il y a eu au moins 52 incidents d’incendie criminel contre des propriétés appartenant à des bahá’ís, des crimes pour lesquels personne n’a été arrêté. Au cours de la même période, 60 actes de vandalisme ou de profanation dans des cimetières bahá’ís ont été enregistrés. Comme cela a été noté par un haut fonctionnaire de l’Organisation des droits de l’homme aux Nations unies, la persécution menée par le gouvernement couvre « tous les domaines de l’activité de l’État, des clauses de la loi sur la famille au système scolaire, à l’éducation et à la sécurité ».

    En dépit de ses promesses de mettre fin à la discrimination religieuse, la situation des bahá’ís n’a pas changé depuis l’arrivée au pouvoir du président Hassan Rohani en août 2013. Depuis son investiture, au moins 212 bahá’ís ont été arrêtés, des milliers de bahá’ís ont été empêchés d’accéder à l’éducation supérieure, au moins 590 incidents d’oppression économique se sont produits, allant de l’intimidation et des menaces contre des d’entreprises appartenant à des bahá’ís jusqu’à leur fermeture par les autorités. Plus de 20 000 articles de propagande anti-bahá’íe ont été diffusés dans les médias iraniens sous l’administration du président Rohani.

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Événements récents

Les attaques dirigées par le gouvernement iranien contre la plus grande minorité religieuse non-musulmane du pays se sont de nouveau intensifiées au cours de la dernière décennie. Il y a actuellement 93 bahá’ís en prison pour leur croyance religieuse, tous incarcérés sur de fausses accusations.
Tous les détails ci-dessous sont vérifiés par la Communauté internationale bahá’íe. Les données sont à jour en date du 5 mai 2017.

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  • Emprisonnements

    Il y a actuellement 93 bahá’ís en prison, tous incarcérés sur de fausses accusations liées uniquement à leur croyance religieuse. Cette liste comprend les sept responsables bahá’ís, qui restent actuellement en prison, purgeant une peine pour avoir prétendument « troublé la sécurité nationale », « diffusé de la propagande contre le régime » et « s’être livrés à l’espionnage ».

    Leur arrestation en 2008 et leur condamnation en 2010 ont soulevé un tollé international. En décembre 2013, ces sept bahá’ís ont écrit au président iranien Hassan Rouhani pour exprimer leurs points de vue sur sa proposition de « Charte iranienne des droits civils ».


  • Attaques récentes

    Le 25 septembre 2016, M. Farhang Amiri a été assassiné à l’extérieur de son domicile à Yazd, en Iran, par deux jeunes hommes qui, plus tard, ont avoué qu’ils l’avaient attaqué parce qu’il était un bahá’í. M. Amiri a été poignardé à la poitrine et il est mort peu de temps après son arrivée à l’hôpital.


  • Pression économique

    La pression économique exercée sur les membres de la communauté bahá’íe iranienne s’est accrue, l’accès à l’emploi et aux licences professionnelles leur étant dénié. Les emplois publics, non seulement dans l’administration civile mais également dans les domaines de l’éducation et de la justice, ont été refusés aux bahá’ís depuis la période qui a immédiatement suivi la révolution et les musulmans sont souvent poussés à licencier les bahá’ís de leur emploi dans le secteur privé. Dans une lettre récente adressée au président iranien Hassan Rohani, la Communauté internationale bahá’íe qualifie cette pression de rien de moins que d’« apartheid économique ».

    Depuis 2005, la Communauté internationale bahá’íe a documenté plus de 1 190 incidents de persécution économique contre les bahá’ís iraniens. Ceux-ci comprennent des fermetures de magasins, des licenciements, la révocation de licences d’affaires et d’autres efforts encore visant à empêcher les bahá’ís de gagner leur vie. Parmi les exemples les plus récents, il y a la mise sous scellés d’au moins 124 magasins et entreprises appartenant à des bahá’ís dans les provinces de Mazandaran, Alborz, Hormozgan et Kerman au début de novembre 2016, alors que les propriétaires avaient fermé leur entreprise pour observer deux jours saints bahá’ís.

