Élections historiques marquantes pour les communautés bahá’íes européennes

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LLÍRIA, Valence, Espagne, publié le 9 mai 2011 – En même temps que dans dix autres pays européens, les bahá’ís d’Espagne ont élu leur Assemblée spirituelle nationale pour la cinquantième fois.
Dans le monde entier, les élections des institutions nationales bahá’íes se tiennent durant des conventions. Celles-ci se déroulent chaque année lors des 12 jours des fêtes du Ridván, soit du 21 avril au 2 mai inclus.

Les délégués et les visiteurs se sont réunis à l’occasion de la convention nationale de la communauté bahá’íe espagnole qui s’est tenue à Llíria, Valence, du 29 avril au 1er mai 2011.
Les délégués et les visiteurs se sont réunis à l’occasion de la convention nationale de la communauté bahá’íe espagnole qui s’est tenue à Llíria, Valence, du 29 avril au 1er mai 2011.
Dans le cadre du programme de la 50ème convention nationale espagnole, les délégués et les visiteurs ont écouté les souvenirs de certains participants aux premières élections.

Rouhollah Mehrabkhani, âgé maintenant de 90 ans, était venu d’Iran dans les années ‘50 afin de participer à l’établissement d’une communauté bahá’íe en Espagne. Il faisait partie des neuf membres élus à l’Assemblée spirituelle nationale en 1962.

Rouhollah Mehrabkhani, âgé de 90 ans, a assisté à la 50ème convention nationale de la communauté bahá’íe espagnole, qui s’est tenue à Llíria, Valence, du 29 avril au 1er mai 2011. Il faisait partie des neuf bahá’ís élus à la première Assemblée spirituelle nationale, en 1962.
Rouhollah Mehrabkhani, âgé de 90 ans, a assisté à la 50ème convention nationale de la communauté bahá’íe espagnole, qui s’est tenue à Llíria, Valence, du 29 avril au 1er mai 2011. Il faisait partie des neuf bahá’ís élus à la première Assemblée spirituelle nationale, en 1962.
« Ces premiers bahá’ís avaient des qualités qui, je crois, peuvent être une source d’inspiration pour notre travail au service de nos concitoyens. Ils étaient prêts à sacrifier leur confort matériel pour promouvoir les intérêts supérieurs de leur communauté et de leurs compatriotes, certains d’entre eux ont même été emprisonnés et expulsés du pays à cause de leurs activités bahá’íes sous le régime autoritaire de Franco », a affirmé M. Mehrabkhani, décrivant la vie sous le dirigeant espagnol.

La convention a aussi visionné un message vidéo envoyé des États-Unis par Charles Ioas, qui a quitté sa terre natale en 1954, devenant ainsi un des premiers bahá’ís à s’installer aux Baléares. M. Mehrabkhani et M. Ioas sont les seuls membres encore en vie de la première Assemblée spirituelle nationale d’Espagne.

« L’élection de 1962 était exaltante, a expliqué M. Ioas. Elle a constitué, pour nous, une étape importante, un développement significatif. L’Assemblée s’est formée et nous avons commencé à travailler. Ensuite, après un certain temps, la reconnaissance officielle est venue. »

Un « désir ardent de transformer la société »

La nouvelle Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís d’Espagne présentant une photo de groupe des participants à la première convention nationale bahá’íe espagnole qui s’est tenue à Madrid, en avril 1962.
La nouvelle Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís d’Espagne présentant une photo de groupe des participants à la première convention nationale bahá’íe espagnole qui s’est tenue à Madrid, en avril 1962.
Aujourd’hui, il y a plus de 4 000 bahá’ís en Espagne. Leurs activités incluent l’organisation de réunions->art44 qui renforcent le caractère de dévotion de la communauté, de classes pour les enfants, de groupes qui canalisent l’énergie des jeunes et de cercles d’étude où les participants recherchent comment appliquer les enseignements spirituels dans leur vie et comment développer des compétences permettant de mieux servir la communauté.

Un délégué à la convention nationale a exprimé sa conviction que le désir, manifesté ces derniers mois par les jeunes dans les pays d’Afrique du Nord, d’être les protagonistes de leur propre développement ne se limitait pas à ces pays.

