La fête de Naw Rúz

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Une composition florale réalisée à l’occasion du nouvel an bahá’í pour faire entrer le printemps dans la maison.
Une composition florale réalisée à l’occasion du nouvel an bahá’í pour faire entrer le printemps dans la maison.

Paris, publié le 21 mars 2021 – Les bahá’ís de France, leurs familles et leurs amis, ont célébré hier la nouvelle année de leur calendrier religieux. Bienvenue en l’an 178 de l’ère bahá’íe.

Durant 24 heures (du vendredi 19 mars après le coucher de soleil jusqu’au samedi 20 mars au coucher du soleil), partout en France, des célébrations, respectant les règles sanitaires en vigueur, se sont déroulées dans de nombreux foyers avec joie et bonne humeur.

Naw Ruz_00En ce samedi 20 mars, jour officiel du printemps dans l’hémisphère nord, c’est le temps pour les bahá’ís et leurs amis, voisins et familles de célébrer le Nouveau Jour ou Naw-Rúz en langue persane. C’est après une période de 19 jours de jeûne et de prières que les croyants de la foi bahá’íe du monde entier fêtent leur nouvelle année selon leur calendrier religieux.

Durant le mois du jeûne et du recueillement, de nombreuses familles en France se sont préparées pour fêter Naw-Rúz. Comme il n’y a pas de rites dans la foi bahá’íe, les traditions et les célébrations mises en place sont multiples et diversifiées : décoration et fleurissement de la maison, germination de graines pour célébrer le printemps et le renouveau, préparation de cartes de vœux, partage d’extraits des écrits sacrés illustrés, bougies au nombre de dix-neuf qui sont allumées les unes après les autres au fil des jours… voici quelques exemples de ce que familles et individus mettent en place pour vivre le plus intensément possible ce 19e mois du calendrier bahá’í qui se nomme Elévation.

Une famille parisienne avait préparé pour son enfant un calendrier avec 19 cases en ayant pour objectif de lui faire s’approprier la notion de service.
Une famille parisienne avait préparé pour son enfant un calendrier avec 19 cases en ayant pour objectif de lui faire s’approprier la notion de service.

Dans de nombreuses familles, les enfants reçoivent une attention particulière durant cette période qui mène au nouvel an bahá’í : calendrier de 19 cases avec un service, une activité artistique ou une qualité à développer afin de rythmer les jours avant la fête, germination de graines, création de cartes, préparation de saynètes, de chansons, de poèmes, des prières chantées, comme cette prière très connue des enfants qui est chantée dans cette version en français et inuite (diffusion Dunes) : https://www.youtube.com/watch?v=5SNx9rMeYfk

Que cette fête du Naw-Rúz ait été célébrée en famille ou en groupe grâce à des célébrations en visioconférence, tous les participants avaient à l’esprit cet extrait des Écrits bahá’ís de ‘Abdul-Bahá exhortant à cultiver la joie en toute circonstance : « La joie nous donne des ailes. Quand nous sommes heureux, notre énergie est plus grande, notre intelligence plus vive et notre compréhension moins voilée. Nous semblons mieux à même d’affronter la vie et de découvrir un champ d’activité utile. »

  • Une composition florale réalisée à l’occasion du nouvel an bahá’í pour faire entrer le printemps dans la maison.

Quelques extraits des Écrits bahá’ís de circonstance :

Naw Ruz_10« Sème les graines de ma divine sagesse dans le sol pur du cœur et arrose-les des eaux de la certitude, que les hyacinthes de la connaissance et de la sagesse jaillissent, fraîches et vertes, de la cité sainte du cœur ! » Bahá’u’lláh.

« Les vents du vrai printemps soufflent sur toi ; pare-toi de fleurs comme les arbres du jardin odorant. » Écrit bahá’í (L’art divin de vivre)

Naw Ruz _07« Il vous convient de rafraîchir et de revivifier vos âmes par les faveurs et les grâces dont vous êtes inondés en ce printemps divin qui éveille les cœurs. » Bahá’u’lláh

« Je ne suis, ô mon Dieu, qu’une toute petite graine que tu as semée dans la terre de ton amour. » Bahá’u’lláh

« Les nuées de miséricorde du Bien-aimé n’arrosent que les jardins de l’esprit et ce n’est qu’au printemps qu’elles dispensent leurs bienfaits. » Bahá’u’lláh

 

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