    Cet incident s’inscrit dans le schéma qui est devenu trop fréquent, reflétant une des dimensions de l’apartheid économique dirigé contre les bahá’ís en Iran. Le 20 avril 2016, les autorités ont posé des scellés sur 17 magasins appartenant à des bahá’ís dans la province de Mazandaran après que les propriétaires avaient fermé leur entreprise en raison des jours saints bahá’ís célébrés ce mois-là. Les entreprises fermées par le gouvernement comprenaient deux magasins de jouets, deux pharmacies, un atelier de réparation de pneus, un magasin de vêtements pour femmes et deux magasins d’optique.

    Les fermetures d’avril 2016 sont les reflets de celles survenues en avril, mai et novembre, 2015, lorsque les autorités se sont attaquées à des entreprises appartenant à des bahá’ís dans un certain nombre de villes, parce qu’elles avaient fermé afin d’observer les jours saints bahá’ís. Le 15 novembre 2015, par exemple, un total de 28 magasins appartenant à des bahá’ís ont été fermés dans les villes de Sari, Ghaemshahr, Babolsar, Tonekabon, Kerman et Rafsanjan, à la suite de l’observance de deux jours saints bahá’ís importants. En avril et mai 2015, les autorités ont fermé plus de 35 magasins dans les villes de Rafsanjan, Kerman, Sari et Hamadan dans le but de faire pression sur les bahá’ís pour qu’ils n’observent pas leurs fêtes religieuses. Ces événements ont suivi un épisode antérieur, en octobre 2014, lorsque 79 commerces appartenant à des bahá’ís à Kerman, Rafsanjan et Jiroft avaient été mis sous scellés par les autorités.

    En octobre 2015, la Communauté internationale bahá’íe a publié un important rapport sur l’oppression économique des bahá’ís. Intitulé Their Progress and Development Are Blocked: The economic oppression of Iran’s Baha’is (Leurs progrès et développement sont bloqués : l’oppression économique des bahá’ís d’Iran).


  • Attaques et agressions

    Depuis 2005, il y a eu pas moins de 68 cas attestés de violence physique contre les bahá’ís, allant de la simple voie de fait jusqu’au meurtre. Tous ces cas n’ont fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire. Ils incluent :

    – En août 2013, Ataollah Rezvani a été assassiné dans la ville de Bandar Abbas. M. Rezvani était notoirement connu dans la ville pour être bahá’í et il était très respecté pour son honnêteté et sa serviabilité. En dépit de ça, des agents du ministère du Renseignement ont réussi à le faire licencier de son travail et ils l’ont poussé à quitter la ville. Peu de temps avant sa mort, il avait commencé à recevoir des menaces téléphoniques de la part de personnes inconnues. Son assassinat survient après des attaques contre les bahá’ís proférées en chaire par des ecclésiastiques locaux. La Communauté internationale bahá’íe a déclaré que ce meurtre devrait être considéré comme un crime de haine et elle a demandé une enquête. Depuis 2005 en Iran, au moins neuf bahá’ís ont été assassinés ou sont décédés dans des conditions suspectes.

    – Le 3 février 2014, trois bahá’ís ont été poignardés à leur domicile à Birjand en Iran par un intrus non identifié. L’agresseur, qui portait un masque, est entré dans la maison de Ghodratollah Moodi et de sa femme, Touba Sabzehjou, vers 20h, et il les a attaqués avec un couteau ou un instrument tranchant. Il a aussi agressé leur fille, Azam Moodi, avant de prendre la fuite. Tous les trois ont été grièvement blessés. Mlle Moodi a réussi à appeler à l’aide et tous les trois ont été emmenés à l’hôpital local dans un état grave.

    – Le 7 novembre 2014, des individus non identifiés ont forcé l’entrée de la maison d’un bahá’í dans le village d’Amzajerd, dans la province de Hamadan, et y ont mis le feu. Du mobilier, des documents et de l’argent ont été détruits dans l’incendie qui a été qualifié de criminel par les pompiers.

    – Le 3 novembre 2014, des individus non identifiés ont forcé l’entrée de la maison d’un bahá’í dans le village d’Owj Pelleh, dans la province de Hamadan. Ils ont brisé les fenêtres, écrit des graffitis sur les murs et tenté de mettre le feu à la maison qui était inoccupée à ce moment-là.

    – Le 2 octobre 2014, des individus non identifies ont lancé une bombe incendiaire sur la maison d’un bahá’í à Yazd. Heureusement, la bombe n’a pas pris feu. Une seconde attaque à la bombe incendiaire sur la maison d’un bahá’í à Yazd a eu lieu trois nuits plus tard, le 5 octobre. Cette attaque a déclenché un feu qui a été rapidement éteint. La police a été informée de ces 2 attaques, mais elle n’a pas enquêté.


