Nations unies, publié le 5 août 2011 – Dans toutes sortes de contextes, des jeunes, de plus en plus nombreux, expriment leurs opinions sur les questions mondiales et proposent des solutions.
C’est ce qui est ressorti d’un atelier, pour des jeunes, organisé ici sur le sujet : « Our Voices, Our Aspirations : A Youth Dialogue on Sustainable Development » (Nos voix, nos aspirations : un dialogue de jeunes sur le développement durable).
La rencontre a été organisée le mardi 26 juillet, dans les bureaux de la Communauté internationale bahá’íe aux Nations unies, comme événement annexe de la réunion de haut niveau des Nations unies sur la jeunesse de cette semaine.


Quelque 30 participants se sont réunis pour une présentation initiale réalisée par un comité, suivie ensuite par des discussions en petits groupes.
Lors du débat, Nathan Forster a évoqué un projet mené par son organisation Alas de Rio, qui étudie comment vidéo et médias sociaux peuvent être utilisés dans la transmission d’idées concernant le développement durable au travers des barrières conventionnelles de la langue et de la culture.
« De nombreux projets ont rencontré le succès, en termes de mobilisation, dans des opérations ou des causes sociales au travers de réseaux et de sites en ligne », explique M. Forster, dont l’organisation est orientée vers l’engagement de jeunes gens dans la conférence Rio + 20 sur l’environnement prévue pour l’année prochaine.
Iyinoluwa Samuel Aboyeji de la World Youth Alliance a exprimé l’espoir que les jeunes gens se concentreront sur une mobilisation pour le changement au sein des familles et des communautés, plutôt que simplement faire du lobbying auprès des gouvernements.
« Dans les familles et les communautés, les valeurs se transmettent de génération en génération, précise-t-il, aussi, pour favoriser le développement durable, les points de contact principaux devraient être la famille et la communauté. »
Nur Shodjai, une bahá’íe, a présenté un projet pilote appelé « Voices of Youth » (Voix de jeunes) qui cherche à saisir les idées d’un groupe de jeunes, âgés de 11 à 15 ans, au moyen d’interviews vidéo.
Mlle Shodjai explique qu’on ne prend pas assez en compte l’opinion des jeunes car on considère qu’elle ne présente pas la maturité voulue. « Mais ils ont pourtant beaucoup à apporter », affirme-t-elle.
« À cet âge, ils sont à un moment particulier de leur vie où ils développent la faculté de comprendre et d’analyser ce qui se passe autour d’eux et d’apporter des solutions créatives. Ainsi, ils ont beaucoup à transmettre en termes d’idées et d’attitudes. »
Après s’être répartis en différents groupes afin d’aborder des discussions ciblées, les participants ont présenté le résultat de leurs délibérations à l’ensemble des auditeurs.

« Il était particulièrement intéressant de voir comment les médias sociaux et les technologies de l’information peuvent être utilisées par les jeunes en un moment où ils tentent de jouer un rôle plus actif dans ce dialogue », ajoute Ming Hwee Chong.
