Les Bahá'ís de France
Jardins bahá'ís en Terre sainte

Tous les hommes ont été créés pour travailler à l’établissement et à l’amélioration croissante de la civilisation. (extrait des Ecrits bahá’ís)


Accueil > Dans le monde > Dossier Iran : Les dernières nouvelles > Interdits d’apprendre

Interdits d’apprendre

A jour au 3 octobre 2008

Que faire pour aider ?

Généralement, les atteintes au droit à l’éducation ne se voient pas accorder l’attention principale. Les atteintes à d’autres droits fondamentaux de l’Homme, particulièrement ceux concernant la vie, la liberté ou la sécurité sont considérés comme étant plus urgents, ce qui est parfaitement normal, notamment lorsque des innocents sont exécutés, jetés en prison ou torturés.

Néanmoins, à long terme, le refus d’accès à l’éducation équivaut à un refus du droit d’exister en être humain libre et productif. Sans éducation, l’individu est condamné à la prison de sa propre ignorance, torturé par le manque d’opportunités d’évolution et probablement contraint à une vie dans la pauvreté, le sous-développement et l’oppression.

Que des millions de personnes à travers le monde soient privée d’accès à l’éducation est une tragédie.

Dans la majorité des cas néanmoins, il ne s’agit pourtant que d’un problème de ressources et d’infrastructures, particulièrement dans les pays en voie de développement.

Mais la situation est totalement différente lorsqu’un gouvernement, volontairement et systématiquement prive son peuple, ou un partie de son peuple, de l’éducation qu’il serait en mesure de lui fournir. Tel est malheureusement le cas aujourd’hui en Iran.

En effet, l’accès à l’enseignement supérieur pour les étudiants iraniens bahá’ís a été très longtemps tout simplement impossible depuis 1979.

Depuis deux ans, le Gouvernement iranien, sous la pression internationale, a commencé à donner des signes d’ouverture qui s’avèrent jusqu’ici n’être que des manoeuvres pour donner l’impression de supprimer cette discrimination injustifiée qui continue à perdurer.

Le 12 décembre 2005, le Monde publiait un appel d’intellectuels et de prix nobels appelant à ce que les étudiants bahá’ís d’Iran puissent étudier. Cet appel, "Laissez étudier les baha’is", faisait partie d’une vague international de protestations du monde universitaire à laquelle s’associèrent en France notamment la Société française de physique et l’Académie des Sciences de Paris.

La FIDH a repris cet appel sur son site Internet sous forme de pétition en ligne.

Suite à ces protestations, en 2006, pour la première fois, 226 étudiants iraniens bahá’ís ont pu intégrer les universités du pays. L’espoir fut néanmoins de courte durée, à ce jour, quelques 130 ont déjà été exclus au seul motif de leurs convictions religieuses, violant leur liberté religieuse et leur droit à accéder à l’éducation.

A la rentrée 2007-2008, plus de 800 des 1 050 bahá’ís ayant passé l’examen d’entrée à l’université n’ont pas obtenus leurs résultats, prétendument au motif que leurs dossiers étaient "incomplets", malgré les importants effets fait par les bahá’ís pour répondre à toutes les exigences du processus de candidature. Aucune explication ne leur a été fournie quant à la nature des informations manquantes. Sans les résultats à cet examen, les étudiants ne peuvent s’inscrirent à l’université pour l’année à venir.

Le scénario se répète actuellement !

Résumé plus détaillé de la situation (lien)

Publié dans la presse

Publié sur le site

Sur la situation générale des bahá’ís d’Iran

Les autres dossiers :



Suivre la vie du site RSS 2.0   |  Plan du site   |  A propos de ce site   |  Mentions légales