  • Descentes et arrestations

    Depuis 2005, plus de 935 bahá’ís ont été arrêtés. La plupart des arrestations et des mises en détention suivent un schéma similaire : des agents du ministère du Renseignement arrivent dans les maisons des bahá’ís, fouillent les lieux, confisquent des objets tels que des ordinateurs et des livres, puis effectuent des arrestations.

    Souvent, les bahá’ís sont arrêtés individuellement, ou par groupes de deux ou trois, suite à une descente par les autorités au domicile d’un bahá’í. Des groupes de bahá’ís plus nombreux sont également souvent victimes d’arrestation. En janvier 2017, sept bahá’ís ont été arrêtés à Yazd, par exemple, et le 28 septembre 2016, 14 bahá’ís ont été arrêtés à Shiraz et à Karaj.

    D’autres incidents d’arrestations à assez grande échelle comprennent :

    – À la fin du mois d’août 2016, 18 bahá’ís ont été arrêtés à Yazd après que des agents du gouvernement ont fait une descente dans une maison où se tenait un cours pour les jeunes.

    – En novembre 2015 par exemple, 15 bahá’ís ont été arrêtés dans trois villes, soit à Téhéran, Ispahan et Mashhad, après que leurs maisons ont été fouillées et perquisitionnées.

    – En avril 2015, 13 bahá’ís ont été arrêtés à Hamadan. Les arrestations se sont déroulées sur une période de deux semaines, lorsque des agents du renseignement ont envahi et fouillé un certain nombre de maisons bahá’íe. Propriétaires et occupants des lieux ont été arrêtés sur des accusations telles que « faire de la propagande contre le régime ». Ils ont pour la plupart été relâchés dans les 24 à 48 heures après avoir déboursé d’importantes sommes de libération sous caution, allant de 8.000 à 20.000 $ US. Cependant, une femme a été détenue à l’isolement pendant neuf jours.


  • Démolition d’un cimetière bahá’í historique à Chiraz

    En avril 2014, on a appris que des éléments des Gardiens de la révolution iraniens ont commencé la destruction d’un cimetière bahá’í historique à Chiraz, apparemment pour faire place à un nouveau centre sportif et culturel. Après le creusement d’une grande excavation peu profonde, la démolition a été interrompue pendant plusieurs mois face à la pression internationale et l’expression de l’indignation de la part d’Iraniens issus de tous les milieux.

    Mais en août, des rapports provenant d’Iran ont mentionné que les Gardiens de la révolution avaient repris la construction sur le site, enlevant les restes humains de quelque 30 à 50 tombes et coulant du béton pour la fondation du complexe ; celui-ci comporterait notamment une bibliothèque, une mosquée, un restaurant, un théâtre, une crèche et un jardin d’enfants ainsi qu’une salle de sport. Le cimetière est le lieu de repos de 950 bahá’ís, dont beaucoup étaient des personnages historiques ou de premier plan dans la communauté bahá’íe d’Iran. Par exemple, dix femmes bahá’íes sont enterrées à cet endroit, des femmes dont la pendaison cruelle en 1983 est devenue un symbole de la persécution meurtrière des bahá’ís par le gouvernement.

    En septembre 2014, trois experts renommés des droits de l’homme de l’ONU ont demandé l’arrêt de la destruction du cimetière, un appel qui est resté ignoré jusqu’à présent.

    En plus de la démolition du cimetière bahá’í à Chiraz, mentionnée ci-dessus, il y a eu ces d’autres attaques. Le 12 décembre 2013, le cimetière bahá’í à Sanandaj a été partiellement détruit. Des rapports en provenance d’Iran indiquent que la morgue, où a lieu la toilette funéraire des corps, ainsi que la salle de prière, un réservoir d’eau et les murs du cimetière ont été détruits. Il semblerait que ce saccage est le résultat d’une tentative du gouvernement pour confisquer le terrain du cimetière et pour détruire ses bâtiments et ses tombes. À Semnan, des attaquants ont détruit le cimetière bahá’í en deux étapes. En octobre et novembre 2012, les intrus ont démoli la morgue et en décembre 2012/janvier 2013, ils ont enseveli, à l’aide de bulldozers, toutes les tombes sous 40 centimètres de terre. La municipalité, dont les bulldozers ont été utilisés à cet effet, nie avoir eu connaissance de l’incident et a promis de réparer les dégâts. En décembre 2012, le cimetière bahá’í à Yazd a été vandalisé.


