Le Kitáb-i-Aqdas : Le Très-saint-Livre publié en suédois

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STOCKHOLM, le 4 novembre 2026 – La première traduction complète en suédois du Kitáb-i-Aqdas, Le Très-Saint-Livre de Bahá’u’lláh, vient d’être publiée, marquant ainsi l’aboutissement d’un projet lancé il y a plus de trois décennies et qui permet désormais aux suédophones d’accéder à l’intégralité de ce texte sacré.

Une première traduction en suédois, réalisée à partir du texte anglais faisant autorité, a été achevée en 1994. Ce travail s’est poursuivi au cours des décennies suivantes, s’inscrivant dans une démarche plus vaste visant à rendre les Écrits sacrés bahá’ís accessibles en suédois. Cet ensemble croissant de traductions a constitué une base importante pour le travail sur le Kitáb-i-Aqdas.

Cette traduction a exigé une attention minutieuse, tant sur le plan linguistique que sur celui du sens. Les traducteurs et les relecteurs sont revenus à maintes reprises sur certains passages, ont examiné en détail de nombreuses questions concernant la correspondance entre la version anglaise et les langues d’origine, et ont veillé à la cohérence dans l’utilisation des termes clés tout au long du texte.

L’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís de Suède a réuni une quinzaine de personnes, parmi lesquelles des traducteurs et des membres de la maison d’édition bahá’íe de Suède, qui ont contribué à différentes étapes du processus. Nader Stenberg, de la maison d’édition, a livré quelques réflexions sur l’art de la traduction, affirmant que la compréhension du sens primait avant tout et que, pour le restituer, il faut employer une langue qui soit non seulement correcte, mais aussi « fluide, belle et, par ailleurs, poétique », afin de « saisir toutes les facettes » du texte sacré.

Vue des participants à l’évènement.
Vue des participants à l’évènement.

Cette publication a été annoncée lors d’un rassemblement de cinq jours qui a réuni plus de 200 participants venus réfléchir à la vie familiale en tant que fondement de la société. L’évènement a notamment comporté une présentation sur l’histoire du Kitáb-i-Aqdas, ainsi qu’un débat avec les personnes ayant participé à sa traduction.

L’un des thèmes centraux de ces réflexions était la relation entre les principes spirituels et les multiples dimensions de la vie humaine. Le Kitáb-i-Aqdas aborde à la fois la relation de l’individu avec Dieu et les liens qui unissent les personnes au sein des familles, des communautés et de la société. Ses lois, ont fait remarquer les participants, visent à favoriser le développement spirituel et moral des individus, tout en jetant les bases d’un ordre social en constante évolution.

Roland Stenberg, l’un des traducteurs, a souligné l’importance d’aborder les Écrits sacrés par le biais d’une étude approfondie et d’une réflexion collective.

« Nous devons nous familiariser avec les écrits bahá’ís, les lire, en discuter, y réfléchir et nous concerter pour approfondir notre compréhension, a-t-il déclaré. Lorsqu’ils deviennent un point de référence dans nos vies, ils nous fournissent une base à partir de laquelle agir au sein de la société dans son ensemble. »

Le Kitáb-i-Aqdas est le livre des lois de Bahá’u’lláh, révélé en arabe vers 1873, alors qu’il était encore emprisonné dans la ville d’Acre.

Patrik Mirzai, membre de la communauté bahá’íe, a pris la parole lors de l’évènement pour présenter un aperçu historique du Kitáb-i-Aqdas.
Patrik Mirzai, membre de la communauté bahá’íe, a pris la parole lors de l’évènement pour présenter un aperçu historique du Kitáb-i-Aqdas.
Une table ronde organisée dans le cadre de l’évènement a réuni certaines des personnes impliquées dans le processus de traduction. De gauche à droite : Nader Stenberg, de la maison d’édition, et les traducteurs Roland Stenberg et Monika Stenberg.
Une table ronde organisée dans le cadre de l’évènement a réuni certaines des personnes impliquées dans le processus de traduction. De gauche à droite : Nader Stenberg, de la maison d’édition, et les traducteurs Roland Stenberg et Monika Stenberg.

La traduction anglaise autorisée du Kitáb-i-Aqdas a été publiée pour la première fois en 1992, année qui marquait le centenaire de la mort de Bahá’u’lláh. Depuis lors, des traductions dans de nombreuses autres langues ont vu le jour.

Nikan Bergsmo Namdar, secrétaire de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís de Suède, a replacé cette publication dans le contexte d’une quête croissante de sens spirituel au sein de la société. Elle a fait remarquer que les structures sociales, aussi nécessaires soient-elles, ne peuvent à elles seules constituer les fondements d’une société épanouie.

« La forme et la structure ont besoin d’un noyau, d’une essence, a-t-elle déclaré. C’est ce que la spiritualité offre à l’humanité, cette essence qui transforme le cœur. »

Plus de 200 personnes ont participé à un rassemblement de cinq jours consacré à la vie familiale en tant que fondement de la société à l’occasion duquel a été présentée la traduction suédoise du Kitáb-i-Aqdas.
Plus de 200 personnes ont participé à un rassemblement de cinq jours consacré à la vie familiale en tant que fondement de la société à l’occasion duquel a été présentée la traduction suédoise du Kitáb-i-Aqdas.
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