« En Espagne, les jeunes montrent aussi ce désir de changement, car ils ne savent pas ce que l’avenir leur réserve, a précisé Manuel Melgarejo de Tolède. Ils ont aussi exactement le même désir de transformer la société et d’influencer leur propre destinée collective. »

Dans son message annuel à l’occasion de la fête du Ridván, adressé aux bahá’ís du monde et étudié dans toutes les conventions nationales, la Maison universelle de justice a loué le fait que le désir de contribuer au développement sociétal, spécialement de la part des jeunes, « puisse s’exprimer avec une telle éloquence dans le travail que la communauté bahá’íe accomplit pour développer la capacité des diverses populations du monde à agir efficacement ».

Les membres de la première Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís d’Espagne, élus à Madrid en avril 1962.
Les membres de la première Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís d’Espagne, élus à Madrid en avril 1962.
Une autre déléguée à la convention, Diana Jiménez, dont le défunt père était membre de la première Assemblée spirituelle nationale d’Espagne, a fait remarquer combien les activités des premiers bahá’ís espagnols étaient largement inspirées par la vision de Bahá’u’lláh concernant le développement d’une société mondiale unifiée.

« C’est mon espoir que cette convention devienne également un catalyseur similaire permettant à la communauté bahá’íe de partager, au cours des 50 prochaines années et dans une mesure encore plus grande, cette vision avec la société », a déclaré Mme Jimenez.

Onze nouvelles institutions

Comme en Espagne, les bahá’ís de Belgique, du Danemark, de Finlande, d’Italie, du Luxembourg, des Pays-Bas, de Norvège, du Portugal, de Suède et de Suisse viennent également d’élire leur 50ème Assemblée spirituelle nationale.

Lors de la convention de 1962 en Espagne, un livre de prières bahá’íes en espagnol fut mis en vente, pour la première fois, avec l’accord des autorités.

Les membres de la première Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís des Pays-Bas, élue pour la première fois en avril 1962, en même temps que 10 autres assemblées européennes. Gunter Vieten, un des deux membres encore en vie de cette Assemblée, se trouve sur cette photo, au fond à droite.
Les membres de la première Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís des Pays-Bas, élue pour la première fois en avril 1962, en même temps que 10 autres assemblées européennes. Gunter Vieten, un des deux membres encore en vie de cette Assemblée, se trouve sur cette photo, au fond à droite.
La première Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís des Pays-Bas fut chargée de l’élaboration de textes présentant la foi bahá’íe.
Gunter Vieten était un journaliste de 32 ans quand il a été élu membre de cette institution. « Nous n’avions quasiment pas de matériel imprimé, peut-être une ou deux brochures, s’est-il rappelé. La première documentation concernant la foi bahá’íe que j’ai reçue consistait en une simple feuille de papier, le genre de chose à laquelle je n’aurais jamais fait attention d’habitude ; j’ai été étonné d’être si captivé par son contenu.

« Je suis né en Allemagne, donc le néerlandais n’est pas ma langue maternelle. Mais, avec l’aide d’amis, nous avons réussi à produire de nouveaux documents. Pendant des années, j’ai participé à la rédaction, l’impression et la distribution, ce qui exigeait une organisation sérieuse. »

Ces anniversaires ne marquent pas seulement une étape importante dans l’établissement de la foi bahá’íe en Europe, mais la formation de ces 11 assemblées en 1962 a contribué à ouvrir, l’année suivante, la voie à l’élection de la première Maison universelle de justice.
En avril 1963, Gunter Vieten rejoignait les membres des assemblées spirituelles nationales du monde entier et participait ainsi à cette première élection internationale.

« Je ne sais pas si j’ai vraiment réalisé ce à quoi je participais et il est toujours difficile pour moi de réellement le comprendre, a-t-il expliqué. En tant que journaliste, j’ai utilisé mes yeux, mes sens, mais c’était quand même quelque chose qui dépassait mes capacités d’analyse ! »

Pour prendre connaissance du reportage photo, veuillez cliquer sur les vignettes du portfolio ci-dessous.

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