  • Persécution dans le domaine de l’éducation

    Les enfants bahá’ís scolarisés à tous les niveaux d’étude continuent à être surveillés et calomniés par les équipes enseignantes dans les écoles. Des étudiants d’écoles secondaires font souvent face à des pressions et à des harcèlements, et quelques-uns ont été menacés d’expulsion. Des professeurs d’études religieuses sont connus pour avoir insulté et ridiculisé les croyances bahá’íes. Dans quelques cas rapportés, lorsque des étudiants bahá’ís essayent de clarifier certains thèmes à la demande de leurs pairs, ils sont convoqués par les autorités scolaires et menacés d’expulsion s’ils continuent à « enseigner » leur religion. L’accès aux universités publiques et privées continue à être refusé aux jeunes bahá’ís en Iran comme une question de politique officielle, qui exige qu’ils soient expulsés s’ils parviennent à s’inscrire et que les autorités apprennent qu’ils sont bahá’ís. L’IBES (Institut bahá’í d’enseignement supérieur) est le résultat des efforts bénévoles de la communauté bahá’íe iranienne pour fournir l’éducation à sa jeunesse. Ceux qui travaillent pour soutenir cet Institut ont été arrêtés, harcelés et emprisonnés à maintes reprises.

    En décembre 2016, par exemple, au moins 12 bahá’ís ont été renvoyés de l’université en Iran uniquement en raison de leurs croyances religieuses, bien qu’ils aient fait appel à la National Education Measurement and Evaluation Organization (l’Organisme de l’évaluation de l’Éducation nationales)

    De nombreux baha’is excellent académiquement et doivent toujours faire face aux expulsions. En septembre 2014, par exemple, Mlle Shadan Shirazi a été empêchée d’entrer à l’université en dépit du fait qu’elle était classée 113e aux examens nationaux d’entrée à l’université. Cette histoire a été largement rapportée et révèle une nouvelle tactique adoptée par le gouvernement : priver les bahá’ís de tout document ou papier qu’ils peuvent utiliser pour prouver qu’ils ont été victimes de discrimination en raison de leur religion.


  • Incitation à la haine

    Au fil des années, des milliers d’actes de propagande anti-bahá’íe ont été diffusés dans les médias iraniens officiels ou semi-officiels. Ceux-ci comprennent des articles, des vidéos et des pages Internet anti-bahá’ís. Le rapport « Incitation à la haine », couvrant une période de décembre 2009 à mai 2011, documente la nature de ces attaques. Ces dernières n’ont pas ralenti ou diminué. De janvier 2014 à juin 2016, la Communauté internationale bahá’íe a recensé plus de 20 000 articles de propagande anti-bahá’íe dans les médias officiels ou semi-officiels iranienne.


  • Autres formes de persécution

    D’autres formes de persécution auxquelles sont confrontés les bahá’ís iraniens comprennent la surveillance de leurs comptes bancaires, de leurs déplacements et de leurs activités ; le refus de versement de pensions ou de successions légitimes ; l’intimidation des musulmans qui s’associent avec les bahá’ís ; le refus d’accès aux installations de publication ou de copie pour la littérature bahá’íe ; et la confiscation illégale ou la destruction de biens bahá’ís, y compris de lieux saints bahá’ís.

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Rapports détaillés

La communauté internationale bahá’íe publie régulièrement des documents de synthèse relatifs aux persécutions subies par les bahá’ís en Iran.

Documents disponibles ▾

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Réactions et déclarations officielles

La persécution des bahá’ís est un problème mainte fois dénoncé par la communauté internationale – les Nations unies, les organismes intergouvernementaux et la société civile – qui a conduit régulièrement à la condamnation du gouvernement iranien pour la violation des normes internationales des droits de l’homme.
Depuis plus de 20 ans, l’Assemblée générale des Nations unies adopte des résolutions qui mentionnent les cas de non-respect des droits des minorités en Iran, dont ceux des bahá’ís.

La liste ci-dessous permet d’accéder aux derniers rapports et déclarations. Les documents des années antérieurs sont disponibles sur demande.

Liens vers les sites officiels ▾

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