Cette année, la fête de Naw-Rúz marque le centenaire de l’inhumation du Báb
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Le tombeau du Báb sur le mont Carmel tel qu’il était en 1909, année où Sa dépouille a été inhumée dans sa dernière demeureHaïfa, Israël, publié le 21 mars 2009 – Aujourd’hui, les bahá’ís du monde entier célèbreront leur nouvel an appelé Naw-Rúz – littéralement « Nouveau Jour » en langue persane – une date qui, cette année, coïncide avec le 100ème anniversaire de l’inhumation de la dépouille du Báb sur le mont Carmel à Haïfa en Israël.
À Naw-Rúz 1909, ‘Abdu’l-Bahá, le responsable à cette époque de la foi bahá’íe, a inhumé de ses propres mains la dépouille mortelle du Báb, en la déposant à l’emplacement prévu dans l’édifice, qu’il avait fait construire sur le mont Carmel.
Le bâtiment d’origine est toujours visible au tombeau du Báb. Les colonnes et le dôme doré ont été rajoutés par la suite. Les travaux furent achevés en 1953Par la suite, la structure d’origine a été entourée par une majestueuse colonnade et surmontée d’un dôme doré afin d’en faire un tombeau digne pour le Báb, le premier de deux manifestations de Dieu associées à la foi bahá’íe. Toutes deux ont vécu au cours du 19ème siècle, le Báb ayant pour mission d’annoncer la venue imminente de Bahá’u’lláh, considéré par les bahá’ís comme étant le promis si longtemps attendu de toutes les religions.
On peut apercevoir sur cette ancienne photo, prise entre 1910 et 1919, les détails de l’architecture du tombeau du Báb (Photo copyright Baha’i World Centre)Le Báb fut exécuté en juillet 1850 sur la place publique de Tabriz en Perse (actuellement l’Iran). Sa dépouille est restée cachée dans ce pays pendant près de 50 ans, puis elle fut secrètement déplacée en terre sainte et à nouveau cachée une dizaine d’années avant d’être déposée dans sa dernière demeure.
Les murs d’origine du tombeau du Báb tels qu’ils apparaissent aujourd’hui. Le tombeau, situé sur le mont Carmel, est un point de repère bien connu à HaïfaBahá’u’lláh était aussi originaire de Perse mais il a été banni de Son pays natal et il fut finalement exilé vers la région de Saint Jean d’Acre et Haïfa. Avant son ascension en 1892, Bahá’u’lláh avait demandé à ‘Abdu’l-Bahá de faire venir la dépouille du Báb de Perse et de l’enterrer à un endroit bien précis sur le mont Carmel.
Une majestueuse colonnade entoure aujourd’hui le bâtiment d’origine du tombeau du Báb. L’ensemble est couronné par un dôme doré‘Abdu’l-Bahá a par conséquent organisé l’achat du terrain, la construction d’une structure adéquate pour l’inhumation et une route menant au site, construite sur ce qui, à cette époque, n’était encore qu’un pan de montagne vierge et rocailleux. Les bahá’ís de Rangoon, en Birmanie, avaient envoyé un cercueil devant être utilisé pour la mise en bière.
Les circonstances de cet événement si important qui a eu lieu il y a 100 ans déjà sont décrites dans un livre d’histoire bahá’íe rédigé par Shoghi Effendi et intitulé « Dieu passe près de nous » :
« ‘Abdu’l-Bahá fit transporter le sarcophage de marbre, avec beaucoup de peine, dans le caveau préparé pour lui et, dans la soirée, à la lueur d’une simple lampe, il plaça à l’intérieur, de ses propres mains – en présence des croyants venus de l’Orient et de l’Occident, et dans des circonstances à la fois solennelles et émouvantes – le coffre de bois contenant les restes sacrés du Báb (…) ».
Pour information :
En juillet 2008, Le Comité du patrimoine mondial des Nations unies, siégeant dans la ville de Québec, a inscrit le tombeau du Báb et le tombeau de Bahá’u’lláh – situé à Bahji, tout proche de Haïfa – sur la liste du patrimoine culturel de l’humanité en raison de la « valeur universelle exceptionnelle » qu’ils représentent.
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